Théâtre national de Strasbourg
Le théâtre national de Strasbourg (TNS) est un théâtre créé en octobre 1968 à Strasbourg, sous l'impulsion d'Hubert Gignoux et André Malraux. Succédant au centre dramatique de l'Est, il est le seul théâtre national à se situer en dehors de Paris. Il abrite en son sein l’École supérieure d'art dramatique.
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Le palais de la Diète d’Alsace-Lorraine [modifier]
Construit entre 1888 et 1892 dans un style néoclassique, par les architectes August Hartel et Skjold Neckelman, le Palais de la diète d'Alsace-Lorraine est au cœur du quartier impérial allemand, sur la place de la République.
Il abrite d'abord les sessions de la délégation régionale puis, de 1911 à 1918, de l'assemblée élue d'Alsace-Lorraine.
Après la Première Guerre mondiale, il accueille le conservatoire de musique de Strasbourg. La salle du Parlement, à l'est du bâtiment, renommé salle Hector Berlioz, est détruite le 25 septembre 1944, puis reconstruite entre 1950 et 1957 par Pierre Sonrel.
La façade, les toitures et les escaliers d'accès sur la place ont été classées monuments historiques par arrêté du 29 septembre 1995, et la salle de théâtre réalisée par Pierre Sonrel, inscrite par arrêté du 2 juillet 1992.
De la Comédie de l’Est au Théâtre national de Strasbourg [modifier]
Sous l'impulsion de Jeanne Laurent et des élus locaux, le premier centre dramatique national est créé en 1946, à Colmar. Sa direction est confiée à Roland Piétri.
En 1952, l'État et la municipalité de Strasbourg décident la reconstruction du bâtiment du conservatoire de Strasbourg, et de le dédier en partie à la Comédie de l’Est (CDE). Sous la direction de Michel Saint-Denis, on conçoit le nouveau bâtiment sous l'influence du Vieux Colombier et du Old Vic Theatre de Londres. À partir de 1954, le centre dramatique et l'École supérieure d'art dramatique s'y installent. Avec l'inauguration de la salle du théâtre de la Comédie en 1957, la Comédie de l’Est devient le premier Centre dramatique national à disposer d'un lieu en propre.
Il devient, par l'intervention d'André Malraux, théâtre national en 1968, entièrement financé par l'État. En 1995, le conservatoire est transféré provisoirement rue du Hohwald dans les bâtiments de l’ancienne Laiterie Centrale de Strasbourg avant son installations à la Cité de ma musique et de la danse, au parc de l’Étoile.
Le bâtiment est entièrement rénové et inauguré le 18 octobre 1997.
Le TNS offre entre quinze et vingt spectacles par saison, créations ou issus du répertoire européen contemporain.
Directeurs du CDE puis du TNS [modifier]
- 1946-1947 : Roland Piétri
- 1947-1952 : André Clavé
- 1953-1957 : Michel Saint-Denis
- 1957-1971 : Hubert Gignoux
- 1971-1972 : Jacques Fornier
- 1972-1974 : André-Louis Périnetti
- 1975-1983 : Jean-Pierre Vincent
- 1983-1990 : Jacques Lassalle
- 1990-1993 : Jean-Marie Villégier
- 1993-2000 : Jean-Louis Martinelli
- 2000-2008 : Stéphane Braunschweig
- Depuis juin 2008 : Julie Brochen
Accès [modifier]
Le site est desservi par les lignes B, C, E et F du tramway de Strasbourg, arrêt République.
Notes et références [modifier]
Reportage autour du TNS "Une autre histoire du TNS:Ils étaient comme à la recherche de rêves perdus" - Réal.:Michel Deutsch Archives de l'INA autour du TNS et de son passage de "Comédie de l'Est" à "Théâtre National de Strasbourg" sous Hubert Gignoux
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Léon Azatkhanian (dir.), La brutalité de la chose offerte : une aventure théâtrale au TNS 1994-2000, Les Solitaires intempestifs, Besançon, 2000, 271 p. (ISBN 2-912464-67-6)
- Cyntia Bernard, Un théâtre national en province : le TNS, saison 1999-2000, Université de la Sorbonne nouvelle, Paris, 2000, 2 vol. (Mémoire de Maîtrise)
- André Gunthert, Le Voyage du T.N.S. : 1975-1983, Solin, Paris, 1983, 99 p.-[32] p. de pl. (ISBN 2-85376-044-8)
- TNS : théâtre-école, Ott, Wasselonne, 1995, 15 p.