Théâtre national de Strasbourg

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Théâtre national de Strasbourg
TNS

Description de l'image Logo TNS.jpg.
Surnom TNS
Lieu Strasbourg, Drapeau de la France France
Architecte(s) Michel Saint-Denis, Pierre Sonrel
 Inscrit MH (1992, salle de théâtre)
Inauguration 1954
Nb. de salles 4
Anciens noms Centre dramatique de l’Est
Comédie de l’Est
Statut juridique Théâtre national
Tutelle État
Direction Stanislas Nordey
Direction artistique Stanislas Nordey
Site web Site du TNS

Le théâtre national de Strasbourg (TNS) a été créé en octobre 1968 à Strasbourg, sous l'impulsion d'Hubert Gignoux et André Malraux. Succédant au centre dramatique de l'Est, il est le seul théâtre national à se situer en dehors de Paris. Il abrite en son sein l’École supérieure d'art dramatique. Il est situé 1, avenue de la Marseillaise. Le TNS occupe la partie avant de l’ancien Palais de la diète d'Alsace-Lorraine dont la façade donne sur la place de la République.

Historique[modifier | modifier le code]

Le TNS, avenue de la Marseillaise à Strasbourg

Sous l’impulsion de Jeanne Laurent et des élus locaux, le premier centre dramatique national est créé en 1946, à Colmar. Sa direction est confiée à Roland Piétri.

En 1952, l’État et la municipalité de Strasbourg décident la reconstruction du bâtiment du conservatoire de Strasbourg, et de le dédier en partie à la Comédie de l’Est (CDE). Sous la direction de Michel Saint-Denis, on conçoit le nouveau bâtiment sous l'influence du Vieux-Colombier et du Old Vic Theatre de Londres. Le théâtre avec une salle de plan circulaire dessiné par Pierre Sonrel, est inscrit à l’inventaire des Monuments historiques par arrêté du 2 juillet 1992[1].

À partir de 1954, le centre dramatique et l’École supérieure d'art dramatique de Strasbourg s’y installent. Avec l'inauguration de la salle du théâtre de la Comédie en 1957, la Comédie de l’Est devient le premier Centre dramatique national à disposer d'un lieu en propre.

Il devient, par l'intervention d'André Malraux, théâtre national en 1968, entièrement financé par l'État. En 1995, le conservatoire est transféré provisoirement rue du Hohwald dans les bâtiments de l’ancienne Laiterie Centrale de Strasbourg avant son installation dans un nouveau bâtiment à la Cité de la musique et de la danse, au parc de l’Étoile.

Directeurs de la Comédie de l’Est puis du Théâtre national de Strasbourg[modifier | modifier le code]

Stanislas Nordey, comédien et metteur en scène, dirige le TNS depuis septembre 2014.

Lieux de représentation[modifier | modifier le code]

Entrée de la salle Hubert Gignoux.
La salle Hubert Gignoux.
Le TNS dispose de quatre lieux de représentation.
L’Espace Klaus Michael Grüber situé 18, rue Jacques Kablé
  • Le Studio (120 places environ)
  • Le Hall (250 places environ selon dispositif).

L’institution dispose également d’un centre de documentation regroupant les archives du théâtre depuis 1947, ainsi qu’un fond documentaire concernant les Arts du spectacles consultables sur place et ouvert au public.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le bâtiment de l’avenue de la Marseillaise, entièrement rénové, est inauguré le 18 octobre 1997. Outre les salles de spectacle, il abrite également des salles de répétition, des ateliers de construction de décors et de costumes et les services administratifs.

Le TNS dispose d’un effectif permanent d’une centaine de salariés techniques et administratifs, placés sous la direction de Stanislas Nordey. Il présente annuellement une quinzaine de spectacles par saison dont cinq à six créations ou coproductions, issus du répertoire européen contemporain. En fin de saison, le Festival Premières renforce l’offre théâtrale avec l’accueil d’une dizaine de spectacles de jeunes metteurs en scène européens.

Accès[modifier | modifier le code]

Le site est desservi par les lignes B, C, E et F du tramway de Strasbourg, arrêt République.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Léon Azatkhanian (dir.), La brutalité de la chose offerte : une aventure théâtrale au TNS 1994-2000, Les Solitaires intempestifs, Besançon, 2000, 271 p. (ISBN 2-912464-67-6)
  • Cyntia Bernard, Un théâtre national en province : le TNS, saison 1999-2000, Université de la Sorbonne nouvelle, Paris, 2000, 2 vol. (Mémoire de Maîtrise)
  • André Gunthert, Le Voyage du T.N.S. : 1975-1983, Solin, Paris, 1983, 99 p.-[32] p. de pl. (ISBN 2-85376-044-8)
  • TNS : théâtre-école, Ott, Wasselonne, 1995, 15 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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