Nelly Kaplan

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Nelly Kaplan, née à Buenos Aires, Argentine en 1936[1], est une écrivaine et cinéaste française.

Sommaire

[modifier] Biographie

Sa famille est d'origine russe.
À Buenos Aires, Nelly Kaplan commence des études de sciences économiques.

En 1953, elle arrive à Paris comme représentante de la cinémathèque argentine à l'occasion d'un congrès international. Elle décide de s'y installer et travaille comme correspondante pour des journaux argentins.

En 1954, Nelly Kaplan rencontre le cinéaste Abel Gance et devient son assistante. Il lui confie la mise en scène de la deuxième équipe pour le film « Cyrano et d'Artagnan ». Elle l'assistera également pour les films « Magirama » (1956) et « Austerlitz » (1960). Cette même année 1954, elle rencontre et se lie d'amitié avec Théodore Fraenkel, ex-condisciple d'André Breton au collège Chaptal et durant la Première guerre mondiale (1914-1916) en tant qu'internes en médecine à Nantes.
En 1955, elle rencontre Philippe Soupault, puis en 1956, André Breton : le début d'"une éblouissante amitié amoureuse".[2]

« J'ai donc rencontré André Breton par le plus grand des hasards. C'était le 17 mars 1956, vers onze heures du matin, au musée des Arts décoratifs où avait lieu une exposition d'art précolombien. Je déambulais depuis un long moment parmi ces objets uniques, sans me décider à partir, comme cela m'arrive parfois quand je me sens dans l'attente d'un événement extraordinaire qui doit immanquablement arriver et qui, neuf fois sur dix, arrive... [...] Soudain, dans une des salles que j'aurais jurée déserte un instant auparavant, apparut un personnage à la belle tête léonine. Un étrange ballet s'ensuivit pendant quelques minutes, puis il s'approcha de moi et, le plus naturellement du monde, commença à me commenter la statuette de jade placée devant nous. Nous avons déambulé longtemps d'une salle à l'autre, en parlant comme si nous nous connaissions. Les rapports étaient simples, limpides. Au moment de nous quitter, il me dit : "Je crois qu'il est temps de me présenter. Je m'appelle André Breton. » Extrait d'un entretien donné au quotidien "Le Figaro" le 24 avril 1991.[3]

En 1961, Nelly Kaplan réalise son premier court-métrage sur le peintre Gustave Moreau, [4] elle rencontre André Pieyre de Mandiargues et sous le pseudonyme de Belen, elle écrit plusieurs textes surréalistes.

En 1969, sort La Fiancée du pirate, son premier long métrage avec Bernadette Lafont dans le rôle principal.

En 1996, Nelly Kaplan est nommée Chevalier de la Légion d'honneur pour l'ensemble de son œuvre littéraire et cinématographique.
En 1998, la Galerie, à Paris, organise une exposition « Kaplan dans tous ses états ».

Nelly Kaplan tient la rubrique cinéma dans le "Le Magazine littéraire" et participe à l'émission de radio "Des Papous dans la tête" diffusée par France-Culture.

[modifier] Filmographie

Documentaires


Fictions

. Réalisation

. Scénario

  • « Il faut vivre dangereusement », scénario, dialogues et production en collaboration avec Claude Malinovski
  • « Le Regard dans le miroir », 1984, scénario co-signé avec Jean Chapot, Grand Prix de la Fondation de France
  • « Les Mouettes », 1990, co-écrit avec Jean Chapot, pour la télévision
  • « Honorin et la Lorelei », 1992, scénario co-sgné avec Jean Chapot, pour la télévision
  • « Polly West est de retour », 1992, co-écrit avec Jean Chapot, pour la télévision
  • « Honorin et l'enfant prodigue », 1992, co-écrit avec Jean Chapot, pour la télévision, quatrième volet de la "saga" de Sainte Apolline
Écrits
  • « Le Réservoir des sens », 1966, signé Belen, Pauvert. Réédité et augmentée en 1988 sous le nom de Nelly Kaplan. Ce volume reprend, pour l'essentiel, le texte de trois plaquettes publiées à tirage limité en 1959 et 1960 : « La Géométrie dans les Spasmes », « Délivrez-nous du Mâle » et « La Reine des Sabbats ». Préface de Philippe Soupault et illustrations d'André Masson.
  • « Le Collier de Ptyx », 1972, Pauvert.
  • « Mémoires d'une liseuse de draps », 1974, roman signé Belen, Pauvert. Censuré et interdit de diffusion.
  • « Napoléon », 1994, texte en anglais sur le film d'Abel Gance, Londres, British Film Institute Publishing[5]
  • « Le Réservoir des sens », 1994, éd. Castor Astral, Paris, nouvelle édition augmentée de « La Gardienne du temps »
  • « Aux Orchidées sauvages », 1998, roman, éditions La Différence, Paris
  • « Un manteau de fou rire », 1998, roman, éditions La Différence, Paris. Il s'agit de la reprise sous un autre titre du rom censuré « Mémoires d'une liseuse de draps ».
  • « Ils furent une étrange comète », 2002, éd. Castor astral, Paris.
  • « Cuisses de grenouille », 2005.
  • « Et Pandore en avait deux / Mon Cygne, mon signe... », 2008, éditions du Rocher, Paris.
Correspondance
  • « Écris-moi tes hauts faits et tes crimes », correspondance avec André Pieyre de Mandiargues de 1962 à 1991, Tallandier, Paris 2009.

[modifier] Bibliographie

  • Mireille Calle-Gruber et Pascale Risterucci « Nelly Kaplan : le verbe et la lumière », L'Harmattan, 2004, collection Trait d'union, ISBN 2747566471
  • Denys-Louis Colaux « Nelly Kaplan, portrait d'une flibustière », Dreamlamd, 2002, ISBN 2910027120
  • Georgiana Colvile « Scandaleusment d'elles. Trente-quatre femmes surréalistes », Jean-Michel Place, Paris, 1999, p. 148-155 ISBN 2858934967
  • Georges Sebbag « Le Point sublime : Breton, Rimbaud, Kaplan », Jean-Michel Place, 1996
  • Entretien avec Nelly Kaplan dans "Women and Film" no 2, p. 34-36

[modifier] Notes et références

  1. Colvile, op. cité
  2. Colvile, op. cité
  3. Colevile, op. cité, p. 155
  4. Gustave Moreau fut le premier peintre qui marqua profondément et durablement Breton quand il découvrit ses peintures en 1912.
  5. Traduit et adapté par Bernard McGuirk. Colvile, op. cité

[modifier] Liens externes

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