Jacques Villeret

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Jacques Villeret

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Jacques Villeret en 1999 à la 24e cérémonie des César.

Nom de naissance Mohammed Boufroura
Naissance
Nationalité Drapeau de France Français
Décès (à 53 ans)
Évreux (Eure)
Profession Acteur
Films notables Robert et Robert
La Soupe aux choux
Papy fait de la résistance
L'Été en pente douce
Le Dîner de cons

Jacques Villeret, de son nom de naissance Mohammed Boufroura, est un acteur français né le à Tours[1] ou Loches[réf. nécessaire] (Indre-et-Loire) et mort le à Évreux (Eure).

Ses rôles les plus célèbres sont ceux de l'autiste Mo dans L'Été en pente douce, de l'extra-terrestre dans La Soupe aux choux, du maréchal Ludwig von Apfelstrudel dans Papy fait de la résistance et de François Pignon dans Le Dîner de cons.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mohammed dit « Jacky »[2] Boufroura naît le 6 février 1951, d'un père algérien installé en France, Ahmed Boufroura, et d'une mère française, Annette Bonin. Ses parents divorcent alors qu'il est âgé de neuf mois. Élevé par le nouveau mari de sa mère, Raymond Villeret, sous le nom de celui-ci, ce n'est que tardivement, à l'adolescence, qu'il découvre que celui-ci n'est pas son père biologique, ce qui le marque profondément[3]. Il a une sœur, Ghislaine.

Il suit une formation théâtrale au conservatoire de Tours puis au Conservatoire de Paris où il a pour professeur Louis Seigner, avant de faire ses débuts sur scène avec la compagnie Marcelle Tassencourt.

Au cinéma, c'est le réalisateur Yves Boisset qui lui confie son premier rôle en 1973 : celui d'un soldat durant la guerre d'Algérie dans R.A.S.. Il retourne sous la direction de Boisset l'année suivante dans Dupont Lajoie.

Dans les années 1970, il incarne des personnages de Français moyen, rondouillard assez naïf, le plus souvent souffre-douleur. Il tourne sous la direction de Jean-Claude Brialy (Un amour de pluie), Élie Chouraqui (Mon premier amour) et Jacques Rozier (Les Naufragés de l'île de la Tortue). Dans ce dernier film, il incarne le frère du personnage joué par Maurice Risch, acteur qui lui ressemblait alors beaucoup.

Il obtient ses premiers rôles importants grâce à Claude Lelouch, avec qui il tournera au total huit films dont Le Bon et les Méchants (1976) et Robert et Robert (1978), qui lui vaut le César du meilleur acteur dans un second rôle.

Bien qu'ayant obtenu le premier rôle de Bête mais discipliné en 1979, il n'accède véritablement à la célébrité qu'en 1981 avec son rôle d'extra-terrestre « oxien » (La Denrée) dans La Soupe aux choux de Jean Girault en compagnie de Louis de Funès et de Jean Carmet dans les deux premiers rôles principaux. Autre second rôle fameux : le demi-frère d'Adolf Hitler dans Papy fait de la résistance (1983), où il interprète la chanson Je n'ai pas changé, reprise parodique (avec un fort accent allemand) de la chanson de Julio Iglesias. En 1998, il interprète François Pignon dans Le Dîner de cons, rôle pour lequel il remporte un César du meilleur acteur.

Il meurt à Évreux le (Eure) des suites d'une hémorragie interne en rapport avec une maladie hépatique. Il est enterré à Perrusson, auprès de sa grand-mère maternelle.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Jacques Villeret et Alain Meilland en 1993 durant la tournée de La Contrebasse

Il épouse la comédienne Irina Tarassov le , après deux ans de vie commune, et élève Alexandre, le fils de celle-ci. Le couple se sépare en 1998. Il rencontre Seny, une veuve sénégalaise qui s'apprêtait à quitter Lille pour vivre avec lui à Paris, quand il meurt.

Irina Tarassov relate leur parcours et leur combat contre l'alcoolisme qui finit par emporter son ex-mari dans Un jour tout ira bien publié chez Flammarion en 2005[4].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les Gens du cinéma
  2. Jacques Villeret, biographie sur Premiere.fr
  3. Biographie de Jacques Villeret sur Chériefm.fr.
  4. « Irina Villeret : Un jour, tout ira bien », La Dernière heure, 19 août 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Irina Tarassov-Villeret, Un jour, tout ira bien, Paris, Flammarion,‎ 2005 (ISBN 208068891X). Prix de la Biographie de l'Académie des Belles-Lettres et des Beaux-Arts du Pays de Caux, décerné le et prix 2006 de la Biographie de la ville d'Aumale, décerné le .
  • Seny, Mon bébé blanc, Paris, Le Cherche-Midi,‎ 2005 (ISBN 2-74910-459-9)
  • Jean-Jacques Jelot-Blanc, les Plus Belles Répliques de Jacques Villeret, Monaco ; Paris, Éditions du Rocher, coll. « Les plus belles répliques de »,‎ 2005, 21 cm, 155 p. (ISBN 2-268-05479-9)
  • Claude Sartirano, Gilles Durieux, Villeret du rire aux larmes, Paris, Editions de l'Archipel,‎ 2008, 308 p. (ISBN 978-2-8098-0003-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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