Maurice Ronet

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Maurice Ronet

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Tombe de Maurice Ronet, à Bonnieux (84)

Nom de naissance Maurice Robinet
Naissance 13 avril 1927
Nice
Nationalité Drapeau de France Français
Décès 14 mars 1983 (à 55 ans)
Paris
Profession Acteur, réalisateur
Films notables Ascenseur pour l'échafaud
Plein Soleil
Le Feu follet
La Femme infidèle
La Piscine

Maurice Ronet, nom de scène de Maurice Julien Marie Robinet, est un acteur et réalisateur français, né le 13 avril 1927 à Nice (Alpes-Maritimes) et mort le 14 mars 1983 dans le 7e arrondissement de Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Fils unique d'Émile Ronet (Émile Ferdinand Robinet) et de Paule de Breuil (Claire Jeanne Augusta Giberte Salvi), tous deux acteurs, mariés le 24 mars 1927 à Paris 12e[1], il découvre dès sa petite enfance l'atmosphère du métier d'acteur. En accompagnant notamment ses parents en province, il découvre les difficultés des tournées. Il admirait le talent de ses parents.

Bien que cette enfance ait été enrichissante, il ressent très rapidement le besoin de s'éloigner de cette famille heureuse au sein de laquelle il se sent pourtant assez isolé. Il éprouve la nécessité, très jeune, de ne pas se confronter au passé. Il choisit de ne pas affronter davantage ce sentiment de profonde solitude auquel il est sensible depuis sa tendre enfance. Ce choix d'évasion le pousse à débuter très jeune, à 16 ans, au Centre du Spectacle de la Rue-Blanche où il reçoit ses premiers cours d'art dramatique avec Julien Bertheau, Maurice Donneaud ou encore Bernard Blier pour professeurs.

Ses débuts au théâtre[modifier | modifier le code]

Au conservatoire, il travaille sous la direction de Jean-Louis Barrault, René Simon et Maurice Leroy. À la fin de ses études, il foule les planches pour la première fois dans Les Parents terribles de Jean Cocteau, puis dans Un beau dimanche de Jean-Pierre Aumont sans oublier Roméo et Juliette où il incarne le rôle principal aux côtés de Nicole Berger.

Ses débuts au cinéma[modifier | modifier le code]

Regrettant de n'avoir pas pu participer à la Libération de Paris, il veut prendre sa revanche, mais, à la fin de la guerre, lorsqu'il doit aller effectuer son service militaire, au lieu de se présenter, il part en tournée.

Il ne fait ses débuts au cinéma qu'après la guerre en faisant sa première apparition dans le rôle de Roger Moulin dans Rendez-vous de Juillet de Jacques Becker. Il joue aux côtés de futures vedettes, Nicole Courcel, Daniel Gélin, Françoise Arnoul, Pierre Mondy entre autres.

Pour la seconde fois (cela s'était déjà produit des années auparavant au théâtre), il incarne le fils de ses propres parents, Émile Ronet et Paule de Breuil qui jouent les parents de Roger Moulin. Maurice Ronet devient un jeune premier du cinéma français. Pourtant, ce film et quelques autres dont Un grand patron, sorti deux ans plus tard, lui donnent l'impression de ne pas vraiment progresser.

Les années 1950[modifier | modifier le code]

Il épouse en 1950 la comédienne Maria Pacôme, qui décida, pour lui, de quitter la scène et de s'adonner à son autre passion, la peinture. Elle reprendra son métier de comédienne en 1956, l'année de leur divorce. Les critiques le considèrent comme un espoir sûr du cinéma. Pourtant, il ne se cantonne pas vraiment à des rôles définis et joue dans des films très variés, tels que Les Sept Péchés capitaux en 1952, Lucrèce Borgia en 1953, Châteaux en Espagne en 1954. Il côtoie dès lors des réalisateurs tels qu'Yves Allégret, Jean Dréville, Christian-Jaque

En 1957, il incarne un de ses rôles les plus connus, celui de Julien Tavernier dans Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle qui est un grand succès. Ce rôle sera le début d'une succession de nombreux rôles tragiques qu'il incarnera tout au long de sa carrière. Homme désespéré, suicidaire, meurtrier ou victime d'un assassinat, on l'habille tout au long de sa carrière de rôles noirs et troublants. Il incarnera d'ailleurs un personnage suicidaire quelques années plus tard dans Le Feu follet, un nouveau film de Louis Malle avec Jeanne Moreau. Le film obtient le Grand prix du jury de la Mostra de Venise en 1963.

Les années 1960 et 1970[modifier | modifier le code]

On peut situer le nouvel essor de sa carrière l'année de Plein Soleil, 1960, puisqu'il enchaînera les succès et entamera sa propre carrière de réalisateur avec Le Voleur du Tibidabo. À partir de cette époque-là, il s'essaie à toutes sortes de rôles, tente de dépasser ses propres limites pour comprendre un personnage et l'interpréter au mieux. Il joue aux côtés de tous les acteurs et actrices en vue, comme Romy Schneider et Alain Delon (La Piscine 1968). Il devient l’un des acteurs préférés de Claude Chabrol et des Français. En 1973, il publie son premier livre relatant sa découverte des dragons de l'Ile de Komodo et sort également un documentaire.

Bilan de sa vie[modifier | modifier le code]

Maurice Ronet a toujours été un homme discret ; par son immatérialisme et sa fuite éternelle devant les preuves du passé, il néglige certaines de ses créations, notamment ses écrits et ses peintures. On compte malgré cela plusieurs livres de lui dont un essai Le métier de comédien. Il était également musicien. Il était de ceux qui brûlent la vie par tous les bouts, comme le laisse entendre Éric Neuhoff dans son livre Les Insoumis : « Ce fut un grand vivant. Séduisant, insupportable, imprévisible, il aurait pu être un personnage de roman. »

L'acteur au « visage froissé » s'est éteint en pleine gloire, à 55 ans, des suites d'un cancer. Il partageait alors sa vie depuis des années (officiellement depuis 1980, date de leur mariage) avec Joséphine Chaplin, fille de Charlie Chaplin et de Oona O'Neill, avec qui il eut un fils unique, Julien, né en 1980.

Il repose à Bonnieux dans le Luberon, où se situait sa résidence secondaire.

Filmographie comme acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Filmographie comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • José-Alain Fralon, Maurice Ronet, le splendide désenchanté, Équateur,‎ 2013
  • Jean-Pierre Montal, Maurice Ronet : les Vies du feu follet, Roux éditeur, 2013 (ISBN 9782363710673 et 2363710673)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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