Abbaye de Clairvaux

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Abbaye de Clairvaux
Image illustrative de l'article Abbaye de Clairvaux
Porterie du palais abbatial. Entrée principale de l'actuel établissement pénitentiaire.

Diocèse Diocèse de Langres
Numéro d'ordre (selon Janauschek) IV (4)[1]
Fondation 25 juin 1115
Début construction ?
Fin construction ?
Dissolution 1789
Abbaye-mère Abbaye de Cîteaux
Lignée de Clairvaux
Abbayes-filles 007 - Trois-Fontaines
012 - Fontenay
018 - Foigny
029 - Igny
031 - Reigny
037 - Ourscamp
044 - Cherlieu
045 - Bonmont
048 - Eberbach
051 - Longpont
054 - Moreruela
052 - Rievaulx
058 - Vaucelles
075 - Himmerod
077 - Vauclair
089 - Fountains
093 - Chiaravalle
084 - La Grâce-Dieu
085 - Hautecombe
086 - Buzay
099 - Balerne
102 - Aulps
106 - Noirlac
109 - Auberive
111 - Chiaravalle della Colomba
134 - Lafões (de)
127 - Les Dunes
131 - Bénisson-Dieu
144 - Larrivour
145 - Clairmarais
148 - Tarouca (de)
150 - Whitland (de)
151 - Tre Fontane
154 - Oseira (de)
173 - Mellifont
164 - Sobrado (de)
170 - Melón (de)
182 - Nydala
181 - Alvastra
180 - Meira (de)
185 - Belleperche
195 - Belloc
203 - Grandselve
213 - La Prée
216 - Villers-la-Ville
272 - Santa Espina (de)
238 - Savigny
233 - Val-Richer
271 - Margam (de)
273 - Aulne
278 - Alcobaça
287 - Cambron
143 - Casamari
294 - Fontmorigny
295 - Aubepierre
298 - Loos
303 - Boulancourt
302 - Longuay
304 - Cabuabbas (de)
334 - Clermont
335 - Valparaíso
338 - Moreilles
342 - Montederramo (de)
343 - La Peyrouse
345 - Mores
348 - Esrom (de)
362 - Salzedas (de)
371 - Armenteira (de)
392 - Klaarkamp (de)
464 - Zirc
477 - Oya
525 - Mont-Sainte-Marie
564 - Santa Maria delle Paludi (de)
555 - Topusko (de)
584 - San Pietro della Canonica (de)
591 - Acibeiro (de)
606 - Valence
718 - Charité
Période ou style Art cistercien
Architecture classique
Protection Logo monument historique Classée MH (1981, 1999)
 Inscrit MH (1994, 1997)[2]

Coordonnées 48° 08′ 48″ N 4° 47′ 22″ E / 48.146615243852, 4.789497852827148° 08′ 48″ Nord 4° 47′ 22″ Est / 48.146615243852, 4.7894978528271  [3]
Pays Drapeau de la France France
Région Comté de Champagne
Région actuelle Champagne-Ardenne
Département Aube
Commune Ville-sous-la-Ferté
Site http://abbayedeclairvaux.com/

Géolocalisation sur la carte : France

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Abbaye de Clairvaux

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Abbaye de Clairvaux

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(Voir situation sur carte : Aube)
Abbaye de Clairvaux

L'ancienne abbaye de Clairvaux située à Ville-sous-la-Ferté, dans l'Aube (région Champagne-Ardenne), à quinze kilomètres de Bar-sur-Aube, était un monastère cistercien fondé en 1115 par Bernard de Clairvaux et quelques compagnons, envoyés par Étienne Harding, abbé de Cîteaux. La personnalité de saint Bernard lui donna un rayonnement considérable. Avec La Ferté, Pontigny, et Morimond elle forme le groupe des quatre filles « majeures » (premières fondations) de Cîteaux, toute première abbaye de l'ordre cistercien. C'est de loin la plus prolifique, avec quatre-vingts abbayes-filles.

Elle est supprimée lors de la Révolution française (1789). En 1804, ses bâtiments sont transformés en une institution pénitentiaire française, la maison centrale de Clairvaux[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Saint Bernard écrivant, Philippe Quantin.

La fondation de Clairvaux remonte aux temps de la toute première extension de l'ordre cistercien. En 1115, l'abbaye-mère de Cîteaux a fondé deux abbayes-filles, La Ferté et Pontigny. Au moment de la fondation de Morimond, des pourparlers semblent être en cours pour une nouvelle fondation qui serait située sur les terres de Hugues de Troyes, comte de Champagne, dans le diocèse de Langres.

C'est ainsi que l'abbaye de Clairvaux (clara vallis, « vallée claire ») est fondée en juin 1115. Suivant la coutume cistercienne, le futur abbé Bernard de Clairvaux est accompagné de douze moines. Le terrain réservé à l'implantation de l'abbaye est choisi avec précaution dans une clairière isolée, le Val d'Absinthe. La localisation préférentielle des abbayes cisterciennes est en effet au fond des vallées, sur un site qui dispose d'un cours d'eau (nécessaire pour des questions d'hygiène, mais aussi pour pouvoir implanter un moulin). Ce terrain offert par un proche parent de Bernard comprenait ces éléments essentiels à l'organisation d'une abbaye cistercienne. En effet, les cisterciens se doivent de respecter la règle de saint Benoît qui stipule la vie en autarcie et le respect du vœu de stabilité.

L'abbaye médiévale[modifier | modifier le code]

De fait, l'architecture cistercienne, tant à Clairvaux qu'à Fontenay par exemple, répond à ces nécessités. Il y a des bâtiments de vie (bâtiments des moines et des convers), des communs (moulins, cuisines, etc.) et l'abbatiale réservée à la prière. Les bâtiments se regroupaient autour du cloître. L'abbaye de Clairvaux était ainsi organisée d'après les sources écrites et autres vues cavalières et cela jusqu'au XVIIIe siècle.

Le rayonnement de Clairvaux[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Clairvaux est, de loin, la plus féconde de toutes les abbayes cisterciennes, en raison principalement du charisme de Saint Bernard. Elle fonde ou incorpore à l'ordre cistercien quatre-vingts abbayes filles directes (et plus trois cent cinquante abbayes filles en tout) à travers toute l'Europe :

En France

En Suisse

En Allemagne

En Espagne

En Angleterre

En Italie

Au Portugal

En Belgique

Au Pays de Galles

En Irlande

En Suède

Au Danemark

Aux Pays-Bas

En Hongrie

En Croatie

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Plan général du site de Clairvaux.

Au XVIIIe siècle, la communauté monastique de Clairvaux est restée prospère avec ses 20 000 hectares de forêts, de vignes et de terres labourables. Désirant plus de confort, elle décide en 1708 de démolir une grande partie des bâtiments médiévaux et reconstruire une abbaye monumentale de style classique[5]. Le bâtiment des convers est cependant conservé, car il était devenu, entre-temps, une grange. Ce bâtiment des convers date du XIIe siècle et il est caractéristique de l'architecture cistercienne : le premier niveau comprenait un cellier et un réfectoire parfaitement identifiable de nos jours ; le deuxième niveau était occupé par le dortoir. L'ensemble respecte parfaitement la notion de l'art cistercien définie par saint Bernard : la sobriété par opposition à ce qui se pratiquait alors à Cluny.

Ce bâtiment des convers fait aujourd'hui environ 70 mètres de long sur quinze de large et comprend trois nefs de douze travées. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 26 octobre 1981 (d'autres parties de l'abbaye bénéficient de protections supplémentaires aux monuments historiques : inscription en 1994 et 1997, classement en 1999)[2]. Le bâtiment des convers appartient au Ministère de la Culture depuis 2003. À ce titre, il est l'objet de restaurations depuis les années 1970, mais surtout entre 2003 et 2013. Celle-ci est incluse dans le Contrat de projet État-région 2007-2013 pour un montant de 5 456 392 euros. En 2014, c'est à son tour le réfectoire chapelle du XVIIIe siècle qui sera restauré, ainsi que la prison des enfants ; les espaces extérieurs seront réaménagés ; enfin, le parcours de visite mis en sécurité[6]

Pour les autres bâtiments visibles au grand public, nous pouvons mentionner : le grand cloître d'architecture classique, bâtiment réservé aux moines du XVIIIe siècle. Il appartient également au ministère de la culture.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Plan des bâtiments monastiques.

En 1789, l’abbaye est vendue comme bien national à la suite du décret du 2 novembre 1789 qui met les biens de l’Église à la disposition de la Nation. En 1792, des industriels achetèrent le site pour y installer leurs ateliers (une verrerie fut ainsi installée dans l'abbatiale). Ces industriels firent banqueroute et le site racheté par l'État pour en faire une prison en 1808.

La prison centrale de Clairvaux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Maison centrale de Clairvaux.

De la Révolution à 1970[modifier | modifier le code]

Le centre pénitentiaire de Clairvaux est un établissement pour peine établi sur le site de l'abbaye de Clairvaux depuis 1804[7].

La transformation d'abbayes en prisons au XIXe siècle est courante (le Mont-Saint-Michel, Fontevraud, etc.) et est liée à la réforme du système pénal qui instituait une nouvelle peine, la privation de liberté instituée par Napoléon Ier en 1808. Les abbayes, avec leurs murs d'enceinte et leurs cellules, semblaient alors idéales. De plus, les populations locales trouvaient ainsi un substitut à la communauté religieuse qui leur avait procuré jusque-là une certaine aisance économique[8].

L'ensemble de l'abbaye fut ainsi occupé par la prison : le bâtiment des convers devint prison de femmes puis manufactures (notamment de textile), les entrepreneurs locaux utilisant la main-d'œuvre carcérale ; le grand cloître fut voué à la grande détention masculine, notamment les insoumis de la Grande Armée dès 1812, année au cours de laquelle l'abbatiale fut vendue comme carrière à pierres pour honorer des dettes. Le directeur de la prison fut révoqué suite à cela, car il n'y avait plus de lieu de culte pour les détenus. En 1847, la prison manufacture connaît un grand scandale[4] qui révèle que sept cents détenus ont trouvé la mort en trente mois en raison de mauvaises conditions d'incarcération (nourris au pain dont la mie est blanchie à la chaux [réf. souhaitée] [Pourquoi ?], typhus etc.) et de travail[9].

La prison accueille 2 700 condamnés pendant le XIXe siècle, dont Claude Gueux dont s'inspira Victor Hugo. Une loi de 1875 rendant obligatoire la cellule individuelle, l’administration pénitentiaire installe par manque de moyens des « cages à poules » (grillages entourant des lits le long d'un couloir) utilisées jusqu’en 1970[10].

La prison hors de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Le centre de détention est hébergé dans des bâtiments du XVIIIe siècle mais la maison centrale proprement dite bénéficie d'immeubles modernes bâtis en 1971 à l’emplacement de l’ancienne abbatiale alors que dans les bâtiments historiques se sont installés des services du ministère de la justice et surtout du ministère de la culture dont les bâtiments sont ouverts toute l'année aux visites[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne,‎ 1877, 491 p. (lire en ligne), p. 97.
  2. a et b « Notice no PA00078313 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Clairvaux », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 5 novembre 2013).
  4. a et b Dominique Fey et Lydie Herbelot, CLAIRVAUX, vies emmurées au XIXe siècle, TheBookEdition,‎ 2013, 447 p. (ISBN 978-2-7466-6688-7, [Pour en savoir davantage sur la naissance de la maison centrale de Clairvaux et la terrible affaire des entrepreneurs en particulier... lire en ligne])
  5. a et b Jean-François Leroux-Dhuys, « Clairvaux : de l'abbaye à la prison », émission La Marche de l'Histoire sur France Inter, 12 juin 2012
  6. « Abbaye de Clairvaux : le bâtiment des convers (XIIe siècle) restauré », sur http://www.culturecommunication.gouv.fr/, Ministère de la Culture (consulté le 5 novembre 2013).
  7. Source : ministère français de la justice
  8. Jacques-Guy Petit, Ces peines obscures — La prison pénale en France, 1780- 1875, Fayard,‎ 1990, p. 157
  9. Jean-François Leroux, « Abbaye de Clairvaux », L'Est-Éclair,‎ 18 mai 2011
  10. Clairvaux : parcours de visite - Le grand cloître des détenus

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • [J. Laurent 1911] J. Laurent, Dom Charles Beaunier (dir.) et Jean Martial Léon Besse (dir.), Abbayes et prieurés de l'ancienne France, t. 12, Paris, A. Picard,‎ 1911, « L'abbaye de Clairvaux », p. 308-344 ;
  • [Robert Fossier 1949] Robert Fossier, « La vie économique de l'abbaye de Clairvaux des origines à la fin de la guerre de Cent Ans », Positions des thèses de l’École des Chartes,‎ décembre 1949, p. 57-63 (ISSN 0755-2976) ;
  • [Henri Beis 1954] Henri Beis et abbé Marlier (dir.), Mélanges Saint Bernard : Congrès, Dijon, Association bourguignonne des sociétés savantes,‎ 1954, 434 p., « La place prise par l'abbaye de Clairvaux au temps de saint Bernard dans la rivalité entre le comte de Champagne et le duc de Bourgogne », p. 28-31 ;
  • [Jacques Berlioz 1979] Jacques Berlioz, Saint Bernard en Bourgogne : Lieux et mémoire, Dijon, Les Éditions du Bien Public,‎ janvier 1979, 166 p. (ISBN 9782905441263) ;
  • [Colloque Bar-sur-Aube/Clairvaux 1992] « Histoire de l'abbaye de Clairvaux, actes du colloque de Bar-sur-Aube/Clairvaux, 22 et 23 juin 1990 », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 150, no 2,‎ 1992, p. 421-423 (ISSN 0373-6237, lire en ligne) ;
  • [R. Locatelli 1992] R. Locatelli, Dominique Bertrand (dir.) et Guy Lobrichon (dir.), Bernard de Clairvaux (1090-1153) : histoire, mentalités, spiritualité : colloque de Lyon-Cîteaux-Dijon 1990, Paris, Éditions du Cerf,‎ 1992, 752 p. (ISBN 978-2204046770), « L'expansion de l'ordre cistercien au temps de saint Bernard » ;
  • [Jean-François Leroux-Dhuys 1994] Jean-François Leroux-Dhuys et Jacques Berlioz, Moines et religieux au Moyen Âge, Paris, Éditions du Seuil, coll. « Point histoire » (no 185),‎ octobre 1994, 346 p. (ISBN 978-2020226851), « Clairvaux, de l'abbaye à la prison », p. 143-155 ;
  • [Jean-François Leroux-Dhuys 1996] Jean-François Leroux-Dhuys, « Clairvaux : de l'abbaye de saint Bernard à la prison des longues peines (Actes du premier mois médiéval, Centre d'Études médiévales de la Région Champagne-Ardenne) », La Vie en Champagne, no 8,‎ octobre-décembre 1996, p. 41-52 (ISSN 0758- 4245) ;
  • [Miguet 1997] M. Miguet, « Le Grand cloître de Clairvaux », Les Dossiers d'archéologie, no 229,‎ décembre 1997, p. 86-91 (ISSN 1141-7137, résumé) ;
  • [Laurent Veyssière 1998] Laurent Veyssière (dir.), Jean Waquet et Jean-Marc Roger, Recueil des chartes de l’abbaye de Clairvaux : thèse de l’École des Chartes, Paris, Éditions Dominique Guéniot,‎ 1998, CXXX+821 p. (ISBN 978-2735505371, résumé) ;
  • [Jean-François Leroux-Dhuys 2000] Jean-François Leroux-Dhuys et Valérie Alanièce (dir.), Mémoire de Champagne : Actes du troisième mois médiéval, Centre d'Études médiévales de la Région Champagne-Ardenne, t. 2, Langres, Éditions Dominique Guéniot,‎ octobre 2000, 213 p. (ISBN 978-2-87825-184-5), « L'économie cistercienne, les convers et les granges, l'exemple de Clairvaux », p. 169-179 ;
  • [Jean-François Leroux-Dhuys 2001] Jean-François Leroux-Dhuys et Valérie Alanièce (dir.), Mémoire de Champagne : Actes du quatrième mois médiéval, Centre d'Études médiévales de la Région Champagne-Ardenne, t. 3, Langres, Éditions Dominique Guéniot,‎ octobre 2001, 289 p. (ISBN 9782878252101), « Les Cisterciens et la vigne : l'exemple de Clairvaux », p. 235-248 ;
  • [Laurent Veyssière 2001] Laurent Veyssière, Mémoire de Champagne : Actes du quatrième mois médiéval, Centre d'Études médiévales de la Région Champagne-Ardenne, t. 3, Langres, Éditions Dominique Guéniot,‎ octobre 2001, 289 p. (ISBN 9782878252101), « Les chartes et les sceaux de l'abbaye de Clairvaux, au XIIe siècle », p. 19-42 ;
  • [Vilain & Leroux 2003] Gilles Vilain et Jean-François Leroux, L'abbaye de Clairvaux, Langres, Éditions Dominique Guéniot, coll. « Itinéraires du Patrimoine » (no 268),‎ mars 2003, 80 p. (ISBN 978-2878252514) ;
  • [Bianchi & Leroux 2011] Virginie Bianchi et Jean-François Leroux-Dhuys (photogr. Pascal Stritt), Clairvaux, état des lieux, Langres, Éditions Dominique Guéniot, coll. « Itinéraires du Patrimoine » (no 268),‎ mars 2011, 80 p. (ISBN 978-2-87825-500-3) ;

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