Mont Agel

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Mont Agel
Vue de Monaco avec le mont Agel au fond
Vue de Monaco avec le mont Agel au fond
Géographie
Altitude 1 148 m
Massif Préalpes de Nice
Coordonnées 43° 46′ 31″ N 7° 25′ 35″ E / 43.77528, 7.4263943° 46′ 31″ Nord 7° 25′ 35″ Est / 43.77528, 7.42639  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

(Voir situation sur carte : Alpes-Maritimes)
Mont Agel

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Mont Agel

Le mont Agel est un sommet des Alpes situé dans le Sud de la France. Il domine Monaco du haut de ses 1 148 mètres d'altitude. Il tient une position stratégique historique depuis l'Antiquité et abritait jusqu'en juillet 2012 des installations militaires de détection aérienne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le mont Agel est situé sur la commune française de Peille, dans les Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il s'élève à 1 148 mètres d'altitude, dans les Préalpes de Nice et constitue le point culminant du bassin versant monégasque.

On peut l'apercevoir depuis certains quartiers de Nice (Saint-Antoine de Ginestière, Saint-Pancrace, L'Archet, Caucade, Magnan, Californie…) ainsi que de la Riviera italienne.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du mont Agel débute avec les tribus celto-ligures qui occupaient le site et dont certains membres se livraient à l'arraisonnement et au pillage des bateaux faisant du cabotage. Ils seront soumis de 23 à 13 av. J.-C. par les Romains qui restaureront l'ancienne voie littorale passant par les flancs du mont Agel pour relier Vintimille à la Gaule narbonnaise et fera partie de la Via Aurelia.

À partir du XIVe siècle le mont Agel est intimement lié à l'histoire de l'ancienne cité autonome de Peille. En 1860, l'annexion du comté de Nice à la France modifie les frontières de la région, de nombreux sommets et cols restant italiens. Le mont Agel prend une grande importance stratégique qui est confortée par la défaite de 1871. À partir de cette date une entreprise de fortification des frontières aboutit à l'édification de 459 forts sous la direction du général Raymond Adolphe Séré de Rivières. Le mont Agel se voit doté d'une position d'artillerie avec pour mission de désorganiser et de prendre à revers les attaques sur les autres ouvrages militaire proche (La Revère et le Mont Chauve). À ceci s'ajoute la charge de la protection du pont Saint-Louis, bâtiment de type Maginot et point de passage entre l'Italie et Menton, avec l'association des batteries d'artillerie de La Turbie. En 1889 et 1990, une route stratégique est construite entre La Turbie et le mont Agel, puis l'année suivante commence la construction du fort proprement dit qui comprend un réduit et des batteries avec tunnels-abris et observatoires aux points culminants, l'ensemble étant protégé par un mur bahut formant un chemin de ronde. L'ouvrage terminé est inauguré en 1892 sous le nom de fort Catinat[1].

Activités[modifier | modifier le code]

La base aérienne 943 Capitaine Auber de l'Armée de l'air française y était installée. Au moyen de son Centre de détection et de contrôle (CDC), la base avait pour mission d'assurer la surveillance radar aérienne de la façade méditerranéenne de la France, de l'Espagne à l'Italie, jusqu’au Nord de la Sardaigne. Suite aux recommandations du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale 2008, la base a été officiellement fermée en juillet 2012, avec le départ de 350 personnes. Seuls subsistent les radars, qui continuent leur veille en mode automatique, les informations étant transmises et exploitées par le Centre de détection et de contrôle de la base aérienne 942 Lyon-Mont Verdun. Un radar Ground Master 406 a été commandé le 7 septembre 2012 pour ce site[2].

Le mont Agel abrite également sur ses pentes le Monte-Carlo Golf Club, club très sélectif dans l'accueil de son public. Un peu à l'est du golf se trouve le centre émetteur de Fontbonne. On trouvait jusqu'à son réaménagement récent diverses constructions protohistoriques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Miglior, Mont-Agel, sentinelle du ciel, Marines Édition,‎ 2012
  2. « Un radar Ground Master 406 pour l’armée de l’Air », sur Opex360,‎ 2 novembre 2012 (consulté le 28 mars 2013)

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