La Turbie

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La Turbie
La Turbie
La Turbie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Villefranche-sur-Mer
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Nicolas Bassani
2008-2014
Code postal 06320
Code commune 06150
Démographie
Gentilé Turbiasques
Population
municipale
3 180 hab. (2010)
Densité 429 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 47″ Nord 7° 24′ 06″ Est / 43.7463888889, 7.40166666667 / 43.7463888889; 7.4016666666743° 44′ 47″ N 7° 24′ 06″ E / 43.7463888889, 7.40166666667 / 43.7463888889; 7.40166666667  
Altitude Min. 146 m – Max. 658 m
Superficie 7,42 km2
Localisation

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La Turbie (Turbia en origine) est une commune française, située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Turbiasques.

Sommaire

Géographie[modifier]

La Turbie est située au point culminant de la Via Julia Augusta, qui conduisait de Gênes à Cimiez, à 450 m juste au-dessus de Monaco, sur le promontoire de la Tête de Chien.

La vue depuis la Tête de Chien, s'étend depuis la côte italienne de Bordighera jusqu'à l'Esterel.

À noter que la commune est frontalière à la principauté de Monaco.

Économie[modifier]

Histoire[modifier]

Les Alpes sont pacifiées à la fin du Ier siècle av. J.-C. L'empereur Auguste impose l'autorité romaine aux peuples alpestres entre 25 et 13 av. J.-C.. Le trophée de La Turbie (trophée des Alpes) est élevé en 6 av. J.-C., en l'honneur d'Auguste, pacificateur des Alpes. Il marque la frontière entre l'Italie et la Gaule. La province des Alpes-Maritimes, enfin, est créée en 7 av. J.-C.. C'est une province militaire, placée directement sous la dépendance de l'empereur. La ville de Cemenelum (Cimiez), fondée en 13 av. J.-C., en devient la capitale.

La province est traversée par la via Julia Augusta, une voie romaine qui relie l'Italie et l'Espagne et qui joue un rôle militaire et commercial important. Elle passe par Vence, Cimiez, La Turbie et Vintimille.

Une ligne de chemin de fer à crémaillère (système Riggenbach) reliait Beausoleil à La Turbie de 1893 à 1932

Le Moyen Âge[modifier]

En 1191, l’Empereur romain germanique Henri VI a concédé la souveraineté de quelques ares du quartier de la Condamine et le rocher qui appartenaient à la seigneurie de La Turbie à Gênes : le futur Monaco. Le 10 juin 1215, un détachement de Gibelins mené par Foulques de Castello a commencé la construction d’une forteresse sur le rocher de Monaco. Cette date marque le début de l’histoire moderne de la principauté de Monaco.

Daniel Marquesani fut un familier du roi Robert ; il connut une ascension rapide puisque de simple notaire immigré à Nice à la fin du XIIIe s.[1], il devint coseigneur de La Turbie (1329-1331) puis seigneur de Coaraze et Castellan à vie de Villefranche[2]. Raymond Marquesani succéda à son père comme castellan de Villefranche et son frère, Louis, hérita de la seigneurie de Coaraze. Le 14 septembre 1346, il acheta tout ce que le damoiseau Boniface Chabaudi, seigneur de Roquebrune possédait dans les territoires de Roquebrune, Palayson et Villepey[3].

La commune de La Turbie qui était constituée autrefois également des actuelles communes de Beausoleil et de Cap-d'Ail a été démembrée au début du XXe siècle. Seul l'ancien chef-lieu regroupé autour du Trophée d'Auguste forme l'actuelle commune.

Jumelages[modifier]

Administration[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[4] Nicolas Bassani    

Démographie[modifier]

En 2010, la commune comptait 3 180 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
576 589 650 777 904 926 965 848 1 000
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 206 1 568 2 338 2 442 3 434 3 067 7 566 2 133 1 434
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 027 1 265 1 378 1 232 1 022 1 175 1 522 1 761 1 826
1982 1990 1999 2006 2009 2010 - - -
1 969 2 609 3 021 3 155 3 170 3 180 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[5] puis Insee à partir de 1968[6].)

Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier]

Le patrimoine architectural, mobilier et naturel de la commune est particulièrement riche[7], [8], [9].

  • Le Trophée des Alpes ou trophée d'Auguste est un monument romain construit au Ier siècle, par l’empereur Auguste, pour célébrer sa victoire sur les tribus ligures qui habitaient les montagnes de la région et attaquaient les marchands empruntant les voies romaines[10], [11].
  • Enceinte du Moyen Âge (restes de l')[12], [13].
  • Borne milliaire du Premier Empire[14].
  • Le fort de la Tête de Chien, ensemble fortifié dit place de Nice[15].
  • L’église Saint-Michel est construite dans un style baroque en 1764. À l’intérieur, elle accueille de nombreuses œuvres picturales de qualité comme une Vierge de l'école de Brea du XVe siècle. La nef et les chapelles, voûtées en berceau sur de hauts pilastres, sont couvertes de fresques et de stucs. Table de communion (XVIIe siècle) en onyx et agate, maître-autel en marbre polychrome provenant de l’abbaye de Saint-Pons à Nice, où il servit, sous la Révolution, au culte de la Raison[16].
  • La carrière romaine au mont de Justice est la seule carrière romaine demeurée en état de fonctionnement[17].
  • L’aqueduc de la Turbie a été restauré sous le règne de Charles Félix en 1822 et 1823[18].
  • La fontaine monumentale de 1824 devant la mairie[19].
  • Chapelles et oratoires[20], [21], [22].

Galerie[modifier]

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Personnalités liées à la commune[modifier]

  • S.A.S le Prince Albert II de Monaco possède une propriété sur les hauteurs de Rocagel.
  • Rudolf Noureev y possèda une résidence jusqu'en 1993.

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Collectif, Le patrimoine des communes des Alpes-Maritimes en deux volumes, vol. II : Cantons de Menton à Villefranche-sur-Mer, Paris, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », janvier 2000, 504 p. (ISBN 2-84234-071-X).
    Canton de Villefranche-sur-Mer : La Turbie, pp. 1032 à 1038
     
  • Nino Lamboglia, Le trophée d’Auguste à la Turbie, Institut international d’études ligures, 1983, 80 p.
    5ème édition, Itinéraires ligures 4. la première édition avait été publiée en 1938 sous les auspices de Jules Formigé, architecte en chef des monuments historiques et de Giulio Quirino Giglioli, Directeur général de la « Mostra Augustea della Romanita », à l’occasion du Bimillénaire d’Auguste. La traduction française a été faite par André Cane et révisée par l’Auteur
     

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

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Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Venturini, Evolution, p.132
  2. Idem
  3. B1149, couverture intérieure
  4. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  7. Le patrimoine architectural et mobilier de la commune de La Turbie sur le site du ministère français de la Culture (base architecture et patrimoine), photographies de Jean Gilletta, Marc Heller, Mas, Petit, Société des archives photographiques d'art et d'histoire, Médéric Mieusement, frères Séeberger, Georges Louis Arlaud, Gérard Roucaute, Sylvie Réol, Jean Marx, Thierry Bismuth, Gaëtan Congès, Henri Geist, archives de la médiathèque de l'architecture et du patrimoine
  8. Inventaire des objets mobiliers de la commune
  9. La Turbie et son patrimoine
  10. Notice no PA00080897, base Mérimée, ministère français de la Culture Ruines du Trophée d'Auguste : Les ruines : classement par avis de classement du 13 mai 1865. Site classé 08 01 1933 (Décret) et 26 07 1921 (arrêté). Site inscrit 18 02 1943 et 16 06 1944 (arrêté). 18 04 1914 (J.O.)
  11. Notice no PA00080898, base Mérimée, ministère français de la Culture Fragments de la voie romaine et cinq bornes milliaires qui la jalonnent : classement par arrêté du 5 septembre 1922
  12. Notice no PA00080892, base Mérimée, ministère français de la Culture Enceinte du Moyen Âge (restes de l') : Protections au titre des MH : Porte fortifiée Est ; Portail du 13s, érigé à l'entrée de l'ancienne voie d'Italie ; Vestiges des remparts du 12s sis place Saint-Jean [porte, éléments de rempart, passage voûté, voie de Gaule et place de l'Eglise ; Porte de l'enceinte du 13s, dite Porte de l'Ouest ; Portail du réduit de la Tour du 13s, place Mitto ; Porte, sise rue Capouane
  13. Charles-Laurent Salch, Atlas des villes et villages fortifiés en France, Début du Ve siècle à la fin du XVe siècle, Strasbourg, Editions Publitotal, 1er novembre 1987, 495 p. (ISBN 2 906700-09-6).
    Turbie (La) p. 266, Restes des enceintes des XIe et XIIIe siècles et Carte n°14 Provence-Alpes-Côte d'azur
     
  14. Notice no PA00080889, base Mérimée, ministère français de la Culture Borne milliaire du Premier Empire : inscription par arrêté du 15 mai 1926
  15. Notice no IA06000018, base Mérimée, ministère français de la Culture Fort de la Tête de Chien, ensemble fortifié dit place de Nice
  16. Notice no IA06001021, base Mérimée, ministère français de la Culture église paroissiale Saint-Michel, Classement par arrêté du 21 janvier 1938
  17. Notice no PA00080890, base Mérimée, ministère français de la Culture Carrière romaine du Mont de Justice, classement par arrêté du 9 août 1944
  18. Le Comte Crotti et la Turbie
  19. Notice no PA00080893, base Mérimée, ministère français de la Culture Fontaine publique en face de la mairie : classement par arrêté du 10 mai 1943
  20. Notice no IA06001031, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle Saint-Roch
  21. Notice no IA06001022, base Mérimée, ministère français de la Culture Chapelle de pénitents Saint-Jean-Baptiste
  22. La Turbie, Chapelles et oratoires : La chapelle Saint Roch ; Chapelle Sainte-Catherine ; Chapelle Saint-Bernard ; Eglise Saint-Michel ; Chapelle Saint-Esprit ; Chapelle de l'Assomption ; Chapelle Sainte Vierge de Piété ; Quartier Saint-Michel ; Chapelle ND de Trey ou de la Trêve ; Chapelle Saint-Joseph ; Chapelle Saint-Pierre ; Chapelle des Capucins ; Oratoire (de saint Barthélemy ?) ; Sainte Marie ; Chapelle Saint-Tibery appelée aussi Chapelle de la Turbie