Gorbio

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gorbio (homonymie).
Gorbio
Vue générale de Gorbio
Vue générale de Gorbio
Blason de Gorbio
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Arrondissement de Nice
Canton Canton de Menton-Ouest
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Riviera française
Maire
Mandat
Michel Isnard
2014-2020
Code postal 06500
Code commune 06067
Démographie
Gentilé Gorbarins
Population
municipale
1 294 hab. (2011)
Densité 184 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 15″ N 7° 26′ 45″ E / 43.7875, 7.4458333333343° 47′ 15″ Nord 7° 26′ 45″ Est / 43.7875, 7.44583333333  
Altitude Min. 77 m – Max. 928 m
Superficie 7,02 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte administrative des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Gorbio

Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes

Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Gorbio

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Gorbio

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Gorbio
Liens
Site web Site officiel

Gorbio est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Gorbio est un petit village perché dans une vallée au-dessus de Menton et Roquebrune. Il est traversé de part en part par le Gorbio, torrent qui prend sa source à Peille, et après Gorbio effleure Roquebrune-Cap-Martin et Menton, avant de se jeter dans la mer Méditerranée[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le village a été transformé en commanderie des templiers par le comte Ottone II de Vintimille, à laquelle il donna le nom d'« Agerbol » qui désigne toujours un avant-poste fortifié d'époque médiévale, en ruine, situé sous le mont Agel, sur l'ancienne route des Croisades et du pèlerinage à Jérusalem. Dans le nom Agerbol l'on retrouve les G, R, B, O présent dans le nom actuel.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gorbio est un pays de langue mentonasque. Les gens des communes environnantes disent « Gouarbe », attesté sous la forme « Coarbo » en 1376. Les gens du village disent « Gouha » pour le nom du village et « Gourbarins » pour celui des habitants. À noter que c'est le seul village du mentonnais dont le nom des habitants se termine en « in », en effet dans la langue régionale Menton donne des Mentonasques ; La Turbie, des Turbiasques ; Sainte-Agnès, des Senténasques ; Roquebrune-Cap-Martin, des Roquebrunasques et Monaco, des Monégasques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Gorbio est peuplé depuis la fin de la préhistoire, comme l'attestent le produit de fouilles sur un site situé juste au-dessus de l'actuel village et les multiples abris sous roche avec murs cyclopéens répartis sur l'ensemble de la commune. Les objets des fouilles sont exposés au musée de préhistoire de Menton : os divers humains et animaux, tessons de poterie....

Le village se déplacera sur son site actuel sous la forme de la commanderie templière d'Agerbol bâtie par le comte Ottone II de Vintimille selon les archives de la cathédrale de Vintimille.

On trouve une première mention du village sous le nom de « Golbi » en 1157. Il apparaît sous son nom actuel en 1301.

Fief des comtes de Vintimille (XIIe et XIIIe siècles), le village est une propriété des comtes de Provence entre 1257 et 1285, pour revenir ensuite aux comtes de Vintimille, puis à leurs héritiers, la famille Lascaris. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, d'autres familles, comme les Isnardi, les De Gubernatis, les Raimondi, puis les Corvesi, les Alziari de Malaussène, les Guigliotti y tiennent à leur tour des parts de seigneurie.

Entre 1400 et 1580, les familles Basin, Imbert, Maulandi, Muratore, Pastor, Raimondi et Rocca vivent au village. Les Dental de Peillon, les Giausseran de Villefranche, les Lottier de Peille et les Vial de La Mortola s'y installent au XVIIe siècle.

Depuis 1388, le comté de Nice appartient aux comtes puis ducs de Savoie. Gorbio suit alors la destinée du comté de Nice et est rattaché à la France en 1860 après un plébiscite qui donne à Gorbio : 26 « non » au rattachement et 59 « oui ».

En 1793, Anna Maria Lantiéri se distinguera dans la résistance contre les forces d'occupation françaises révolutionnaires, résistance qui avait pour nom Barbétisme.

Au musée du Risorgimento de Turin, on trouve trace d'un Alessandro de Gubernatis, de Gorbio, sergent dans la brigade Pinerolo, dont la tête fut mise à prix pour Carbonarisme et fut exécuté le 14 juin 1833 à Chambéry sur décision du roi de Piémont-Sardaigne.

À la fin du XIXe siècle, le village va profiter du développement du tourisme à Menton.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Gorbio Blason D’azur au mont d’argent issant d’une mer du même mouvant de la pointe, au chef d’or chargé d’une aigle bicéphale de sable.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 réélu en 2008[2] et 2014 Michel Isnard DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Gorbarins.

En 2011, la commune comptait 1 294 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
219 301 321 403 465 488 549 515 474
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
486 484 496 498 552 552 634 613 616
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
528 614 610 686 379 569 571 644 538
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
576 930 1 154 1 279 1 295 1 294 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique
Gorbio, de dialecte ligure mentonasque

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Barthélemy construite en 1683, rénovée en 2010
  • Chapelle des Pénitents Blancs de la confrérie de la Sainte-Croix, construite en 1445
  • Tour Lascaris (XIIe siècle-XIIIe siècles)
  • Château des comtes de Malaussène (XVe-XVIIe siècles)
  • Mairie construite en 1867

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - Torrent de Gorbio (Y6530500) » (consulté le 12 mai 2014)
  2. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011