Bataille de Clontarf

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Brian Boru.

La bataille de Clontarf marque une victoire des irlandais de Brian Boru sur les Vikings et leurs alliés irlandais, qui met un point final à la conquête de l'Irlande par les Scandinaves.

L'origine du conflit[modifier | modifier le code]

À la fin du VIIIe siècle, les Vikings font leurs premiers raids contre l'Irlande du côté de Dublin.

Au IXe siècle, les Vikings commencent à installer des colonies de peuplement et construisent des forts sur les côtes d'Irlande, qui donneront naissance aux villes de Dublin, Waterford, Wexford, Cork et Limerick. Vers le milieu du Xe siècle, les Vikings entrent en possession de grands territoires et étendent leur suprématie sur une partie de l'Irlande.

La bataille[modifier | modifier le code]

Gormflaith, femme répudiée de Brian Boru, son frère Maelmordha, le roi de Leinster et le roi de Dublin Sigtryggr Silkiskegg (fils d’Olaf Kvaran et de Gormflaith) attaquent Brian avec l’aide des Scandinaves des Orcades et des Hébrides.

Le Vendredi Saint 23 avril 1014[1], 12 ans après avoir été sacré « Empereur des Irlandais », Brian Boru avec l'appui de son ancien rival Mael Seachlainn II Mór ex roi de Tara bat les Vikings à la bataille de Clontarf, près de Dublin. Mais il n'aura pas le temps de se réjouir car il est tué par un fuyard scandinave après le combat.

Brian, âgé de 73 ans, est tué sous sa tente par le viking Brotor ou Brodir pendant que l'un de ses fils Muiredach qui commandait les hommes du Munster et son petit-fils Toirdlebhach périssent également dans le combat avec 4 000 irlandais. Les Scandinaves sont finalement écrasés mais les Irlandais, désorientés par la perte de leurs chefs, ne profitent pas de leur victoire pour entrer dans Dublin. Les sept royaumes sont séparés avec comme rois suprêmes dans un premier temps; Mael Seachnaill II Mór rétabli, puis les descendants de Brian (O'Brien) qui devront s'opposer à de nombreux prétendants.

La bataille de Clontarf mobilise 20 000 hommes du côté irlandais et dure plusieurs jours. On dénombre 7 000 victimes du côté scandinave, dont :

Les conséquences[modifier | modifier le code]

Les Norvégiens comprennent qu’ils ne pourront pas soumettre l’Irlande et se contentent de remplir leur rôle commercial dans les limites de leurs villes-comptoirs de Dublin, Wexford, Cork et Limerick.

Les Irlandais se dispersent. Au XIe siècle, l’Irlande compte entre cent et deux cents royaumes d’importance très différentes. Les éléments scandinaves tendent peu à peu à s’assimiler à la population celtique. Les Scandinaves enseignent aux Celtes l’art de naviguer et tirent les Irlandais de leur relatif isolement grâce à leurs villes-comptoirs. Les Irlandais leur apportent leur culture littéraire et artistique, et jouent un rôle dans leur conversion.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Annales d'Ulster AU 1014.2

Sources[modifier | modifier le code]