Bièvres (Essonne)

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Bièvres
L’hôtel de ville.
L’hôtel de ville.
Blason de Bièvres
Blason
Logo
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Bièvres (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Anne Pelletier-Le Barbier
2014-2020
Code postal 91570
Code commune 91064
Démographie
Gentilé Bièvrois
Population
municipale
4 462 hab. (2011)
Densité 460 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 15″ N 2° 12′ 54″ E / 48.754244, 2.21507148° 45′ 15″ Nord 2° 12′ 54″ Est / 48.754244, 2.215071  
Altitude Min. 68 m – Max. 178 m
Superficie 9,69 km2
Localisation

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Liens
Site web bievres.fr

Bièvres[1] (prononcé [biɛvʁ ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à quinze kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Bièvres.

Village niché dans la vallée boisée de la Bièvre aux portes de Paris et Versailles, berceau de l’abbaye du Val-de-Grâce avant son transfert dans le quartier latin à Paris, riche de six châteaux du XVIIe et XVIIIe siècles, lieu de résidence de savants et d’artistes jusqu’au début du XXe siècle, Bièvres est aujourd’hui connu pour accueillir le musée français de la photographie, le musée de l'outil et le centre d’entraînement du RAID, dans un environnement préservé et privilégié, une atmosphère champêtre plébiscitée par les familles aisées et les cadres des vastes zones d’activités de Vélizy-Villacoublay et du plateau de Saclay.

Ses habitants sont appelés les Bièvrois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Bièvres en Essonne.
Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 26,8 % 260,19
Espace urbain non construit 13,8 % 134,07
Espace rural 59,5 % 578,19
Source : IAURIF[3]

Bièvres est située dans la région Île-de-France, à l’extrême nord-ouest du département de l’Essonne dont elle est la commune la plus septentrionale, à la frontière avec le département des Yvelines au nord-ouest et celui des Hauts-de-Seine au nord-est, dans ce qui était autrefois le pays et aujourd’hui la région naturelle du Hurepoix, totalement intégré à l’agglomération parisienne. La commune occupe un territoire approximativement rectangulaire, long de quatre kilomètres huit cents mètres du nord au sud et large de deux kilomètres trois cent mètres d’ouest en est, représentant une superficie totale de neuf cent soixante-neuf hectares. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées 48° 45' 19" N et 2° 12' 59" E au point central de ce territoire[4]. Près de 60 % de ce territoire est encore considéré comme rural composé pour les deux tiers d’espaces boisés, prolongement de la vaste forêt de Verrières et de la forêt de Versailles, le tiers restant est occupé par des espaces de grande culture céréalière sur le plateau de Saclay au lieu-dit Favreuse, au sud. Village implanté dans la vallée de la Bièvre et de son affluent la Sygrie, le territoire est fortement dénivelé entre le plateau de Saclay au sud culminant à cent soixante mètres et le plateau de Villacoublay au nord, où se trouve le point le plus haut de la commune, à cent soixante-dix huit mètres d’altitude, le point le plus bas dans la vallée n’étant qu’à soixante-huit mètres. Cette situation en creux de vallée a permis à la commune de se trouver sur le passage de l’importante route de Versailles à Fontainebleau, aujourd’hui la route départementale 117 qui traverse le territoire d’ouest en est, tandis que la route nationale 118, l’ancienne route de Paris à Chartres la coupe perpendiculairement, entrant sur le territoire par l’échangeur autoroutier avec l’autoroute A86 au nord, coupant la route nationale 306, la route départementale 53 puis la route départementale 444 qui mène, elle, vers l’autoroute A10 à Champlan. La vallée accueille aussi la ligne de Grande Ceinture, la commune disposant ainsi de la gare de Bièvres et de la gare de Vauboyen desservie par la ligne C du RER d'Île-de-France. Au nord, une part importante du territoire au-delà du bois de Monteclin est occupée par la base aérienne 107 Villacoublay.

Fortement excentrée dans son département de rattachement, Bièvres est située à quinze kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France[5], à vingt et un kilomètres au nord-ouest d’Évry[6], cinq kilomètres au nord-ouest de Palaiseau[7], vingt-cinq kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[8], trente-six kilomètres au nord d’Étampes[9], treize kilomètres au nord-ouest de Montlhéry[10], dix-neuf kilomètres au nord-ouest d’Arpajon[11], vingt-neuf kilomètres au nord-est de Dourdan[12], trente et un kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[13], quarante-trois kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[14] et seulement huit kilomètres au sud-est de Versailles[15], chef-lieu des Yvelines. En outre, le nom de Bièvres est partagé par deux autres communes en France, Bièvres est ainsi à cent trente-six kilomètres au sud-ouest de Bièvres dans l’Aisne[16] et deux cent trente-neuf kilomètres au sud-ouest de Bièvres dans les Ardennes[17].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Bièvre à sa confluence avec la Sygrie.

La commune de Bièvres est implantée sur les versants nord et sud de la vallée de la rivière la Bièvre qui lui a donné son nom, affluent de la rive gauche de la Seine. Le centre-ville s’est développé un peu en amont de la confluence entre la rivière et le ruisseau la Sygrie, qui prend sa source à l’extrême nord du territoire communal à proximité du lieu-dit « Clairbois ». La rivière entre à l’extrême ouest du territoire au niveau de l’ancien moulin de Vauboyen, elle est alors divisée en deux bras distincts qui se rejoignent, son débit est augmenté par un petit ruisseau qui prend sa source dans le bois de Monteclin à quelques mètres de là. À proximité du hameau des Roches, la rivière est à nouveau divisée, artificiellement pour alimenter le parc du château des Roches puis le canal du château de la Martinière, elle retrouve son cours normal à proximité de la gare de Bièvres. Au sud du territoire, sur le plateau de Saclay circule la rigole de Favreuse, cours d’eau artificiel pour drainer le plateau et alimenter les étangs inférieurs de Saclay.

Le relief accidenté du territoire entraîne la formation de retenues d’eau naturelles, dont deux étangs à Vauboyen, un lac au lieu-dit « les Damoiseaux » à la frontière avec Igny sur le cours de la Bièvre, un lac au lieu-dit « l’Abbaye aux Bois » et deux petits bassins à la « Ferme Ratel » et aux « Mathurins » sur le cours de la Sygrie. S’ajoutent un bassin de retenue à proximité de la zone d’activités et plusieurs points d’eaux artificiels sur le parcours de golf de l’aéroport de Villacoublay.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Bièvres vue depuis les hauteurs d’Igny.

Bièvres est implantée dans la vallée de la rivière et sur les versants du plateau de Saclay au sud, du plateau de Villacoublay au nord. Son territoire s’étage ainsi d’une altitude minimale de soixante-huit mètres dans la vallée à une altitude de cent soixante-dix huit mètres sur le plateau nord[18]. La vallée accueille le centre historique de la commune et aujourd’hui encore la majeure partie des lieux de vie, elle est cependant assez fortement encaissée et suis un dénivellement marqué.

L’Institut national de l'information géographique et forestière a placé plusieurs bornes repères sur le territoire de la commune, en traçant la géodésie. En suivant le cours de la rivière, la première est située à proximité de la gare de Vauboyen à une altitude de quatre-vingt-cinq mètres[19], elle est encadrée sur chaque versant par deux bornes, l’une au sud, distante de soixante-dix mètres mais qui culmine déjà à cent quarante-huit mètres[20], l’autre dans le bois de Monteclin, distante de quatre-vingt-dix mètres et qui culmine à cent soixante-neuf mètres[21]. Une autre borne à proximité du cours de la rivière est placée au niveau de la gare de Bièvres à une altitude de soixante-dix-sept mètres[22], distante de deux kilomètres de la précédente gare. Le point culminant est pour sa part situé sur le territoire de la base aérienne de Villacoublay.

Située au nord-ouest du pays Hurepoix, la commune est implantée sur terrain au sous-sol typique du bassin parisien, composé de couches successives de sable dit de Fontainebleau et de meulière, de marne mêlée de gypse et de calcaire[23].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Bièvres est limitrophe de plusieurs communes. Au sud et sud-ouest, la rigole de Favreuse marque la frontière avec Vauhallan et Saclay, dont le hameau du Val d’Albian. À l’ouest, le chemin de Vauboyen et le chemin des Charbonniers puis la route départementale 53 matérialisent la frontière avec Jouy-en-Josas et le département des Yvelines, frontière qui se poursuit au nord, sur le territoire de la base aérienne 107 Villacoublay avec la commune de Vélizy-Villacoublay. À l’extrême nord-est, la commune est limitrophe du département des Hauts-de-Seine avec la frontière matérialisée par l’autoroute A86 qui la sépare de Clamart et le bois de la Boursidière qui la sépare de Châtenay-Malabry. À l’est, la route nationale 118 marque la limite avec Verrières-le-Buisson et son vaste bois tandis que le sud-est est séparé de la commune d’Igny par les chemins du bois des Brûlis.

Rose des vents Jouy-en-Josas Vélizy-Villacoublay Clamart et Châtenay-Malabry Rose des vents
Jouy-en-Josas N Verrières-le-Buisson
O    Bièvres    E
S
Saclay Vauhallan Igny

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Bièvres est située en Île-de-France, elle bénéficie d’un climat océanique dégradé. En moyenne annuelle, la température relevée s’établit à 10,8 °C avec une moyenne maximale de 15,2 °C et une moyenne minimale de 6,4 °C. La température réelle maximale intervient en juillet avec 24,5 °C et la réelle minimale en janvier avec 0,7 °C. Elle se distingue de Paris par un écart constant négatif de 2 °C, qui s’explique notamment par la différence de densité urbaine entre la capitale et sa banlieue. L’influence du climat continental engendre des records extrêmes avec -19,6 °C relevés le 17 janvier 1985 et 38,2 °C enregistrés le 1er juillet 1952. L’ensoleillement est comparable aux régions du nord de la Loire avec 1 798 heures en moyenne sur l’année, et les précipitations sont également réparties avec une moyenne de cinquante millimètres par mois et un total de 598,3 millimètres de pluie sur l’année. Le record de précipitations a été établi le 17 juin 1970 avec 78,9 millimètres tombés en vingt-quatre heures.

Données climatiques à Bièvres.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[24],[25].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Si la commune a conservé sa physionomie de village, Bièvres a pourtant très tôt été à la croisée de routes importantes, par sa situation privilégiée au creux d’une vallée. Cette vallée accueille ainsi deux axes majeurs, le premier, le plus ancien est l’ancienne route de Versailles à Fontainebleau, devenue la route départementale 117. Cette dernière est prolongée au départ de Bièvres par la route départementale 444 qui assure la liaison entre la route nationale 118 et l’autoroute A10 à Champlan. La route nationale 118 est l’autre voie majeure passant par le territoire municipal, elle coupe en perpendiculaire la RD 117 et traverse donc dans la largeur la vallée, reprenant le tracé de ce qui était l’ancienne route de Chartres depuis Paris. Le réseau routier est aussi composé de la route départementale 53 qui permet la liaison entre la RN 118 à Bièvres et l’ancienne route nationale 10 à Viroflay. Enfin, à l’extrême nord-est du territoire passe l’autoroute A86 à proximité du célèbre rond-point du Petit-Clamart et de la courte portion de la route nationale 306.

Le deuxième axe majeur empruntant la vallée est la voie ferrée de la ligne de Grande Ceinture dans son tracé entre Massy et Versailles. Deux gares sont ainsi implantées sur le territoire municipal, la gare de Bièvres en centre-ville et la gare de Vauboyen à la frontière avec Jouy-en-Josas et Saclay, toutes deux desservies par la ligne C du RER d'Île-de-France. Outre cette ligne ferrée de transports en commun, plusieurs dessertes de ligne d’autobus sont implantées dans la commune. La ligne RATP 495 assure la liaison entre la gare de Massy - Palaiseau et Vélizy-Villacoublay[26], trois lignes du réseau de bus Phébus, la CBA vers la gare de Chaville-Rive-Droite par la zone d’emploi de Vélizy[27], la VBA vers la gare de Versailles-Chantiers[28] et la LFA vers le lycée franco-allemand de Buc.

En outre, au nord du territoire communal est implanté un tiers de la base aérienne 107 Villacoublay qui est affectée au transport de personnalités et d’officiels de la République française. Cette offre aéronautique est complétée huit kilomètres à l’ouest par la présence de l’aéroport de Toussus-le-Noble orienté vers l’aviation d'affaires et onze kilomètres au sud-est par l’aéroport Paris-Orly, deuxième aéroport de l’agglomération parisienne.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Le village de Bièvres ne peut pas être découpé en quartiers compte tenu de la relative faible emprise du bâti sur le territoire communal. On distingue cependant trois grands ensembles, le centre-ville historique, le hameau de Vauboyen à l’ouest et la zone d'activité de Gizy au nord. Cette zone d’activité est en outre découpée entre le parc Burospace à proximité de la base aérienne et la zone commercial « Usine Center » sur les espaces du lieu-dit Clairbois, entre l’autoroute A86, la route nationale 118 et la route nationale 306. Le village de Bièvres occupe lui un espace en forme de croissant, suivant le cours de la Bièvre depuis l’ouest et remontant vers le nord par le cours de la Sygrie. Du nord au sud-ouest sont ainsi disposés plusieurs lieux-dits, l’Abbaye aux Bois, la Motte Quarrée, le Cottage, la Ferme Ratel, les Mathurins, les Damoiseaux, la Vallée, le Chat Noir, la Martinière, la Roche-Dieu, le Pré Fleuri, les Hommeries et, à l’extrême sud, Favreuse. Plusieurs massifs forestiers portent aussi des noms bucoliques, les Brûlis à la frontière avec Igny, Monteclin à la frontière avec Jouy-en-Josas, le Loup Pendu et le Chêne Rond près de Vélizy-Villacoublay.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bevre en 1100, Bevra en 1110, Bivera en 1155, Bevra en 1205, Byevra en 1239, Byevre en 1261, Byevra 1352, Bievre en 1370, Bievra en 1458, Bievre en 1612, Bièvres-le-Chatel en 1745, Bièvres en 1750, Biesvres en 1781 [29].

Le nom de la commune est repris de celui de la rivière la Bièvre. Elle-même doit son nom au mot gaulois bebero[30] plutôt que du latin biber. Il a donné en français le mot bièvre pour désigner le castor. Ce terme se retrouve dans Lamotte-Beuvron (la rivière des castors) ou Bibracte (le mont des Castors). Le lieu-dit « Favreuse » tient lui son nom de la présence ancienne d’un forgeron, faber en latin. Le hameau de « Vauboyen » a pris l’appellation du propriétaire du lieu, le Val de Boein[31]. Durant la Révolution, la commune fut nommée Bièvre-la-Montagne, puis, entre 1793 et 1801, Bièvre le Chatel, avant de retrouver son orthographe originelle[32].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Les origines de la commune sont incertaines. L’occupation humaine dans la vallée de la Bièvre est attestée depuis l’âge de la pierre avec la découverte dans la forêt de Verrières d’un site archéologique de taille du silex. Des vestiges d’habitat gallo-romain ont été mis au jour à proximité de la vallée de la Sygrie, laissant penser à l’édification d’une villa rustica.

Bièvres et les seigneurs[modifier | modifier le code]

Carte de la région de Bièvres au XVIIe siècle.

La première mention certaine du village remonte au début du XIIe siècle lorsque le roi des Francs Louis VI le Gros réunit l’ensemble de la paroisse au domaine royal français. Plusieurs hameaux constituaient alors le village, le plus important étant l’abbaye du Val profond dans la vallée de la Sygrie, les hameaux de Monteclin qui appartenait à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, de Villefavreuse et les domaines des Roches et de Vauboyen. De cette époque daterait le développement de l’agriculture, notamment la culture de la vigne, disparut aujourd’hui et surtout l’édification de l’église dédiée à Saint-Martin. Les seigneurs de Bièvre, qui remontent à l'époque de Louis le Gros, y avaient bâti un château qui, au XVIIIe siècle, était encore d'apparence fort majestueuse. Il fut détruit, ainsi que l'abbaye de bénédictines fondée vers 1204, et successivement qualifiée d'abbaye du Val Profond, d'Abbaye au Bois, de Notre Dame des Ardents et de Val de Grâce.

Au XIVe siècle, le roi Charles V érigea le domaine en seigneurie au profit de son ami Pierre de Chevreuse alors que le poète Eustache Deschamps vantait ce village « à trois lieues de Paris » qui comptait alors cent feux. Signe de l’importance économique et de la richesse agricole de la vallée et des plateaux environnants, deux foires furent instituées. En 1536, c’est René du Bellay qui présida la dédicace de l’église Saint-Martin[33].

Au XVIIe siècle fut édifié le moulin à eau de Vauboyen et la reine de France Anne d’Autriche, visitant le couvent du Val profond, ruiné, invita les sœurs à s’installer dans la nouvelle abbaye du Val-de-Grâce à Paris. Le XVIIIe siècle vit de nombreux changements dans le village, il comptait au début du siècle cent soixante-deux feux lorsque fut creusée la rigole de Favreuse, chargée de drainer l’eau du plateau de Saclay vers les étangs inférieurs de Saclay qui alimentait la rivière du Roi Soleil et les fontaines du nouveau Parc de Versailles. Situé à proximité direct du nouveau centre du pouvoir absolu, vit l’édification de châteaux, Les Roches, La Martinière au XVIIe siècle puis Bel-Air et Silvy au XVIIIe siècle, parmi eux Pierre Le Tessier de Montarcy, joaillier du roi, Georges Mareschal, chirurgien du roi et fondateur de l’académie royale de chirurgie qui devint seigneur de Bièvres, réunissant l’ensemble des hameaux et devenant pour l’occasion marquis et Germain Pichault de La Martinière, lui aussi chirurgien du roi et conseiller d’État. Proche des forêts de Verrières et Meudon, le domaine devint l’un des rendez-vous de chasse de Louis XIV à la Rochedieu.

Industrie et rendez-vous d’artistes[modifier | modifier le code]

La Révolution française redistribua les propriétés, très vite, une noblesse d'Empire acquit les terrains et construisit de riches demeures, tel le général Jean-Andoche Junot au Petit-Bièvres, suivi par le chirurgien de Napoléon Ier, Dominique-Jean Larrey. De cette époque datent le château de la Roche-Dieu et le château de Vauboyen, construit par Louis-François Bertin. L’écrivain politique invité fréquemment ses amis artistes, parmi lesquels Victor Hugo et Juliette Drouet, Charles Gounod. Suivant l’exemple de Jouy-en-Josas voisine, une manufacture de toile peinte s’installa. Plus tard, Juliette Dodu et son beau-frère Odilon Redon, Maurice Utrillo, Camille Saint-Saëns, Vincent d'Indy, Marie Adrienne Anne Clémentine de Rochechouart de Mortemart séjournèrent dans le village. En 1833, Joseph Récamier, médecin à l’Hôtel-Dieu de Paris et maire de Bièvres racheta le château de la Roche-Dieu et reçut lui aussi savants et artistes. En 1858, c’est au-dessus de Bièvres et du Petit-Clamart que Félix Nadar réalisa la première photographie aérienne. En 1883 fut mise en service la ligne de Grande Ceinture, avec la gare de Bièvres et la gare de Vauboyen, qui menait directement à Versailles mais privait la commune d’être directement accessible depuis Paris. À cette époque débuta la culture de la fraise dans la commune.

Histoire contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1901, la municipalité acheta le château Silvy pour y installer la mairie[34]. En 1925 fut instituée la plus ancienne « fête des fraises » d'Europe, en 1930, l’État français profitant de la « loi Loucheur » participa à l’implantation du lotissement d’habitation à bon marché de l’avenue circulaire et de l’abbaye aux bois[35], en 1936 fut implantée sur le plateau au nord de la commune la base aérienne 107 Villacoublay. En 1959, le moulin de Vauboyen fut restauré pour devenir un centre d'art contemporain puis en 1964 ouvrit le musée français de la photographie. En 1963 intervint l’inscription comme monument historique du château de la Martinière, suivi en 1966 par l’inscription des châteaux de Bel-Air, de la Rochedieu et des Roches et en 1979 du classement du château de Vauboyen.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Située à proximité de Versailles, dans une vallée passagère bordée par de vastes espaces de culture, Bièvres était, lors du premier recensement des personnes en 1791 un gros bourg de neuf cent habitants. Comme nombre de communes de la région, une légère décroissance intervint jusqu’au recensement de 1800, suivie d’une fluctuation relativement importante durant une quarantaine d’année, la commune passant le cap de mille habitants en 1806 mais chutant quinze ans plus tard pour le refranchir en 1831 avant de chuter encore à partir de 1841 pour ne plus compter que huit cent quatre-vingt-treize résidents en 1846. La croissance repris jusqu’en 1866 où elle dépassait à nouveau la barre des mille personnes avant les lourdes pertes dues à la guerre franco-prussienne de 1870 qui ne laissait que neuf cent huit Bièvrois en 1872. L’ouverture de la ligne de Grande Ceinture en 1883 n’eut pour ainsi dire pas de conséquence démographique, la commune n’arrivant à mille quatre-vingt-sept habitants qu’en 1891, mais entamant dès lors une progression continue jusqu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale qui lui fit perdre plus de deux cent vingt personnes[36]. L’importante croissance démographique de la région influença aussi le développement de la commune, passant rapidement à deux mille deux cent quatre-vingt-sept habitants en 1954, puis trois mille trois cent vingt-trois en 1968 et quatre mille cent trente-trois en 1975, avant de connaître une nouvelle baisse lors du recensement de 1982 et à nouveau en 1999. Le recensement établi en 2006 a établi le nombre de Bièvrois à quatre mille neuf cent quatre-vingt-dix. L’immigration ne compte que pour une faible part dans la croissance démographique de la commune, les étrangers ne représentant en 1999 que 5,2 % de la population[37].


En 2011, la commune comptait 4 462 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 743 1 015 907 1 142 1 198 929 893 903
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
929 943 1 036 908 977 937 958 1 087 1 129
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 157 1 160 1 175 1 219 1 295 1 669 1 769 1 548 2 287
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 712 3 323 4 133 3 844 4 209 4 034 4 990 4 462 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2004[39].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

L’analyse comparée des pyramides des âges de Bièvres et du département de l’Essonne en 2006 montre des différences marquées dans la répartition de la population, avec un déficit relativement fort dans la commune de résidents nés entre 1977 et 1991, correspondant pratiquement à la population étudiante, absente de la commune et, à l’inverse, une surreprésentation des populations nées entre 1962 et 1976. A contrario, on remarque une absence quasi totale de population née avant 1917 alors qu’un faible pourcentage vie encore dans le reste du département. Les enfants représentent aussi une part relativement moins importante dans une commune pourtant considérée comme « familiale », portant le taux de résidents âgés de moins de vingt-cinq ans à 30,4 % en 1999, alors que le taux de famille monoparentale était faible à seulement 8,9 %[40].

Pyramide des âges à Bièvres en 2009 en pourcentages[41].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
0,3 
5,3 
75 à 89 ans
7,9 
10,3 
60 à 74 ans
11,8 
20,9 
45 à 59 ans
20,3 
18,9 
30 à 44 ans
20,0 
24,8 
15 à 29 ans
20,1 
19,5 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[42].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Politique locale[modifier | modifier le code]

La commune de Bièvres est le chef-lieu du canton de Bièvres, représenté par le conseiller général Thomas Joly (DVD), ce canton est intégré à la cinquième circonscription de l'Essonne représentée par la députée Maud Olivier (PS). Le maire actuel est Hervé Hocquard (UMP), il préside de le conseil municipal composé de vingt-sept élus dont vingt-trois pour la majorité divers droite, deux pour l’opposition divers gauche et deux pour la liste dissidente UMP. Parmi ces conseillers municipaux, huit sont adjoints au maire[43]. L’Insee attribue à la commune le code 91 3 03 064[44] et la Poste le code 91570. La commune de Bièvres est enregistrée au répertoire des entreprises sous le code SIREN 219 100 641. Son activité est enregistrée sous le code APE 8411Z[45].

En 2009, la commune disposait d’un budget de 13 162 000 € dont 9 795 000 € de fonctionnement et 3 367 000 € d’investissement[46], financés pour 63,19 % par les impôts locaux[47], la dette municipale s’élevait alors à 1 965 000 €[48]. Cette même année, les taux de taxes s’élevaient à 12,93 % pour la taxe d'habitation, 18,62 % et 78,47 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 14,66 % pour la taxe professionnelle[49]. En 2009, la commune disposait sur son territoire de cent quatre-vingt-treize HLM[50], soit seulement 11 % du parc de logements, ne respectant ainsi pas les préconisations de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Après avoir un temps été membre de la communauté d'agglomération du plateau de Saclay, la commune a rejoint en 2003 la communauté de communes Versailles Grand Parc, qui rassemble dix autres communes dans le département des Yvelines et qui dispose des compétences d’aménagement du territoire, de développement économique, de préservation de l'environnement et d’organisation des transports en commun. Elle adhère en outre au syndicat mixte de l'Yvette et de la Bièvre, chargé de l’aménagement des vallées des deux rivières. En 2010 la commune adhéra au syndicat mixte Paris Métropole[51]. La commune s’est dotée d’un office de tourisme.

Conseil municipal de Bièvres (mandature 2008-2014)[52].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Ensemble pour Bièvres » DVD Hervé Hocquard 23 Majorité
« Bièvres changements et solidarités » DVG Maryse Traoré-Bonnefond 2 Opposition
« Agissons pour Bièvres » UMP Jean-Michel Charpentier 2 Opposition

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Vingt-neuf maires se sont succédé à la tête de la commune de Bièvres depuis l’élection du premier en 1789 :

Liste des maires successifs[53],[54].
Période Identité Étiquette Qualité
2005 en cours Hervé Hocquard    
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances et résultats politiques[modifier | modifier le code]

Partageant relative ruralité et proximité avec les banlieues aisées des Yvelines et des Hauts-de-Seine, Bièvres apparaît, au regard des résultats aux élections des dix dernières années, comme ancrée à droite, ne versant à gauche qu’en 2004 lors des élections européennes, suivant ainsi la tendance nationale. Les électeurs bièvrois s’étaient pourtant démarqués de cette même tendance lors de l’élection régionale, étant une des rares communes à placer le candidat Jean-François Copé (UMP) en tête, et surtout en faisant preuve d’une participation relativement élevée, comparée à celle de la région (45,07 %) et du département (44,79 %), démontrant ainsi un certain intérêt pour les institutions ou la question européenne, intérêt confirmé en 2005 par la forte participation au référendum sur le traité de Rome et la très nette victoire du oui, là aussi à l’encontre des tendances nationales, régionales et départementale, confirmant par là même le plébiscite à 63,00 % en 1992 pour le traité de Maastricht[55]. Cet ancrage à droite se manifesta aussi en 2007, les électeurs bièvrois étant pour beaucoup dans la réélection du député sortant Pierre Lasbordes (UMP) en difficulté dans le reste de la circonscription[56] et offrant au candidat Nicolas Sarkozy (UMP) un score très majoritaire, presque sept points supérieur au résultat national[57], régional[58] et départemental[59]. Le relatif conservatisme intervint aussi en 2008 dans la réélection dès le premier tour du maire sortant divers droite et du conseiller général, chacun avec un score dépassant les 60 %. Cet ancrage à droite ne verse cependant pas vers l’extrême droite, comme en témoigne le relatif faible score du candidat Jean-Marie Le Pen (FN) au second tour de l’élection présidentielle de 2002, six points inférieurs au score national[60].

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Référendums[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Crèche.

Les établissements scolaires de Bièvres sont rattachés à l’académie de Versailles. Elle dispose sur son territoire de l’école maternelle les Eaux Vives et de l’école élémentaire les Castors[75], les élèves devant se rendre ensuite au collège Émile Zola dans la commune voisine d’Igny puis au lycée polyvalent du Parc de Vilgénis à Massy[76].

Les jeunes enfants sont accueillis dans le cadre d’une maison de la petite enfance qui regroupe une crèche collective, une assistante maternelle et une halte-garderie. Un centre de loisirs prend en charge les enfants hors périodes scolaires.

Santé[modifier | modifier le code]

Aucun établissement de santé n’est installé sur la commune, les urgences et pathologies sont traitées par le centre hospitalier et le SMUR d’Orsay. Cependant, douze médecins[77] et une pharmacie[78] sont implantés à Bièvres.

Services publics[modifier | modifier le code]

Le centre du Trésor Public.

La sécurité de la commune est assurée par le commissariat de Palaiseau et le centre de première intervention présent dans la commune[79]. Une agence postale[80] et une perception[81] sont implantées en centre-ville. La huitième compagnie républicaine de sécurité[82] et le centre d’entraînement et de logistique du RAID ont leur casernements dans la commune. L’organisation juridictionnelle rattache les justiciables de la commune au tribunal d’instance de Palaiseau, au conseil de prud’hommes de Longjumeau, au tribunal de grande instance et de commerce d’Évry et à la cour d'appel de Paris[83].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Localisation des villes jumelées avec Bièvres
Localisation de la ville
Bièvres

Bièvres a développé des associations de jumelage avec :

Vie quotidienne à Bièvres[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale.

Lieux[modifier | modifier le code]

Le principal espace de culture communal est le centre culturel Louis Ratel qui dispose de salles polyvalentes pour la pratique de la musique, des arts plastiques et du théâtre. Il est complété par le centre culturel d’art contemporain du moulin de Vauboyen et par une bibliothèque aménagée dans les locaux de l’école élémentaire, équipée de points d’accès à Internet. Une association de résidents constitue une maison des jeunes et de la culture active dans la commune. Trois autres lieux de culture sont répartis sur le territoire de Bièvre, par ordre d’ancienneté, le musée français de la photographie ouvert en 1964 labellisé « Musée de France », la maison littéraire Victor Hugo ouverte en 1991[86] et le musée de l'outil ouvert en 1996.

Manifestations[modifier | modifier le code]

  • Foire à l'Outil ancien et art populaire (le 1er mai)
  • Fête des Fraises (le week-end précédant la Fête de la musique) avec élection de la Reine des Fraises
  • Kermesse paroissiale
  • Foire internationale à la Photo (le 1er week-end de juin)

Sports[modifier | modifier le code]

Le centre sportif du Ratel.

Le domaine du Ratel en centre-ville est équipé d’installations sportives municipales, dont un gymnase, cinq courts de tennis dont un couvert, un terrain omnisports goudronné, un terrain de football engazonné et une piste de bicycle motocross. Un poney-club est installé à proximité de la base aéronautique. En 2007, l’union sportive ouvrière de Bièvres a fêté son soixante-dixième anniversaire.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

L’église Saint-Martin de Bièvres.

La paroisse catholique est rattachée au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes[87] et au secteur pastoral de Palaiseau[88]. Elle dispose sur le territoire de l’église Saint-Martin.

Médias[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre, d’IDF1 et Téléssonne (dont elle est membre fondateur) intégrées à Télif. L’hebdomadaire Le Républicain relate les informations locales dans son édition Nord-Essonne comme la station de radio EFM.

Économie[modifier | modifier le code]

La commune de Bièvres est intégrée par l’Insee à la zone d’emploi de Boulogne-Billancourt qui regroupe vingt-huit communes et plus de huit cent vingt mille habitants en 1999, les Bièvrois ne représentant ainsi que 0,5 % de cette population[89]. Malgré la présence d’espaces de culture au sud du territoire, aucun résident n’est recensé dans la catégorie des agriculteurs mais seize personnes étrangères travaillaient dans ce secteur à Bièvres sur les cinq exploitations que comptait la commune. Le tourisme, malgré la présence de deux musées dans la commune ne représente qu’une faible part de l’activité économique avec seulement un hôtel comptant sept chambres classées deux étoiles et un taux de résidence secondaire fixé à 2,5 %[90]. Outre la présence sur le territoire du parc d’activités Burospace et d’une partie de la zone commercial Usine Center, deux établissements publics importants sont implantés à Bièvres, la huitième compagnie républicaine de sécurité et le centre d’entraînement et de logistique du Raid. Ils sont complétés par la base aérienne 107 Villacoublay dont un tiers des terrains sont sur le territoire biévrois. La commune ne comptait pourtant effectivement sur son territoire que trois cent dix-neuf entreprises en 2007. Depuis novembre 2005, la commune est au cœur de l’opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines[91]. Un marché se tient en centre-ville les mercredis matins[92].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2004, alors que le taux de chômage était relativement faible dans la zone avec 8,6 %, il n’était que de 5,4 % à Bièvres avec une répartition de la population active nettement en faveur de la catégorie socioprofessionnelle des cadres et professions intellectuelles supérieures pour 21,2 % de la population, suivit à 16,2 % par les professions intermédiaires, 94,1 % de la population occupant un emploi salarié, pour 82,4 % d’entre dans le secteur tertiaire des services. La population bénéficie tout de même d’un niveau de vie élevé, avec un revenu net moyen imposable fixé à 48 241 euros en 2006, 77,8 % des foyers étant imposables cette année-là, revenus constitués pour les deux tiers de salaires et traitements, 68,6 % de la population étant propriétaire de son logement, composé de quatre pièces et plus dans 62,2 % des cas[93]. En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 51 282 €, ce qui plaçait Bièvres au 220e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[94].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d’entreprise Cadres et professions intellectuelles supérieures Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Bièvres 0,4 % 3,4 % 26,0 % 22,7 % 24,6 % 23,0 %
Zone d’emploi de Boulogne-Billancourt 0,0 % 3,9 % 34,9 % 26,9 % 23,8 % 10,4 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux entreprises Services aux particuliers
Bièvres 1,5 % 11,0 % 2,9 % 12,7 % 24,2 % 4,9 %
Zone d’emploi de Boulogne-Billancourt 0,2 % 11,7 % 3,9 % 10,7 % 29,8 % 9,7 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[95]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le parc de la Martinière.

Implantée dans la vallée de la Bièvre, entre la forêt de Verrières à l’est et la forêt de Versailles au nord-ouest, Bièvres bénéficie d’un environnement naturel relativement préservé, notamment constitué de plusieurs bois municipaux, le bois du Loup Pendu au nord, le bois de Monteclin à l’ouest, le bois du Chat Noir et les Brûlis au sud. Complété par des espaces agricoles à l’extrême sud, l’ensemble représente près de cinq cent quatre-vingts hectares et soixante pour cent du territoire. En outre, 14 % du domaine municipal est de type urbain non construit, majoritairement occupé par de vastes parcs privés ou publics, restes des vastes propriétés bourgeoises. À l’ouest, le parc du moulin de Vauboyen constitue un vaste marais au bord de la rivière. Les berges de la Bièvre, les bois du Chat noir, de Monteclin et du Loup pendu ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[96]. Le parc du château des Roches mêle jardin anglais et parterres, en centre-ville, le vaste parc du château de la Martinière est composé d’allées bordées d’arbres et de parterres et à l’est, les pelouses de la ferme du Ratel permettent les pratiques sportives. Le sentier de grande randonnée GR 11 passe par le centre-ville de la commune comme le sentier de grande randonnée de Pays du Hurepoix, qui relie la vallée de la Bièvre, à celle de l’Essonne, via l’Yvette, l’Orge, et la Juine[97].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Bièvres dispose d’un patrimoine architectural relativement riche, hérité des aristocrates et bourgeois habitant la commune, proche de Versailles et Paris. Plusieurs de ces bâtiments ont fait l’objet d’un classement ou d’une inscription au titre des monuments historiques, dont le château de Vauboyen et ses communs du XIXe siècle, classé en 1979[98],[99], le château de la Martinière du XVIIIe siècle inscrit en 1963[100],[101], ou d'une étude approfondie comme le château de Bel-Air du XVIIIe siècle, occupé par le centre d’entraînement du Raid[102], le château de la Rochedieu du XVIIe siècle[103], le château des Roches du XIXe siècle occupé par la secte Sōka Gakkai[104] tous trois compris dans un site inscrit en 1966, l’église Saint-Martin du XIVe siècle[105], le château Silvy du XVIIIe siècle occupé par la mairie[106].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés, ou ont vécu à Bièvres :

Victor Hugo.

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]

Blason de Bièvres

Les armes de Bièvres se blasonnent : De sinople à la fasce ondée d’argent chargée d’une bièvre de sable, accompagnée de trois fraises d’or.[107]

Le castor, anciennement appelé Bièvres en celte, est le symbole de la commune, il a donné son nom à la rivière la Bièvre, symbolisée par la fasce ondée d’argent. Les fraises rappellent la culture maraîchère dans la commune.

La commune s’est en outre dotée d’un logotype reprenant de façon stylisée et coloriée le blason.

Logotype de Bièvres

Bièvres dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif d'auteurs, Musée de la photographie, Mairie de Bièvres
  • Florence Pizzorni-Itie, La Haute Vallée de la Bièvre, Une Histoire Au Futur, Les Amis de la Bièvre,‎ 1982
  • Collectif d'auteurs, Nouveau guide de la vallée de la Bièvre, Les Amis de la Bièvre,‎ 1989
  • Collectif d'auteurs, Canton de Bièvres, L'inventaire,‎ 1990 (ISBN 9782905913053[à vérifier : isbn invalide])
  • Georges Duhamel, Le Désert de Bièvres, Omnibus,‎ 1999 (ISBN 9782258051436[à vérifier : isbn invalide])

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Bièvres dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consultée le 31/07/2012.
  2. Gentilé sur le site www.habitants.fr. Consulté le 30/03/2009.
  3. Fiche de l’occupation des sols en 2008 sur le site de l’IAURIF. Consultée le 01/11/2010.
  4. Données géographiques communales sur le site www.lion1906.com. Consulté le 10/06/2009.
  5. Orthodromie entre Bièvres et Paris sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  6. Orthodromie entre Bièvres et Évry sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  7. Orthodromie entre Bièvres et Palaiseau sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  8. Orthodromie entre Bièvres et Corbeil-Essonnes sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  9. Orthodromie entre Bièvres et Étampes sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  10. Orthodromie entre Bièvres et Montlhéry sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  11. Orthodromie entre Bièvres et Arpajon sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  12. Orthodromie entre Bièvres et Dourdan sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  13. Orthodromie entre Bièvres et La Ferté-Alais sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  14. Orthodromie entre Bièvres et Milly-la-Forêt sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  15. Orthodromie entre Bièvres et Versailles sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  16. Orthodromie entre Bièvres et Bièvres sur le site www.lion1906.com. Consultée le 13/08/2012.
  17. Orthodromie entre Bièvres et Bièvres sur le site www.lion1906.com. Consulté le 13/08/2012.
  18. Données géographiques sur Géoportail. Consulté le 19/02/2013..
  19. Fiche de la borne de Vauboyen sur la base géodésique de l’IGN. Consultée le 10/06/2009.
  20. Fiche de la borne de Val d’Albian sur la base géodésique de l’IGN. Consultée le 10/06/2009.
  21. Fiche de la borne de Monteclin sur la base géodésique de l’IGN. Consultée le 10/06/2009.
  22. Fiche de la borne de la gare de Bièvres sur la base de données géodésique de l’IGN. Consultée le 10/06/2009.
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  41. Pyramide des âges à Bièvres en 2009 sur le site de l’Insee. Consultée le 09/07/2012.
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  49. Taux de taxes municipaux sur le site www.taxe.com. Consultés le 13/12/2010.
  50. Répartition par communes et par bailleurs des logements sociaux, AORIF. Consultée le 15/05/2010.
  51. Liste des membres du Paris Métropole, sur le site officiel du syndicat. Consultée le 18/12/2010.
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  54. Magazine municipal d’information, n° 15 juillet 2009
  55. Résultats du référendum de 1992 sur le site du ministère français de l’intérieur. Consultés le 11/06/2009.
  56. Résultats de l’élection législative de 2007 dans la 5e circonscription sur le site du ministère français de l’intérieur. Consultés le 11/06/2009.
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  67. Résultats de l’élection européenne de 2004 sur le site du ministère français de l’intérieur. Consultés le 09/06/2009.
  68. Résultats de l’élection européenne de 2009 sur le site du ministère français de l’intérieur. Consultés le 11/06/2009.
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  70. Résultats de l’élection régionale de 2010 sur le site du ministère français de l’intérieur. Consultés le 22/03/2010.
  71. Résultats de l’élection cantonale de 2008 sur le site du ministère français de l’intérieur. Consultés le 10/03/2008.
  72. Résultats de l’élection municipale de 2008 sur le site du ministère français de l’intérieur. Consultés le 22/01/2013.
  73. Résultats du référendum de 2000 sur le site www.politiquemania.com. Consultés le 09/06/2009.
  74. Résultats du référendum de 2005 sur le site du ministère français de l’intérieur. Consultés le 09/06/2009.
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