Noisy-le-Roi

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Noisy-le-Roi
Hôtel de ville
Hôtel de ville
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Saint-Nom-la-Bretèche
Intercommunalité Communauté d'agglomération Versailles Grand Parc
Maire
Mandat
Michel Colin
1995-2014
Code postal 78590
Code commune 78455
Démographie
Gentilé Noiséens
Population
municipale
7 765 hab. (2011)
Densité 1 430 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 49″ N 2° 03′ 39″ E / 48.8469444444, 2.06083333333 ()48° 50′ 49″ Nord 2° 03′ 39″ Est / 48.8469444444, 2.06083333333 ()  
Altitude 133 m (min. : 92 m) (max. : 182 m)
Superficie 5,43 km2
Localisation

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Noisy-le-Roi

Noisy-le-Roi est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Noiséens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Noisy-le-Roi dans les Yvelines
Locator Dot.png

Le territoire de la commune de Noisy-le-Roi s'étend dans la plaine de Versailles entre la forêt de Marly au nord et le ru de Gally au sud, à environ 130 mètres d'altitude. C'est un territoire urbanisé pour un quart de sa superficie environ, le reste étant occupé par des terres agricoles dans la partie sud et par une frange de la forêt de Marly dans la partie nord.

Les communes limitrophes sont l'Étang-la-Ville au nord, Bailly à l'est, Fontenay-le-Fleury au sud sur environ 500 m, Rennemoulin au sud-ouest, Villepreux à l'ouest-sud-ouest et Saint-Nom-la-Bretèche à l'ouest-nord-ouest.

L'habitat, essentiellement composé d'habitations individuelles, est groupé le long de l'ancien tracé de la RD 307, à l'exception d'un important lotissement, le domaine de la Tuilerie, situé à l'ouest en bordure du golf de Saint-Nom-la-Bretèche. La ville, contiguë avec celle de Bailly, forme avec cette dernière une seule agglomération de près de 12 000 habitants.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Les communications sont assurées principalement par la route départementale D307 qui relie Saint-Cloud à Maule. Cette route orientée est-ouest emprunte une déviation à 2x2 voies qui évite l'agglomération de Bailly - Noisy-le-Roi par le sud. La commune est traversée dans sa partie nord par l'autoroute A13 (autoroute de Normandie) qui, en cet endroit, a été construite dans la forêt de Marly.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare

Sur le plan ferroviaire, la ligne Versailles - Saint-Germain-en-Laye a été partiellement rouverte au trafic en 2004 entre les gares de Saint-Germain-GC et de Noisy. Ce tronçon exploité en navettes permet une correspondance à destination de Paris-Saint-Lazare en gare de Saint-Nom-la-Bretèche.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Toponymie[modifier | modifier le code]

Noisy-le-Roi doit son nom aux noyers que produisait sa terre (la forme ancienne du nom de Noisy est Noisiaco, qui se rattache à Nucetum - lieu planté de noyers).

Histoire[modifier | modifier le code]

De la préhistoire au Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les découvertes de silex taillés sur le territoire des communes de Noisy-le-Roi et de Bailly attestent la présence humaine dès le début de la préhistoire. Longtemps recouvert par l'antique forêt des Yvelines, le territoire de la commune se trouvait, à l'époque gauloise, à la limite de la cité des Carnutes et de celle des Parisis et servait certainement de terrain de chasse à nos ancêtres.

Si le village de Noisy date sans doute de l'époque gallo-romaine, les premières mentions de Noisy, dans des documents écrits, n'apparaissent qu'en 1136, dans le cartulaire de Porrois.

Bailly, commune voisine, est encore liée à Noisy à cette époque. Cette copropriété et les incertitudes relatives au bornage des terres furent à l'origine de bien des différends et des contestations.

La seigneurie de Noisy[modifier | modifier le code]

Vue sud-ouest de Noisy

À la fin du XIIIe siècle, apparaît la famille de La Villeneuve.

En 1285, Philippe, fils de Pierre, devient seigneur de Bailly et Noisy et du Chêne-Rogneux, dans le Val de Gallie. Par des mariages, le patrimoine des Villeneuve s'accroît.

Au XIVe siècle, Noisy subit les ravages de la guerre de Cent Ans. Sur son territoire se trouvait une forteresse, liée sans doute, comme celle de Saint-Nom et de Bailly, au château de la Montjoie, lequel fut pris et brûlé deux fois par les Anglais, en 1346 et en 1431.

La peste noire de 1438, qui ravagea la région, anéantit presque toute la population.

Ce n'est qu'au début du XVIe siècle que Noisy et Bailly deviennent des seigneuries distinctes.

En 1526, Noisy est vendue à un avocat du roi au Parlement de Paris, Guillaume Poyet, qui en 1545 sera embastillé pour malversations. Ses terres tombent dans le domaine royal, ou plus précisément aux mains des favorites des rois de France François Ier et Henri II, Anne de Pisseleu puis Diane de Poitiers.

Noisy sous les Gondi[modifier | modifier le code]

En 1568, les héritiers de Diane cèdent la Seigneurie de Noisy à Albert de Gondi, grand chambellan et maréchal de France. La France est alors déchirée par les guerres de religion où s'opposent parti catholique et parti protestant avec une violence qui atteindra son point culminant avec le massacre de la Saint-Barthélemy, en 1572.

Albert de Gondi, issu d'une famille florentine arrivée en France au début du XVIe siècle et devenu baron de Retz par son mariage, jouit de la confiance de Catherine de Médicis, elle-même d'origine florentine. C'est l'un des proches conseillers du roi Charles IX, l'un de ceux qui pousseront le roi à faire assassiner l'amiral de Coligny et les principaux chefs Huguenots.

À partir de cette époque et pendant un siècle, Noisy connaît la période la plus riche de son histoire. Albert de Gondi acquiert systématiquement les terres proches de la résidence royale de Saint-Germain et, à partir de 1575, fait construire à Noisy un château avec grandes dépendances où séjourneront à plusieurs reprises la reine-mère, ses fils, le roi Henri III et le duc d'Alençon, ainsi que le duc et le cardinal de Guise.

En 1592, c'est au château de Noisy que le cardinal Pierre de Gondi, frère d'Albert, négocie avec les chefs des partis catholique et protestant et le légat du Pape la trêve signée en 1593 qui aboutira à l'abjuration d'Henri de Navarre, futur Henri IV.

Dans les années 1590, Albert de Gondi fait venir des artistes italiens pour aménager de magnifiques jardins et construire une grotte ornée de tritons, de sirènes et de dauphins jetant de l'eau dans une grande coquille de pierre. L'ensemble préfigure l'évolution de l'art du Jardin français, fortement inspiré de l'esprit de la Renaissance italienne et florentine. Le château de Noisy devint alors, par sa situation, la disposition et l'agrément de ses jardins et de sa grotte, l'un des plus beau de France et fut même qualifié par un contemporain comme « l'ornement principal du pays ».

Sous le règne de Henri IV, les Gondi perdent leur influence politique mais le château reste fréquenté par les écrivains et les artistes, dont la duchesse de Retz, femme de grande culture, brillante et spirituelle, aime s'entourer. Albert de Gondi, vieux et atteint d'une pénible maladie, meurt en 1602. Son fils aîné ayant été tué en duel, la seigneurie de Noisy revient à son petit-fils Henri. Une fille d'Albert, Claude-Marguerite, veuve très tôt de M. de Meignelay, devient alors pour une longue période la maîtresse de maison du château. C'est à elle qu'en 1607, Henri IV, craignant une épidémie de peste à Saint-Germain, confiera pendant plusieurs mois la garde de ses enfants qu'il vient voir régulièrement en allant chasser à Villepreux. Une petite anecdote : lors de ce séjour, Louis XIII enfant a, pour la première fois de sa vie, l'occasion de passer en carrosse près du moulin de Versailles qui appartenait alors aux Gondi, comme toutes les terres environnantes.

La seigneurie de Noisy restera dans la famille de Gondi jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Un petit-fils d'Albert, Jean-François Paul de Gondi, entre à son tour dans l'histoire : destiné à l'état ecclésiastique malgré des goûts mondains et une foi incertaine, et devenu coadjuteur de Paris, il affirme très tôt un énorme talent de conspirateur. Durant la minorité de Louis XIV, pendant les deux Frondes de 1648 à 1652, le château de Noisy est un foyer d'intrigues où se retrouvent Jean-François Paul de Gondi, le parlementaire Brousset, le prince de Conti et la duchesse de Longueville, frère et sœur du grand Condé. Après l'échec de la Fronde, Jean-François Paul, bien que nommé cardinal, poursuit ses intrigues et Louis XIV le contraint à l'exil. Il ne restera pas archevêque de Paris, mais ses « Mémoires » le classent parmi les meilleurs écrivains de son temps.

Noisy dans le domaine royal[modifier | modifier le code]

Son oncle Jean-François, propriétaire du château meurt en 1654. Ses héritiers cèdent la seigneurie de Noisy à François Bossuet, conseiller du Roi, cousin de Jacques-Bénigne Bossuet. À la suite de spéculations malheureuses, celui-ci ne peut répondre de ses dettes et ses biens sont saisis.

Le château de Noisy est adjugé en 1675 au roi Louis XIV qui, l'année suivante, achète la terre de Noisy. Par un décret du 20 mai 1676, Noisy est incorporé au domaine royal. Noisy deviendra, de ce fait, Noisy-le-Roi. Bossuet aura été le dernier seigneur de Noisy.

Aux environs de 1680, Louis XIV met le château et ses jardins à la disposition de ses enfants. C'est probablement à cette époque que le chemin et l'allée menant au château prennent le nom de Chemin des Princes. La réussite et la beauté des perspectives que l'on découvrait de Noisy le Roi ont été vantées par les contemporains. « Cependant, malgré tous ces agréments, cette belle maison fut longtemps négligée depuis que le Roi s'en fut rendu adjudicataire. (…) Elle est réparée dans les dedans » lorsqu'en en février 1684, Madame de Maintenon demande et obtient du roi le château de Noisy-le-Roi pour y installer son pensionnat de jeunes filles nobles et pauvres.

Louis XIV fait aménager le château de Noisy-le-Roi pour y recevoir une centaine de jeunes filles, charge Le Nôtre des jardins, de La Quintinie du potager, à la grande satisfaction de madame de Maintenon que « Noisy occupe beaucoup et fort agréablement ». Les courtisans s'y précipitent, mais les ordres sont stricts et le roi lui-même, venu sans se faire annoncer, devra attendre devant la porte que la Supérieure vienne l'accueillir.

Louis XIV, préoccupé de l'état de la noblesse, vient de fonder les Invalides et de créer les compagnies de cadets pour les fils de gentilshommes ; il entend agrandir l'établissement pour y faire éduquer deux cent cinquante demoiselles. Mais Noisy-le-Roi, qui manque d'eau, ne peut répondre à un plan si vaste. Un domaine est acheté aux environs de Versailles en 1685. Le 26 juillet 1686, à l'achèvement des travaux des bâtiments de Saint-Cyr, la communauté de Noisy s'y transporte pour devenir la Maison royale de Saint-Louis. Après le départ de Madame de Maintenon, le château est délaissé et perd de sa splendeur. Les dépendances abritent la meute de chasse au cerf du roi. Louis XIV y fait de fréquentes visites et, sur la fin de sa vie, il y vient avec la dauphine Marie. Témoins de l'époque, les énormes châtaigniers que le roi fit planter au nord du village.

En 1708, le roi offre le château à M. de Chamillart, secrétaire d'État au département de la guerre. Mais celui-ci, effrayé par les dépenses qu'entraînerait sa restauration, refuse. Le château, plus ou moins abandonné, se dégrade et quelques travaux de restauration restent sans lendemain. En 1732, Louis XV fait don du château à Charles Le Roy, Commandant des gardes-chasses du Grand Parc de Versailles, à condition de le faire démolir à ses frais. Ce dernier le rase, en ne laissant que peu de vestiges. Avec les matériaux récupérés, Charles Le Roy fait construire le petit château qui existe encore à l'angle de la rue Le Bourblanc et du square Rambaud, « une fort belle maison, résidence de goût, moderne et ornée d'une noble simplicité ». Il est vendu en juin 1751 à François Gabriel Bachelier, conseiller et premier valet de chambre du roi Louis XV qui agrandit et décore les jardins.

La commune de Noisy-le-Roi[modifier | modifier le code]

La paroisse de Noisy-le-Roi devient commune après la promulgation de la loi du 17 décembre 1789. Elle fait alors partie du canton de Marly, lui-même rattaché au district de Versailles, en janvier 1790. Après la Révolution, lors de la vente des biens nationaux, la maison de gardien du château fut achetée par Claude Feret. Cette maison revient, par héritages successifs, 75 ans plus tard, à Louis Eléonor Criton qui devint un notable de la commune, adjoint au maire. Par la tradition populaire, il donne ainsi involontairement son nom à la porte du château, seul vestige encore visible de nos jours et qui a retrouvé récemment une appellation plus conforme à l'histoire : porte des Gondi.

Pendant tout le XIXe siècle, Noisy-le-Roi n'est guère affecté par les changements des régimes politiques. À l'écart du vaste mouvement d'expansion industrielle, la commune conserve son caractère essentiellement rural. Durant la guerre de 1870-71, Noisy-le-Roi est occupé quelque temps par un détachement bavarois. Après cette guerre, la ceinture fortifiée de Paris est réorganisée. Plusieurs ouvrages militaires sont construits dans la forêt de Marly, dont la batterie de Noisy, envahie aujourd'hui par la végétation, qui est située au nord du village entre la Porte des Gondi et l'autoroute de l'Ouest.

À la même époque et pour les mêmes raisons stratégiques fut construite la ligne de chemin de fer de Grande ceinture autour de Paris. La ligne, qui dessert Noisy-le-Roi, est ouverte au trafic des voyageurs et des marchandises, entre les gares de Versailles-Matelots et Poissy, en 1882. En 1936, le service voyageurs est supprimé. L'ouverture de la gare de Grande Ceinture entraîne un important aménagement du centre de Noisy-le-Roi avec le percement de l'avenue Beaussieux - aujourd'hui avenue du Général de Gaulle - et l'édification de l'actuelle mairie, achevée en 1886.

Entre les deux guerres mondiales, de nombreuses exploitations horticoles s'installent à Noisy-le-Roi, que l'on a failli dénommer « Noisy-le-Fleuri ». Pendant la guerre de 1939-1945, de nombreux Noiséens entrent dans la Résistance ; le jeune André Le Bourblanc sera abattu chez lui par la Gestapo en 1944. C'est pour perpétuer son souvenir que son nom a été donné à la rue principale de Noisy-le-Roi.

À partir de 1961, la commune se transforme avec la création de grands ensembles immobiliers tels que la a Gaillarderie et l'Orée de Marly. La Gaillarderie était conçue, à l'origine, pour les officiers américains du SHAPE, qui avait des bases à Louveciennes et Rocquencourt (actuel INRIA). Le nombre des habitants est passé de 950 en 1959 à 3065 en 1969. Au recensement général de mars 1975, on compte 5587 habitants. Stable jusqu'en 1982, la population s'est accrue ensuite, notamment avec la création du quartier du Parc en 1985. Lors du dernier recensement de mars 1999, Noisy-le-Roi comptait 7 884 habitants.

Trou d'Enfer[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, il est signalé l'existence d'une ferme au lieu-dit « Trou d'Enfer »[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte actuellement 29 membres, élus en 2001 : 22 élus de la liste « Bien vivre à Noisy-le-Roi » (majorité municipale), conduite par Michel Colin, 5 élus de la liste « Pour les Noiséens, autrement », 2 élus de la liste « Noisy-le-Roi, j'y crois ».

Liste des maires de Noisy-le-Roi depuis la Révolution
Période Identité Parti Qualité
en juin 1790 et encore en septembre 1791 Charles Jean Trevet
en mars 1792 (depuis quand et jusqu'à quand ?) André Lucas
en septembre 1792 Philippe Daloyau
est Maire le 24 juillet 1792 & novembre 1792 François Le Beau
en janvier 1793 Charles Jean Trevet
en mars 1793-août 93-nov.93 Philippe Daloyau
en janvier 1794 Claude Courtois
en avril 1794-sept.94 & 15 mai 1795 Philppe Daloyau
en novembre 1794 François Le Beau
1795-1800 Étienne Poirié
1800-1808 Claude Courtois
1808-1813 Nicolas Jacques Demarine
1813-1815 Jean-Baptiste Bourgine
1815-1820 Nicolas Mignot
1820-1834 Nicolas Jacques Demarine
1834-1859 Louis Antoine Guyard
1859-1865 Napoléon Mignot
1865-1875 Nicolas Delafontaine
1875-1880 Louis Vavasseur
1880-1900 Victor Beaussieux
1900-1922 Ernest Tambour*
1922-1923 Charles Courtois
1923-1935 Pierre Bonnet
1935-1944 Adrien Wallet
1944-1945 Marcel Le Bourblanc**
1945-1947 Paul Beaudoux
1947-1959 Robert Thierry
1959-1995 Robert Brame
1995- 2014 Michel Colin
2014- Marc Tourelle


La véracité des dates à partir de mai 1800 est incontestable. En revanche, il existe quelques interrogations sur la période qui suit la Révolution. Si le nom et la chronologie des Maires sont exacts, les dates de prise et de fin de fonction restent inconnues et quelques doutes subsistent. Par exemple, Étienne Poirié est Maire de 1795 à 1800 alors que les Administrations Cantonales ont remplacé les Municipalités pendant cette période, il doit probablement être « Agent Municipal »

  • Ernest Tambour, maire en exercice décède à Paris le 3 décembre 1922. Charles Courtois, alors adjoint le remplace par intérim au poste de Maire. Une élection a lieu le 11 février 1923 ; Charles Courtois est officiellement élu (probablement « à l'ancienneté » et « à l'insu de son plein gré ») Maire de Noisy le Roi, poste qu'il ne veut certainement pas occuper. Quelques jours plus tard il présente sa démission. Une nouvelle élection a lieu le 25 février 1923 et Pierre Bonnet (« petit-gendre » d'Ernest Tambour selon une source familiale) devient le nouveau Maire de la commune. Charles Courtois ne sera resté Maire officiellement éu que pendant 14 jours.
  • Marcel Le Bourblanc fut élu Maire de Noisy le Roi par un Comité de Libération de 10 membres en août 1944; Ce qui n'enlève rien à sa légitimité vu le contexte historique de l'époque. Les institutions reprendront leurs cours normal avec une nouvelle élection populaire 9 mois plus tard à la fin de la Guerre en mai 1945.

(Source : Livre Noisy le Roi - Jacques Floquet - Copyright 2005)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 7 765 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
636 626 627 624 577 542 545 597 591
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
533 566 563 655 713 647 658 653 637
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
624 614 624 686 749 774 787 741 967
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 035 2 564 5 587 5 572 8 095 7 718 8 136 8 087 7 811
2011 - - - - - - - -
7 765 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48 % d’hommes (0 à 14 ans = 24,2 %, 15 à 29 ans = 15,5 %, 30 à 44 ans = 19,5 %, 45 à 59 ans = 22,2 %, plus de 60 ans = 18,5 %) ;
  • 52 % de femmes (0 à 14 ans = 21,4 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 20,4 %, 45 à 59 ans = 23,4 %, plus de 60 ans = 20,4 %).
Pyramide des âges à Noisy-le-Roi en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,6 
4,5 
75 à 89 ans
5,8 
13,7 
60 à 74 ans
14,0 
22,2 
45 à 59 ans
23,4 
19,5 
30 à 44 ans
20,4 
15,5 
15 à 29 ans
14,4 
24,2 
0 à 14 ans
21,4 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Noisy-le-Roi Église.JPG
  • L'église Saint Lubin

La paroisse de Noisy fut érigée au XIIIe siècle. Quand Albert de Gondi, vers 1589, construisit le château aujourd'hui détruit, l'ancienne église paroissiale en devint la chapelle. Pour dédommager les paroissiens, Gondi leur fit construire une nouvelle église - l'église actuelle - à quelques mètres de distance, en dehors de l'enceinte de son château.

Si elle ne présente rien de remarquable sur le plan architectural, l'église Saint-Lubin de Noisy-le-Roi, qui porte le nom de l'ancien évêque de Chartres mort en 557, est cependant typique des constructions de la fin du XVIe en Île-de-France avec, notamment, un entourage de briques encore visible sur certaines ouvertures, malgré de nombreux remaniements ultérieurs. Les récents agrandissements n'ont pas altéré son aspect.

En 1873, Alfred Sisley fit un tableau de l'église Saint-Lubin, lequel se trouve actuellement au Musée de Glasgow, en Grande-Bretagne.

  • Le relais de Postes

Il date vraisemblablement du XVIIe siècle. C'était un relais sur la route de Paris-Normandie. Longtemps bâtiment de ferme, il fut réhabilité par la municipalité en 1980 pour y abriter le Centre culturel, dont la bibliothèque municipale.

  • Le chemin des impressionnistes
    Saint Lubin.jpg
    Terrasse Sisley.jpg

Situé au nord de Noisy le Roi, au-delà de la forêt de Marly, il a été créé à l'initiative du Syndicat intercommunal des coteaux de Seine qui regroupe huit communes (Bougival, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Louveciennes, Marly-le-Roi, Le Port-Marly et Noisy-le-Roi) dans le but de promouvoir la tradition de l'impressionnisme. Sur ce « chemin » sont exposés, à l'endroit même où les peintres posèrent leur chevalet, les reproductions - sur plaques émaillées - des tableaux réalisés par les plus célèbres des impressionnistes. À Noisy-le-Roi, Alfred Sisley avait planté son chevalet sur un petit promontoire d'où il avait vue sur le clocher de l'église Saint-Lubin. La reproduction du tableau se trouve sur une butte - la terrasse Sisley - à l'entrée de la ville, le long de la RD 307.

Noisy-le-Roi Porte des Gondi.JPG
  • La porte des Gondi

Ancienne porterie du château construit par Albert de Gondi, la porte des Gondi reste le dernier vestige des fastes d'antan.

  • Le château

Au centre de Noisy-le-Roi, il fut construit en 1748 avec les matériaux provenant de la démolition du château des Gondi. Témoins de ces vestiges, les deux magnifiques chiens de pierre situés sur les piliers du portail d'entrée Nord. Le château est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Noisy-le-Roi Roseraie.JPG
  • La roseraie

Cette partie du parc, située au sud du château, fut aménagée en espace public en 1984. À l'origine, ce parc de 7 193 m2 comportait une roseraie, une prairie centrale dans l'axe du château et un espace abritant des réservoirs et l'ancien potager. L'aménagement choisi a recréé le joyau de ce parc : la roseraie. Toutes les formes de conduite de rosiers y sont représentées : rosiers anciens sur des arceaux, rosiers en guirlande, rosiers pleureurs, rosiers tiges. Elle abrite également de magnifiques spécimens d'arbres aux essences diverses, des azalées, hortensias, bruyères, et des plates-bandes de fleurs formant une symphonie de couleurs et de parfums.

  • Le couvent des Cordeliers

Vers 1589, l'ancienne église devint la chapelle du château d'Albert de Gondi. Cette chapelle fut d'abord desservie par des religieux minimes lesquels furent remplacés par des Cordeliers en 1599. De cette époque date la fondation du couvent des Cordeliers à Noisy. Durant la Révolution, le couvent fut réquisitionné et les frères dispersés.

Achetée par M. Régnault, un des bienfaiteurs de Noisy-le-Roi, cette propriété fut plus tard acquise par l'évêché de Versailles. Le couvent est aujourd'hui propriété d'une famille noiséenne.

  • La table d'orientation

Elle est érigée sur la terrasse Sisley, auprès de la reproduction du tableau du peintre. Elle permet de situer les principaux lieux ou édifices chargés d'histoire, classés ou inscrits au patrimoine des communes voisines et qui sont représentés par la reproduction d'aquarelles et de photos en couleur.

  • La batterie de Noisy-le-Roi

Elle s'intégrait dans l'ensemble des « positions de la forêt de Marly » - qui étaient au nombre de 11 - et faisait partie des ouvrages dits de « deuxième ceinture » entourant la ville de Paris, dont la construction fut décidée après la guerre de 1870, pour tenir compte des leçons de ce conflit et du siège de la capitale.

La batterie de Noisy fut construite en 1875 et était elle-même protégée par les feux du Réduit de l'Enfer. Aujourd'hui comblés, les fossés ont été transformés en chemin piétonnier.

Peinture impressionniste[modifier | modifier le code]

En 2002, pour entretenir l'héritage culturel laissé par les Impressionnistes dans les Yvelines, Noisy-le-Roi, avec huit autres communes riveraines de la Seine, Carrières-sur-Seine, Chatou, Croissy-sur-Seine, Bougival, Louveciennes, Marly-le-Roi, Le Port-Marly et Le Pecq crèe le label et la structure « Pays des Impressionnistes »[7].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Noisy-le-Roi

Les armes de Noisy-le-Roi se blasonnent ainsi :

parti, au premier d'or aux deux masses d'armes de sable posées en sautoir et liées de gueules, qui est de Gondi, au deuxième de gueules aux deux clés d'argent posées en sautoir, qui est de Clermont.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]