Maurice Lévy (publicitaire)

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Maurice Levy

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Maurice Lévy en 2011.

Nom de naissance Maurice Lévy
Naissance 18 février 1942 (72 ans)
Oujda (Maroc)
Nationalité Française
Profession PDG de Publicis Groupe

Maurice Lévy, né le 18 février 1942 à Oujda au Maroc, est un homme d'affaires français, PDG de Publicis Groupe depuis 1987. Il dispose d'une fortune estimée en 2012 à 173 millions d'euros (216e en France) et a perçu 3,6 millions d'euros en 2008, en 2009 et en 2010 (5e patron le mieux payé de France en 2010)[1],[2].

Maurice Lévy est membre du club Le Siècle et du conseil de la fondation du Forum économique mondial. Il a aussi été, de février 2010 à juin 2012, président de l'Association française des entreprises privées (Afep). Il a participé à la conférence Bilderberg de 2011[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fuyant l'Espagne franquiste, le père, professeur de philosophie sous le coup d'une condamnation à mort, puis la France menacée par l'Allemagne nazie, le couple Lévy, d'origine juive espagnole, s'installe au Maroc. C'est donc à Oujda dans l'est du pays que naît Maurice Lévy en 1942[4].

Diplômé en informatique et organisation de l'université du New Jersey en 1965, grâce à une bourse d'étude gagnée dans un concours organisé par les chaussures Bata, Maurice Lévy est recruté l'année suivante dans le service informatique d'une agence de publicité baptisée Synergie. En parallèle à son métier d'ingénieur, Maurice Lévy se découvre une passion pour les aspects plus commerciaux du métier et au début des années 1970, son rôle s'étend à des fonctions gestionnaires et financières. À 29 ans, en 1971, c'est lui que son patron choisit comme successeur à la tête du groupe. Déclinant l'offre, il préfère rejoindre un autre publicitaire, Marcel Bleustein-Blanchet, dirigeant du groupe Publicis[5].

En tant qu'ingénieur informaticien, il a l'initiative d'archiver l'essentiel des données de son entreprise sur bande magnétique. Grâce à cela, il permet à l'entreprise de se remettre en huit jours d'un incendie dévastateur survenu le 28 septembre 1972 dans l'immeuble Publicis situé sur l'avenue des Champs-Élysées à Paris[6]. Cette réussite contribue à le faire remarquer par la direction. Dès 1973, il est promu au conseil de direction, comme secrétaire général. En 1975, il est nommé directeur général adjoint de Publicis Conseil et en 1976, directeur général. Et 12 ans plus tard, il devient président du directoire[5] et succède au fondateur du groupe, Marcel Bleustein-Blanchet, au poste de président directeur général en novembre 1987.

En janvier 2008, Maurice Lévy a reçu l'International Leadership Award 2008 décerné par l’Anti-Defamation League américaine en récompense de son engagement en faveur de la tolérance et de la diversité[7]. Maurice Lévy a coorganisé en 2008 le concert organisé au Trocadéro (Paris) à l'occasion du 60e anniversaire de la création de l’État d'Israël offrant un podium à quelques artistes à la mode telles que Sofia Essaïdi, Lara Fabian ou encore la chanteuse Laam[8].

Avec le soutien de la principale actionnaire Élisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet, Maurice Lévy a mené le développement international du groupe Publicis, hissant l'entreprise familiale au 3e rang mondial du secteur de la publicité et des communications[9]. Menant une stratégie de rachats parfois hostiles contre ses concurrents lui valant le surnom de « Napoléon de la publicité » par certains médias anglo-saxons[10], Maurice Lévy a également poursuivi, dans le sillage de Bleustein-Blanchet, une politique de diversification des supports investissant très tôt Internet et les nouveaux médias.

En novembre 2011, le conseil de surveillance du groupe Publicis a renouvelé pour quatre ans la totalité des mandats des cinq membres du directoire dont Maurice Lévy, président du directoire et PDG, et de Jean-Yves Naouri [11] , directeur général adjoint et président exécutif de Publicis Worldwide.

Le magazine La Tribune dévoilait en mars 2012 que Maurice Levy allait recevoir un bonus de 16 millions d'euros de la part de Publicis. Cette somme aurait été la plus importante perçue de toute sa carrière professionnelle. Dans un contexte de crise économique, ce bonus suscita de nombreux remous et posait une nouvelle fois la question de la rémunération des "grands patrons"[12]. Maurice Levy se défendit en rappelant que ce bonus « (...) est une rémunération différée sur neuf ans. » Il reconnaissait : « C'est une somme considérable, je le reconnais tout à fait mais toutes ces années Publicis a fait mieux que ses concurrents mondiaux (...) »[13]. Selon la CGT et le site Rue89, des pressions auraient été exercées sur des salariés de Publicis afin qu'ils signent une pétition de soutien au bonus de 16 millions d'euros de Maurice Levy[14].

Il reçut le soutien de politiques tels que François Baroin le désignant comme un « immense capitaine d'industrie qui a développé un groupe français »[15]. Élisabeth Badinter, présidente du conseil de surveillance de Publicis, soutint également Maurice Lévy[16].

En 2013, Maurice Lévy a été classé troisième "patron le plus performant" du CAC 40 par le magazine Challenges[17].

Mandats[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Les plus grandes fortunes, Challenges
  2. LES SALAIRES DES PATRONS DU SBF 120: 1er, Maurice Lévy, Publicis groupe : 4,8 millions d'euros en 2012, Journal du Net
  3. St. Moritz, Switzerland, 9-12 June 2011, Bilderberg Meetings
  4. Maurice Lévy, fils de l'exil, Journal du Net
  5. a et b Albert Zennou, Maurice Lévy, informaticien, Le Figaro, 15 octobre 2007
  6. Document INA JT 20H - 28/09/1972 - 04min42s
  7. Finance Plus, le 18 janvier 2008
  8. "Nicolas Sarkozy fête le 60e anniversaire d'Israël", le Figaro, 26 mai 2008
  9. ""À partir de janvier 2012, je n'aurai plus de rémunération fixe"", le Monde, 30 novembre 2011
  10. Maurice Lévy: The Napoleon of advertising, Alex Benady, The Independent.co.uk, 29 mai 2006
  11. Jean-Yves Naouri propulsé patron du réseau Publicis, Alexandre Debouté, Le Figaro.fr, 30 mars 2011
  12. Publicis verse un méga-bonus de 16 millions d'euros à Maurice Levy, La Tribune.fr, 26 mars 2012
  13. Maurice Lévy défend son bonus : « en France, on condamne la réussite », TF1.fr, 16 avril 2012
  14. Les salariés de Publicis sommés de soutenir Maurice Lévy et ses bonus, Rue89, 2 avril 2012.
  15. François Baroin justifie le bonus de Maurice Lévy, Le Point.fr, 29 mars 2012
  16. Le patron de Publicis défend sa rémunération, Alexandre Debouté, Le Figaro.fr, 29 mai 2012
  17. Classement : les patrons les plus performants de 2013 (CAC 40), Challenges, 18 décembre 2013
  18. http://lentreprise.lexpress.fr/carriere-et-management/maurice-levy-vient-d-etre-nomme-a-la-tete-de-l-afep_22384.html
  19. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/15/20002-20120615ARTFIG00513-levy-denonce-la-vindicte-des-politiques-contre-les-patrons.php
  20. http://www.edmond-de-rothschild.fr/News%20Documents/2011-05-24-LCFEDR-FR-Carnet-M-L%C3%A9vy.pdf
  21. http://www.db.com/en/content/company/supervisory_board.htm
  22. http://www.planetfinancegroup.org/FR/conseils_comites.php
  23. http://www.puf.com/wiki/Que_sais-je:Les_100_mots_de_la_communication