Peshmerga

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Peshmerga
(ku) Pêşmerge
Le drapeau du Kurdistan est utilisé comme emblème du Peshmerga.
Le drapeau du Kurdistan est utilisé comme emblème du Peshmerga.

Période 2003 – présent
Pays Drapeau de l'Irak Irak
Branche Zeravani
Rôle Garde régionale de l'armée
Effectif 190 000[1] personnes
Garnison Parlement du Kurdistan
Marche Ey Reqîb
Guerres Campagne du Caucase
Guerre du Golfe
Batailles Génocide kurde
Opération liberté irakienne
Commandant Idris Barzani
Commandant historique Cheikh Saïd
Moustapha Barzani
Qazi Muhammad
Massoud Barzani
Jalal Talabani

Peshmerga (en kurde : Pêşmerge) est un terme utilisé par les Kurdes pour qualifier généralement les combattants kurdes. C'est aussi le terme officiel du Gouvernement régional du Kurdistan pour qualifier les forces armées du Kurdistan irakien.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot Peshmerga (en persan : پس از مرگ : pīs āz merga, face à la mort  ; kurde : پێشمەرگە : pêş (devant, au devant) + merg (mort) + a (suffixe de la 3e personne)), « qui est au devant de la mort » désigne un combattant qui se battra jusqu'à la mort.

Historique[modifier | modifier le code]

Désormais massivement déployés dans les territoires disputés entre le gouvernement autonome kurde, basé à Erbil, et le pouvoir central de Bagdad, ils sont parvenus à reprendre la ville stratégique de Kirkouk, le 12 juin 2014. Une victoire qui place le Kurdistan irakien en position de force vis-à-vis du gouvernement national. « Maliki [le Premier ministre irakien, ndlr] sait qu’il aura du mal à se passer de l'aide kurde. Sans les Peshmerga, qui sont des soldats aguerris, l'armée irakienne peinera à reconquérir seule les villes aux mains des djihadistes », explique Karim Pakzad, spécialiste de l'Irak à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris).

Les Peshmerga, littéralement « ceux qui affrontent la mort », sont les combattants des forces armées du Kurdistan irakien, région autonome située dans le nord du pays. Aussi bien opposés à Bagdad qu'aux islamistes, ils ont toujours su repousser les attaques de l'EIIL, même par le passé. « Depuis 1992, cette armée a préservé la sécurité intérieure du Kurdistan et a souvent servi de fer de lance aux actions de contre-guérilla, lors de la période de présence américaine », explique Michel Goya, historien militaire, dans une tribune publiée par le Huffington Post.

Ces succès militaires ont permis aux Kurdes « de reprendre pied dans les régions dont ils avaient été chassés sous Saddam Hussein », affirme-t-il.

Revendications[modifier | modifier le code]

L'actuelle position de force des Peshmerga est l'occasion de passer leurs revendications au premier plan parmi lesquelles Kirkouk et l'indépendance.

Kirkouk[modifier | modifier le code]

Article connexe : Kirkouk.

Considérée comme capitale historique du Kurdistan aux yeux des Peshmerga, Kirkouk est l'une des plus grandes villes pétrolières d'Irak. Depuis l'intervention américaine de 2003, ils réclament que la ville revienne dans leur giron par le biais d'un référendum, ce qui leur permettrait de bénéficier directement des revenus de l'or noir et d’atteindre une indépendance économique totale. Mais Bagdad s'y refuse farouchement et a déjà repoussé à maintes reprises l'organisation d'un scrutin.

Indépendance[modifier | modifier le code]

En Irak, le Kurdistan bénéficie d'un statut particulier de province autonome depuis 2005, avec comme capitale officielle la ville d'Erbil. Mais le gouvernement kurde ne cache pas son ambition de se désolidariser de l'Irak pour fonder son propre état indépendant. Actuellement, Bagdad est l'un des seuls gouvernements, avec celui de Téhéran, à reconnaître le Kurdistan en tant qu'entité politique régionale. En Turquie et en Syrie, les Kurdes ne sont pas considérés comme étant établis dans une même région. Au vu de l’efficacité des Peshmerga sur le terrain, Bagdad pourrait bien être contrainte de concéder l'indépendance au Kurdistan en échange d'une aide militaire des combattants kurdes pour débarrasser l'Irak des djihadistes de l'EIIL.

Popularité[modifier | modifier le code]

Les Peshmerga sont très populaires chez les Kurdes qui se disent globalement confiants en la capacité de ces combattants à protéger leur territoire. Ils parviennent également à créer un consensus plus large, jusque dans la région voisine de Ninive et même dans les villages chrétiens où ces combattants n'hésitent pas à prendre les armes pour défendre la population locale.

Preuve de leur popularité, parmi les centaines de milliers de personnes fuyant actuellement les combats, la plupart afflue vers le Kurdistan pour trouver refuge. Selon le gouvernement kurde, au moins 150 000 personnes ont franchi les frontières de la région. Des chiffres qui pourraient rapidement augmenter au vu de l'exode massif que les affrontements entraînent : pour la seule ville de Mossoul, 500 000 habitants ont fui lorsque les djihadistes ont pris le contrôle.

En d'autres termes, le Kurdistan – qui a été relativement épargné par les attentats ces dernières années – apparaît aux yeux de la population comme une zone sécurisée et encadrée par une armée puissante qui n'a perdu que sept soldats depuis le début de l'offensive des islamistes, les djihadistes concentrant essentiellement jusqu'à maintenant leurs attaques sur l'armée irakienne, peut-être pour éviter de se mettre totalement à dos les Kurdes, à majorité sunnites.

Equipements[modifier | modifier le code]

Leurs ressources humaines et logistiques sont l'artillerie lourde, les hélicoptères, les chars mais aussi deux divisions d'infanterie inscrites dans l'ordre de bataille de l'armée irakienne. La force militaire du Kurdistan irakien est particulièrement importante au regard de l'étendue de son territoire. Peshmerga compterait également de quelque 200 000 à 250 000 hommes, longtemps entraînés et équipés par l'armée américaine. Autant d'éléments qui en font la force militaire « la plus puissante » du territoire irakien, devant l'armée régulière, selon Michel Goya. Pour autant, « les capacités offensives de l'armée kurde sont également limitées », nuance le spécialiste. « Elle peut, au mieux – mais ce serait déjà considérable –, réoccuper Mossoul et contrôler la frontière avec la Syrie, en liaison avec la guérilla kurde syrienne sur place […]. Elle peut même, en conjonction avec les forces de Bagdad, réoccuper le Tigre mais ce serait sans doute pour s'y engager dans une contre-guérilla permanente ».

Véhicules armés[modifier | modifier le code]

Nom Pays d'origine Type
T-54/T-55[2] Drapeau de l'URSS Union soviétique Char de combat principal
T-62 Drapeau de l'URSS Union soviétique Char de combat principal
T-72[2],[3] Drapeau de l'URSS Union soviétique Char de combat principal
BMP-1 Drapeau de l'URSS Union soviétique Véhicule de combat d'infanterie
MT-LB Drapeau de l'URSS Union soviétique Véhicule de transport de troupes
BRDM-2 Drapeau de l'URSS Union soviétique Véhicule de transport de troupes

Véhicules logistiques et utilitaires[modifier | modifier le code]

Nom Pays d'origine Type Notes
Ural-5323 Drapeau de la Russie Russie Transport (8x8 10-tonnes)
GAZ-33097 Drapeau de la Russie Russie Transport (4x4 2-tonnes)
GAZ-66 Drapeau de la Russie Russie Transport (4x4 2-tonnes)
Humvee[4] Drapeau des États-Unis États-Unis Transport

Artillerie[modifier | modifier le code]

Nom Pays d'origine Type
2S1 Gvozdika Drapeau de l'URSS Union soviétique Canon automoteur
BM-21 Grad Drapeau de l'URSS Union soviétique Lance-roquettes multiple
Type 63 Drapeau de la République populaire de Chine Chine Lance-roquettes multiple
M56 Drapeau de l'URSS Union soviétique Obusier
D30 Drapeau de l'URSS Union soviétique Obusier
M30 Drapeau de l'URSS Union soviétique Obusier
D1 Drapeau de l'URSS Union soviétique Obusier

Mortiers[modifier | modifier le code]

Nom Pays d'origine Type
Vasilek Drapeau de l'URSS Union soviétique Mortier
M252 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Mortier
M-29 Drapeau des États-Unis États-Unis Mortier
M-224 Drapeau des États-Unis États-Unis Mortier
M1938 Drapeau de l'URSS Union soviétique Mortier

Armes antiaériennes[modifier | modifier le code]

Nom Pays d'origine Type
ZU-23-2 Drapeau de l'URSS Union soviétique Arme antiaérienne
KS-30 Drapeau de l'URSS Union soviétique Arme antiaérienne
Type 63 Drapeau de l'URSS Union soviétique Arme antiaérienne

Hélicoptères[modifier | modifier le code]

Nom Pays d'origine Type
Mil Mi-17[citation nécessaire] Drapeau de l'URSS Union soviétique Hélicoptère
Mil Mi-8[citation nécessaire] Drapeau de l'URSS Union soviétique Hélicoptère
Sikorsky S-333[5],[6],[7] Drapeau des États-Unis États-Unis Hélicoptère
Bell OH-58 Kiowa[citation nécessaire] Drapeau des États-Unis États-Unis Hélicoptère
Eurocopter EC120 Colibri[8],[9] Drapeau de la France France Hélicoptère

Références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]