Maxime Brunerie

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Maxime brunerise

Naissance 21 mai 1977 (37 ans)
Courcouronnes (Essonne), Drapeau de la France France
Nationalité Drapeau de la France France

Serg Maxime Brunerie, né le 21 mai 1977, à Courcouronnes (Essonne)[1], est l'auteur d'une tentative manquée d'assassinat sur le président de la République française Jacques Chirac, le 14 juillet 2002, lors du défilé militaire sur les Champs-Élysées.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'attentat manqué et la condamnation[modifier | modifier le code]

Maxime Brunerie, étudiant en BTS de comptabilité-gestion, était un militant d'extrême droite néonazi habitué de la tribune du Kop de Boulogne du PSG. Il est le fils d'Annie, ancienne militante RPR, et Jean Brunerie, guitariste. Il avait l'intention d'assassiner Jacques Chirac afin de s'attirer la célébrité. Il avait ainsi laissé un message sur le forum internet de Combat 18 : « Regardez la télévision dimanche, la star ce sera moi. Mort au ZOG ! 88[2]! ») puis de se suicider. Ces deux tentatives échouèrent.

À l'aide d'une carabine .22 Long Rifle préalablement cachée dans un étui à guitare, Maxime Brunerie tire en direction de la voiture présidentielle depuis le trottoir des Champs-Élysées, mais rate sa cible. Des spectateurs le plaquent au sol, avant que la police intervienne et le maîtrise.

L'enquête montrera que Maxime Brunerie était proche du groupuscule Unité radicale (dissous à la suite de l'assassinat raté) et était membre du Mouvement national républicain, qu'il avait représenté aux élections municipales de 2001 (18e arrondissement de Paris)[3],[4]. Il avait également fréquenté le milieu du rock identitaire français, et avait contribué à la diffusion de certains disques en Île-de-France, pour le compte du label « Bleu Blanc Rock »[5].

Selon les Renseignements généraux, Maxime Brunerie, insatisfait, a eu « l'impression d'avoir fait le tour de l'extrême droite ». Il a alors décidé, seul, sans être guidé ni aidé dans son entreprise par un quelconque groupe, de commettre un acte qui marquera les esprits. Sans vie sentimentale[6], Maxime Brunerie était victime d'un profond mal-être et souhaitait en finir avec la vie, après avoir échoué à trouver sa voie dans l'action politique.

Il a été condamné à dix ans de prison, la Justice l'estimant responsable de ses actes, sur la foi d'examens psychiatriques. Il semblerait après analyse qu'il n'ait pas voulu assassiner Jacques Chirac, mais qu'il rêvait d'une mort glorieuse, en étant abattu par le GIGN. Lors de son procès, il déclara que Jean-Marie Le Pen aurait été une meilleure cible[7].

Après la libération[modifier | modifier le code]

Il est libéré le lundi 3 août 2009, du Centre de détention de Val-de-Reuil (Eure), à l’issue de sept ans de réclusion[8].

Il donne une interview à Europe 1 en septembre 2009, déclarant avoir « complètement pété les plombs » en 2002 et souhaiter maintenant aller de l'avant[9].

En 2011, il publie un récit autobiographique intitulé Une vie ordinaire : je voulais tuer Jacques Chirac, et se dit désormais éloigné de tout militantisme politique[10]. Après avoir travaillé pendant un an en tant que responsable des ressources humaines dans une collectivité, il a créé son entreprise d'achat-vente de livres anciens.

Ses opinions politiques ont changé. Il effectue en juillet 2011 une demande d'adhésion au MoDem[11], mais Marc Fesneau, secrétaire général du parti, annonce que le bureau exécutif a refusé son adhésion. En octobre 2011, il appelle à voter Ségolène Royal à la primaire socialiste[12].

En mai 2011, il doit publier dans la revue Bordel de Stéphane Million Éditeur une nouvelle qui est finalement retirée[13]. Il déclenche une polémique, en 2012, en participant au jury d'un prix littéraire créé par Laurence Biava. Le lauréat refuse le prix, et la cérémonie où il doit le recevoir est annulée[14].

En juin 2013, il est mis en examen pour violences sur sa compagne[15].

Également en 2013, il a participé aux manifestations contre le mariage pour tous aux côtés du mouvement du Printemps Français[16].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Documentaire télévision[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Biographie de Maxime Brunerie », sur affaires-criminelles.com.
  2. ZOG signifie « Gouvernement sioniste d'occupation » tandis que 88 est une manière codée d'écrire « Heil Hitler », H étant la huitième lettre de l'alphabet.
  3. Bloc identitaire.com
  4. Graeme Atkinson, « France - Nazi shooter targets Chirac », sur Searchlight,‎ août 2002.
  5. Interview de Jean-Yves Camus par Sébastien Homer, « En tirant sur le président de la République, Maxime Brunerie a rappelé la dangerosité des groupuscules fascistes et néonazis », L'Humanité,‎ 20 juillet 2002 (lire en ligne).
  6. « Brunerie devant les assises », Reuters,‎ 6 décembre 2004.
  7. François Caviglioli, « La grosse boulette de Maxime Brunerie », Le Nouvel Observateur, no 2093,‎ 16 décembre 2004 (lire en ligne).
  8. « Maxime Brunerie a été libéré », Le Monde, 22 août 2009.
  9. « Maxime Brunerie : “Je préfère regarder devant” », Europe 1, 17 septembre 2009.
  10. « Confessions de l'homme qui voulait tuer Chirac », L'Express, 4 mai 2011.
  11. « Maxime Brunerie au MoDem ? "Pas de déséquilibrés chez nous", répond Bayrou », france-info.com, 28 juillet 2011.
  12. « Royal, Montebourg et leurs encombrants soutiens », Le Journal du dimanche, 8 octobre 2011.
  13. Actualitte.com
  14. Brunerie dans un jury littéraire Rue89.com
  15. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2013/07/03/97001-20130703FILWWW00405-maxime-brunerie-mis-en-examen.php
  16. Maxime Brunerie mis en examen pour violences sur sa compagne, RTL, 3 juillet 2013.