Edwy Plenel

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Edwy Plenel
Image illustrative de l'article Edwy Plenel
Edwy Plenel lors du Salon du livre de Paris en mars 2011.

Nom de naissance Hervé Edwy Plenel
Naissance 31 août 1952 (62 ans)
Nantes, Loire-Inférieure
Nationalité Française
Profession Journaliste
Journalisme en ligne, journalisme d'investigation
Autres activités Écrivain, enseignant
Années d'activité 1976 -
Site internet http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel
Médias
Pays Drapeau de la France France
Presse écrite Mediapart
Fonction Directeur de la publication
Autres médias Le Monde

Edwy Plenel, de son nom complet Hervé Edwy Plenel[Note 1],[1], est un journaliste politique français, né le 31 août 1952 à Nantes. Il est directeur de la rédaction du quotidien Le Monde de 1996 jusqu'à sa démission en novembre 2004. Critiqué en interne et en désaccord avec les orientations prises par le journal et le groupe dirigés à l'époque par Jean-Marie Colombani et Alain Minc, il est licencié le 31 octobre 2005 après avoir travaillé vingt-cinq ans dans la rédaction du quotidien. Il a depuis cofondé le site Mediapart, journal payant accessible sur Internet, qui a ouvert le 16 mars 2008, et qui a joué un rôle-clé dans la révélation des affaires Woerth-Bettencourt, Cahuzac et Aquilino Morelle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edwy Plenel à la Fête de l'Humanité en 2008.

Parcours[modifier | modifier le code]

Edwy Plenel est le fils du vice-recteur de la Martinique Alain Plénel[2],[3], connu pour ses engagements anti-colonialistes, rétrogradé[4] de l'Éducation nationale en 1965 sous la présidence du général de Gaulle et réhabilité en 1982 grâce à l'intervention de Stéphane Hessel[5].

Edwy Plenel passe l'essentiel de son enfance dans cette île des Caraïbes, qu'il quitte en 1962. Après une étape en région parisienne, il vit à partir de 1965 en Algérie, termine à Alger sa scolarité et y commence ses études universitaires.

De retour en France et arrivé à Paris en 1970, il abandonne ses études et rejoint la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) et en 1976 il est, sous le pseudonyme de Joseph Krasny (Красный signifiant à la fois rouge et beau en russe), journaliste à Rouge, hebdomadaire de la LCR, qui devient quotidien durant une brève période. Après son service militaire, il s'éloigne de la LCR, et entre au journal Le Monde en 1980. Son livre Secrets de jeunesse (2001) revient sur une jeunesse militante trotskiste qu'il n'a jamais reniée.

D'abord spécialiste au Monde des questions d'éducation, il s'y fait remarquer, à partir de 1982, par ses enquêtes, tout en assurant la rubrique « police » du quotidien. Ses révélations sur la plupart des affaires de la présidence de François Mitterrand en feront une figure du journalisme indépendant et critique. Jusqu'en 1994, soit pendant une quinzaine d'années, il travaille à l'écart du monde journalistique parisien, en solitaire ou en tandem – essentiellement avec Bertrand Le Gendre, puis Georges Marion. L'élection de Jean-Marie Colombani à la tête du Monde, qui, à l'époque, était simplement un journal et non pas un groupe de presse, va l'amener à accepter des responsabilités. Principal animateur de la nouvelle formule du Monde sortie en 1995, il devient directeur de la rédaction en 1996.

Jusqu'en 2003, sous sa direction, les ventes du quotidien augmenteront, hissant Le Monde à un niveau qu'il n'avait jamais atteint depuis sa création en 1944, celui de premier quotidien national généraliste, devant Le Figaro. Avec une diffusion totale (France + étranger) payée de 407 085, l'année 2002 reste le record historique du Monde : premier quotidien national cette année-là, il bat son précédent record de 1979, en affichant une diffusion France payée de 361 254 exemplaires et une progression de 19,5 % depuis 1994. Cependant, le déclin des ventes à 389 249 en 2003 et à 371 803 en 2004[6], dans un contexte de crise né de la publication en 2003 de La Face cachée du Monde de Pierre Péan et Philippe Cohen, affaiblit sa position au sein du journal, et il démissionne de la direction en novembre 2004, avant de quitter définitivement le journal le 31 octobre 2005. La diffusion du Monde a continué à décliner après son départ, pour se redresser légèrement en 2011[7].

Edwy Plenel suscite des opinions contrastées. Certains saluent le dynamisme, l'originalité et l'indépendance de sa direction éditoriale[8]. Pierre Péan et Philippe Cohen, l'ont violemment attaqué en dénonçant sa vision « complotiste », ses méthodes de direction et ses « campagnes » contre des personnalités telles que Roland Dumas. À leur suite, Bernard Poulet a contesté son utilisation du Monde comme un instrument de pouvoir[9]. Ces critiques ont été elles-mêmes dénoncées comme créant une « légende noire », qui, tout à la fois, le mythifie et le diabolise[10]. Il l'évoque dans la préface de ses Chroniques marranes (2007), sous le titre « Autoportrait ».

En novembre 2007, il annonce un nouveau projet de média participatif sur Internet, Mediapart, site lancé le 16 mars 2008.

Il est l'époux de Nicole Lapierre.

Affaire des écoutes de l'Élysée et autres scandales[modifier | modifier le code]

Edwy Plenel est l'une des personnalités victimes des écoutes illégales de l'Élysée dans les années 1980. Plenel a été mis sur écoute en raison de ses enquêtes sur la cellule antiterroriste de l’Élysée dirigée par Christian Prouteau, notamment son implication dans le dévoilement de l'affaire des Irlandais de Vincennes. Sa mise sur écoute s'est prolongée en 1985 durant l'affaire du Rainbow Warrior pour connaître ses sources alors que ses révélations provoquaient la démission du ministre de la défense, Charles Hernu, et du chef des services secrets français, l'amiral Pierre Lacoste. Poursuivis devant la justice, les collaborateurs concernés de François Mitterrand prétextent une affaire d'espionnage des services secrets soviétiques, le dossier Farewell, pour justifier cette mise sur écoute, allant jusqu'à affirmer que l'ex-trotskiste Plenel travaillait pour la CIA.

Cette dernière assertion est reprise sans aucune distance ni précaution par certains journalistes défenseurs de Mitterrand. Le jugement rendu en 2005 par la XVIe chambre du tribunal correctionnel de Paris la balaye explicitement, et a condamné à des peines d'emprisonnement avec sursis les quatre responsables de la cellule de l'Élysée pour avoir mis sur écoute Plenel. Ils ne font pas appel de ce jugement. À l'issue de ce procès, Plenel rassemble en un volume ses trois livres sur la présidence de Mitterrand (La Part d'ombre, Un temps de chien et Les Mots volés), en y ajoutant une analyse du procès des écoutes (Le Journaliste et le Président, 2006).

Edwy Plenel a également été l'une des victimes des dénonciations calomnieuses des faux listings de l'affaire Clearstream. Les faits remontent à 2003 et 2004, mais n'ont été portés à sa connaissance qu'au printemps 2006. Partie civile depuis lors, il a notamment critiqué dans ce dossier le poids que fait peser sur la justice Nicolas Sarkozy.

Scandale à Panama[modifier | modifier le code]

À l'opposé, Edwy Plenel est l'auteur d'un mémorable « loupé » : à l'été 1991, à l'occasion d'un voyage d'un mois sur les traces du « découvreur » de l’Amérique, il écrit pour Le Monde toute une série d'articles dont le titre est Voyage avec Colomb. Alors que cette série se termine, le 24e volet est présenté comme un scoop : Un scandale à Panama. Plenel avance que, quelques années plus tôt, le régime du général Noriega (comprendre l'argent de la drogue) aurait financé le Parti socialiste, notamment dans le cadre de la campagne de l'élection présidentielle française de 1988. Des lettres sont produites, à en-tête de l'ambassade de France au Panama, datées de 1987[11]. Dans les heures qui suivent la parution du Monde de ce 27 août 1991[12], le PS dément formellement les allégations de cet article, mais le rectificatif du journal n'apparaîtra que le 5 septembre suivant : Le Monde y exprime son « regret » auprès « des lecteurs et des divers intéressés » d'avoir publié des « informations non vérifiées ». Et pour cause : les fameuses lettres se sont révélées être des faux très grossiers, Plenel n'ayant pas vérifié que le signataire de celles-ci n'était, depuis longtemps, déjà plus en poste à l'ambassade de France du Panama.

Crise du Monde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Face cachée du Monde.

S'il a gardé une réputation de journaliste indépendant, Plenel fut parfois accusé d'autoritarisme dans sa gestion de la rédaction du Monde. La fin de sa carrière de directeur de la rédaction du Monde a été précipitée par les accusations de Pierre Péan et Philippe Cohen dans leur livre La Face cachée du Monde, du contre-pouvoir aux abus de pouvoir (éditions Mille et une nuits, 2003). Contestant ce réquisitoire, qu'il juge comme étant une « accumulation d’erreurs, de mensonges, diffamations et calomnies »[13], Plenel s'est expliqué dans Procès (2006), où il revient à la fois sur ce livre, qu'il qualifie d'« attentat éditorial », sur sa conception du métier de journaliste, sur son engagement professionnel au Monde et sur ses divergences avec les « vrais dirigeants » de ce journal qu'étaient, selon lui, Jean-Marie Colombani et Alain Minc. Ces réponses sont contestées par l'un de ses anciens proches, Alain Rollat, qui témoigne avoir agi avec Edwy Plenel au niveau de la section syndicale SNJ-CGT et de la Société des rédacteurs afin de favoriser la prise de pouvoir de Jean-Marie Colombani [14], qui nommera ensuite Edwy Plenel directeur de la rédaction. S'exprimant au sujet des réactions d'Edwy Plenel au livre de Péan et Cohen, il dira : « Plenel est expert en dialectique. Mis en accusation, il accuse à son tour. Mais il porte sa riposte sur le terrain où il est le plus à l’aise, celle de la réflexion affective, pas sur le terrain où il est attaqué, celui des faits objectifs. Sa réaction est celle de l’homme politique confronté à un travail journalistique gênant. Son premier réflexe consiste à essayer de discréditer l’auteur de l’écrit »[15].

Au sein de la rédaction du Monde, Daniel Schneidermann sera l'un des rares journalistes à oser exprimer une réaction critique vis-à-vis du quotidien et du comportement d'Edwy Plenel, et poursuivra cette critique dans son ouvrage Le Cauchemar médiatique, où il met en cause la réaction de la direction du quotidien, en estimant que celle-ci ne répondait pas aux arguments du livre[16]. En octobre 2003, Daniel Schneidermann est licencié du quotidien.

Edwy Plenel est également contesté pour avoir laissé paraître dans Le Monde des accusations diffamatoires à l'encontre de Dominique Baudis[17].

Mediapart[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mediapart.

Depuis fin 2007, date de la création de la SAS Mediapart, Edwy Plenel dirige Mediapart, journal d'information en ligne payant sur Internet, en tant que président de la société éditrice et directeur de publication du journal. Six fondateurs sont à l'origine de la création du journal en ligne Mediapart : outre Edwy Plenel, il s'agit de François Bonnet (directeur éditorial), Gérard Desportes, Laurent Mauduit, Marie-Hélène Smiéjan-Wanneroy (directrice administrative et financière) et Godefroy Beauvallet.

Mediapart est également à l'initiative de la création, à l'automne 2009, du Syndicat de la presse indépendante d'information en ligne (SPIIL), dont Edwy Plenel est le secrétaire général[18].

En mars 2011, Edwy Plenel a annoncé le lancement de FrenchLeaks, site de documentation et d'alerte animé par Mediapart et inspiré de WikiLeaks, dont Mediapart est l'un des partenaires[19]. Edwy Plenel s'est souvent exprimé sur le thème de la protection des sources d'information des journalistes pour indiquer la nécessité de réformer la loi française.

Après avoir porté l'affaire Cahuzac contre tous, il met en cause directement le 7 avril 2013, sur Itélé, le ministre de l'Économie et des Finances Pierre Moscovici. Il affirme que ce dernier connaissait la situation illicite de son ministre délégué depuis mi-décembre 2012, et que l'enquête qu'il avait diligentée sur Jérôme Cahuzac n'aurait servi qu'à le blanchir.

Livres, émissions et films[modifier | modifier le code]

Edwy Plenel à Montpellier, en septembre 2008.

Edwy Plenel a publié une vingtaine d'ouvrages, dont L'Effet Le Pen (en collaboration, 1984), La République inachevée sous-titré L'État et l'école en France (1985), La Part d'ombre (1992), Secrets de jeunesse (2001), qui a été distingué par le prix Médicis essai, La Découverte du monde (2002), Procès (2006), Le Président de trop (2011), Le Droit de savoir (2013) et Dire non (2014).

De 1986 à 1995, il a codirigé, puis dirigé seul une collection de livres d'actualité, d'abord chez Gallimard (« Au vif du sujet ») jusqu'en 1991, puis chez Stock (« Au vif »). Parmi les quarante-sept ouvrages qui y ont été publiés, on remarque notamment le best-seller de Gilles Perrault Notre ami le roi, deux essais d'Edgar Morin (Penser l'Europe et Mes démons), deux de Daniel Bensaïd (Moi, la Révolution et Jeanne, de guerre lasse), le témoignage précurseur d'Alain Emmanuel Dreuilhe sur le sida (Corps à corps), la trilogie d'Anne Tristan (Au Front, L'Autre monde et Clandestine) et Tibet mort ou vif, un essai du journaliste Pierre-Antoine Donnet.

Plenel est également présent dans les médias audiovisuels. De 1995 à 2007, il a présenté sur LCI une émission hebdomadaire sur les livres, intitulée Le Monde des idées, puis Entre guillemets. Depuis janvier 2005, il tient une chronique hebdomadaire sur France Culture, d'abord Lignes de fuite diffusée le samedi[20], puis Le Monde selon Edwy Plenel diffusé le mercredi[21]. En décembre 2013, Meïr Waintrater, ancien directeur de la rédaction de L'Arche révèle que la lettre sur laquelle s'appuie Plenel dans un billet, diffusé dans « Les Matins de France Culture » le même mois, lettre censée avoir été adressée en 2001 par Nelson Mandela au journaliste américain Tom Friedman et dans laquelle celui-ci condamne l’attitude d'Israël envers les Palestiniens, est un faux connu depuis plus de dix ans[22]. Dans sa chronique suivante puis sur son blog de Mediapart, Edwy Plenel a reconnu publiquement son erreur mais en a expliqué le contexte et l'histoire, en rappelant la position des combattants anti-apartheid sur la question palestinienne[23].

À la télévision, Edwy Plenel a été chroniqueur dans plusieurs émissions hebdomadaires sur France Ô, chaîne qu'il affectionne particulièrement (en rapport à ses origines). Dans le domaine de la fiction audiovisuelle, il a été coscénariste, avec Georges Marion, de Une affaire d'État (1990), téléfilm de Jean Marbœuf avec Bernard Pivot dans le rôle-titre, et conseiller pour Le Rainbow Warrior (2006) de Pierre Boutron, scénario de Dan Franck. Il a aussi participé à un projet de téléfilm sur l'affaire d'Ouvéa de 1988, pour Canal+, auprès des scénaristes Gilles Taurand et Antoine Lacomblez.

Dans la presse écrite, après son départ du Monde, il a tenu une chronique bimensuelle, puis mensuelle dans le quotidien belge Le Soir (La France vue d'en dehors, puis En dehors), de septembre 2006 à juin 2008. Dans ses commentaires de l'élection présidentielle française de 2007, il a été un critique de Nicolas Sarkozy[24]. Il fut d'ailleurs le premier à employer dans les médias, à propos du président nouvellement élu, l'expression d'« hyperprésidence ». De l'automne 2007 jusqu'au début 2010, il a tenu une chronique bi-mensuelle dans l'hebdomadaire Marianne, à la rubrique « Ils ne pensent pas (forcément) comme nous ».

En 2014, il publie un essai Pour les musulmans salué par Thierry de Cabarrus pour sa dénonciation de l'« islamophobie de France » et du « repli sur soi » des Français[25]. Luc Rosenzweig, lui, parle de « délires idéologiques » et critique une vision « de l’indignité de l’homme blanc dominateur, marqué pour l’éternité de la flétrissure colonialiste, qui se transmet de génération en génération »[26].

Professeur associé[modifier | modifier le code]

Ayant participé, auprès du professeur Paul Alliès, à la création du Master II professionnel « Métiers du journalisme » à l'Université Montpellier 1, il y a été nommé professeur associé en 2006, sur proposition des instances universitaires[27]. Jusqu'à l'année universitaire 2012-2013, il a enseigné au sein du département de science politique de l'Université Montpellier 1. Ses principaux cours ont pour intitulé : « Philosophie du journalisme », « Sociologie du journalisme », « Presse et pouvoir », « Communication et politique »[28].

Depuis août 2008, il est également professeur associé à l'Académie du journalisme et des médias de l'Université de Neuchâtel (Suisse). Accueillie par la faculté des sciences économiques, l'AJM a été créée par le professeur Vincent Kaufmann, en partenariat avec le Centre romand de formation des journalistes. Dans le cadre de la maîtrise universitaire en journalisme, Edwy Plenel délivre un cours de « Perspectives historiques » ainsi qu'un cours de « Perspectives philosophiques et politiques », puis un cours intitulé « Principes du journalisme » [29].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  • En 1986, lauréat du Prix de la fondation Mumm pour la presse écrite (France) ;
  • En 2001, lauréat du prix Médicis essai ;
  • En 2012, lauréat du treizième Prix international Omar Aourtilane de la liberté de la presse (Algérie), (Prix à la mémoire du journaliste cofondateur et rédacteur en chef du quotidien El Khabar, assassiné en 1995)[30].

Publications[modifier | modifier le code]

Essais, témoignages et reportages[modifier | modifier le code]

  • La République inachevée. L'État et l'école en France, Paris, Payot, 1985 ; Stock, 1997 ; Biblio « Essais », 1999.
  • Voyage avec Colomb, Paris, Le Monde-Éditions, 1991 (traduit en japonais).
  • La Part d'ombre, Paris, Stock, 1992 ; Gallimard, « Folio Actuel », 1994.
  • Un temps de chien, Paris, Stock, 1994 ; Gallimard, « Folio Actuel », 1996.
  • Les Mots volés, Paris, Stock, 1997 ; Gallimard, « Folio Actuel », 1999.
  • L'Épreuve, Paris, Stock, 1999.
  • Secrets de jeunesse, Paris, Stock, 2001 (prix Médicis essai) ; Gallimard, « Folio », 2003.
  • La Découverte du monde, Paris, Stock, 2002 ; Gallimard, « Folio Actuel », 2004 (traduit en coréen).
  • Procès, Paris, Stock, 2006 (prix du Journal du Centre) ; Gallimard, « Folio », 2007.
  • Le Journaliste et le Président, Paris, Stock, 2006.
  • Combat pour une presse libre. Le manifeste de Mediapart, Paris, Galaade, 2009 (traduit en espagnol).
  • Le Droit de savoir, Paris, Don Quichotte, 2013; Seuil, « Points », 2014.
  • Dire non, Paris, Don Quichotte, 2014.
  • Pour les musulmans, Paris, La Découverte, 2014.

Recueils[modifier | modifier le code]

  • L'Effet Le Pen (en collaboration avec Alain Rollat), Paris, La Découverte-Le Monde, 1984.
  • Mourir à Ouvéa. Le tournant calédonien (en collaboration avec Alain Rollat), Paris, La Découverte-Le Monde, 1988.
  • La République menacée. Dix ans d'effet Le Pen (en collaboration avec Alain Rollat), Paris, Le Monde-Éditons, 1992.
  • Chroniques marranes, Paris, Stock, 2007.
  • Le Président de trop. Vertus de l'antisarkozysme, vices du présidentialisme, Paris, Don Quichotte, 2011.

Entretiens[modifier | modifier le code]

Préfaces et contributions[modifier | modifier le code]

  • à Jean-Pierre Favereau, Blues Outremer, Paris, Contrejour, 1991.
  • à Joseph Fouché, Mémoires, Paris, Arléa, 1993.
  • à François Maspero, L'honneur de Saint-Arnaud, Paris, Seuil, « Points » 1995.
  • à Christine Daure-Serfaty, Lettres du Maroc, Paris, Stock, 2000.
  • à Seymour Hersh, Dommages collatéraux, Paris, Denoël, 2005.
  • à Des nouvelles de La Fontaine, recueil collectif, Paris, Gallimard, 2007.
  • à Robert E. Park, Le journaliste et le sociologue, Paris, Seuil, 2008.
  • à Edgar Morin, plans rapprochés, revue Communications, no 82, Paris, Seuil, 2008.
  • à Jean-Georges Chali, Vincent Placoly, un créole américain, Fort-de-France, Desnel, 2008.
  • à Michel Vinaver, Côté texte / Côté scène, hors série Revue d'études théâtrales, Paris, Presses Sorbonne Nouvelle, 2008.
  • à François Maspero et les paysages humains, Lyon, A plus d'un titre/La fosse aux ours, 2009.
  • à Rosa, la vie. Lettres de Rosa Luxemburg, choisies et traduites par Anouk Grinberg, Paris, Éditions de l'Atelier, 2009.
  • à Yoran Brault, Concevoir et déployer ses sites web avec Drupal, Paris, Eyrolles, 2009.
  • à la rédaction de Mediapart, N'oubliez pas! Faits et gestes de la présidence Sarkozy. Décryptage au jour le jour d'une contre-révolution, Paris, Don Quichotte, 2010.
  • à Daniel Bensaïd, revue Lignes, no 32, Paris, Nouvelles Éditions Lignes, 2010.
  • à la rédaction de Mediapart, L'affaire Bettencourt. Un scandale d'État, Paris, Don Quichotte, 2010.
  • à Thierry Ternisien d'Ouville, Réinventer la politique avec Hannah Arendt, Paris, Éditions Utopia, 2010.
  • à Pierre Puchot, Tunisie, la révolution arabe, Paris, Galaade, 2011.
  • à la rédaction de Mediapart, Finissons-en! Faits et gestes de la présidence Sarkozy (tome 2). Décryptage au jour le jour de la faillite d'un système, Paris, Don Quichotte, 2012.
  • à Jean-Noël Cuénod, Quinquennat d'un plouc chez les bobos, Genève, Slatkine, 2012.
  • à Patrick Artinian, Visages de France 2012, Ma campagne électorale, Paris, Manitoba / Les Belles Mettres, 2012.
  • à Jean-Pierre Vernant Dedans Dehors, revue Le genre humain, no 53, Paris, Seuil / Maison de l'Amérique latine, 2013.
  • à Fabrice Arfi, L'Affaire Cahuzac – En bloc et en détail, Paris, Don Quichotte, 2013.
  • à Jean Baubérot, Une si vive révolte, Paris, Éditions de l'Atelier, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Lors de la déclaration à l'état civil, son père Alain lui a choisi le prénom d'Edwy mais le fonctionnaire refuse de le valider car il n'est pas répertorié dans les calendriers, contraignant Alain à opter pour un prénom composé qui commence par celui d'un saint.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Edwy Plenel : "Une enquête, c'est toujours un puzzle" » ; Philippe Vandel, émission Tout et son contraire, France Info, sur le site www.franceinfo.fr, 30 avril 2014 - 3e extrait a 00:08.
  2. Lire sur son blog, l'hommage rendu par Edwy Plenel à son père, en novembre 2013 : In Memoriam Alain Plénel, 1922-2013
  3. Plenel s'écrit Plénel en breton populaire, Edwy signant ses premiers papiers au Monde avec l'accent.
  4. Du grade d'inspecteur académique à celui de professeur muté à Clermont-Ferrand.
  5. Alain Plénel : « J'étais vu comme un représentant des révoltes coloniales » - France-Antilles Martinique, 31 octobre 2012
  6. Le Monde : Diffusion et audience
  7. Fiche Le Monde - OJD
  8. cf. par exemple Jacques Thibau, Le Monde 1944-1996, Plon, 1996 (ISBN 2-259-18299-2)
  9. Bernard Poulet, Le Pouvoir du Monde: Quand un journal veut changer la France, Ed. La Découverte, 2003 (ISBN 978-2-7071-3701-2)
  10. cf. Laurent Huberson, Enquête sur Edwy Plenel : De la légende noire du complot trotskyste au chevalier blanc de l'investigation, Le Cherche Midi, 2008 (ISBN 978-2-7491-0577-2)
  11. L'épisode est retracé par Bernard Poulet dans son livre Le Pouvoir du Monde : quand un journal veut changer la France (La Découverte, 2003, et réédité en 2004 chez le même éditeur, avec un avant-propos et une postface inédits, sous le titre Le Pouvoir du Monde ou Les Illusions perdues).
  12. A posteriori, certains passages de cet article d'Edwy Plenel résonnent cruellement :
    « Tout est possible, même l'impossible, même l'improbable : la rencontre fortuite d'un scandale français à Panama. Un hasard taquin a voulu que cette étape engrange un colis bien encombrant qui annonce le retour au pays. Ce sont deux lettres.
    Bigre ! Ce périple se voulait une échappée loin du marais politico-financier français, et voici qu'il débusque une vilaine histoire de pourcentages panaméens dans la campagne présidentielle de 1988.
    Le voyageur est tenté de prolonger l'étape pour poursuivre l'investigation. Mais les passions colombiennes sont exclusives.
    En cinq minutes, montre en main, n'importe quelle officine d'avocats panaméens vous dévoile les ressorts de la piraterie moderne. Comme chez les magiciens, le véritable secret, c’est qu'il n’y en a pas. Tout est transparent, immédiat et évident. »
  13. Alain Rollat : « Plenel est expert en dialectique » - Acrimed, 11 mars 2003
  14. Les coulisses de la conquête du Monde, Patrick Lemaire, acrimed.org, 19 août 2003
  15. Alain Rollat : «Plenel est expert en dialectique» Entretien avec Alain Rollat, Propos recueillis par Jacques Molénat, Marianne, 10-16 mars 2003
  16. Le Monde : la chronique censurée de Daniel Schneidermann - Daniel Schneidermann, Acrimed, mars 2003
  17. « Plenel au centre du viseur » - Le Journal du dimanche, 9 juillet 2010
  18. Toutes les précisions sur le site du Spiil : [1]
  19. Le site de FrenchLeaks : [2]. La vidéo de la conférence de presse où a été annoncée la création de FrenchLeaks peut être visionnée ici : [3].
  20. La page de Lignes de fuite sur le site de France Culture.
  21. Sur le site de France Culture, la page http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-edwy-plenel.
  22. Edwy Plenel et la fausse «lettre de Mandela», Meïr Waintrater, mwaintrater.tumblr.com, 11 décembre 2013
  23. http://blogs.mediapart.fr/blog/edwy-plenel/141213/mandela-et-la-palestine-une-erreur-et-quelques-rappels
  24. Edwy Pleyel s'engage contre Sarkozy, Edwy Plenel décrit les dangers de la candidature de Nicolas Sarkozy avant son élection.
  25. Edwy Plenel dans "Salut les terriens" : un discours salutaire contre l'islamophobie, Thierry de Cabarrus, nouvelobs.com, 28 septembre 2014
  26. Edwy Plenel : misère du trotsko-djihadisme, Luc Rosenzweig, causeur.fr, 25 septembre 2014
  27. cf. le site du Master 2 « Métiers du journalisme »
  28. Voir hautcourant.com, le site des étudiants en journalisme de Montpellier[4]
  29. cf. le site de l'Académie du journalisme et des médias
  30. Mediapart honoré en Algérie

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Laurent Huberson, Enquête sur Edwy Plenel. De la légende noire du complot trotskyste au chevalier blanc de l'investigation, Le Cherche Midi, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]