Serge Halimi

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Daniel Mermet, Noam Chomsky et Serge Halimi à Paris en mai 2010.

Serge Halimi, est un écrivain et journaliste français. Membre de l'équipe de rédaction du Monde diplomatique depuis 1992, il occupe depuis mars 2008 le poste de directeur de ce mensuel[1].

Fils de l'avocate Gisèle Halimi, Serge Halimi, docteur en sciences politiques de Berkeley, a été professeur associé à l’université Paris VIII de 1994 à 2000. Auteur d’essais politiques à succès, il décline la plupart des invitations dans les médias. Toutefois, il est régulièrement invité dans l’émission radiophonique Là-bas si j'y suis sur France Inter.

Sommaire

[modifier] Œuvres

[modifier] Les Nouveaux Chiens de garde

En 1997, Serge Halimi se fait connaître du grand public par le succès que rencontre son livre Les Nouveaux Chiens de garde. En faisant référence à Paul Nizan et son livre Les Chiens de garde, Serge Halimi met à plat les liens entre journalistes et hommes politiques. Il démontre comment un petit groupe « d’intervenants permanents » prescrit l’opinion. Journalisme de révérence, journalisme de connivence, journalisme de marché, telles sont les formes de journalisme décrites dans ce livre : « Un petit groupe de journalistes omniprésents - et dont le pouvoir est conforté par la loi du silence - impose sa définition de l’information-marchandise à une profession de plus en plus fragilisée par la crainte du chômage. » Évoquant la censure, Serge Halimi souligne : « La censure est cependant plus efficace quand elle n’a pas besoin de se dire, quand les intérêts du patron miraculeusement coïncident avec ceux de "l’information". »

Refusant de promouvoir son livre dans les médias, Serge Halimi n’est guère couvert d’éloges par ces derniers. Après un silence de plusieurs mois, la plupart des « chiens de garde » cités dans l’ouvrage – ainsi que leurs auxiliaires – réagissent avec véhémence. « Serge Halimi accomplit dans Les Nouveaux chiens de garde le prodige rétro de constituer tous les non-marxistes de France en serviteurs du Grand Capital » réplique ainsi Alain Finkielkraut (Le Monde, 12 décembre 1997). Patrick Poivre d'Arvor s’énerve : « C'est du terrorisme intellectuel doublé d'une façon archaïque de voir le monde. » (Télérama, 31 janvier 1998) Autre héros du livre, et pas des moindres, Alain Duhamel condamne : « La fraternelle entraide qu'il caricature est aussi, croyez-moi, un système de concurrence sauvage. C'est un livre archaïque » (Télérama, 31 janvier 1998). Les critiques négatives font florès : Laurent Joffrin dans Libération, 12 mai 1998 ; Philippe Tesson dans Le Figaro Littéraire, 8 avril 1999, etc.

En février 1998, fait unique, Edwy Plenel, alors directeur de la rédaction du Monde, prend sa plume dans Le Monde diplomatique pour critiquer vertement le livre. En 2011, le sujet du livre (omniscience et omniprésence des journalistes au service des puissants du système) trouve une actualisation en inspirant un film documentaire éponyme réalisé par Gilles Balbastre avec la collaboration de Serge Halimi et l'équipe du Monde diplomatique. Avec près de 150 000 exemplaires vendus, le livre est un succès et se voit, en 2005, actualisé et augmenté. Dans cette nouvelle édition, il est aussi question du traitement médiatique du référendum sur le traité constitutionnel européen.

[modifier] L'Opinion, ça se travaille

En 2000, il publie avec Dominique Vidal L'Opinion, ça se travaille, qui explique comment, bien que ne disposant pas de données suffisamment sérieuses et crédibles, les grands médias ont pris position en faveur des guerres de l’OTAN, notamment celle du Kosovo. Les auteurs révèlent par exemple que, durant celle-ci, l'OTAN a diffusé de fausses informations sur le déroulement des combats, en falsifiant les chiffres relatifs au nombre d'armes serbes détruites. L'ouvrage est régulièrement réactualisé et mentionne les nouvelles guerres à mesure qu'elles sont déclarées. (La cinquième édition, parue en 2006, a bénéficié du concours d'Henri Maler, co-animateur de l'association Acrimed.)

[modifier] Quand la gauche essayait

Dans Quand la gauche essayait, publié en 2000, Serge Halimi analyse les réussites et les échecs des gouvernements de gauche depuis 1924. « Mais il fut un temps où la gauche essayait. Et c’est ce temps-là qui nous intéresse. (…) Révolution ? réforme ? Ce débat qu’on prétend frappé de caducité était indissociable de ce à quoi servait la gauche quand on se mobilisait pour elle. »

[modifier] Le Grand Bond en arrière

Publié en 2004, Le Grand Bond en arrière passe en revue les transformations économiques du dernier quart de siècle et analyse leur influence sur la vie politique. L’ouvrage, qui dresse une situation accablante des rapports de force dans le système capitaliste, se conclut par une lueur d’espoir : « Nous avons connu d’autres ambitions collectives que celle de punir les pauvres, d’autres définitions de la liberté que celle de choisir entre deux marques de produit. Cette utopie-là vaut bien celle des autres. Et c’est aussi grâce à elle que nous savons que nous ne sommes pas condamnés à vivre dans le monde où nous vivons. »

Article détaillé : Le Grand Bond en arrière.

[modifier] Publications

[modifier] Autre

Serge Halimi fait une apparition dans les films de Pierre Carles Pas vu pas pris, Enfin pris ? et La sociologie est un sport de combat. Il a collaboré au journal de critique des médias PLPL, devenu Le Plan B en mars 2006. Adhérent d'Attac, il participe à la commission des médias de cette organisation et contribue à l'élaboration de la plate-forme de ses relations avec la presse.

[modifier] Notes et références

[modifier] Liens externes

[modifier] Articles

[modifier] Audio - vidéo

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