Ehud Olmert

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Ehud Olmert
אהוד אולמרט
Ehud Olmert, à São Paulo, le 10 mars 2005
Ehud Olmert, à São Paulo, le
Fonctions
12e Premier ministre israélien
Président Moshe Katsav
Shimon Peres
Gouvernement 30e et 31e gouvernement
Législature 16e et 17e Knesset
Coalition Kadima - Travaillistes - Shass - Gil
Prédécesseur Ariel Sharon
Successeur Benyamin Netanyahou
Maire de Jérusalem
Prédécesseur Teddy Kollek
Successeur Uri Lupolianski
Biographie
Date de naissance (68 ans)
Lieu de naissance Binyamina (Palestine sous mandat britannique)
Nationalité Israélienne
Parti politique Likoud
Kadima
Conjoint Aliza Olmert
Diplômé de Université de Jérusalem
Religion Judaïsme

Ehud Olmert
Premiers ministres israéliens

Ehud Olmert (en hébreu : אהוד אולמרט), né le à Binyamina en Palestine mandataire, est un homme politique israélien.

Il est vice-Premier ministre et ministre des Finances du gouvernement d'Ariel Sharon à partir de 2003, et devient membre du parti Kadima à sa création.

Comme la loi israélienne le prévoit, il occupe, à partir du , le poste de Premier ministre de l'État d'Israël par intérim en remplacement d'Ariel Sharon lorsque celui-ci est hospitalisé suite à une « sérieuse » attaque cérébrale. Le , juste avant la fin de la date limite de gouvernance par intérim, Ariel Sharon est déclaré en état d'incapacité permanente, ce qui met fin officiellement à ses fonctions trois jours plus tard. Ehud Olmert devient alors Premier ministre, et prête serment le . Il forme un gouvernement de coalition, suite à la courte victoire de Kadima aux élections législatives.

Accusé de corruption, Ehud Olmert démissionne, et est remplacé par Benyamin Netanyahou au poste de Premier ministre le .

Formation[modifier | modifier le code]

Pendant son service militaire, Ehud Olmert est officier d'une unité d'infanterie de combat, puis poursuit son service comme journaliste pour le quotidien de l'armée israélienne.

Diplômé de psychologie, de philosophie, puis de droit de l'université hébraïque de Jérusalem, il travaille brièvement comme avocat avant d'entrer en politique.

Ehud Olmert est marié et père de cinq enfants. Il soutient l'équipe de football du Betar Jerusalem depuis des dizaines d'années.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Ehud Olmert est élu pour la première fois à la Knesset en 1973, à l'âge de 28 ans (benjamin des députés), et il y est réélu sept fois consécutivement tout en occupant des postes importants, notamment à la tête de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense. Entre 1981 et 1988, il fait partie du ministère des Affaires étrangères et du cabinet de sécurité. Il participe au cabinet des Finances, de l'Éducation et du budget. En 1988, il devient ministre sans portefeuille dans le gouvernement d'Yitzhak Shamir puis ministre de la Santé de 1990 à 1992.

Ehud Olmert et George W. Bush, le à la Maison-Blanche.

De 1993 à 2003, Ehud Olmert réalise successivement deux mandats de maire de Jérusalem, pendant lesquels il s'investit dans le lancement de projets importants pour la ville, le développement et l'amélioration du système éducatif et le développement des infrastructures routières.

En 1999, il tente de défier Ariel Sharon pour prendre la tête du Likoud mais il est largement battu. Après cette défaite, il se rapproche de plus en plus de son ancien rival.

En , Ehud Olmert est réélu à la Knesset, après avoir dirigé la campagne électorale du Likoud.

En 2003, il quitte la mairie de Jérusalem pour entrer dans le deuxième gouvernement d'Ariel Sharon en tant que vice-Premier ministre et ministre du Commerce et de l'Industrie.

Le , Ehud Olmert est nommé ministre des Finances après la démission de Benjamin Netanyahou pour protester contre l'application du plan de désengagement dans la bande de Gaza.

Ehud Olmert, qui était opposé à tout retrait des territoires conquis depuis la guerre des Six Jours et qui avait voté contre les accords de Camp David en 1978, change d'avis et soutient le retrait : « J'avais voté contre Menahem Begin […] Je lui avais dis que c'était une erreur historique […] Maintenant je suis désolé qu'il ne soit plus en vie pour m'entendre reconnaître publiquement sa sagesse et mon erreur. Il avait raison et j'avais tort. Grâce à Dieu, nous nous sommes retirés du Sinaï ».

Le , suite à une « sérieuse » attaque cérébrale du Premier ministre Ariel Sharon, Ehud Olmert est désigné Premier ministre par intérim d'Israël.

Le , il est désigné président par intérim de Kadima en vue des élections législatives du 28 mars suivant.

Ehud Olmert n'a pas de passé militaire, ce qui peut contribuer à expliquer son tâtonnement dans la gestion conflit israélo-libanais de 2006. Dans un pays où, pour être considéré comme un vrai leader, il faut avoir assumé des fonctions importantes dans la hiérarchie militaire, Olmert et son ministre de la défense Amir Peretz sont obligés de se forger une stature d'hommes de guerre.

Le mardi , il déclare au journal Haaretz : « Le choix entre permettre aux Juifs de vivre dans toutes les parties de la Terre d'Israël, et de vivre dans un État avec une majorité juive, nous amène à rendre des portions de la Terre d'Israël »). Il indique aussi qu'il souhaite la fixation de frontières définitives avec les Palestiniens.

Lors des élections du , Kadima obtient 29 sièges sur les 120 que compte la Knesset, devenant le premier parti d'Israël en nombre de députés. Olmert est confirmé au poste de Premier ministre et forme un gouvernement de coalition avec les travaillistes (20 sièges) et les élus du parti des retraités (7 sièges). Il y associe également le Shass.

Il est nommé officiellement Premier ministre de plein droit le , soit 100 jours après l'attaque cérébrale d'Ariel Sharon et sa désignation comme Premier ministre par intérim.

Il est le premier chef de gouvernement israélien à avoir admis implicitement qu'Israël était doté de l'arme nucléaire, lors d'une interview accordée le par une télévision allemande[1].

Mis en cause dans des affaires de corruption, il annonce, le , qu'il ne participera pas aux primaires de son parti, sous-entendant sa démission à la fin de son mandat. Le 21 septembre suivant, Ehud Olmert annonce sa démission après l'élection de Tzipi Livni à le tête de Kadima. Toutefois, en l'absence de nouveau gouvernement, il continue à exercer sa charge jusqu'à l'investiture de son successeur, Benyamin Netanyahou, élu par la nouvelle Knesset.

Accusations de corruption[modifier | modifier le code]

Faisant jusqu'à l'objet de six enquêtes concernant des affaires de corruption ou fraudes, la justice annonce, le , qu’il ne serait pas inculpé pour celle de trafic d'influence concernant la vente des parts de l’État dans la Banque Léumi à un groupe financier alors qu'il était ministre de l'Industrie et du Commerce, en 2005.

Ehud Olmert est inculpé, le , pour « fraude », « abus de confiance », « enregistrement de faux documents » et « dissimulation de revenus frauduleux », fait unique pour un ancien Premier ministre israélien[2]. Son procès s'ouvre le [3], puis est suspendu jusqu'en février 2010. Il lui est reproché d'avoir accepté de l'argent de l'homme d'affaires Morris Talansky, d'avoir émis des fausses factures sur ses trajets et d'avoir aidé son ancien associé Uri Messer[4].

Le 15 avril 2010, il a été officiellement reconnu comme principal suspect dans L'affaire Holyland. Il est accusé d'avoir reçu un pot-de-vin de 3,5 millions de shekels alors qu'il était maire de Jérusalem (1993-2003)[5].

Le , il est condamné à un an de prison avec sursis et à 75 300 shekels (15 000 euros) d'amende après avoir été reconnu coupable de corruption en juillet dans l'affaire dite du « Centre d'investissement »[6].

Guerre du Liban (juillet-août 2006)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Conflit israélo-libanais de 2006.

Ehud Olmert lance, le une offensive de grande ampleur sur le Liban. La raison invoquée pour le déclenchement de cette guerre est la capture, quelques jours plus tôt de soldats israéliens par le Hezbollah. Le Hezbollah prétend que ces soldats étaient en territoire libanais et Tsahal que le Hezbollah les a capturés en territoire israélien.

Cette guerre se solde par la mort d'environ 1200 civils libanais[7],[8], 35 militaires libanais, entre 68 et 330 combattants du Hezbollah, selon les sources[9],[10], 48 civils israéliens, 110 soldats israéliens, 2 civils employés des Nations unies, 4 casques bleus des Nations unies et 50 civils ressortissants de pays tiers.

Ehud Olmert sort très affaibli à l'issue de cette guerre. Il est très critiqué en Israël, notamment par le rapport Winograd pour s'être montré incapable de mater le Hezbollah[11] (ce qui était pourtant un des objectifs affichés de cette guerre). Il est par ailleurs tout autant critiqué à l'étranger pour la mort de nombreux civils, notamment lors du Bombardement de Cana de 2006[12], ayant causé la mort d'au moins 28 civils libanais.

Synthèse des fonctions[modifier | modifier le code]

Ehud Olmert, le .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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