Noël Godin

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De gauche à droite : Sylvie, sa femme ; Noël Godin ; Francis De Smet ; Jan Bucquoy. Au Bucquoy's Palace à Harelbeke en avril 2003.

Noël Godin, surnommé Georges Le Gloupier - en référence à un personnage imaginaire et multiface créé par Jean-Pierre Bouyxou[1] - ou l'Entarteur, né à Liège le , est un agitateur anarcho-humoristique belge. Il s'est rendu célèbre pour ses jets de tarte à la crème, ou « entartages », sur de nombreuses personnalités de différentes nationalités. Lorsqu'il a reçu le Grand Prix de l'humour noir en 1995[2] et le Prix de la dent dure en 1996, il s'est entarté lui-même.

Parcours[modifier | modifier le code]

L'entarteur[modifier | modifier le code]

Ses activités d'« entarteur » semblent avoir commencé en novembre 1968. Avec un complice, ils s'en prirent à un professeur de l'université de Liège, Marcel De Corte, connu pour ses idées réactionnaires, sur lequel Godin déversa un pot de colle. Même si l'acte n'a pas été directement revendiqué, il est plausible de penser qu'il s'agissait bien de Noël Godin[3],[4].

Chroniqueur de cinéma pour un magazine belge, Noël Godin écrivit un jour que le réalisateur imaginaire Georges Le Gloupier avait jeté une tarte à la crème au visage de Robert Bresson. Dans le numéro suivant, il annonça que Marguerite Duras, amie de Bresson, l'avait vengé en attaquant Le Gloupier de la même manière. Peu après, à l'occasion de la venue en Belgique de Marguerite Duras (elle présentait son film Détruire, dit-elle à l'université de Louvain), Noël Godin se livra sur celle-ci à son premier entartage.

Depuis, seul ou à la tête de véritables commandos pâtissiers, il a entarté d'innombrables personnalités qu'il considérait comme particulièrement détestables et infatuées. Parmi ses victimes : Bernard-Henri Lévy, Bill Gates, Doc Gynéco, le ministre belge Édouard Poullet[5], Jean-Luc Godard, Marco Ferreri, Maurice Béjart, Nicolas Sarkozy, Pascal Sevran, Patrick Bruel, Bernard Landry, Hélène Rollès, Patrick Poivre d'Arvor, Jean Charest.

Bernard-Henri Lévy prendra très mal sa tarte à la crème en 1985, flanquant rudement Le Gloupier par terre. Le « philosophe » lui intima ensuite, alors que Godin était maintenu au sol par deux agents de sécurité : « Lève-toi vite, ou je t'écrase la gueule à coups de talon ! ». La scène fut filmée et diffusée, notamment par Coluche et Pierre Desproges, qui fit un commentaire acerbe de la réaction de BHL, déclarant qu'il y illustrait « la vraie nature des cuistres »[6].

Depuis lors, BHL est une des rares personnalités à avoir subi plusieurs entartages. Le , il a été entarté pour les 7e et 8e[7] fois par les « tueurs à gags » des « brigades pâtissières » de Noël Godin au 26e Salon du livre de Paris[8]. Godin a déjà déclaré plusieurs fois que ce qui pourrait ressembler à de l'acharnement prendra fin lorsque Lévy montrera que le « message » est passé en entonnant en public la chanson de Maurice Chevalier Le Chapeau de Zozo[9].

L'exemple de Noël Godin fait des émules dans de nombreux pays avec la création d'une anti-organisation appelée l'Internationale pâtissière dont Le Gloupier se déclare le porte-parole.

Le chroniqueur[modifier | modifier le code]

Noël Godin a contribué, dès le début de sa parution, à l'hebdomadaire pamphlétaire Siné Hebdo, créé par le dessinateur Siné, et dans lequel il tenait la rubrique « L'Entarteur littéraire ». Après l'arrêt du journal, il poursuit ses chroniques anarcho-littéraires dans le mensuel satirique de Paul Carali Psikopat, dans les canards rebelles La Mèche, aujourd'hui disparu, Le Bateau ivre (en Belgique), Zélium, et CQFD, dans la revue en ligne ventscontraires.net et dans Siné Mensuel.

Entartages (en ordre chronologique)[modifier | modifier le code]

Une femme se faisant écraser une tarte à la crème sur le visage.
Illustration d'un entartage.

Marguerite Duras[modifier | modifier le code]

Le lundi 11 décembre 1969, Noël Godin et trois complices réussissent leur premier entartage. Godin, muni d'une fausse barbe et de lunettes (le nœud papillon et le smoking viendront plus tard), fait les cent pas dans la salle d'attente de l'université de Louvain où l'on va projeter le film de Marguerite Duras Détruire, dit-elle. Cette dernière est entourée des organisateurs de l'événement et de quelques admirateurs. Au signal de son caméraman, Noël Godin déballe sa tarte à la crème et l'écrase sur le visage de Marguerite Duras. Cette dernière et les nombreux spectateurs de la scène restent stupéfaits ; cela permettra aux entarteurs de s'enfuir sans être rattrapés. Dans la tarte se trouvait un carton avec l'inscription : « Avec les compliments de Georges Le Gloupier. » Ne retrouvant pas ses esprits, l'écrivaine-cinéaste annulera la conférence-débat prévue à l'issue du film. Le lendemain, plusieurs médias rapporteront l'événement en première page, à la surprise de Noël Godin et sa bande. Aucune vidéo n'existe de cet entartage puisque le caméraman du groupe a raté les prises de vue[10].

Maurice Béjart[modifier | modifier le code]

En décembre 1969, c'est le complice de Noël Godin, Jean-Pierre Bouyxou qui joue cette fois le rôle de Georges Le Gloupier. Ce dernier attend le maître de ballet Maurice Béjart à la sortie du Théâtre de la Monnaie de Bruxelles. Lorsque Béjart sort de l'immeuble, Bouyxou lui envoie sa tarte à la figure avec une telle véhémence que Béjart en perd l'équilibre ; il fait alors un entrechat acrobatique et retombe sur ses pieds. Dans la crème est enfoui un message : « Cette tarte, Maurice, ne peut pas en tout cas te rendre plus disgracieux que lorsque tu danses. » Malgré le fait que Béjart se plaint du traitement reçu, cet entartage n'ayant pas été filmé, il aura peu d'échos dans les médias[11].

Henri Guillemin[modifier | modifier le code]

En mars 1970, l'historien Henri Guillemin donne une conférence au complexe Barbou de Liège. Au moment où Guillemin descend de son estrade, Noël Godin fonce sur lui et lui envoie une tarte à la figure. Guillemin reste sans voix, ce qui donne le temps à l'entarteur de s'enfuir. Un message est enfoui dans la crème : « Puisse cette tarte te rappeler, Henri, que l'Histoire, c'est aussi l'immédiat[12]. »

Marco Ferreri[modifier | modifier le code]

Le 20 mai 1976, Noël Godin et six complices se trouvent au festival de Cannes ; ils décident de parcourir la promenade de la Croisette avec une tarte et entarter le premier metteur en scène qu'ils jugent le mériter. En passant devant le Grand Hôtel, ils voient le cinéaste Marco Ferreri attablé à un restaurant avec des producteurs ; ils décident de l'entarter. Georges Le Gloupier, dont le rôle est tenu cette fois par Stéphane Holmès (fils du chanteur Joël Holmès), se met à danser autour de la table en s'exclamant « Gloup ! Gloup ! » puis envoie sa tarte à la figure de Ferreri. Dans la crème était enfoui le message : « Avec mes respectueux hommages. Georges Le Gloupier ». Le lendemain, Ferreri, donnant une entrevue à la RTBF, accuse la CIA d'avoir commandité l'attentat[13].

Jean-Luc Godard[modifier | modifier le code]

Noël Godin affirme apprécier le cinéaste Jean-Luc Godard mais il décide de l'entarter après avoir vu son film Je vous salue, Marie, qu'il juge comme faisant l'apologie de l'Église. Noël Godin et sa bande apprennent en mai 1985 que le film Détective du cinéaste sera présenté au Festival de Cannes. Godin entarte Godard. Il sera rattrapé par les policiers gardant l'entrée de l'auditorium ; il est emmené au poste de police mais est relâché quelques heures plus tard, Jean-Luc Godard refusant de porter plainte. Quand ce dernier apprend le lendemain qu'on veut expulser Noël Godin à vie du Festival de Cannes, il téléphone à la direction pour leur demander de passer l'éponge, ce qui fut fait[14].

Bernard-Henri Lévy – Entartage n° 1[modifier | modifier le code]

L'essayiste Bernard-Henri Lévy fut entarté une première fois par Noël Godin le 11 novembre 1985. Lévy se trouve à la station RTBF de Liège où il doit faire une apparition à l'émission Écran Témoin. Noël Godin et quatre complices pensent entarter Lévy à sa sortie de la station mais il fait nuit et ils réalisent qu'il n'y aura pas assez de lumière pour filmer l'événement ; ils décident donc d'attendre Lévy à l'intérieur. Cela rend l'opération plus difficile car Noël Godin est habillé en Georges Le Gloupier ; il attire beaucoup l'attention. Ce dernier attend depuis vingt minutes lorsque Lévy apparaît ; lorsqu'il est à portée de tir, Godin lui envoie sa tarte à la figure. Lévy réplique en lui envoyant un uppercut qui jette Godin par terre, puis lui dit : « Lève-toi ou je t'écrase la gueule à coup de talons ». Le vidéoclip de l'entartage sera diffusé massivement, entre autres par Coluche et Pierre Desproges[15] ; il contribua à ternir la réputation de l'essayiste.[réf. nécessaire]. Le chanteur Renaud fait d'ailleurs référence aux multiples «entartages» de Bernard-Henri Lévy qu'il présente comme un «Jean-Paul Sartre dévalué» dans sa chanson «L'entarté» extraite de l'album Boucan d'Enfer (2002).

Édouard Poullet[modifier | modifier le code]

Le 17 janvier 1987, Noël Godin et sa bande décident d'entarter le chanteur Michel Sardou. Ce dernier, souffrant, décide d'annuler le récital prévu ; Godin décidera donc d'entarter à la place le ministre belge des Affaires sociales, de la Formation et du Tourisme Édouard Poullet. Ce dernier doit inaugurer le Théâtre du Résidence Palace de Bruxelles. L'entartage est réussi. L'incident a une grande ampleur médiatique ; la plupart des journaux belges mettent l'incident en première page[16].

Jean Delannoy[modifier | modifier le code]

Le cinéaste Jean Delannoy fut entarté par Noël Godin le 25 septembre 1988 à l'auditorium Shell de Bruxelles, où il était venu présenter son film Bernadette. Dans le communiqué de presse envoyé par Godin aux médias après l'entartage, on peut lire : « Georges Le Gloupier aurait trouvé cornichon que son courroux pâtissier ne s'abatte pas aussi sur l'arrière-garde artistique des punaises de sacristie ». Il y eut peu d’échos médiatiques de cet entartage[17].

Bernard-Henri Lévy - Entartage n° 2 et n° 3[modifier | modifier le code]

Noël Godin et ses amis entartent à nouveau Bernard-Henri Lévy en octobre 1988 (lancement de son nouveau livre à la librairie Chapitre XII de Bruxelles) et en avril 1991 (université libre de Bruxelles).

Vladimir Volkoff[modifier | modifier le code]

En juin 1993, Noël Godin est l'un des invités de l'émission Durand la Nuit sur TF1. Il désire profiter de la tribune qui lui est offerte pour entarter le romancier Vladimir Volkoff, qu'il qualifie « d'infâme tsariste », aussi invité à cette émission diffusée en vrai direct. Godin entarte Volkoff. Sur le coup, la chaise de ce dernier bascule ; il déserte ensuite le plateau en titubant. Ce coup d'éclat forcera TF1 à annuler l'émission quelques mois plus tard par peur d'autres accrochages en direct[18].

Alain Bévérini[modifier | modifier le code]

En mai 1993, le journaliste du journal de 20 heures de TF1 Alain Bévérini est entarté pendant l'interview de l'actrice américaine Holly Hunter. Noël Godin est arrêté mais relâché quelques heures plus tard, bien que Bévérini ait porté plainte pour voie de fait. En avril 2004, l'événement fut nommé par TF1 numéro 2 des « 100 plus grands scandales de la TV »[19],[20].

Patrick Bruel[modifier | modifier le code]

Bien qu'attribué à Noël Godin par la presse, l'entartage de Patrick Bruel fut en réalité réalisé par un de ses complices. Le 11 décembre 1993, Patrick Bruel est dans sa suite de l'hôtel Amigo à Bruxelles. Il y a beaucoup de mesures de sécurité puisque l'hôtel héberge aussi Helmut Kohl et Jacques Delors. Huit complices de Noël Godin, tous habillés en Georges le Gloupier, réussissent à entrer dans l'hôtel. À un moment donné, Patrick Bruel sort de sa suite et descend dans le hall où l'attendent des fans et plusieurs journalistes. Alors qu'il est en train de signer un autographe, un des entarteurs lui envoie sa tarte à la figure en s'écriant : « Et pan, pan, pan, pan ! Sur l'affreux pou chantant ! ». En recevant la tarte, Bruel explose de colère puis retourne dans sa suite se doucher[21].

Bernard-Henri Lévy – Entartage n° 4, 5 et 6[modifier | modifier le code]

En mai 1994, Bernard-Henri Lévy se trouve au festival de Cannes où il doit présenter en avant-première son film Bosna!. Noël Godin et deux complices décident de se rendre à Cannes pour l'entarter. Les journalistes et la population reconnaissent Godin dès son arrivée et la rumeur commence à se répandre que Noël Godin est à Cannes. Godin croit que Lévy veut entrer dans le palais des Festivals par l'entrée principale et qu'il n'aura qu'à l'attendre à cet endroit ; mais quelques heures avant la présentation, ils apprennent par un sympathisant que Lévy, ayant eu vent de la présence de Godin, est déjà entré dans le palais et s'y est enfermé. Lévy est en train de faire son entrée sur scène lorsqu'un autre complice de Godin qui n'a pas été pris et qui se trouve à trois mètres de Lévy, lui envoie sa tarte à la figure comme un discobole. Selon des témoins, les gardes rouent ensuite de coups de poing et de pieds celui qui a envoyé la tarte. Ils ne cesseront que lorsqu'un ami de Godin, le cinéaste Jan Bucquoy, leur ordonne d'arrêter en se faisant passer pour l'ambassadeur de Belgique[22].

En mai 1995, Bernard-Henri Lévy est entarté par Noël Godin une cinquième fois à l'aéroport de Nice et le 27 février 2000, Bernard-Henri Lévy, une sixième fois, à la Foire du Livre de Bruxelles

Jean-Pierre Elkabbach[modifier | modifier le code]

En juin 1994, Noël Godin se rend avec quelques complices au tournoi Roland-Garros pour entarter Patrick Poivre d’Arvor ; une amie lui a dit qu'il s'y trouverait. Finalement, ils apprennent que Poivre d'Arvor n'y sera pas, ils décident alors d'entarter à la place le patron de la chaîne de télé France 2 Jean-Pierre Elkabbach. Godin et trois complices l'attendent pendant cinq heures à la sortie VIP du stade. Au moment où ils aperçoivent Elkabbach sortir, ils envoient leurs tartes sur lui en même temps, en criant : « Osons ! Osons ! Osons ! Osons ! ». Plus tard, Elkabbach accusera Thierry Ardisson d'avoir été complice de l'événement et annulera son émission Autant en emporte le temps[23].

Hélène Rollès[modifier | modifier le code]

L'entartage d'Hélène Rollès en février 1995 ne sera pas réalisé par Noël Godin mais par des complices féminines. Lors d'un concert, deux entarteuses réussissent à se cacher sous la scène. Au moment où Hélène commence sa première chanson, une entarteuse se glisse vers elle et lui envoie sa tarte à la figure en s'écriant : « Entartons, entartons Hélène et les Garçons ! ». Les entarteuses affirmeront avoir ensuite été battues par l'équipe technique[24].

Philippe Douste-Blazy[modifier | modifier le code]

En mai 1995, Noël Godin et son ami le cinéaste Jan Bucquoy se trouvent au festival de Cannes, et décident d'entarter le nouveau ministre de la Culture de France, Philippe Douste-Blazy. Godin et vingt complices décident de s'introduire dans l'Hôtel Carlton Cannes où Douste-Blazy doit conduire un bal. Mais, Douste-Blazy sort de l'hôtel. Godin et ses complices courent en direction du ministre, qui se trouve maintenant dans sa voiture. Deux complices (dont Jan Bucquoy) réussissent à entarter le ministre, en s'exclamant : « Entartons, entartons les ministres bouffons ! ». La voiture part ensuite en trombe toutes sirènes hurlantes oubliant la femme du ministre sur le trottoir. Jan Bucquoy sera arrêté et poursuivi pour l'entartage du ministre mais ultimement acquitté. Puisque aucune vidéo n'existe de cet entartage, certains médias français mettront plus tard en doute le fait même qu'il soit arrivé[25].

Pascal Sevran[modifier | modifier le code]

En mai 1995, Noël Godin et sa bande décident d'entarter le chanteur et animateur de télé Pascal Sevran lorsqu'ils apprennent que ce dernier sera l'invité unique de l'émission Une pêche d'enfer, diffusée sur France 3 en vrai direct de la Grand-Place de Bruxelles. Quelques secondes après le début de l'émission, des entarteurs mêlés aux spectateurs se lèvent et envoient deux tartes à la figure de Sevran en s'exclamant : « Entartons, entartons le chancre aux chansons ! ». Sevran finira quand même l'entrevue après avoir essuyé la crème qu'il avait sur lui[26].

Patrick Poivre d'Arvor[modifier | modifier le code]

Noël Godin essaie à deux reprises d'entarter Patrick Poivre d’Arvor avant de réussir le 3 avril 1996. Godin reçoit l'information que Poivre d'Arvor se trouve à Neuilly et qu'il fait toujours son jogging matinal. Quelques jours plus tard, alors que Godin et deux complices attendent depuis plusieurs heures au froid dans une fourgonnette, ils voient arriver Poivre d'Arvor qui fait son jogging. Les deux complices réussissent à l'entarter en s'exclamant : « Entartons, entartons le pire des faux jetons ! ». Godin ne réussira pas à envoyer sa tarte car Poivre d'Arvor courait trop vite[27].

Daniel Toscan du Plantier[modifier | modifier le code]

En mai 1996, deux employées de Daniel Toscan du Plantier contactent Noël Godin, qui se trouve à Cannes, en lui suggérant d'entarter Plantier parce que, selon elles, ce dernier devenait de plus en plus imbuvable. Godin rejoint Plantier au palais des Festivals et lui envoie sa tarte à la figure en s'écriant : « Entartons, Entartons les pontifiants croûtons ! ». Quelques secondes plus tard, un complice de Noël Godin, le cinéaste Jan Bucquoy, envoie une seconde tarte à la figure de Plantier. Le lendemain, Daniel Toscan du Plantier accuse Cannes TV, qui a filmé l'entartage, d'avoir été complice de l'événement et exige des excuses[28].

Les prêtres de la cathédrale Saint-Pierre de Nantes[modifier | modifier le code]

En 1996, Noël Godin accepte de se rendre à Nantes en France avec deux complices à la demande d'un groupe de jeunes anarchistes qui préparent l'entartage des prêtres de la cathédrale Saint-Pierre. Comme se doutait Godin, une fois rendu à Nantes, le groupe souhaite qu'il participe à l'entartage. Le dimanche 8 septembre 1996, tout le groupe d'environ soixante-cinq personnes réussit à entrer dans la cathédrale avec des tartes pendant une messe. Au moment où l'un des officiants achève sa lecture de l'Évangile, une dizaine d'entarteurs se dirigent vers les religieux et réussissent à entarter deux d'entre eux. Dans le même temps, un second commando lance des préservatifs remplis d'eau dans les allées de la cathédrale et déploient des banderoles. Noël Godin réussit à s'enfuir en courant dans les rues avoisinantes, mais ses deux complices belges sont pris par la police ; ils seront relâchés quelques heures plus tard[29].

Nicolas Sarkozy[modifier | modifier le code]

En 1997, Noël Godin est très connu en Belgique. Ayant peur d'être reconnu, il ne participera pas à l'entartage de Nicolas Sarkozy, qui sera commis par des complices. Un jour de février 1997, Sarkozy arrive au palais des congrès de Bruxelles pour y faire un exposé aux "Grandes conférences catholiques". Après qu'il est entré dans le hall d'accueil, une complice de Godin lui demande un autographe ; au moment où Sarkozy le signe, elle lui envoie une tarte à la figure. Sarkozy a alors le réflexe de se réfugier dans un ascenseur. Il se rend au deuxième étage et lorsque la porte s'ouvre, il voit une autre complice de Godin avec une tarte ; il referme la porte et se rend au rez-de-chaussée où l'attend une autre entarteuse qui ne réussit pas non plus à l'entarter. Après plusieurs voyages, Sarkozy s'arrête de nouveau au rez-de-chaussée où il est accueilli par ses agents accompagnateurs ; ils l'accompagnent aux toilettes pour qu'il puisse se nettoyer. Au moment où il en sort tout propre, une vingtaine d'entarteurs situés plus haut le bombardent de crème chantilly puis s'enfuient, poursuivis par tous les agents de sécurité du centre. Sarkozy retourne dans les toilettes pour se nettoyer de nouveau. Il est en train de retraverser le hall d'accueil quand un complice de Godin supposé filmer les entartages le voit arriver. Il met sa caméra en bandoulière, sort une tarte et l'envoie à la figure de Sarkozy en s'exclamant : « Entartons, entartons les arrogants étrons ! ». En s'enfuyant après son coup, le caméraman donne sa dernière tarte à une religieuse qu'il croise dans le hall d'accueil, les gardes de sécurité croiront qu'elle était complice[30].

Bill Gates[modifier | modifier le code]

Le 28 janvier 1998, Noël Godin reçoit chez lui une enveloppe dans laquelle se trouve un message l'informant que Bill Gates sera à Bruxelles le 4 février et que « si le coup vous intéresse on peut vous aider ». Godin rencontre son informateur, qui s'avère être un employé de Microsoft Belgique et qui lui remet un horaire détaillé et le trajet qu'empruntera Bill Gates. Afin d'être au courant des derniers ajustements dans l'horaire de Gates, un des complices de Godin se fait passer pour un journaliste désirant effectuer un documentaire Vingt-quatre Heures avec Bill Gates ; il pourra ainsi suivre ce dernier toute la journée de sa visite qui sera finalement le 5 février. Godin et sa bande prévoient d'entarter Gates quand il donnera une conférence de presse à l'hôtel Méridien ; l'informateur de chez Microsoft leur a donné des laissez-passer. Le rendez-vous sera manqué. Plus tard, face du Concert Noble se préparent plusieurs petits groupes de trois entarteurs. Au moment où Gates s'apprête à entrer dans l'édifice, les entarteurs se ruent vers Gates qui est entarté trois fois. Ce dernier cherche ensuite à s'abriter dans l'édifice mais à ce moment un quatrième entarteur, le cinéaste Rémy Belvaux, envoie une quatrième tarte à la figure de Gates. Les autres entarteurs s'exclament : « Entartons, entartons le polluant pognon[31] ! »

Le public du concours musical Reine Élizabeth[modifier | modifier le code]

Après plusieurs années d'entartages individuels, Noël Godin désire essayer de nouvelles façons d'entarter. En mai 1999, le gratin bruxellois était réuni au Palais des beaux-arts de Bruxelles pour assister à la remise des prix du Concours musical international Reine-Elisabeth-de-Belgique. La reine Fabiola fait partie des invités. Au moment où le troisième lauréat s'avance vers la scène, une pluie de crème Chantilly provenant des balcons s'abat sur l'assistance. Au dos des assiettes était écrit : « De la crème pour la crème ». Les médias rapporteront qu'environ une vingtaine de tartes avaient été lancées dans l'assistance. Joint plus tard au téléphone par un journaliste, Noël Godin affirmera : « Pour une fois, c'est le public que nous visions, le gratin des trognons royalistes et m'as-tu-vu[32] ».

Bernard Landry[modifier | modifier le code]

Après l'entartage de Bill Gates, plusieurs groupes d'entarteurs se créent un peu partout à travers le monde. En avril 2000, Noël Godin et huit complices s'envolent pour le Canada où les ont invités un groupe d'entarteurs du Québec. Là ils rencontrent des membres des Biotic Baking Brigade, des TAART et d'autres groupes sympathisants du monde entier. Un midi, tout le monde se rend au palace Château Champlain de Montréal où a lieu un souper-causerie présidé par le ministre des Finances du Québec, Bernard Landry. Cent cinquante décideurs provenant de tout le Canada assistent à l'événement. Un entarteur québécois réussit à entarter l'influent délégué du Québec à Boston. Godin essaie quant à lui de se frayer un chemin jusqu'à Landry mais plusieurs agents de sécurité s'accrochent à ses vêtements ; il réussit à se rendre jusqu'à Landry mais Maurice Prudhomme, le vice-président du syndicat Fédération des travailleurs du Québec, se lève pour protéger Landry et est entarté à sa place. Pendant ce temps, un groupe d'entarteuses françaises vident leurs bombes aérosol de crème fouettée sur les costumes des participants. Landry recevra assez d'éclaboussures de crème pour que des photos paraissent le lendemain dans les journaux. Le Journal de Montréal du 9 avril 2000 titre : « L'Internationale pâtissière est vraiment née quand un commando d'entartistes de tous pays a semé la pagaille dans une salle de conférence[33]. »

Benjamin Castaldi[modifier | modifier le code]

En juin 2001, Noël Godin et ses complices essaient une première fois d'entarter Benjamin Castaldi, animateur de l'émission Loft Story sur M6. Le coup est raté puisqu'une employée de la station télé où se trouve Castaldi reconnaît Noël Godin, qui se trouve assis près de la station avec une tarte, et donne l'alerte. Plus tard, lorsque Castaldi s'engouffre dans le taxi, l'entarteur lui envoie sa tarte à la figure. C'est le complice caméraman filmant la scène qui s'écrie : « Entartons, entartons la télé attrape-couillons[34] ! »

Jean-Pierre Chevènement[modifier | modifier le code]

Le dimanche 24 mars 2002, au vingt-deuxième Salon du Livre de la porte de Versailles en France, Noël Godin est à son stand où il dédicace son dernier livre Grabuge !. Un de ses amis l'informe alors que l'ancien ministre français Jean-Pierre Chevènement se rendra quelques heures plus tard à un autre stand et qu'il devra pour ce faire passer juste devant eux, mais aussi qu'il sera protégé par des gardes du corps. Chevènement est sur la liste d'entartés potentiels de Godin depuis qu'il a promulgué une loi contre les sans-papiers. Lorsque Chevènement passe devant lui, il sort sa tarte, réussit à contourner les trois gardes du corps et l'envoie à la figure de Chevènement en s'exclamant : « De la part des sans pa-pi-ers, des sauvageons, des Pieds Nickelés ! ». Godin est attrapé et emmené par les gardes du corps de Chevènement qui promettent de lui régler son compte ; il est cependant protégé d'eux par les gardes de sécurité du salon, qui le remettent à la police. Il passe environ quatre heures en garde à vue au poste de police[35].

Chevènement porte plainte pour l'entartage dont il a été victime ; le Tribunal Correctionnel de Paris condamne Noël Godin à une amende de 800 euros. Ce dernier interjette appel de la décision mais la cour d'appel confirme le verdict. Comme le verdict fera jurisprudence en France Godin décide de former un pourvoi en cassation. La chambre criminelle de la Cour de cassation confirme le verdict et condamne Godin à payer à Chevènement 2 500 euros. Au total, Godin doit débourser 8 373 euros en frais divers. Comme il n'a pas un sou, lui et sa femme organisent une soirée bénéfice à la discothèque bruxelloise Le Dirty Dancing ; cela leur permettra d'acquitter la somme due[36].

Karel Dillen et Jean-Claude Martinez[modifier | modifier le code]

Noël Godin affirme ne pas vouloir entarter les leaders de l'extrême droite comme Jörg Haider ou Jean-Marie Le Pen car il croit que cela pourrait rendre ces derniers plus sympathiques aux yeux de la population. Cependant, en avril 2002, Godin reçoit un coup de téléphone d'un de ses amis qui se trouve au Parlement européen de Bruxelles, et qui lui affirme que Jean-Marie Le Pen y sera à 17 heures ce jour-là pour y présenter les grands axes de son programme ; il affirme aussi qu'il peut faire entrer six entarteurs dans le bâtiment. Noël accepte l'idée d'entarter Le Pen mais refuse de le faire lui-même car il croit qu'il est trop connu et serait probablement démasqué. Finalement, six complices de Godin tentent d'entrer dans l'immeuble ; seulement deux réussissent, les autres étant arrêtés par les policiers. Peu avant le discours de Le Pen, une des entarteuses entrées téléphone à Godin et lui demande d'envoyer du renfort. Godin réussit à rassembler un groupe d'environ mille personnes ; un complice distribue aux cent premiers des bombes chantilly et des fonds de tartes (qui devaient servir à un précédent entartage). Le groupe, Noël Godin en tête, commence à marcher vers le Parlement européen. À un moment donné, Godin, qui ne se souvient plus de la route à prendre pour se rendre au Parlement, se perd. Personne dans le groupe ne connaissant le chemin, ils n'arriveront pas à temps au Parlement pour le discours de Le Pen. Godin et son groupe n'auront finalement rien manqué puisque Jean-Marie Le Pen, ayant appris que des entarteurs se trouvaient dans l'édifice, a annulé son discours. Les deux entarteurs déjà présents dans l'édifice réussiront quand même à entarter Jean-Claude Martinez, le porte-parole du Front National, en s'exclamant : « Entartons, entartons les xénophobes cochons ! ». Ils entartent aussi Karel Dillen, fondateur du Vlaams Blok belge[37].

Jean Charest[modifier | modifier le code]

En avril 2003, un ami de Noël Godin, le cinéaste Benoît Lamy, invite Godin et sa femme à se rendre avec lui au Québec dans le cadre d'un documentaire sur les entarteurs qu'il réalise. Rendu là-bas, Godin et les sympathisants québécois décident d'entarter les trois candidats de l'élection provinciale dont la campagne électorale se déroule à ce moment-là. Une première équipe composée de Noël Godin, sa femme et deux entartistes québécois se rendent au quartier général d'un des députés que doit visiter Jean Charest, le chef du Parti libéral du Québec. Au moment où Jean Charest s'avance vers sa caravane, la femme de Noël Godin, Sylvie Van Hiel, envoie une tarte à la figure de Charest, qui tombe par terre. Pendant que les policiers arrêtent Sylvie Van Hiel, Godin réussit à envoyer une tarte sur la tête de Charest. Plus tard, une deuxième équipe réussit quant à elle à entarter le chef de l'Action démocratique du Québec Mario Dumont ; le chef du Parti québécois, Bernard Landry, ne sera pas entarté puisque ayant appris la nouvelle de l'entartage de Jean Charest il veillera à ce que la sécurité autour de lui soit renforcée. Jean Charest porta plainte contre Godin et sa femme pour l'entartage ; ils sont arrêtés juste avant leur retour en Europe ; ils sont relâchés en échange d'une caution de 500 dollars (environ 360 euros) chacun. Avant de les relâcher, la police leur déconseille de remettre les pieds au Canada ou aux États-Unis[38].

Doc Gynéco[modifier | modifier le code]

Noël Godin décida d'entarter le "rappeur" Doc Gynéco après que ce dernier a dit à Michel Polac lors d'une entrevue qu'il « n'avait pas de leçons à recevoir d'un malade au stade terminal », mais aussi parce que Gynéco est un soutien de Nicolas Sarkozy. En août 2007, Noël Godin est reçu à l'émission Village Départ diffusée en direct sur France 3 ; Doc Gynéco est aussi invité. Au moment où Godin prend sa place, des complices lancent quatre tartes à la figure de Doc Gynéco pendant que Godin s'exclame : « Entartons, entartons les sarkochiants couillons ! ». Des témoins rapportent que Gynéco, beau joueur en direct, fut très en colère dans les coulisses[39],[40],[41].

Plaintes et procès[modifier | modifier le code]

Parmi les « entartés » à avoir porté plainte se trouve Jean-Pierre Chevènement, qui a obtenu en octobre 2002 la condamnation de Noël Godin à 800 euros d'amende pour « violences volontaires avec préméditation », plus un euro symbolique pour le plaignant. Devant le tribunal, Noël Godin a déclaré avoir entrepris une « croisade pâtissière en hommage à l'humoriste Alphonse Allais, contre des personnalités qui se prennent très, très, très au sérieux ». En 2004, sa peine est alourdie en appel à 2 500 euros, en faisant avec les frais de justice la somme de 7 351 euros[42].

L'entartage de Philippe Douste-Blazy, en 1995, a également donné lieu à un dépôt de plainte contre Noël Godin, mais le procès a débouché sur une relaxe[43].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Critique de cinéma, Noël Godin a également écrit de faux comptes rendus (par exemple dans le Télérama belge) avec de fausses informations, des photos de films imaginaires et des interviews apocryphes.

Il a réalisé des courts-métrages, comme Prout prout tralala !.

Dans les films de Jan Bucquoy et de son producteur Francis De Smet, il incarne, entre autres, une parodie de l'écrivain belge Pierre Mertens (voir : La Vie sexuelle des Belges 1950-78, en 1994, et Camping Cosmos, en 1996), et il joue son propre personnage dans La Vie politique des Belges, en 2002, et dans Les Vacances de Noël, en 2005. Il intervient enfin dans le film documentaire La possibilité d'être humain de Thierry Kruger et Pablo Girault en 2013.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.youtube.com/watch?v=d1cMS7clejI
  2. « La Vie n°2620 », La Vie,‎ 16 novembre 1995 (consulté le 26 avril 2013)
  3. « bombardement de sommités universitaires avec du pudding ou de la colle à tapisser » : sur le site de George Le Gloupier
  4. Noël Godin, Anthologie de la subversion carabinée, Lausanne, L'Âge d'homme, 2008, nouvelle édition revue et complétée, (ISBN 978-2-8251-3805-2), p. 335, consultable en ligne : « Autres tours pendables », consulté le 20 juin 2011
  5. Interview de Noël Godin par lesoir.be
  6. Voir la vidéo sur Youtube.
  7. BHL : trente-deux ans d’esbroufe et de charlatanisme intellectuel
  8. article du Nouvel observateur
  9. Notamment lors d'un entretien pour le site l’œil électrique : « Tu t'arrêteras de t'en prendre à lui un jour ? Non. Nous préparons la sixième opération. On lui a fait savoir qu'on lui laissait une chance d'armistice total. On lui propose un véritable cessez-le-feu, au cas où au prochain obus pâtissier, il se mettrait à chanter “Avez-vous vu le beau chapeau de Zozo ?” ».
  10. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 47-54.
  11. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 54-55.
  12. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 56.
  13. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 57-60.
  14. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 60-72.
  15. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 143-147.
  16. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 189-192.
  17. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 72-73.
  18. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 74-76.
  19. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 93-100.
  20. L'entarteur fait son cinéma, Florence Mendel , L'express.fr, 25 mai 1995
  21. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 76-80.
  22. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 156-167.
  23. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 100-105.
  24. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 105-109.
  25. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 192-199.
  26. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 109-112.
  27. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 112-118.
  28. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 80-87
  29. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 126-140.
  30. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 200-205.
  31. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 205-214.
  32. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 88-90.
  33. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 239-248.
  34. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 118-123.
  35. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 225-231.
  36. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 234-239.
  37. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 217-225.
  38. Noël Godin, Entartons, entartons les pompeux cornichons !, Paris, Flammarion, 2005 (ISBN 978-2-08-068546-9), page 248-253.
  39. http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/echos-tv/450-double-entartage-pour-doc-gyneco-en-direct-sur-france-3
  40. http://www.tele-2-semaines.fr/contenu_editorial/pages/echos-tv/453-exclusif-noel-godin-revient-sur-l-entartage-de-doc-gyneco
  41. Vidéoclip de l'entartage, on y entend très bien Noël Godin s'exclamer : « Entartons, entartons les sarkochiants couillons ! » http://www.youtube.com/watch?v=ukEoEkOHvgA
  42. Interview editions Hermaphrodite
  43. « Une crème d'homme », Libération, 15 mai 2001.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]