Via Dolorosa

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31° 46′ 45.84″ N 35° 13′ 55.46″ E / 31.7794, 35.2320722 ()

Procession de pèlerins géorgiens empruntant la Via Dolorosa

La Via Dolorosa (en français : « Chemin de la Souffrance ») est une rue de la Vieille Ville de Jérusalem. Selon la tradition religieuse, elle est le chemin que Jésus a emprunté avant sa crucifixion. Ce chemin s'étend sur environ 500 mètres[1] et est marqué par neuf des quatorze Stations du chemin de Croix. Les cinq dernières stations sont à l'intérieur de l'église du Saint-Sépulcre. Il s'agit d'un lieu de pèlerinage très important pour les Chrétiens.

Le chemin traditionnel[modifier | modifier le code]

La Via Dolorosa (photograhiée entre 1898 et 1946)
Plan de la Via Dolorosa avec ses stations I à XV.
Panneau d'une rue signalant en hébreu en arabe et en latin la Via Dolorosa, Jérusalem
Procession de moines Franciscains sur la Via Dolorosa

Le parcours traditionnel débute juste à l'intérieur de la Porte des Lions (Porte saint Étienne), à l'École primaire Umariya, près du lieu où se trouvait l'ancienne forteresse Antonia et s'oriente vers l'ouest par la Vieille Ville jusqu'à l'Église du Saint-Sépulcre. Ce parcours tire son origine d'une procession organisée par les Franciscains au XIVe siècle.

Même si certaines rues de Jérusalem sont signalées en anglais, en hébreu et en arabe sur les différents panneaux, on peut trouver aussi indiqué sur le mur l'inscription Via Dolorosa.

Autres chemins[modifier | modifier le code]

La procession du jeudi Saint Byzantin commence du haut du Mont des Oliviers, s'arrête dans les jardins de Gethsémani, entre dans la Vieille Ville par la Porte des Lions et suit approximativement le trajet actuel en direction de l'Église du Saint-Sépulcre.

Au VIIIe siècle, plusieurs arrêts s'effectuaient au cours du trajet notamment le long de la partie sud de la Vieille Ville, à la maison de Caïphe, sur le Mont Sion, au Praetorium puis enfin à l'Église du Saint-Sépulcre.

Les stations du Chemin de Croix[modifier | modifier le code]

La Première Station
L'une des trois verrières de la chapelle de la Flagellation
Station I

La Première Station se trouve près du Monastère de la Flagellation, où Jésus a été interrogé par Pilate puis condamné par la suite (Jean XIX 1-2-3)
19.1 Alors Pilate prit Jésus, et le fit battre de verges.
19.2 Les soldats tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête, et ils le revêtirent d'un manteau de pourpre; puis, s'approchant de lui,
19.3 ils disaient: Salut, roi des Juifs! Et ils lui donnaient des soufflets.
La chapelle de la Flagellation fut construite dans les années 1920 sur le site d'un édifice érigé au Moyen Âge par les Croisés. Elle est maintenant administrée par les franciscains. C'est de ce lieu, que tous les vendredis partent traditionnellement les processions. L'église possède des vitraux remarquables représentant le Christ flagellé sur la Colonne, Pilate se "lavant les Mains" et libérant Barabbas. Au-dessus du maître-autel, à l'intérieur de la coupole centrale, se trouve une mosaïque en or où on peut voir la Couronne d'Épines percée par les Étoiles.

Station II
La Deuxième Station
L'Arc Ecce Homo, Jérusalem

La Deuxième Station est proche des vestiges d'une ancienne construction romaine connue aujourd'hui sous le nom d'Arche Ecce Homo, en mémoire des mots prononcés par Pilate lorsqu'il montra Jésus à la foule. Cette porte triomphale située sur le côté oriental de la ville à l'époque fut érigée sous Hadrien en 135 ap. J.-C. célébrait la prise de Jérusalem. Seule une partie de cet édifice est visible aujourd'hui. La partie gauche de l'arc qui n'existe plus, faisait partie autrefois d'un monastère derviche islamique ; La partie droite de l'arc de triomphe est toujours conservée et se trouve aujourd'hui à l'intérieur de l'Église des Sœurs de Sion. Cette église fut construite durant la deuxième moitié du siècle dernier sur les vestiges de ruines anciennes, comme l'arc de triomphe romain pré-cité, une partie des fortifications et de la cour de la forteresse Antonia et les vestiges remarquables des pavés de la rue datant de l'antiquité romaine, appelés aussi Lithostratus. Sur certaines pierres on peut remarquer des traces anciennes de jeu de dés, ce qui confirme l'hypothèse selon laquelle il s'agissait du lieu où les soldats romains jouaient pour gagner les vêtements de Jésus. Il faut enfin faire mention de la Piscine de Struthion, un ancien réservoir d'eau datant du IIe siècle av. J.-C., plus tard couvert par l'Empereur Hadrien.

Station III
La Troisième Station

La Troisième Station commémore la première chute de Christ sur le Via Dolorosa. L'endroit est marqué par une petite chapelle appartenant au patriarcat arménien catholique de Jérusalem. Sa reconstruction fut effectuée au XIXe siècle et ce sont les soldats Catholiques de l'Armée Polonaise qui achevèrent les travaux de rénovation durant la Seconde Guerre mondiale.

Station IV
La Quatrième Station
le bas-relief de Zieliensky

Il s'agit d'une église dédiée à Notre-Dame du Spasme afin d'y commémorer la rencontre de Marie et de son Fils portant la Croix. Si la tradition d'une halte en ce lieu est institutionnalisée depuis le XIIIe siècle siècle, elle est certainement plus ancienne dans la mesure où il existe des preuves indiscutables d'une église byzantine. Les excavations nécessitées par la construction de l'église arménienne actuelle, ont mis au jour les restes d’un pavé byzantin en mosaïque du VIe siècle ou probablement du VIIe siècle siècle, ce qui permet d'asseoir solidement la tradition. Ce petit oratoire est surmonté d'un panneau entouré de frises (sculptées par l'artiste polonais Zieliensky) représentant deux semelles de sandales et symbolisant le lieu de la rencontre.

Station V
La Cinquième Station
station V

Une inscription sur l'architrave d'une porte (Simoni Cyrenaeo Crux Imponitur) commémore la rencontre entre Jésus et Simon de Cyrène, à qui on a confié la charge de porter la lourde Croix du Christ au Golgotha (le Calvaire), le lieu de la Crucifixion. Mis à part Jean, cet épisode est confirmé par les Évangiles.

Station VI
La Sixième Station
L'église Sainte Véronique

Une église appartenant aux Catholiques grecs préserve la mémoire de la rencontre entre Jésus et Véronique, dont on peut aussi voir le tombeau. C'est à l'occasion de cette sainte rencontre que Véronique essuya la face du Christ avec un voile de soie et sur lequel se seraient imprimés les traits de son visage. Cette sainte relique serait gardée, depuis le huitième siècle dans la Basilique Saint-Pierre de Rome.

Station VII
La Septième Station

Le lieu de la deuxième chute de Jésus est marqué par une colonne, située au croisement de le Via Dolorosa et de la pittoresque et vivante rue du Marché.

Station VIII
La Huitième Station

Sur le mur extérieur d'un monastère Orthodoxe grec est sculpté une petite croix noircie par le temps. C'était en ce lieu que Jésus rencontra les femmes pieuses. Ces femmes l’avaient suivi, en pleurant, sur le chemin du Calvaire. Cet épisode est raconté dans l'Évangile selon saint Luc au début du chapitre (Luc 23-27-28).

Station IX
La Neuvième Station

La troisième chute de Jésus est commémorée par une colonne de l'ère romaine à l'entrée d'un monastère copte.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. http://www.sacred-destinations.com/israel/jerusalem-via-dolorosa

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]