Guy Carlier

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Guy Carlier

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Guy Carlier à Toulouse en novembre 2009 après la délocalisation de la matinale d'Europe 1.

Naissance 5 juin 1949 (65 ans)
Argenteuil
Nationalité Drapeau de la France France
Profession
Autres activités

Guy Carlier (né le 5 juin 1949 à Argenteuil) est un auteur et chroniqueur radiophonique et télévisuel français.

Famille[modifier | modifier le code]

Guy Carlier est né en 1949 à Argenteuil. Sa mère, qui a des racines espagnoles, était maraîchère et rencontra son père sur les marchés.

Guy Carlier a épousé le 25 novembre 2006 Joséphine Dard, la fille de l’écrivain Frédéric Dard, avec qui il a eu un fils, Antoine, né le 1er mai 2007. Joséphine a annoncé leur séparation en octobre 2012[1]. Guy Carlier a eu deux enfants de précédentes idylles : Stéphane, né en 1969, qui est devenu écrivain, et Raphaël, né en 1986, qui est devenu musicien et animateur sur l'Énorme TV (Fat Show)[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

Comptable et directeur financier[modifier | modifier le code]

Guy Carlier est titulaire d'une licence en sciences économiques à Nanterre et d'un diplôme d'études supérieures comptables et financières. Suivant le chemin de son beau-père chef comptable, il devient attaché de direction financière des peintures Tollens, puis employé de la société Becob, société d'exploitation de bois africain d'André Lévy, père de Bernard-Henri Lévy[3],[4]. Il fut également directeur financier, entre autres pour une société de décoration du milliardaire, armateur et vendeur d'armes saoudien Adnan Kashoggi, comme il l'a révélé lui-même dans un entretien à L'Humanité[5].

Auteur de chansons[modifier | modifier le code]

Après la faillite de cette société en 1989, Guy Carlier commence à vivre de sa plume en écrivant des chansons, comme Y a pas que les grands qui rêvent la même année pour Melody. Il a écrit en 2005 la chanson Ce qui ne tue pas nous rend plus fort pour Johnny Hallyday sur l'album Ma vérité. Parallèlement, il laisse des messages humoristiques sur le télé-répondeur de Jean-Luc Delarue sur Europe 1 ; pour amuser son fils Stéphane, il se crée un personnage de professeur de mathématiques réactionnaire nostalgique de la télévision gaulliste, M. Zermati. Ses messages étant quasiment sélectionnés chaque jour, Delarue finit par l'inviter en studio et l'engage pour participer à la création de l'émission télévisée Ça se discute[6] en 1994.

Débuts radiophoniques[modifier | modifier le code]

Guy Carlier au Fou du roi en 2003.
L'émission du Fou du roi en 2003.

En 1995, sous le pseudonyme de Monsieur Le Tallec (ce personnage est présenté comme le « gaulliste de droite imposé par la direction pour lutter contre le gauchisme rampant »[7]), Carlier écrit ses premières chroniques radiophoniques pour l'émission Dans tous les sens de Laurent Ruquier sur France Inter, en 1997. Fidèle à la chaîne, il poursuit, après le départ de Ruquier, dans l'émission de Laurence Boccolini Rien à voir, en 1999 sur France Inter. En 2000, il rejoint l'émission de Stéphane Bern Le Fou du roi, toujours sur France Inter où il présente des chroniques sur la télévision. Parmi ses cibles favorites, les animateurs Pascal Bataille et Laurent Fontaine, Arthur et surtout Julien Lepers, dont il présente les propos comme des leperseries. Cela contribue pendant plusieurs années à créer une inimitié entre l'animateur de Questions pour un champion et le chroniqueur de France Inter.

Débuts à la télévision[modifier | modifier le code]

En septembre 2004, Guy Carlier remplace Ariane Massenet dans l'émission télévisée de Marc-Olivier Fogiel On ne peut pas plaire à tout le monde sur France 3 dont la dernière émission a été diffusée le 11 juin 2006. Il exerce sa chronique Guy Carlier dans le bocal où il fait souvent allusion à ses origines modestes, et ne manque pas d'épingler ses quelques têtes de turc, comme Évelyne Thomas incarnant Marianne, Carole Rousseau, qui intenta contre lui des procédures judiciaires, et Élizabeth Teissier, qui a failli partir de l'émission, après son allusion à ses relations supposées avec le président François Mitterrand. À partir de septembre 2005, il y pratique une nouvelle rubrique, Guy Carlier dans le plasma, spécialement consacrée à l'actualité télévisée.

En 2005, Carlier commente avec Julien Lepers le concours eurovision de la chanson pour France 3, ce qui scelle la réconciliation entre les deux hommes.

Depuis 2006[modifier | modifier le code]

La matinale d'Europe 1 en 2009 à Toulouse.

En 2006 et 2007, Guy Carlier est chroniqueur sur France Inter, tous les matins il a « carte blanche » juste avant le journal de 8 heures.

En janvier 2007, Carlier devient chroniqueur sur France 2 dans l'émission cinématographique Jour de Fête et dans l'émission footballistique France 2 Foot. Par ailleurs, jusqu'en juin 2007, il anima tous les matins à h 54 sur France Inter une rubrique où il dressait une satire de l'actualité. Pendant la saison radio 2007-2008, Guy Carlier participe à l'émission On refait le monde sur RTL.

Fin août 2009, Carlier rejoint l'équipe de Marc-Olivier Fogiel dans la matinale d'Europe 1 où il présente, jusqu'au 24 juin 2011, une chronique intitulée « la douche froide de Guy Carlier ».

En 2011-2012, il lance son premier one man show Ici et maintenant[2], mise en scène de François Rollin. En 2012, il coécrit avec François Rollin le premier spectacle de Catherine Laborde intitulé Avec Le Temps....

Il est fan du club de l'AS Monaco. Il réunit ainsi à l'Hôtel de Crillon les principaux joueurs de l'équipe monégasque des années 1960 à l'occasion de la parution de son livre Onze hommes au Paradis.

Après avoir eu des accès de boulimie et d'hyperphagie, qu'il raconte dans son livre auto-biographique Le cœur au ventre, et avoir pesé près de 240 kilos, Guy Carlier a entamé un traitement d'amaigrissement en 2006, ce qui constitue un des thèmes de son spectacle one-man-show Ici et maintenant (2011)[8], mis en scène par François Rollin[9].

Il est également chroniqueur, de la rentrée 2012 jusqu'en 2014, dans l'émission de radio de Laurent Ruquier On va s'gêner, sur Europe 1. En 2014, il suit Laurent Ruquier et rejoint ainsi Les Grosses Têtes sur RTL.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Recueils de chroniques[modifier | modifier le code]

  • Splendeurs et misères du petit écran : chroniques, éd. Hors Collection, 2001, (ISBN 978-2266120890), rééd. Pocket 2002
  • Nouvelles chroniques télé et Lettres matinales, éd. Hors Collection, 2002, (ISBN 978-2258058682), rééd. Pocket 2003
  • J'vous ai apporté mes radios : lettres et chroniques, éd. Robert Laffont, 2002, (ISBN 978-2221098035), rééd. Pocket 2003
  • Ultimes chroniques télé, éd. Hors Collection, 2003, (ISBN 978-2258060784), rééd. Pocket 2004
  • Chroniques de la connerie chronique : Splendeurs et misères du petit écran suivi de Nouvelles chroniques télé, éd. Hors Collection, 2004, (ISBN 978-2258065345)
  • Les nouveaux bijoux de chez Carlier : chroniques radio, éd. Hors Collection, 2004, (ISBN 978-2258060791), rééd. Pocket 2006
  • Carlier libre : chroniques télé, éd. Hors Collection, 2005, (ISBN 978-2258065581), rééd. Pocket (Presses de la Cité) 2007
  • 10 ans de télé ! Chroniques inédites et best-of, éd. Hors Collection, 2005, (ISBN 978-2258069404)
  • J'peux pas plaire à tout le monde : une année de chroniques chez Fogiel, Ed. Robert Laffont, 2005, (ISBN 978-2221103791), rééd. Pocket 2007
  • Un an dans un bocal avec des thons et des requins, Ed. Hors Collection, 2006, (ISBN 978-2258069381), rééd. Pocket 2008
  • Nouvelles chroniques de la connerie chronique : Ultimes chroniques télé suivi de Les nouveaux bijoux de chez Carlier, Ed. Hors Collection, 2007, (ISBN 978-2258073890)
  • Longtemps, je me suis levé de bonne heure : chroniques matinales 2006-2007, éd. Hors Collection, 2007
  • Chroniques de la connerie chronique, tome 3 : Carlier libre suivi de Un an dans le bocal, éd. Hors Collection, 2008
  • Douche froide et coups de chaleur : chroniques radio, éd. Fetjaine, 2010
  • Guy Carlier allume la télé : 100 chroniques inédites douces-amères, éd. Prisma, 2011
  • Douche froide et vent de révolte : chroniques radio, éd. Fetjaine, 2011

Essais et récits autobiographiques[modifier | modifier le code]

Discographie (enregistrements de chroniques)[modifier | modifier le code]

  • Chroniques XXL - Best Of, 4 CDs, Francis Dreyfus - Sony Music, 2003
  • Chroniques 4XL - L'intégrale, 2 CDs, Francis Dreyfus - Sony Music, 2003
  • Le Meilleur de Guy Carlier, CD, Francis Dreyfus - Sony Music, 2004

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/josephine_dard_trompee_par_guy_carlier_273999
  2. a et b Bénédicte Agoudetsé, « Guy Carlier « réalise son rêve d’enfant » », sur Le Parisien,‎ 4 mai 2012
  3. Guy Carlier, attaché de direction financière, Le Figaro, 15 octobre 2007
  4. Il s'en prit plus tard avec virulence à Bernard-Henri Lévy, en déclarant sur France Inter le 1er avril 2003 : « À ceux qui pourraient penser que nous vivons une époque étrange, où un philosophe procède à l’oraison d’un marchand d’armes, je répondrai que Bernard-Henri Lévy n’est pas un philosophe loin de-là. C’est également un mondain, un pilleur de forêt africaine, un opportuniste ».
  5. Guy Carlier, un homme heureux, paru dans l'Humanité.
  6. Guy Carlier, invité de Élise Lucet 15/09/11 - Toute l'information en vidéo de France 2, France 3, France 5, RFO. Les vidéos sont disponibles : [info.francetelevisions.fr]
  7. « Le poids de la plume », portrait dans le journal Libération du 3 juin 2002
  8. (fr) « Guy Carlier dans Ici et maintenant », Billetreduc.com,‎ 2011 (consulté le 19 septembre 2012)
  9. (fr) « Guy Carlier, son spectacle », http://productionsillimitees.com,‎ 2011 (consulté le 19 septembre 2012)

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