Fernando Savater

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Fernando Savater

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Fernando Savater au Parlement européen de Strasbourg le 20 novembre 2013 à l’occasion du 25me anniversaire du Prix Sakharov.

Activités philosophe, écrivain, traducteur, journaliste, professeur
Naissance 21 juin 1947
Saint-Sébastien, Drapeau de l'Espagne Espagne
Langue d'écriture Castillan
Genres essai, roman, pièce de théâtre, article de presse
Distinctions Prix national d'Essai (1982)
Prix Anagrama (1982)
Prix Sakharov (2000)
Prix Planeta (2008)

Œuvres principales

  • Invitación a la ética
  • Ética para Amador
  • Política para Amador
  • Las preguntas de la vida
  • La tarea del héroe
  • La hermandad de la buena suerte

Fernando Savater, né le 21 juin 1947[1] à Saint-Sébastien, est un philosophe, activiste, essayiste, romancier, dramaturge, traducteur, journaliste et professeur espagnol.

Auteur très prolifique, il met un point d'honneur à rapprocher la philosophie aux jeunes et à étudier l'éducation et la pédagogie. Il s'engage également beaucoup contre le terrorisme dans le pays basque est reçoit en 2000 le Prix Sakharov.

Il a reçu de nombreux prix littéraires, dont le Prix national d'Essai et 1982.

Biographie[modifier | modifier le code]

Études et professorat[modifier | modifier le code]

Fils d'un notaire de Saint-Sébastien, il est élevé chez les marianistes[2] et se montre très porté sur la lecture, en particulier sur la lecture populaire et les bandes dessinées — il n'en a d'ailleurs jamais perdu l'intérêt, les défendant dans ses œuvres.

À 13 ans, sa famille s'installe à Madrid, où il passe son baccalauréat au Colegio del Pilar[2]. Il apprécie très tôt le théâtre et participe dans plusieurs troupes amateurs.[réf. nécessaire]

Il étudie la philosophie à l'Université complutense de Madrid où il passe son doctorat avec une polémique thèse sur Emil Cioran[2].

En janvier 1969, sous l'état d'exception, il est emprisonné un mois à la Cárcel de Carabanchel (es)[2],[3]. Il s'exile en France lors des dernières années du franquisme, radicalement opposé à toute forme de régime politique autoritaire[4].

Fernando Savater en 2011

Il travaille comme professeur assistant dans les facultés de Sciences politiques et de Philosophie de l'Université autonome de Madrid, d'où il est finalement interdit d'enseigner pour avoir émis plusieurs critiques au franquisme[2],[5]. Plus tard, il devient professeur d'éthique et de sociologie à l'Université nationale d'enseignement à distance (UNED), puis devient en 1980 professeur en remplacement à l'Université du Pays basque, avant de devenir titulaire en 1984[2],[1]. Au début des années 90, il devient professeur titulaire de philosophie dans son alma mater et jusqu'à sa retraite, en 2008[2].

En octobre 2008, il prend sa retraite de professeur de philosophie dans son alma mater.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Il est collaborateur habituel d'El País depuis sa fondation en 1976, et en 1990, Savater, conjointement à Javier Pradera (es), lance le magazine Claves de Razón Práctica[6].

Il participe en 2011 au Centenaire d'Emil Cioran, de qui il a toujours été très proche intellectuellement, aux côtés, entre autres, d'Alain Finkielkraut et Roland Jaccard[7].

Engagements politiques[modifier | modifier le code]

Fernando Savater et Albert Boadella (es), représentant Ciutadans de Catalunya (es) en 2007, lors d'un acte de l'Union, progrès et démocratie de Rosa Díez.

Il s'intéresse très tôt à la politique, « appartenant à une génération qui est née contre la dictature et le franquisme », et a participé dans beaucoup de mouvements civiques nés au Pays basque : il déclare que s'engager pour la politique est un devoir citoyen[3].

En plus de le faire dans des livres comme Euskadi : pensar el conflicto, sorti en 1987, il s'implique dans des organisations en faveur de la paix et contre le terrorisme dans le pays basque, qu'il qualifie de « dictat nationaliste[3] » comme Movimiento por la Paz y la No Violencia, Gesto por la Paz de Euskal Herria (es), Foro Ermua (es), et ¡Basta Ya!, ce qui lui a valu des menaces de mort de la part de l'ETA[3]. Pour son engagement, il reçoit en 2000 le Prix Sakharov des droits de l'homme et de la liberté d'expression[3]. Il est en fait surtout opposé à tout nationalisme en général, comme le montre sa participation dans l'association Ciutadans de Catalunya (es)[8] :

El nacionalismo en general es imbecilizador, aunque los hay leves y graves, los del forofo del alirón y el que se pone el cuchillo en la boca para matar. Hay gente sin conocimientos históricos, el nacionalismo atonta y algunos son virulentos. Afortunadamente en Cataluña la situación es diferente a la del País Vasco, aunque esa minoría es una alarma que nos dice que algo hay que hacer. El nacionalismo es una inflamación de la nación igual que la apendicitis es una inflamación del apéndice.

— Fernando Savater[4]

« Le nationalisme en général est abrutissant, qu'il soit léger ou grave : le supporter de sport comme celui qui se met le couteau entre les dents pour aller tuer. Il y a des gens sans connaissances historiques : le nationalisme abrutit et certains sont virulents. Heureusement en Catalogne, la situation est différente de celle du pays basque, bien que cette minorité est une alarme qui nous dit qu'il y a quelque chose à faire. Le nationalisme est une inflammation de la nation au même titre que l'appendicite l'est de l'appendice. »

C'est sous ces préceptes qu'il s'oppose à tout parti se construisant autour de l'exaltation patriotique. D'abord libertaire puis libéral, il s'affirme dans cette position avec la polémique suscitée avec le philosophe basque Javier Sádaba (es), quand ils écrivent en 1987 Euskadi : pensar el conflicto, où ils analysent l'identité et la question du séparatisme basque, la véritable portée d'Herri Batasuna et remettent en question la possibilité de gouverner de façon autonome[9], tout en soutenant officiellement la légalisation de l'organisation basque[4]. Il prendra des positions ouvertement antinationalistes, défendant ainsi les Basques oppressés par le nationalisme basque[10]. Il considère que la politique du Parti nationaliste basque discriminatoire, démodée et complaisante avec le terrorisme basque. Il s'affirme antinationaliste et rejette le « vasquismo (es) », sans jamais renoncer à son identité et condition basque :

(...) no soy simpatizante sino abiertamente "antipatizante" del nacionalismo vasco. Por no ser, ni siquiera soy esa amable tontería, "vasquista", porque bastante tengo con ser vasco (...)

— Fernando Savater, (es) Fernando Savater, « El cielo puede esperar », sur elpais.com,‎ 2007 (consulté le 09/10/2013)

« (...) je ne suis pas un sympathisant, mais plutôt ouvertement un « antipathisant » du nationalisme basque. Je ne suis même pas cette aimable idiotie, « basquiste », parce que c'est déjà beaucoup d'être basque (...) »

— (es) Fernando Savater, « El cielo puede esperar », sur elpais.com,‎ 2007 (consulté le 09/10/2013)

Ainsi, il bondit lorsque José Luis Rodríguez Zapatero, alors chef du gouvernement espagnol, souhaite que la réforme du statut de la Catalogne — visant à raffermir l'autonomie de la région — aboutisse ; pour lui, il s'agit de laisser les nationalistes radicaux gagner du terrain : « Bien sûr que nous voulons la paix! Mais on ne peut pas appeler paix n'importe quoi; pour avoir connu la paix franquiste, nous le savons bien[11]. »

Il demande le boycott des élections basques de 2007 de la part du PSOE et du PP, les accusant de ne pas être « propres ni réellement démocratiques »[12]

Savater défend à de nombreuses occasions la Constitution espagnole comme étant le seul « véhicule de paix »[13],[14],[15] et le Statut d'autonomie du Pays basque, « vecteur d'union »[16] : son opposition à tout type de nationalisme a pour but d'atteindre un « idéal d'humanité universel »[17] partagé par tous et qui se traduirait par un organisme gouvernemental d'autorité mondiale au-dessus des gouvernements et états nationaux qui servirait à résoudre les disputes et réaliser des tâches administratives d'intérêt commun[4],[18].

Il s'engage également pour le nouveau parti Union, progrès et démocratie[2],[3], pour sa défense d'une Espagne unie dans la pluralité[19].

En 2008, une polémique surgit en Espagne à la suite d'un manifeste publié notamment par Mario Vargas Llosa, Miguel Delibes et Fernando Savater[20],[21] — qui est à l'origine du manifeste —, qui souhaite que le castillan soit officialisé dans la constitution espagnole, voyant l'avancée des langues régionalistes menaçante pour la seule langue commune du pays, et potentiellement source de « discrimination ou la marginalisation à l'égard de ceux qui parlent seulement castillan » : « Une chose est d'encourager la connaissance des langues régionales et une autre est de les imposer au détriment de la langue commune. », déclare t-il[22].

En 2010, alors que Baltasar Garzón, alors magistrat espagnol de l'Audiencia Nacional d'Espagne, essaie d'enquêter sur les exactions des troupes et milices franquistes — qui n'ont jamais fait l'objet d'enquête, en Espagne, alors que celles des Républicains, l'ont été, avec la Causa General (es) —, Savater se positionne contre une telle enquête en déclarant que « Les guerres ne se gagnent pas soixante-dix ans plus tard »[23].

En 2013, le magazine britannique Prospect établit une liste des 65 penseurs les plus influents du monde, dans laquelle Fernando Savater apparaît à la 47e place (à la suite d'un vote dans plus de 100 pays et où 10 000 personnes ont voté)[24].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre, composée de plus de cinquante titres et de très nombreux articles dans la presse, a été traduite dans de nombreuses langues, dont le français. Il a obtenu de nombreux prix, parmi lesquels le Prix national d'Essai et le Premio Anagrama en 1982, le Premio Francisco Cerecedo (es) de journalisme en 1997 et le Prix Planeta en 2008[25].

Ses influences[modifier | modifier le code]

Proche de la pensée de Nietzsche à ses débuts, notamment avec Panfleto contra el todo, il traduit et divulgue en espagnol l'œuvre de l'un des plus importants penseurs contemporains du nihilisme, Emil Cioran. Celui-ci publie par ailleurs Entretiens[26], en 1995, dans lequel il s'entretient avec Savater[27]. On ne le situe dans aucune école philosophique. Il s'inspire assez des Lumières, notamment de Voltaire[28], et d'Hannah Arendt.

Dès 23 ans, il cherche à révolutionner la philosophie européenne avec Nihilismo y acción, puis avec La filosofía tachada ; influencé par Nietzsche et Cioran, il repose les bases de la méthodologie de la réflexion dans le journalisme, la philosophie ou la pédagogie[4].

Sa volonté de vulgariser la philosophie[modifier | modifier le code]

Il donne une importance spéciale au rapprochement de la philosophie vers les jeunes, notamment avec Ética para Amador (es) (1991, en fr. : Éthique à l'usage de mon fils[29]), l'un des livres les plus lus de la philosophie espagnole[2], Política para Amador (es) (1992, en fr. : Politique à l'usage de mon fils[30]) ou encore Las preguntas de la vida (1999, en fr. : Penser sa vie : une introduction à la philosophie[31]). Il défend par ailleurs la culture populaire, car elle exprime la vitalité juvénile, des romans d'aventure aux contes fantastiques et en passant par les nouvelles de terreur, aux bande-dessinées et aux jeux de rôle.

Éthique à l'usage de mon fils[modifier | modifier le code]

Avec Éthique à l'usage de mon fils, Fernando Savater souhaite rendre accessible la philosophie à tous et en particulier aux plus jeunes. Il précise bien cependant que ce « n'est pas un manuel d'éthique » ni un « catalogue de réponses moralisatrices aux problèmes que nous rencontrons tous les jours », mais un « livre personnel et subjectif » portant sur des thèmes « universels », dans le but de « stimuler une pensée libre », comme il l'écrit lui-même pour présenter son livre[32]. Malgré son souhait de ne pas voir son livre utilisé dans les lycées et universités, ce livre sera beaucoup utilisé par les professeur d'éthique en Espagne[33].

Pour rendre la lecture plus agréable qu'un manuel plein de concepts et de noms rédigé avec un style académique lourd, il choisit de s'adresser au lecteur — son fils, Amador — en le tutoyant. Il aborde la morale en l'appelant « éthique » afin de contourner sa connotation originale qui renvoie vers l'« immoral » : il donne ainsi ses pensées sur différents aspects de la vie de tous les jours avec humour et un style simple, mais profond et qui pousse à la réflexion propre[34].

Son engagement pour l'éducation[modifier | modifier le code]

Fernando Savater s'engage aussi beaucoup pour l'éducation : dans El valor de educar (publié en France sous le titre Pour l'éducation[35], il aborde ce thème avec des analogies et un langage soutenu, mais qui en même temps le rend intéressant et stimulant. Ce livre, tout particulièrement dirigé aux maître d'éducation basique et moyenne du Mexique, est une commande du professeur Elba Esther Gordillo, afin de motiver les professeurs à « faire de l'enfant une usine de connaissance et pas seulement un dépôt de déchets »[36]. Il présente, en plus d'une analyse de l'auteur sur l'éducation et des différentes approches de celle-ci au Mexique, une importante compilation de textes écrits par des penseurs de toutes les époques sur l'éducation. D'un point de vue philosophieque, Savater défend dans ce livre l'idée d'influence kantienne que l'éducation est basée sur l'intersubjectivité. Elle consiste à humaniser et socialiser l'enfant qui vient de naître dans un monde qui lui préexiste. Cette humanisation est mise en relation avec le savoir et l'expérience des autres hommes qui sont des sujets pensants capables d'interagir.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Œuvres originales de Fernando Savater[modifier | modifier le code]

Toutes les œuvres listées ici sont des essais, sauf mention :

  • Nihilismo y acción (1970)
  • La filosofía tachada (1972)
  • Apología del sofista y otros sofismas (1973)
  • Ensayo sobre Cioran (1974)
  • Escritos politeístas (1975)
  • De los dioses y del mundo (1975)
  • La infancia recuperada (1976)
  • La filosofía como anhelo de la revolución (1976)
  • Apóstatas razonables (1976, puis version amplifiée en 2007)
  • Para la anarquía y otros enfrentamientos (1977)
  • La piedad apasionada (1977)
  • Conocer Nietzsche y su obra (1977)
  • Panfleto contra el Todo (1978) — Prix Mundo de Ensayo.
  • El estado y sus criaturas (1979)
  • Criaturas del aire (1979)
  • Caronte aguarda (1981)
  • La tarea del héroe (1981) — Prix national d'Essai.
  • Juliano en Eleusis (1981) — pièce de théâtre.
  • Impertinencias y desafíos (1981)
  • Invitación a la ética (1982) — Prix Anagrama.
  • Diario de Job (1983) — roman.
  • Sobre vivir (1983) — trad. fr. Sur l'art de vivre[37].
  • Vente a Sinapia (1983) — pièce de théâtre.
  • Las razones del antimilitarismo y otras razones (1984)
  • Contra las patrias (1985)
  • El dialecto de la vida (1985) — roman, hommage à Robert Louis Stevenson.
  • El contenido de la felicidad (1986)
  • Episodios pasionales (1986)
  • El contenido de la felicidad (1986)
  • Euskadi : pensar el conflicto (coécrit avec Javier Sádaba, 1987)
  • Último desembarco ; Vente a Sinapia (1987) — pièces de théâtre.
  • Ética como amor propio (1988)
  • Un paso en falso (1988) — scénario pour un téléfilm de TVE. Publié en 2013 sous le titre El traspié. Una tarde con Schopenhauer.
  • Catón. Un republicano contra César (1989) — pièce de théâtre.
  • Humanismo impenitente (1990)
  • La escuela de Platón (1991)
  • Ética para Amador (es) (1991) — trad. fr. Éthique à l'usage de mon fils[29].
  • Política para Amador (es) (1992) — trad. fr. Politique à l'usage de mon fils[30].
  • Guerrero en casa (1992) — pièce de théâtre.
  • Sin contemplaciones (1993)
  • El jardín de las dudas (es) (1993) — roman, finaliste du Prix Planeta.
  • Idea de Nietzsche (1995, puis version amplifiée en 2000)
  • La voluntad disculpada (1996)
  • El juego de los caballos (1997)
  • Malos y malditos (1997)
  • El valor de educar (1997) — trad. fr. Pour l'éducation[35].
  • Así hablaba Nietzsche (1997)
  • Despierta y lee (1998)
  • La aventura africana (1998)
  • Loor a leer (Crisolín) (1998)
  • Ética, política, ciudadanía (1998)
  • Diccionario filosófico (1999) — trad. fr. Dictionnaire philosophique personnel[38]
  • Las preguntas de la vida (1999) — Prix Euskadi d'Argent. Trad. fr. Penser sa vie : une introduction à la philosophie[31].
  • Diccionario del ciudadano sin miedo a saber (2000)
  • A rienda suelta (2000)
  • Perdonen las molestias (2001)
  • A caballo entre milenios (2001)
  • Pensamientos arriesgados (2002) — essai faisant partie de La Esfera de los Libros in Madrid, une anthologie de José Sánchez Tortosa.
  • Jorge Luis Borges (2002)
  • Ética y ciudadanía (2002)
  • Etnomanía contra ciudadanía (2002)
  • Palabras cruzadas : Una invitación a la filosofía (coécrit avec José Luis Pardo, 2003)
  • Mira por dónde. Autobiografía razonada (2003) — autobiographie.
  • Los caminos para la libertad : Ética y educación (2003) — essai pour le compte de conférences de la Cátedra Alfonso Reyes avec le Fondo de Cultura Económica.
  • El valor de elegir (2003) — trad. fr. Choisir, la liberté[39].
  • El gran fraude : sobre terrorismo, nacionalismo y ¿progresismo? (2004)
  • Los diez mandamientos en el siglo XXI : tradiciòn y actualidad del legado de Moisés (2004) — trad. fr. Les dix commandements au XXIe siècle[40].
  • La libertad como destino (2004)
  • El Gran Laberinto (2005)
  • Los siete pecados capitales (2005)
  • La vida eterna (2007) — trad. fr. La vie éternelle : Éloge des incrédules[41].
  • Saliendo al paso (2008) — compilation d'articles de presse écrite.
  • La hermandad de la buena suerte (2008) — roman, Prix Planeta.
  • La aventura de pensar (2008)
  • Misterio, emoción y riesgo, textos sobre las novelas y películas de aventuras (2008)
  • Borges : la ironía metafísica (2008)
  • Historia de la filosofía. Sin temor ni temblor (2009)
  • Tauroética (2010) — trad. fr. Tauroética : pour une éthique de la corrida[42].
  • La música de las letras (2010)
  • Los invitados de la princesa (2012) — roman, Prix Primavera de Novela.
  • Ética de urgencia (2012).
  • El traspié. Una tarde con Schopenhauer (2013) — publication de la comédie qu'il a écrit pour la télévision en 1988, Un paso en falso.

Œuvres traduites par Fernando Savater[modifier | modifier le code]

Ces œuvres ont été traduites par Fernando Savater et bénéficient d'un prologue de sa plume[43] :

  • Georges Bataille, El aleluya y otros textos, Madrid, Alianza Editorial, 1981
  • Georges Bataille, La experiencia interior, seguido de Método de meditación y de Post-Scriptum 1953, Madrid, Taurus, 1981
  • Georges Bataille, Sobre Nietzsche : voluntad de suerte, Madrid, Taurus, 1986
  • Georges Bataille, Teoría de la religión, Madrid, Taurus, 1981
  • Leonora Carrington, Memorias de abajo, Madrid, Siruela, 1991
  • Emil Cioran, El aciago demiurgo, Barcelone, Círculo de Lectores, 1993
  • Emil Cioran, Adiós a la filosofía y otros textos, Madrid, Alianza Editorial, 1982
  • Emil Cioran, Breviario de podredumbre, Madrid, Taurus, 1988
  • Emil Cioran, La tentación de existir, Madrid, Taurus, 1979
  • Madame du Deffand, Frivolidad y agonía, Madrid, Fondo de Cultura Económica, 1988
  • Denis Diderot, Paradoja del comediante y otros ensayos, Madrid, Mondadori, 1990
  • Arthur Conan Doyle, La tragedia del « Korosko », Barcelone, Orbis, 1986
  • Agapito Maestre, Fragmentos sobre la actualidad, Ciudad Real, Diputación Provincial, 1991
  • Yukio Mishima, El Marino que perdió la gracia del mar, Barcelone, Círculo de Lectores, 1987
  • Friedrich Nietzsche, Federico Nietzsche, Madrid, Taurus, 1973
  • Jean Ray, Malpertuis, Madrid, Valdemar, 1990
  • Peter Sloterdijk, Crítica de la razón cínica, Madrid, Taurus, 1989
  • Miguel de Unamuno, Del sentimiento trágico de la vida en los hombres y en los pueblos, Madrid, Alianza, 1994
  • Voltaire, Cartas filosóficas, Barcelone, Altaya, 1993
  • Voltaire, Sarcasmos y agudezas, Barcelone, Edhasa, 1994
  • P. C. Wren, Beau Geste, Barcelone, Orbis, 1986

Autres collaborations[modifier | modifier le code]

  • Alain Jugnon, Pourquoi nous ne sommes pas chrétiens, Max Milo,‎ 2009, 318 p. (ISBN 2353410510)

Prix et reconnaissance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Notice d'autorité personne - Fernando Savater », sur bnf.fr (consulté le 05/10/2013)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i (es) « Histórico - Fernando Savater », sur bne.es (consulté le 06/10/2013)
  3. a, b, c, d, e et f « Vidéo Euronews : interview Fernando Savater », sur evene.fr (consulté le 06/10/2013)[vidéo]
  4. a, b, c, d et e (es) « Biografía Fernando Savater », sur savater.org,‎ 2007 (consulté le 06/10/2013)
  5. « Biographie de Fernando Savater », sur spainisculture.com (consulté le 06/10/2013)
  6. (en) José Andrés Rojo, « The watchman of Spain's transition signs off », sur elpais.com,‎ 2011 (consulté le 05/10/2013)
  7. L'Express, « Cioran au Salon du livre », sur lexpress.fr,‎ 2011 (consulté le 06/10/2013)
  8. L'association Ciutadans de Catalunya est une plateforme civique et culturelle impulsée par un groupe d'intellectuels catalans opposés au nationalisme catalan et qui considèrent que leurs positions non nationalistes ne sont pas représentées politiquement en Catalogne.
  9. (es) « Euskadi : pensar el conflicto (Madrid, 1987) - Polémica Sádaba/Savater sobre Euskadi y el independentismo vasco - Au sujet du livre », sur abebooks.fr (consulté le 09/10/2013)
  10. (es) Gilles Médioni, « Les artistes en otage », sur lexpress.fr,‎ 2001 (consulté le 09/10/2013)
  11. Cécile Thibaud, « Zapatero ou la tentation nationaliste », sur lexpress,‎ 2006 (consulté le 06/10/2013)
  12. (es) « Savater pide un "boicot" político a las elecciones vascas », sur diariocritico.com,‎ 2007 (consulté le 09/10/2013)
  13. (es) C. Fuencisla, « Plataformas pacifistas defienden la Constitución como garantía de la paz », sur hazteoir.org,‎ 2006 (consulté le 09/10/2013)
  14. (es) Diverses agences, « Savater: "La España constitucional va a tener una oportunidad en el País Vasco" », sur eleconomista.es,‎ 2009 (consulté le 09/10/2013)
  15. (es) Ana Garbati, « Basta Ya defiende en Bilbao la Constitución », sur elperiodicodearagon.com,‎ 2003 (consulté le 09/10/2013)
  16. (es) EFE, « Savater sostiene que se ha ilegalizado HB porque era una demanda social (et autres articles) », sur bastaya.org,‎ 2003 (consulté le 09/10/2013)
  17. (es) Fernando Savater, El Valor de educar, Círculo de Lectores,‎ 1999, 272 p. (ISBN 978-84-226-6826-8, lire en ligne), p. 72,80
  18. (ca) Natàlia Molero, « El castellà perseguit », sur elsingulardigital.cat,‎ 2008 (consulté le 09/10/2013)
  19. (es) Europa Press, « Savater y Boadella envían textos de apoyo a Robles », sur elmundo.es,‎ 2010 (consulté le 06/10/2013)
  20. (es) El Pais, « Savater presenta hoy un manifiesto en defensa del castellano », sur elpais.com,‎ 2008 (consulté le 09/10/2013)
  21. (es) Mario Vargas Llosa, José Antonio de la Marina, Aurelio Arteta, Félix de Azúa, Albert Boadella, Carlos Castilla del Pino, Luis Alberto de Cuenca, Arcadi Espada, Alberto González Troyano, Antonio Lastra, Carmen Iglesias, Carlos Martínez Gorriarán, Jose Luis Pardo, Alvaro Pombo, Ramón Rodríguez, Jose Mª Ruiz Soroa, Fernando Savater, « Manifiesto por la lengua común », sur elmundo.es,‎ 2008 (consulté le 09/10/2013)[PDF]
  22. L'Express, « Le castillan "menacé" par les langues régionales? », sur lexpress.com,‎ 2008 (consulté le 06/10/2013)
  23. Cécile Thibaud, « Pourquoi le juge Garzon risque d'être suspendu », sur lexpress.fr,‎ 2010 (consulté le 06/10/2013)
  24. (en) Prospect, « World Thinkers 2013 », sur prospectmagazine.co.uk,‎ 2013 (consulté le 09/10/2013)
  25. (es) Israel Punzano Sierra, Jacinton Anton, « Savater gana el Planeta con una novela detectivesca », sur elpais.com,‎ 2008 (consulté le 05/10/2013)
  26. Emil Cioran, Entretiens : avec François Bondy, Fernando Savater, Helga Perz..., Paris, Gallimard,‎ 1995, 319 p. (ISBN 2-07-073394-7)
  27. Photo de Cioran et Savater[image]
  28. Il est finaliste du Prix Planeta en 1993 avec le roman épistolaire La hermandad de la buena suerte, un livre sur Voltaire.
  29. a et b Fernando Savater (trad. Claude Bleton), Éthique à l'usage de mon fils [« Ética para Amador »], Paris, Seuil,‎ 1994, 179 p.
  30. a et b Fernando Savater (trad. Gabriel Iaculli), Politique à l'usage de mon fils [« Política para Amador »], Paris, Seuil,‎ 1995, 219 p. (ISBN 2-02-023307-X)
  31. a et b Fernando Savater (trad. François Maspero), Penser sa vie : une introduction à la philosophie [« Las preguntas de la vida »], Paris, Seuil,‎ 2009, 317 p. (ISBN 978-2-7578-1221-1)
  32. « Éthique à l'usage de mon fils », sur www.ombres-blanches.fr (consulté le 24/10/2013)
  33. (es) « Biografía de Savater », sur senamultimedia2012.blogspot.fr,‎ 2012 (consulté le 24/10/2013)
  34. « Critique de Ethique à l'usage de mon fils de Fernando Savater », sur www.critiqueslibres.com,‎ 2006 (consulté le 24/10/2013)
  35. a et b Fernando Savater (trad. Hélène Gisbert), Pour l'éducation [« El valor de educar »], Paris, Payot & Rivages,‎ 1998, 273 p. (ISBN 2-228-89133-9)
  36. Fernando Savater, El valor de educar, 1997.
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]