Frédéric Pagès

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Frédéric Pagès est un journaliste, écrivain, ancien professeur agrégé de philosophie[1] français né en 1950 à Suresnes. Il a quitté l'enseignement pour rejoindre en 1985 Le Canard enchaîné.

Trajet[modifier | modifier le code]

Il a enseigné la philosophie en lycée à Hénin-Beaumont (1973-1975), à Arras (1976-1978) et à Melun (1979-1981). Sous le pseudonyme de « Fredo Manon Troppo », il fut le chanteur du groupe de rock « Les Jalons » (ex- « Dead Pompidou's »). Il a fondé l'hebdomadaire satirique La Grosse Bertha en janvier 1991 avec Cabu, Gébé, Jean-Cyrille Godefroy et Philippe Val. En 1986, il entre au Canard enchaîné comme journaliste permanent. En 1996, il crée « Le Banquet du bac philo » à la Sorbonne, devenu « Le Grand Oral du Bac philo » à Sciences Po (Paris). Il s'agit d'une joute oratoire où des candidats « disputent » des vrais sujets de philosophie du baccalauréat.

Il a longtemps participé aux Papous dans la tête, émission de radio de France Culture.

Il est intervenu pendant plusieurs années à la consultation d'ethnopsychiatrie du centre Georges-Devereux, sous la direction de Tobie Nathan.

Il est le fondateur et président de l'« Association des Amis de Jean-Baptiste Botul », créée en 1996, par l'intermédiaire de laquelle il fait la promotion d'un philosophe fictif « de tradition orale » et de sa pensée, le « botulisme ». Chaque semaine, il anime « le café Botul » à Paris, au bar Le Progrès (Paris 3e).

Journaliste[modifier | modifier le code]

Au Canard enchaîné, il écrit notamment des « interviews imaginaires », l'« actu philo », naguère le « Journal de Xavière T. », le « Journal de Carla B.[2] » et la « Valérie T. si je mens ». Le « Journal de Carla B. » a été l'objet d'une polémique au moment de la sortie du Vrai Canard, le livre de Karl Laske et Laurent Valdiguié. Les auteurs prétendaient en effet que Pierre Charon, conseiller à l'Élysée, inspirait cette rubrique fantaisiste et y faisait passer des messages politiques. La polémique s'est éteinte quand le directeur du Canard, Michel Gaillard, a précisé en page une de l'hebdomadaire que Frédéric Pagès était l'auteur de la rubrique.

Humoriste[modifier | modifier le code]

De juillet 2009 à janvier 2011, Frédéric Pagès a fait partie de l'équipe d'Anne Roumanoff qui, chaque samedi sur Europe 1, commente l'actualité dans l'émission Samedi Roumanoff.

Botul existe-t-il ?[modifier | modifier le code]

« Frédéric Pagès, qui n'est pas à une facétie près, pourrait bien ici en sortir une, lui qui est président de l'« Association des Amis de Jean-Baptiste Botul », philosophe dont aucune œuvre écrite n'a pu être conservée (et pour cause, il semblerait qu'il n'ait jamais existé !). »

— Chantal Robillard[3], en mai 2000

Bernard-Henri Lévy, dans son ouvrage De la guerre en philosophie, paru en 2010, cite sérieusement à l'appui de son argumentation Jean-Baptiste Botul, La Vie sexuelle d'Emmanuel Kant, éd. Mille et une nuits, 1999. Cette citation a soulevé une polémique et des rires dans le milieu littéraire, le nom du « philosophe » Jean-Baptiste Botul, n'étant autre que le pseudonyme — à fin de canular — de Frédéric Pagès. Celui-ci raille un « BHL victime d'un auto-entartage[4] ».

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Au vrai chic anatomique, éd. du Seuil, collection « Points virgule », 1983
  • Le Philosophe sort à cinq heures, éd. François Bourin, 1993 (ISBN 2-87686-168-2)
  • Descartes et le cannabis - Pourquoi partir en Hollande ? Les Petits Libres nr. 8, Éditions Mille et une Nuits, 1996.
  • La Dispute de Sélestat, Le Verger éditeur, collection « Écrivains en résidence », Illkirch, 2000 (ISBN 2-908367-96-3)
  • Philosopher ou l'art de clouer le bec aux femmes. Éditions Mille et une nuits, 2006.
  • L'Idiot de la Sorbonne. Éditions Libela-Maren Sell, 2007.
  • Du pur amour et du saut à l'élastique. Éditions Libela-Maren Sell, 2011.

En collaboration :

  • Claude Duneton, avec la collection de Frédéric Pagès, À hurler le soir au fond des collèges, éd. du Seuil, 1985 (ISBN 2-02-006766-8)
  • avec la collection d'Oreste Saint-Drôme, Comment choisir son philosophe ?, éd. La Découverte, Paris, 2000
  • avec la collection de Cabu, Tout Cabu, éd. Les Arènes, Paris, 2010

Jean-Baptiste Botul : « repères bibliographiques[5] »[modifier | modifier le code]

« Œuvres publiées de Jean-Baptiste Botul[5] »[modifier | modifier le code]

« Sur Jean-Baptiste Botul, sa vie, son œuvre, sa pensée[5] »[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « (et de psychopédagogie) », in Claude Duneton, avec la collection de Frédéric Pagès, À hurler le soir au fond des collèges, éd. du Seuil, 1985 (ISBN 2-02-006766-8), 4e de couv.
  2. Carla Bruni-Sarkozy.
  3. La Dispute de Sélestat, Le Verger éditeur, collection « Écrivains en résidence », Illkirch, 2000 (ISBN 2-908367-96-3), 4e de couv.
  4. « Un brevet de “ bon philosophe ” décerné par BHL est un cadeau empoisonné », sur le site Charlie enchaîné, 9 février 2010, d'après Le Canard enchaîné du 10 février 2010.
  5. a, b et c In Jean-Baptiste Botul, La Métaphysique du mou, p. 109.