Pascal Boniface

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Pascal Boniface

Naissance (58 ans)
Paris
Nationalité Française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession Géopolitologue

Pascal Boniface, né le à Paris, est un géopolitologue français, fondateur et directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques. Il a notamment traité de l'arme nucléaire et du conflit israélo-palestinien avant de développer un intérêt croissant pour la géopolitique du sport, notamment du football.

Parcours[modifier | modifier le code]

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Pascal Boniface a étudié au lycée Saint-Exupéry de Mantes-la-Jolie, puis à l'université Paris-XIII, à Villetaneuse où il obtient une maîtrise de Droit public puis un DEA (Diplôme d'études approfondies) de Droit public.

Il milite au PSU jusqu'en 1980, année durant laquelle il rejoint le Parti socialiste. Diplômé de 3e cycle à l'Institut d'études politiques de Paris, il devient docteur d'État en droit international public en 1985, après avoir soutenu sa thèse sur "Les sources du désarmement"[1]. Il travaille de 1986 à 1988 auprès du groupe parlementaire socialiste à l'Assemblée nationale.

En 1990, Pascal Boniface crée l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), dont le premier budget est de 20 000 F, soit 3 000 €. Au fil des années, cet institut qu'il dirige devient l'un des principaux centres français de recherche dans ce domaine et le seul de cette taille à n'avoir pas été créé par l'État. Il est reconnu d'utilité publique depuis 2009.

Auparavant, de 1988 à 1992, Pascal Boniface est conseiller dans les cabinets ministériels de Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Défense, puis de Pierre Joxe lors de ses ministères à l'Intérieur et la Défense.

Pascal Boniface enseigne par ailleurs aux Instituts d'études politiques de Lille et de Paris, ainsi qu'à l'université Paris-XIII Villetaneuse. Il est actuellement maître de conférences à l'Institut d'études européennes de l'université Paris-VIII[2].

Depuis 1985, il publie annuellement L'Année stratégique. Il a lancé (en 1991) La Revue internationale et stratégique, trimestrielle, dans laquelle interviennent de nombreux experts et hommes politiques internationaux.

Il est membre du Conseil consultatif pour les questions de désarmement de l'ONU de 2001 à 2005. Il est administrateur à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) de 1998 à 2004. Il est membre du Comité de soutien et de réflexion de l'Académie diplomatique africaine (ADA) et membre du Haut Conseil de la coopération internationale de 1999 à 2003.

Il est éditorialiste pour les quotidiens français La Croix, espagnol La Vanguardia et émirati Al-Ittihad. Par ailleurs, il intervient fréquemment dans les médias pour y décrypter l'actualité internationale, notamment sur France 5 dans C dans l'air[3]. Il donne de nombreuses conférences en France et à l'étranger.

Positions[modifier | modifier le code]

Dans Les Intellectuels faussaires[modifier | modifier le code]

Dans cet ouvrage polémique, refusé selon son auteur par quatorze éditeurs, Pascal Boniface s'attaque à quelques intellectuels français tels que Bernard Henri Levy, Alexandre Adler, Caroline Fourest et Philippe Val. Au-delà des amabilités qu'il leur sert ("sérial menteuse" pour Caroline Fourest, "Seigneur et maître des faussaires" pour BHL), Boniface dénonce chez ces intellectuels médiatisés une "dérive déontologique" dont le commun dénominateur serait un traitement démagogique de l'information. Il soutient ainsi qu'« au lieu de permettre au citoyen de réfléchir à des phénomènes complexes, on simplifie à l'extrême, on fournit à l'opinion publique des produits intellectuellement frelatés et toxiques et on fabrique des leurres idéologiques »[4]. Le livre se vend à 40 000 exemplaires[réf. nécessaire].

Alain Thorens et Mathias Reymond publient en juillet 2011 sur le site d'Acrimed[5] un article dans lequel ils reprochent à Pascal Boniface de s'attribuer de nombreuses citations et analyses réalisées depuis des années par d'autres tels que Le Monde diplomatique, PLPL, Le Plan B, Serge Halimi ou encore Acrimed ; sans les citer suffisamment. Pascal Boniface publie une réponse en affirmant que son ouvrage ne se place pas du même point de vue que le livre collectif Les Éditocrates publié auparavant aux éditions La Découverte, le sien consistant à « parler des questions stratégiques », alors que Les Éditocrates aborde le sujet du point de vue « économique et social ». Il admet par ailleurs n'avoir pas attribué à ces deux auteurs la retranscription d'une chronique d'Alexandre Adler sur France Culture, estimant qu'elle tombait dans le domaine public[6]. La même année, après une réédition du livre, Acrimed publie un nouvel article remerciant ironiquement Pascal Boniface pour une brève mention de son travail en bas de page ; tout en ajoutant que le travail des autres plagiés n'était toujours pas reconnu. L'article conclut ironiquement que « ces travaux convergents seront mentionnés, nous n’en doutons pas, dans la prochaine édition… »[7].

Il publiera en 2013 Les Intellectuels intègres, contrepoint du précédent livre, dans lequel il rend hommage à quinze intellectuels (Jean Baubérot, Esther Benbassa, Rony Brauman, Régis Debray, Alfred Grosser, Stéphane Hessel, Olivier Mongin, Edgar Morin, Emmanuel Todd, Tzvetan Todorov, Jean-Christophe Victor, Michel Wieviorka, Catherine Wihtol de Wenden, Dominique Wolton et Jean Ziegler), qui sont, selon l'auteur « des intellectuels réellement dévoués à l'intérêt commun, qui ont une vraie œuvre, qui peuvent aller contre le sens des vents dominants »[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Pascal Boniface a écrit une cinquantaine d'ouvrages, alternant essais et livres pédagogiques sur les questions stratégiques, traitant de la politique extérieure de la France, des questions nucléaires, des grands équilibres stratégiques, de la sécurité européenne, du conflit du Proche-Orient et de ses répercussions sur la société française et sur les rapports de force internationaux, ainsi que du rôle du sport dans les questions internationales. Il a développé le concept de géopolitique du sport, en particulier du football, en appliquant une grille de lecture géopolitique aux évènements sportifs mondiaux.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

  • Prix Vauban, décerné par l'Association des auditeurs de l'IHEDN en 2012 pour L'Année stratégique et la reconnaissance du rôle de l'IRIS dans l'animation de débats stratégiques.

Autres activités publiques[modifier | modifier le code]

Pascal Boniface préside l'Association pour l'attribution du nom de Léo Ferré à un espace public de la ville de Paris : le samedi ont été inaugurés la place Léo-Ferré et le square Léo-Ferré, dans le 12e arrondissement de Paris, jardin de près de 1 000 m² comprenant un jardin pédagogique, un jardin partagé, des jeux pour enfants en bois [10].

Pascal Boniface a également dirigé un groupe de prospective sur l'avenir du football auprès de la Fédération française de football, et il est secrétaire général de la Fondation du football[3]. Il est membre du jury du prix de l'Union patronale des clubs professionnels de football et du comité scientifique de la Fondation Lilian Thuram pour l'éducation contre le racisme[11]. Il est également membre du Conseil national d'Éthique de la FFF[12].

Enfin, il préside le prix Jean-Michel Gaillard, remis chaque année lors des Rendez-vous de l'histoire de Blois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]