Philippe Cohen

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Philippe Cohen

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Philippe Cohen lors des Assises du journalisme à Lille en mai 2008.

Naissance 9 octobre 1953
Décès 20 octobre 2013 (à 60 ans)
Nationalité Drapeau : FranceFrançaise
Profession

Philippe Cohen, né le 9 octobre 1953 à Béni Saf (Algérie) et mort le 20 octobre 2013[1], est un journaliste d'enquête et un essayiste français, ex-rédacteur en chef d'InfoMatin et ex-rédacteur en chef adjoint de l'hebdomadaire Marianne où il a été responsable des questions économiques et sociales, puis grand reporter.

Philippe Cohen est l'un des membres fondateurs de la Fondation du 2-Mars (initialement Fondation Marc-Bloch) et son premier secrétaire général de 1998 à 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Béni Saf, en Algérie, il a pour sage-femme sa tante, qui s'occupe également de Bernard-Henri Lévy[2]. Philippe Cohen milite dans sa jeunesse à la Ligue communiste révolutionnaire dont il sera exclu[3].

Il est journaliste à Libération, puis au Monde.

Il publie des enquêtes très médiatisées[4], en particulier La Face cachée du Monde avec Pierre Péan en 2003. En 2005, il présente sa biographie de Bernard-Henri Lévy comme une tentative de « description réelle de notre appareil d'information », l'essayiste devenant le parangon d'une gauche libérale, bourgeoise, opposée aux valeurs républicaines dans lesquelles se reconnaît Philippe Cohen[5]. En 2007, il publie avec le scénariste Richard Malka et le dessinateur Riss la première BD-enquête (La Face karchée de Sarkozy), qui s'est vendue à plus de 200 000 exemplaires.

Il est le rédacteur en chef de la version internet du journal, Marianne2.fr, de 2007 à 2012, mis à part une interruption entre octobre 2008[6] et mai 2009[7]. L'intérim a alors été assuré par Éric Dupin, puis Bénédicte Charles. En désaccord avec Maurice Szafran sur la stratégie numérique à adopter, il quitte ses fonctions pour le site Internet du magazine à l'été 2012, à la veille du lancement du nouveau site Internet du titre, et devient grand reporter pour la version papier[8].

À partir d'octobre 2008, il est le rédacteur en chef de Vendredi, hebdomadaire diffusant des textes issus d'Internet (sites d'information et blogs), ayant cessé de paraître en juin 2009[9].

En 2012, il publie avec Pierre Péan Le Pen : Une histoire française. Cet ouvrage est vivement commenté dans les médias[10]. Il est violemment critiqué par le PDG de l'hebdomadaire Marianne Maurice Szafran qui l'accuse de « réhabiliter » Jean-Marie Le Pen[11] et qui lui refuse la possibilité de répondre à ces critiques dans ce même journal[12],[3]. Philippe Cohen doit alors demander un droit de réponse dans le journal[13]. Il décide par la suite de démissionner de Marianne[11].

Le 20 octobre 2013, il succombe, à Paris, des suites d'un cancer[14]. Il avait une fille et un fils de deux précédents mariages et deux filles avec son épouse Sandrine Palussière, directrice de la collection Mille et Une Nuits, chez Fayard[15].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]