Coexister

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Coexister
upright=Article à illustrer Organisation
Diversité de convictions, unité dans l'action
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Siège
Pays
Organisation
Fondateur
Président
Radia Bakkouch
Récompense
Site web
Identifiants
RNA
SIREN

Coexister est un mouvement indépendant de jeunes qui militent pour la paix et la cohésion sociale en s'appuyant sur la diversité de convictions religieuses, entre croyants de toutes confessions et non-croyants. Les membres sont de toutes convictions religieuses, philosophiques et spirituelles : chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, athées et agnostiques. Ils organisent des rencontres pour favoriser la mixité sociale et animent des ateliers de sensibilisation dans les collèges et lycées pour témoigner de leur engagement, échanger sur le fait religieux, déconstruire les préjugés et expliquer la laïcité[1],[2].

Organisation[modifier | modifier le code]

Coexister est un mouvement d'éducation populaire dirigé, mené et administré entièrement par des jeunes entre 15 et 35 ans. En France, l'association Coexister France est organisée sous la forme juridique de la loi de 1901. Elle est reconnue d'intérêt général depuis 2012, agréée "Entreprise solidaire d'utilité sociale" depuis 2014 et agréée jeunesse et éducation populaire par le ministère de l'Éducation nationale depuis [3],[4]. Elle se définit comme pratiquant le dialogue interconvictionnel et non interreligieux, car accueille toutes les sensibilités, croyantes ou non. Elle se déclare « apartisane », c'est-à-dire rattachée à aucun parti politique, et « aconfessionnelle », c'est-à-dire indépendante de toute Église ou communauté religieuse. En Belgique, l'association Coexister Belgium est organisée sous la forme juridique d'une ASBL.

L'association est organisée en groupes locaux de quatre à vingt bénévoles dans une trentaine de villes. Ils sont accompagnés au niveau national par une équipe de dix jeunes salariés. Cette équipe est contrôlée par un conseil d'administration, élu démocratiquement par les membres adhérents, et présidé par un bureau national de cinq bénévoles dont la présidente est Radia Bakkouch depuis 2015.

Une autre association membre du mouvement Coexister, Interfaith Tour, conduit tous les deux ans une équipe de quatre jeunes de Coexister à réaliser un tour du monde des initiatives interreligieuses, à la rencontre des acteurs de terrain agissant pour la paix au quotidien. Ils mènent une étude de recherche. A leur retour, ils partagent leur expérience en faisant une tournée des groupes locaux[5].

Coexister France est membre du Labo du la Fraternité, du Cnajep et du Forum français de la jeunesse[6],[7],[8]. En dehors de France, l'association se structure en une fédération Coexister Europe. Elle s'appuie sur le réseau mondial de la United Religions Initiative depuis 2014[9]. Sans en être membre, elle est invitée aux rencontres internationales de l'ONG Religions for Peace. La section française, Conférence mondiale des religions pour la paix (CMRP) - France existe depuis 1986 et est présidée par l'islamologue Ghaleb Bencheikh[10],[11].

L'association déclare avoir de nombreux partenaires, comme l'UNESCO[12], le Commissariat général à l'Égalité des territoires, la fondation Anna Lindh[13], l'Agence du service civique, la Ligue de l'enseignement, l'Afev, Article 1, Singa, l'Amitié judéo-chrétienne de France, les Éclaireuses et éclaireurs israélites de France, le Consistoire de France, l'Union libérale israélite de France, le Mouvement juif libéral de France, les Scouts et Guides de France[14], David & Jonathan, le Diocèse de Paris, le Secours catholique, la Fondation de l'islam de France, les Scouts musulmans de France[15].

Méthode[modifier | modifier le code]

Les groupes locaux organisent des événements dans le cadre d'un parcours en trois étapes[16]. Premièrement, des événements pour se rencontrer, dialoguer et mieux se connaître, comme des visites de lieux de culte ou d'expositions, des soirées-débats, des conférences et des repas partagés. Deuxièmement, des opérations de solidarité pour agir ensemble, organisés avec d'autres associations, comme des collectes de vêtements, des dons du sang, des mobilisations auprès des personnes sans-abri ou en faveur de l'environnement. Troisièmement, des opérations de sensibilisation pour témoigner des expériences d'engagement et d'amitié, à travers l'animation d'ateliers auprès de classes de collège et lycée, la tenue de stands publics et des campagnes de sensibilisation en ligne[1],[17],[18].

L'équipe nationale organise des événements pour rassembler et former les groupes locaux. Un week-end de lancement en octobre à Paris et un de clôture en juin en région marque l'année associative. Un colloque thématique est organisé chaque janvier à l'abbaye de Saint-Jacut[19]. L'équipe nationale organise également une formation annuelle pour approfondir l'histoire de la laïcité en France, travailler avec des spécialistes la sociologie des religions et l'exégèse des textes fondateurs. Plusieurs fois par an, des formations à la sensibilisation préparent les membres volontaires à mener les ateliers en milieux scolaires.

Un des sept principes fondamentaux de Coexister est la sincérité, qui « rejette d'un même mouvement le prosélytisme et le syncrétisme ». La « coexistence active » n'est pas non plus un relativisme, dire que toute croyance ou pratique religieuse se vaut. Coexister reconnait que l'identité religieuse est multidimensionnelle, et que dans le cadre d'un débat authentique il est possible d'échanger sur les points qui semblent aberrants dans la conviction de l'autre, de recevoir cette critique sereinement et d'argumenter. La liberté de conscience et d'expression sont au cœur de la méthode. En dépassant la simple tolérance, l'estime mutuelle, voire l'amitié, permet de dialoguer en profondeur et à chacun de creuser ses convictions. La construction de l'unité, de la cohésion sociale, ne se fait ni par l'uniformisation des convictions ni par leur neutralisation et dissimulation. Elle passe par l'action commune au service de l'intérêt général[20],[note 1].

Le bureau national dirige la stratégie de l'association et porte son plaidoyer. Ses membres interviennent dans le débat public en rédigeant des tribunes et des communiqués de presse. L'association publie des livres, des cahiers de jeux et produit des vidéos pédagogiques en ligne pour sensibiliser le plus grand nombre à la diversité de convictions religieuses, former à la laïcité et promouvoir un contre-discours de paix dans les médias. Elle reçoit en 2016 pour la vidéo « La Laïcité en 3 minutes, ou presque » le Prix de la laïcité de la République française[21],[22].

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation 2009-2010[modifier | modifier le code]

L'association Coexister est fondée en 2009, lors d'une manifestation pacifique à Paris organisée contre l'importation en France de la haine liée au conflit israélo-palestinien. En , des affrontements violents ont lieu entre les deux cortèges de manifestations pro-palestinienne et pro-israélienne dans le quartier de la gare du Nord à Paris, à la suite de l'opération Plomb durci qui se déroule dans la bande de Gaza[23]. Les responsables de trois lieux de culte du 15e arrondissement de Paris, l'église Saint-Léon, la synagogue Adath Shalom et la mosquée de la rue de Javel, organisent une manifestation pour la paix au théâtre de la place du Cardinal-Amette. On offre la parole à Samuel Grzybowski, âgé de seize ans, qui propose d'organiser une action commune entre jeunes de toutes convictions qui rendrait service à la société.

Onze jeunes - juifs, chrétiens, musulmans et athées - se rassemblent alors pour organiser en une opération « Ensemble à Sang % », sous la forme d'un don du sang avec l'Établissement français du sang. L'idée est de « faire couler le sang pour la paix plutôt que pour la guerre », mais aussi de partager un repas, tester ses connaissances autour de stands présentant les trois monothéismes et se rencontrer entrer voisins[24],[25]. Quatre cent personnes sont présentes. Samuel Grzybowski est un jeune chrétien catholique, membre des Scouts et Guides de France. Son père est journaliste à l'hebdomadaire La Vie, journal du Groupe Le Monde de tendance catholique réformateur. L'idée d'une association pour « créer des ponts entre les gens » lui est venue en novembre 2008 après une visite du camp de concentration d'Auschwitz[26],[27],[28].

Le , les statuts de l'association sont déposés à la préfecture par une juive, un musulman et un chrétien[29]. La première assemblée générale se tient le .

Structuration 2011-2014[modifier | modifier le code]

Uniquement à Paris au départ, l'association s'étend à Lyon et Marseille en 2010. En 2011, Coexister est formé de six groupes. Les membres de l'association participent aux Journées mondiales de la jeunesse 2011 à Madrid[30].

En , Coexister obtient le statut d'association d'intérêt général, mais par souci d'honnêteté l'association demande un réexamen en novembre[31] à la direction générale des Finances publiques. En , celle-ci le lui retire, sous le motif qu'elle ne pourrait « se prévaloir d'un caractère éducatif » ; l'association conteste cette affirmation, arguant qu'« en quatre ans, [elle a] organisé quatre opérations de solidarité, une dizaine de programmes de dialogue et plusieurs centaines de sensibilisations au cours desquelles [elle a] rencontré plus de 7 000 jeunes, lycéens ou étudiants »[31]. Une campagne de protestation est alors relayée dans La Vie et La Croix, et par l'avocat Jean-Pierre Mignard[32]. Une pétition en ligne reçoit plus de 3 500 signatures, pendant qu'un recours est déposé au tribunal administratif de Paris, puis une demande de référé, qui est rejetée. Enfin l'association se pourvoit en cassation auprès du Conseil d'État, à la suite de quoi la direction générale des Finances publiques revient sur sa décision et admet que « l'association Coexister, au-delà de ses actions qui sont à caractère éducatif, social ou culturel, revêt globalement un caractère philanthropique » le de la même année[3].

En 2013, l'association compte onze groupes locaux. En juillet, cinq jeunes de Coexister partent pour la première édition de l'Interfaith Tour, avec le soutien du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Ils visitent pendant dix mois 42 pays, et documentent 435 initiatives interreligieuses. Ils rencontrent notamment le pape François, le grand imam de la mosquée Al-Azhar, le pape Copte, le patriarche Maronite, et le grand-rabbin de Jérusalem. Ils rentrent en France en , et organisent une série de conférence pour transmettre leur expérience[33],[34]. Ils sont reçus au Palais de l'Élysée par Laurent Fabius, rencontrent Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental et Christine Lazerges, présidente du Commission nationale consultative des droits de l'homme, puis Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la laïcité.

Attentats et appel « #NousSommesUnis » 2015-2016[modifier | modifier le code]

Coexister place de la République à la marche républicaine du 11 janvier 2015 (ancien logo)

Le a lieu l'attentat contre Charlie Hebdo. L'association appelle à participer aux marches républicaines et organise des événements dans toute la France. Elle change de logo en février. Elle reprend le symbole Coexist mais avec une typographie de lettres liées entre elles, et passe du vert au violet, couleur de la spiritualité. La baseline passe de « La clé pour vivre ensemble » à « Éducation · Jeunesse · Laïcité » l'année suivante.

En mars, Coexister remporte, avec quatorze autres associations, le label « La France s'engage » décerné par la présidence de la République française ; c'est une des trois associations choisie directement par les internautes[2], en tête du classement[35]. Elle reçoit 150 000 euros par an pendant trois ans pour lui permettre de changer d'échelle. En 2015, l'association compte 2 000 membres[23], dont environ six cents membres actifs, dans vingt-et-un groupes répartis sur toute la France, ce qui a permis entre 2009 et 2015 de sensibiliser 38 000 lycéens à la laïcité, à la liberté de conscience et à la liberté d'expression[36],[4],[37].

En juin, durant les deuxièmes Assises nationales de l'association, Samuel Grzybowski quitte la présidence. Radia Bakhouch, diplômée de Sciences Po en relations internationales, parlant hébreu et arabe, est élue pour le remplacer. En , démarre la deuxième édition de l'Interfaith Tour, sur le thème de la mémoire. En septembre, le Ministère de l'Éducation nationale publie L'après-Charlie, 20 questions pour en débattre sans tabou, écrit par Jean-Louis Bianco, Lydia Bouzar et Samuel Grzybowski, président de l'association. Le , le Palais d'Iéna accueille le colloque « Laïcité, cohésion nationale et diversité de convictions » organisé par le CESE, la CNCDH, l'Observtoire de la laïcité et Coexister, avec des universitaires et intervenants comme Jean Baubérot, Valentine Zuber, Jean-Michel Ducomte, Xavier Guézou, Latifa Ibn Ziaten, Jean-Paul Delevoye[38]. Le sont déposés à Bruxelles les statuts de l'association Coexister Europe.

Tour Eiffel illuminée #NousSommesUnis, novembre 2015

Dans la nuit des attentats du 13 novembre 2015 en France, Coexister lance le hashtag #NousSommesUnis sur Twitter, puis un compte Facebook et Twitter à ce nom-là[39]. L'association partage des visuels appelant à l'unité avec le hashtag, qui est repris par la Mairie de Paris et les institutions et devient trending topic[40],[41]. Il est projeté sur la tour Eiffel quelques jours plus tard[42],[43]. L'association reçoit le prix du meilleur influenceur positif de l'année 2016 de Twitter France[44].

Elle initie un appel à condamner le terrorisme sous la forme d'une tribune titrée « #NousSommesUnis ». Le texte est corédigé avec Jean-Paul Delevoye du CESE, Christine Lazerges de la CNCDH et Jean-Louis Bianco de l'Observatoire de la laïcité. Il est signé par quatre-vingts personnalités politiques, artistes, leaders associatifs et religieux et est publié le dans le quotidien Libération[45],[46],[note 2].

Coexister est critiqué lors de la polémique de janvier 2016 autour de l'Observatoire de la laïcité. La signature à titre personnel de Nabil Ennasri, président du Collectif des musulmans de France, du rappeur Médine et de représentants du Collectif contre l'islamophobie en France est pointé du doigt[47]. Le , à l'occasion du dîner du CRIF, le Premier ministre Manuel Valls critique sévèrement cette tribune, pourtant cosignée également par le directeur exécutif du CRIF lui-même, Robert Ejnesque, ainsi que par Haïm Korsia, Grand-rabbin de France. Il déclare que « L'Observatoire de la laïcité - qui est placé sous ma responsabilité - ne peut pas être quelque chose qui dénature la réalité de cette laïcité. Il doit être clair sur les appels que l'on signe : on ne peut pas signer des appels, y compris pour condamner le terrorisme, avec des organisations que je considère comme participant d'un climat (nauséabond), ça n'est pas possible »[42],[48],[49].

Le , l'essayiste Caroline Fourest publie une tribune dans Le Monde, dans laquelle elle accuse Coexister d'être niais et naïf vis-à-vis de l'islam politique (islamisme)[50]. Samuel Grzybowski, fondateur de l'association, reçoit de nombreux messages sur son compte Twitter, certains menaçants, et d'autres lui reprochant de ne pas être assez laïc[51],[47]. D'après Rue 89, l'association Coexister n'est pas réellement visée : à travers elle, ce serait le président de l'Observatoire de la laïcité Jean-Louis Bianco, également signataire de l'appel, qui serait ciblé[52]. Rue89 ajoute que Caroline Fourest, dans un article sur l'association Coexister publié dans Le Monde, « a chargé l'asso »[47].

En , l'essayiste Fiammetta Venner, compagne de Caroline Fourest, publie dans la revue ProChoix, qu'elle dirige, un long article à charge sur Coexister où elle écrit notamment que l'association fréquente des Frères musulmans et a des liens avec des associations islamistes. Elle mentionne qu'une délégation de l'association était officiellement présente en 2015 au Bourget à la rencontre annuelle de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), et que cette organisation est considérée comme terroriste par les Émirats arabes unis. Elle note aussi que Samuel Grzybowski « nie ses liaisons dangereuses avec les Frères musulmans », et qu'il déclare « intéressante » leur pensée. Elle écrit enfin que Coexister participe à des campagnes médiatiques avec des islamistes contre des laïques[53]. En , Vladimir de Gmeline écrit dans le journal Marianne que Coexister a une vision de la laïcité « qui correspond en tout point à celle de l'Observatoire de la laïcité dirigé par Jean-Louis Bianco », « ouverte sur les religions avec une fascination pour le modèle anglo-saxon, américain ou canadien »[32]. Coexister dément ces accusations par des tribunes dans Le Monde et Marianne[54],[55]. Elle publie sur son site internet un document pour répondre aux interrogations suscité par ces polémiques[56].

Convivencia Conseil est fondé en 2016, pour accompagner entreprises, associations et collectivités à un meilleur management de la diversité, en particulier religieuse[57],[58]. Cette année-là, Coexister entre au Forum français de la jeunesse et au comité stratégique de l'Agence du service civique[59].

Développement depuis 2017[modifier | modifier le code]

Inauguration de Kiwanda, siège de Coexister en 2017

Le , Coexister et l'association Singa inaugurent leur siège commun, Kiwanda, un espace de coworking dans le 11e arrondissement de Paris[60],[61]. Le lieu accueille des associations et entreprises de l'économie sociale et solidaire[62],[63].

En juillet 2017 décolle la 3e édition de l'Interfaith Tour, sur le thème de l'éducation[64]. En 2017 et 2018, Coexister organise aux côtés de l'Afev et Unis-Cité le Forum des Jeunes Engagés - FOREJE, laboratoire d'idées et de débats aux Grands Voisins[65],[66]. En mai, le groupe local de Paris organise la troisième édition de « Nuit Sacrée » à l'église Saint-Merri, avec des chœurs chrétiens, juifs, musulmans, bouddhistes et hindous, et des interventions de Jacques Toubon, Dominique Versini, Jérôme Beau, Anne Hidalgo[67],[68]. En juin 2018, Coexister organise ses troisièmes assises nationales à Bordeaux. Le 12 novembre 2018, la présidente Radia Bakkouch participe au Forum de Paris sur la paix[69].

En 2019, l'association célèbre ses 10 ans avec une soirée en avril au Trabendo, intitulée « Fête la différence »[70]. En juillet, elle organise et un festival à Saint-Malo, « Le jeunes c'est aujourd'hui »[71],[72],[73]. En août 2019 décolle la 4e édition de l'Interfaith Tour, qui rentre fin mars 2020[74],[5]. En 2020, la pandémie de Covid-19 et les mesures sanitaires affectent l'action de l'association, qui doit innover pour créer du lien même à distance[75]. Est signée une convention de partenariat avec l'Établissement français du sang, et Coexister entre au « Comité national d’échange - dons de sang et patients » afin de représenter l’action de la jeunesse dans les dons de sang[76],[77].

Dans le contexte des procès des attentats de janvier 2015 en France a lieu le 16 octobre 2020 l'assassinat du professeur Samuel Paty. Le 19 octobre, le journal Le Point publie un article du journaliste Clément Pétreault révélant que le rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité, Nicolas Cadène, devrait être bientôt remplacé. Soutenu dans des tribunes par la Ligue de l'enseignement, la Ligue des droits de l'homme, la Fédération nationale de la libre pensée et des universitaires spécialistes renommés de la laïcité ou du fait religieux, il conserve finalement son poste[78],[79]. « Certains prennent leur désirs pour des réalités » écrit Libération dans un retour sur l'affaire en décembre 2020[80]. Le 25 novembre 2020, le même journaliste écrit dans Le Point un nouvel article à charge intitulé « Coexister, une association dans le collimateur du gouvernement »[81]. L'enquête revient sur une intervention de la Secrétaire d'État chargée de la jeunesse Sarah El Haïry auprès d'élèves réunis par la Fédération des centres sociaux et socioculturels de France qui s'est mal passé[82]. La présidente Radia Bakkouch était présente le même jour que Sarah El Haïry, à la restitution du débat, en tant qu'observatrice et sans intervenir. Laurent Grzybowski, journaliste et père du fondateur Samuel Grzybowski écrit un article dans La Vie restituant les échanges, qui déplait à la Secrétaire d’État[83],[84]. L'article du Point fait le lien avec les polémiques de 2016 suite à tribune #NousSommesUnis, et cite longuement l'essayiste Fiammetta Venner, compagne de Caroline Fourest, et Jean-Pierre Sakoun, président de l'association Comité Laïcité République.

De fait, Coexister travaille sur des sujets sensibles, touchant aux enjeux de l'intégration. Ces thèmes restent sur le devant de la scène médiatique avec les débats préparant le Projet de loi confortant les principes républicains, aussi appelée « loi contre le séparatisme »[85]. Face au constat d'une France de plus en plus diverse, la presse, comme le monde politique, se divise entre les titres favorisant l'assimilation et ceux favorisant le respect des différences. Pour les premiers, la laïcité permet d'effacer les différences, dont l'expression religieuse. Pour les seconds, elle est un cadre juridique permettant l'échange et le dialogue. Chaque camp reproche à l'autre de conduire au repli sur soi et in fine au communautarisme[86]. En 2020, des articles dans Valeurs actuelles et Causeur, classés à droite ou à l'extrême droite de l'échiquier politique, définissent le positionnement de Coexister comme relevant d'un pacifisme munichois, aveugle voire complice de la montée de l'islam politique[87],[88],[89]. D'autres articles, notamment dans Le Monde, Libération ou Le Parisien, illustrent son action en faveur de la mixité sociale et de la liberté d'expression[90],[91],[18],[92],[93].

Prix[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les sept principes fondamentaux de Coexister sont : reconnaître les diversités, construire l'unité, affirmer son identité, s'ouvrir à l'altérité, entretenir la sincérité, promouvoir la liberté, appliquer la laïcité.
  2. Parmi les 80 premiers signataires de la tribune #Noussommesunis à titre individuel : Guy Aurenche, président du CCFD-Terre solidaire, Christian Assaf, député de l'Hérault, Gérard Aschieri, président de l'Institut de Recherches de la Fédération syndicale unitaire, Pascal Balmand, secrétaire générale de l'Enseignement Catholique, Delphine Bataille, sénatrice du Nord, Thierry Beaudet, président du groupe MGEN, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, Ghaleb Bencheikh, président de Religions pour la Paix France, Khaled Bentounès, fondateur des Scouts musulmans de France, Christian de Boisredon, fondateur de Sparknews, Yann Boissière, rabbin du Mouvement juif libéral de France, Elsa Bouneau, présidente de la Fédération du scoutisme français et des Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France, Pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, Combo, artiste, Emmanuelle Cosse, conseiller régional d'Île-de-France, Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental, Sophie Dessus, député de la Corrèze, Patrick Doutreligne, président de l'UNIOPSS, Jean-Michel Ducomte, président de la Ligue de l'enseignement, Cécile Duflot, députée de Paris, Hermann Dune, artiste, Robert Ejnes, directeur exécutif du Conseil représentatif des institutions juives de France, Laurent Escure, secrétaire général de UNSA Éducation, Raymond Étienne, président Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés, Jean-Baptiste de Foucauld, porte parole du Pacte Civique, Gaël Faye, écrivain, Véronique Fayet, présidente du Secours catholique, Valérie Fourneyron, ancienne ministre, députée de section-innerMaritime, Zuhair Gunhaim, secrétaire général de l'Union Internationale des Scouts Musulmans, Claire Hedon, présidente de ATD Quart Monde, Jean-Michel Hitter, président de la Fédération de l'entraide protestante, Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman, Nacer Kettane, président de Beur FM, Marc Konczaty, Président du MJLF, Haïm Korsia, Grand-rabbin de France, Rachid Lahlou, président du Secours islamique France, Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Marko Petrovic, président du Lien International des Scouts Chrétiens Orthodoxes DESMOS, Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle, président du cercle Esprit Civique, Jean-Marc Potdevin, président fondateur d'Entourage, Jean-Michel Quillardet, avocat, ancien grand maître du Grand Orient de France, Catherine Quéré, député de Charentes-Maritimes, Anas Saghrouni, président des Étudiants Musulmans de France, Laurent Schlumberger, président de l'Église protestante unie de France, Kwang Seok Yoo, président du Conseil mondial des Scouts Bouddhistes, Michel Serfaty, président de l'Amitié judéo-musulmane de France, Alain Silberstein, président du Forum international des Scouts Juifs, Marie Trellu-Kane, présidente d'Unis-Cité, Nicolas Truelle, directeur général des Apprentis d'Auteuil, Gilles Vermot-Desroches, président des Scouts et Guides de France, Eric Vinson, président d'Enquête, Saad Zian, délégué général des Éclaireuses Éclaireurs de France (scoutisme laïque)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Feriel Alouti, « Dans les écoles, l'association Coexister rappelle, entre autres, qu'on peut être « musulman et laïque » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a et b Flore Thomasset, « Religions : l'association Coexister déconstruit les préjugés dans les lycées », La Croix,‎ (lire en ligne)
  3. a et b David Métreau, « L'association Coexister retrouve son statut d'intérêt général », La Vie,‎ (lire en ligne)
  4. a et b Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire, « Note de bilan final », Ministère de l'éducation nationale,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « InterFaith Tour - Changer le monde par convictions », sur InterFaith Tour (consulté le )
  6. « Le Labo de la Fraternité », sur www.labodelafraternite.fr
  7. « Coexister », sur CNAJEP (consulté le )
  8. « Forum Français de la Jeunesse - FFJ » (consulté le )
  9. (en-US) United religion initiative, « Youth making positive change through interfaith », sur uri.org (consulté le )
  10. « Dossier de presse de Coexister », sur Religions pour la Paix,
  11. (en-US) Religions for Peace, « https://rfp.org/ », sur Religions for Peace International (consulté le )
  12. « Fédération française pour l'UNESCO », sur /www.ffpunesco.org (consulté le )
  13. « Association Coexister », sur annalindhfoundation.org (consulté le )
  14. Scouts et Guides de France, « Un accord-cadre pour renforcer le partenariat avec Coexister », sur www.sgdf.fr,
  15. « Coexister France », sur Coexister.fr
  16. « Le parcours de formation de Coexister », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  17. Solidarité sida, « Village des solidarité au festival Solidays », sur www.solidays.org, Solidays,
  18. a et b Christel Brigaudeau, « Eloquentia, Coexister… ces associations qui œuvrent pour le vivre-ensemble », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  19. Samuel Hauraix, « Les jeunes ont leur mot à dire sur les religions », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  20. Grzybowski 2015, p. 86-93.
  21. a et b Ministère de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, « Prix de la laïcité de la République française », sur www.education.gouv.fr, (consulté le )
  22. Coexister, « La laïcité en 3 minutes, ou presque », sur www.coexister.fr, (consulté le )
  23. a et b Michaël Bloch, « Juifs, musulmans et catholiques, avec Coexister ils s'amusent à déconstruire les préjugés », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne)
  24. Clothide Pruvot, « De jeunes chrétiens, juifs et musulmans agissent ensemble pour la paix », Pèlerin (magazine),‎ (lire en ligne)
  25. « Ils donnent leur sang pour la paix », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  26. Perrine Créquy, « Samuel Grzybowski, le prophète de la laïcité », La Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le )
  27. Samuel Grzybowski, « Coexister est le nouveau défi du XXIe siècle », Coexister Le Journal, no 1,‎ (lire en ligne)
  28. Esther Athias, « Les religions font-elles vraiment couler le sang ? », Coexister Le Journal, no 2,‎ (lire en ligne)
  29. Alice Papin, « La laïcité expliquée en trois minutes par Coexister », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  30. Julien Lagache, « Sur la route des JMJ, trois jeunes en quête de spiritualité », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  31. a et b Marie-Lucile Kubacki, « L'association Coexister se voit retirer son statut d'intérêt général », La Vie,‎ (lire en ligne)
  32. a et b Vladimir de Gmeline, « Coexister et ses amitiés douteuses », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le )
  33. Pierre Granier, « Interreligieux : l'Interfaith Tour donne des envies de Coexister en Belgique », CathoBel,‎ (lire en ligne)
  34. Claire de Roux, « Un tour du monde avec ou sans foi », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  35. Benjamin Rosier, « L'association Coexister nommée "Grand Projet Présidentiel" 2015 », RCF,‎ (lire en ligne)
  36. « Coexister sur le site « La France s'engage » », sur La France s'engage (consulté le )
  37. « Vivre des actions citoyennes par des jeunes de toutes religions », sur www.fondsdu11janvier.org (consulté le )
  38. Jean-Paul Delevoye, « Actes du colloque "La Laïcité, cohésion nationale et diversité des convictions" », CESE,‎ (lire en ligne)
  39. Samuel Grzybowski, « #NousSommesUnis », sur twitter.com, 13 novembre 2015 à 23:17 (consulté le )
  40. Mickaël Frison, « Attentats à Paris : #PrayForParis et #NousSommesUnis mobilisent le monde », Europe1,‎ (lire en ligne)
  41. (en) Valérie Schafer, Gérôme Truc, Romain Badouard, Lucien Castex, Francesca Musiani, « Paris and Nice terrorist attacks: Exploring Twitter and web archives », Media, War & Conflict, SAGE Publishing,‎ , p. 153-170 (DOI 10.1177/1750635219839382, HAL halshs-02319683)
  42. a et b Sandrine Chesnel, « Polémique Valls-Bianco : la gauche se déchire sur la laïcité », L'Express,‎ (lire en ligne)
  43. Laure Salamon, « Radia Bakkouch : d'actions et de convictions », Réforme,‎ (lire en ligne)
  44. Twitter France, « 1ère édition de #TweetUp chez @TwitterFrance, un événement à destination des associations pour les aider à amplifier leur discours positifpic.twitter.com/771c6FR7Iy », sur @TwitterFrance, (consulté le )
  45. « #NousSommesUnis », sur www.noussommesunis.com
  46. « Nous sommes unis », Libération,‎ (lire en ligne)
  47. a b et c Ramses Kefi, « Samuel Grzybowski, victime collatérale de la guerre des laïcités », Rue 89,‎ (lire en ligne)
  48. Arthur Berdah, « Violente passe d'armes entre Valls et le président de l'Observatoire de la laïcité », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  49. Sylvain Mouillard, Frantz Durupt, « Laïcité : Manuel Valls crucifie la "ligne Bianco" », Libération,‎ (lire en ligne)
  50. Caroline Fourest, « Pourquoi Jean-Louis Bianco a fâché tant de laïques », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  51. « Samuel Grzybowski, le militant dans le viseur de Valls et Fourest », streetpress.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  52. Caroline Fourest, « À quoi sert Jean-Louis Bianco ? », Marianne, semaine du 2 au 8 mars 2018, page 49.
  53. Fiammetta Venner, « Coexister ou l'ambition laïcité zéro », sur www.prochoix.org, ProChoix, , p. 39-52
  54. Samuel Grzybowski, « Caroline Fourest trahit la laïcité », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  55. Radia Bakkouch, « Association Coexister : face à la diffamation, nous répondons laïcité », Marianne,‎ (lire en ligne)
  56. « 3 semaines de polémiques du 6 janvier au 3 février 2016 - 21 questions pour comprendre », sur faq.coexister.fr
  57. « Accueil - Convivencia Conseil », sur convivenciaconseil.fr (consulté le )
  58. Mathilde Sallé de Chou, « Laïcité : comment faire cohabiter religion et vie pro ? », PositivR,‎ (lire en ligne)
  59. « Synthèse de la réunion du Comité stratégique », Agence du Service civique,‎ (lire en ligne)
  60. « Kiwanda, la fabrique des interpreneurs », sur www.kiwanda.fr
  61. Mairie de Paris, « Kiwanda, la fabrique des «interpreneurs», ouvre ses portes », sur www.paris.fr, (consulté le )
  62. Julien Duffé, « Ici, on aide les réfugiés à créer leur entreprise », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  63. Aurore Merchin, « Alice Barbe : "Pour les réfugiés, nous créons de manière artificielle des amitiés qui deviennent essentielles" », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  64. Maud Le Rest, « Le pari fou de quatre jeunes pour l'éducation », Le Monde des religions,‎ , http://www.lemondedesreligions.fr/une/le-pari-fou-de-quatre-jeunes-pour-l-education-19-07-2017-6490_115.php
  65. Ludivine Roussel, « Forum Européen des Jeunes Engagés 2017 », sur lab-afev.org, (consulté le )
  66. « FOReJE 2018 », sur foreje.org (consulté le )
  67. Isabelle Demangeat, « À Paris, la "Nuit sacrée" de Saint-Merry », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  68. Malo Tresca, « À la "Nuit sacrée", le plaidoyer d’Anne Hidalgo pour la fraternité », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  69. « Intervenants en 2018 », sur Paris Peace Forum (consulté le )
  70. Lina Farelli, « #FêteLaDifférence, un concert pour célébrer les dix ans de Coexister », Saphirnews,‎ (lire en ligne)
  71. Tanguy Homery, « Saint-Malo. Avec l'association Coexister, les jeunes s'interrogent sur l'engagement », Ouest France,‎ (lire en ligne)
  72. Pierre Sautreuil, « L'association Coexister fête ses dix ans », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  73. Laure Salamon, « Coexister, mouvement interconvictionnel des jeunes, fête ses 10 ans », Réforme,‎ (lire en ligne)
  74. Laure Salamon, « Floraine Jullian, en tour du monde avec Coexister », Réforme,‎ (lire en ligne)
  75. « #CoeurOnA : 5 actions clé pour créer du lien même à distance - Coexister », sur FFE - La Fondation la France s’engage, (consulté le )
  76. Coexister France, Rapport moral 2019-2020, Paris (lire en ligne), p. 37
  77. Bruno Andoque, « Donner son sang pour coexister », France 2 - Télématin,‎ 09h15 - 13 novembre 2020 (lire en ligne)
  78. Roger Cohen, « Nicolas Cadène, à l’avant-poste du combat pour la laïcité », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  79. Vanessa Schneider, « "Cible" de nombreuses critiques, Nicolas Cadène conserve son poste à l’Observatoire de la laïcité », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  80. Simon Blin, « Nicolas Cadène, prière d’insérer », Libération,‎ (lire en ligne)
  81. Olivier Pérou et Clément Pétreault, « Coexister, une association dans le collimateur du gouvernement », Le Point,‎ (lire en ligne)
  82. Miren Garaicoechea, « Pourquoi la Fédération des centres sociaux est dans le viseur du gouvernement ? », Libération,‎ (lire en ligne)
  83. Laurent Grzybowski, « À Poitiers, dialogue de sourd entre les jeunes et leur secrétaire d’État », La Vie,‎ (lire en ligne)
  84. Laurent Grzybowski, « Laïcité : l’inspection diligentée par le ministère choque le président des centres sociaux », La Vie,‎ (lire en ligne)
  85. David Delos, « Votre instant politique du mardi 5 janvier 2021 : François de Rugy, président de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi confortant le respect des principes de la République, débat avec Samuel Grzybowski, fondateur de l'association Coexister. », France Info,‎ (lire en ligne)
  86. Cécile Chambraud et Louise Couvelaire, « Islamisme, séparatisme : l’offensive payante des « laïcards » », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  87. « Quand l'association Coexister soutenait l'organisation islamiste Barakacity », Valeurs actuelles,‎ (lire en ligne)
  88. Erwan Seznec, « Coexister: touchée, mais pas coulée », Causeur,‎ (lire en ligne)
  89. Erwan Seznec, « Coexister: les bonnes affaires du vivre-ensemble », Causeur,‎ (lire en ligne)
  90. Mattea Battaglia, « Dans les cours de récréation, la question des religions à hauteur d’enfant », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  91. Rachid Laïreche et Charlotte Belaïch, « La gauche face à l’islam, trente ans de divisions », Libération,‎ (lire en ligne)
  92. Sophie Renassia, « Association Coexister : comment aider les professeurs à défendre la laïcité à l’école ? », PositivR,‎ (lire en ligne)
  93. Elodie Lemaire, « En France, les jeunes au cœur des initiatives pour une société apaisée avec sa diversité », SaphirNews,‎ (lire en ligne)
  94. Plateforme de Paris, « Lauréat 2014 », sur www.tropheeduvivreensemble.fr,
  95. « Samuel Grzybowski », sur ashoka.org, (consulté le )
  96. « Journée de la laïcité », sur Gouvernement.fr, (consulté le )
  97. « E-Laïcité », sur www.e-laicite.fr (consulté le )
  98. « Facebook dévoile les lauréats 2020 de son Fonds pour le Civisme », sur À propos de Facebook, (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]