Coexister

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Coexister
upright=Article à illustrer Organisation
Diversité de convictions, unité dans l'action
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Forme juridique
Siège social
Pays
Organisation
Fondateur
Président
Radia Bakkouch
Site web
Identifiants
RNA
SIREN

Coexister est un mouvement indépendant de jeunes qui militent pour la paix et la cohésion sociale en s'appuyant sur la diversité de convictions religieuses, entre croyants de toutes confessions et non-croyants[non neutre]. Coexister promeut la « coexistence active » (par opposition à la « tolérance passive ») comme méthode au service du vivre-ensemble[1]. Le mouvement est fondé en France en 2009, mais est présent également en Allemagne, Belgique, Suisse, et au Royaume-Uni.

Les membres sont de toutes convictions religieuses, philosophiques et spirituelles : chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes, athées et agnostiques. Ils mènent des actions de terrain, et notamment des ateliers de sensibilisation dans les collèges et lycées pour témoigner de leur engagement, échanger sur le fait religieux, déconstruire les préjugés et expliquer la laïcité[2],[3].

Organisation[modifier | modifier le code]

Coexister est un mouvement d'éducation populaire dirigé, mené et administré entièrement par des jeunes entre 15 et 35 ans. En France, l'association Coexister France est organisée sous la forme juridique de la loi de 1901. Elle est reconnue d'intérêt général depuis 2012, agréée "Entreprise solidaire d'utilité sociale" depuis 2014 et agréée jeunesse et éducation populaire par le ministère de l'Éducation nationale depuis mars 2019[4],[5]. Elle se définit comme pratiquant le dialogue interconvictionnel et non interreligieux, car accueille toutes les sensibilités, croyantes ou non. Elle se déclare « apartisane », c'est-à-dire rattachée à aucun parti politique, et « aconfessionnelle », c'est-à-dire indépendante de toute Église ou communauté religieuse. En Belgique, l'association Coexister Belgium est organisée sous la forme juridique d'une ASBL.

L'association est organisée en groupes locaux de quatre à vingt bénévoles dans une trentaine de villes. Ils sont accompagnés au niveau national par une équipe de dix jeunes salariés. Cette équipe est contrôlée par un conseil d'administration, élu démocratiquement par les membres adhérents, et présidé par un bureau national de cinq bénévoles dont la présidente est Radia Bakkouch depuis 2015.

Une autre association membre du mouvement Coexister, Interfaith Tour, conduit tous les deux ans une équipe de quatre jeunes de Coexister à réaliser un tour du monde des initiatives interreligieuses, à la rencontre des acteurs de terrain agissant pour la paix au quotidien. Ils mènent une étude de recherche. A leur retour, ils partagent leur expérience en faisant une tournée des groupes locaux[6].

Coexister France est membre du Labo du la Fraternité, du Cnajep et du Forum français de la jeunesse[7],[8]. En dehors de France, l'association se structure en une fédération Coexister Europe. Elle s'appuie sur le réseau mondial de la United Religions Initiative depuis 2014[9]. Sans en être membre, elle est invitée aux rencontres internationales de l'ONG Religions for Peace. La section française, Conférence mondiale des religions pour la paix (CMRP) - France existe depuis 1986 et est présidée par l'islamologue Ghaleb Bencheikh. Les deux associations sont distinctes[10],[11].

L'association déclare avoir de très nombreux partenaires, comme l'UNESCO[12], le Commissariat général à l'Égalité des territoires, la fondation Anna Lindh[13], l'Agence du service civique, la Ligue de l'enseignement, l'Afev, Article 1, Singa, l'Amitié judéo-chrétienne de France, les Éclaireuses et éclaireurs israélites de France, le Consistoire de France, l'Union libérale israélite de France, le Mouvement juif libéral de France, les Scouts et Guides de France[14], David & Jonathan, le Diocèse de Paris, le Secours catholique, la Fondation de l'islam de France, les Scouts musulmans de France[15].

Méthode[modifier | modifier le code]

Les groupes locaux organisent des événements dans le cadre d'un parcours en trois étapes[16]. Premièrement, des événements pour se rencontrer, dialoguer et mieux se connaître, comme des visites de lieux de culte ou d'expositions, des soirées-débats, des conférences et des repas partagés. Deuxièmement, des opérations de solidarité pour agir ensemble, organisés avec d'autres associations, comme des collectes de vêtements, des dons du sang, des mobilisations auprès des personnes sans-abri ou en faveur de l'environnement. Troisièmement, des opérations de sensibilisation pour témoigner des expériences d'engagement et d'amitié, à travers l'animation d'ateliers auprès de classes de collège et lycée, la tenue de stands publics et des campagnes de sensibilisation[2],[17],[18].

L'équipe nationale organise des événements pour rassembler et former les groupes locaux. Un week-end de lancement en octobre à Paris et un de clôture en juin en région marque l'année associative. Un colloque thématique est organisé chaque janvier à l'abbaye de Saint-Jacut[19]. L'équipe nationale organise également une formation annuelle pour approfondir l'histoire de la laïcité en France, travailler avec des spécialistes la sociologie des religions et l'exégèse des textes fondateurs. Plusieurs fois par an, des formations à la sensibilisation préparent les membres volontaires à mener les ateliers en milieux scolaires.

Un des sept principes fondamentaux de Coexister est la sincérité, qui « rejette d'un même mouvement le prosélytisme et le syncrétisme ». La « coexistence active » n'est pas non plus un relativisme, dire que toute croyance ou pratique religieuse se vaut. Coexister reconnait que l'identité religieuse est multidimensionnelle, et que dans le cadre d'un débat authentique il est possible d'échanger sur les points qui semblent aberrants dans la conviction de l'autre, de recevoir cette critique sereinement et d'argumenter. La liberté de conscience et d'exprimer ses convictions est au cœur de la méthode. Contrairement à la « tolérance passive », l'estime mutuelle, voire l'amitié, permet de débattre en profondeur et à chacun de creuser ses convictions. La construction de l'unité, de la cohésion sociale, ne se fait ni par l'uniformisation des convictions ni par leur neutralisation et dissimulation. Elle passe par l'action commune au service de l'intérêt général[20],[note 1].

Le bureau national dirige la stratégie de l'association et porte son plaidoyer. Ses membres interviennent dans le débat public en rédigeant des tribunes et des communiqués de presse. L'association publie des livres, des cahiers de jeux et produit des vidéos pédagogiques en ligne pour sensibiliser le plus grand nombre à la diversité de convictions religieuses, former à la laïcité et promouvoir un contre-discours de paix dans les médias. Elle reçoit en 2016 pour la vidéo « La Laïcité en 3 minutes, ou presque » le Prix de la laïcité de la République française[21],[22].

Historique[modifier | modifier le code]

Fondation 2009-2010[modifier | modifier le code]

L'association Coexister est fondée en 2009, lors d'une manifestation pacifique à Paris organisée contre l'importation en France de la haine liée au conflit israélo-palestinien. En janvier 2009, des affrontements violents ont lieu entre les deux cortèges de manifestations pro-palestinienne et pro-israélienne dans le quartier de la gare du Nord à Paris, à la suite de l'opération Plomb durci qui se déroule dans la bande de Gaza[23]. Les responsables de trois lieux de culte du 15e arrondissement de Paris, l'église Saint-Léon, la synagogue Adath Shalom et la mosquée de la rue de Javel, organisent une manifestation pour la paix au théâtre de la place du Cardinal-Amette. On offre la parole à Samuel Grzybowski, âgé de seize ans, qui propose d'organiser une action commune entre jeunes de toutes convictions qui rendrait service à la société.

Onze jeunes - juifs, chrétiens, musulmans et athées - se rassemblent alors pour organiser en mai 2009 une opération « Ensemble à Sang % », sous la forme d'un don du sang avec l'Établissement français du sang. L'idée est de « faire couler le sang pour la paix plutôt que pour la guerre », mais aussi de partager un repas, tester ses connaissances autour de stands présentant les trois monothéismes et se rencontrer entrer voisins[24],[25]. Quatre cent personnes sont présentes. Samuel Grzybowski est un jeune chrétien catholique, membre des Scouts et Guides de France. Son père est journaliste à l'hebdomadaire La Vie, journal du Groupe Le Monde de tendance gauche chrétienne. L'idée d'une association pour « créer des ponts entre les gens » lui est venue en novembre 2008 après une visite du camp de concentration d'Auschwitz[26].

Le 11 septembre 2009, les statuts de l'association sont déposés à la Préfecture par une juive, un musulman et un chrétien[27]. La première assemblée générale se tient le 15 septembre 2009.

Structuration 2011-2014[modifier | modifier le code]

Uniquement à Paris au départ, l'association s'étend à Lyon et Marseille en 2010. En 2011, Coexister est formé de six groupes. Les membres de l'association participent aux Journées mondiales de la jeunesse 2011 à Madrid[28].

En février 2012, Coexister obtient le statut d'association d'intérêt général, mais par souci d'honnêteté l'association demande un réexamen en novembre[29] à la direction générale des Finances publiques. En janvier 2013, celle-ci le lui retire, sous le motif qu'elle ne pourrait « se prévaloir d'un caractère éducatif » ; l'association conteste cette affirmation, arguant qu'« en quatre ans, [elle a] organisé quatre opérations de solidarité, une dizaine de programmes de dialogue et plusieurs centaines de sensibilisations au cours desquelles [elle a] rencontré plus de 7 000 jeunes, lycéens ou étudiants »[29]. Une campagne de protestation est alors relayée dans La Vie et La Croix, et par l'avocat Jean-Pierre Mignard[30]. Une pétition en ligne reçoit plus de 3 500 signatures, pendant qu'un recours est déposé au tribunal administratif de Paris, puis une demande de référé, qui est rejetée. Enfin l'association se pourvoit en cassation auprès du Conseil d'État, à la suite de quoi la direction générale des Finances publiques revient sur sa décision et admet que « l'association Coexister, au-delà de ses actions qui sont à caractère éducatif, social ou culturel, revêt globalement un caractère philanthropique » le 7 août de la même année[4].

En 2013, l'association compte onze groupes locaux. En juillet, cinq jeunes de Coexister partent pour la première édition de l'Interfaith Tour, avec le soutien du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères. Ils visitent pendant dix mois 42 pays, et documentent 435 initiatives interreligieuses. Ils rencontrent notamment le pape François , le grand imam de la mosquée Al-Azhar, le pape Copte, le patriarche Maronite, et le grand-rabbin de Jérusalem. Ils rentrent en France en avril 2014, et organisent une série de conférence pour transmettre leur expérience[31],,[32]. Ils sont reçus au Palais de l'Élysée par Laurent Fabius, rencontrent Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental et Christine Lazerges, présidente du Commission nationale consultative des droits de l'homme, puis Jean-Louis Bianco, président de l'Observatoire de la laïcité.

Attentats et appel « #NousSommesUnis » 2015-2016[modifier | modifier le code]

Coexister place de la République à la marche républicaine du 11 janvier 2015 (ancien logo)

Le 7 janvier 2015 a lieu l'attentat contre Charlie Hebdo. L'association appelle à participer aux marches républicaines et organise des événements dans toute la France. Elle change de logo en février. Elle reprend le symbole Coexist mais avec une typographie de lettres liées entre elles, et passe du vert au violet, couleur de la spiritualité. La baseline passe de « La clé pour vivre ensemble » à « Éducation · Jeunesse · Laïcité » l'année suivante.

En mars, Coexister remporte, avec quatorze autres associations, le label « La France s'engage » décerné par la présidence de la République française ; c'est une des trois associations choisie directement par les internautes[3], en tête du classement[33]. Elle reçoit 150 000 euros par an pendant trois ans pour lui permettre de changer d'échelle. En 2015, l'association compte 2 000 membres[23], dont environ six cents membres actifs, dans vingt-et-un groupes répartis sur toute la France, ce qui a permis entre 2009 et 2015 de sensibiliser 38 000 lycéens à la laïcité, à la liberté de conscience et à la liberté d'expression[34],[5],[35].

En juin, durant les deuxièmes Assises nationales de l'association, Samuel Grzybowski quitte la présidence. Radia Bakhouch, diplomée de Sciences Po en relations internationales, parlant hébreu et arabe, est élue pour le remplacer. En juillet 2015, démarre la deuxième édition de l'Interfaith Tour, sur le thème de la mémoire. En septembre, le Ministère de l'Éducation nationale publie L'après-Charlie, 20 questions pour en débattre sans tabou, écrit par Jean-Louis Bianco, Lydia Bouzar et Samuel Grzybowski, président de l'association. Le 25 septembre, le Palais d'Iéna accueille le colloque « Laïcité, cohésion nationale et diversité de convictions » organisé par le CESE, la CNCDH, l'Observtoire de la laïcité et Coexister, avec des universitaires et intervenants comme Jean Baubérot, Valentine Zuber, Jean-Michel Ducomte, Xavier Guézou, Latifa Ibn Ziaten, Jean-Paul Delevoye[36]. Le 15 octobre 2015 sont déposés à Bruxelles les statuts de l'association Coexister Europe.

Tour Eiffel illuminée #NousSommesUnis, novembre 2015

Dans la nuit des attentats du 13 novembre 2015 en France, Coexister lance le hashtag #NousSommesUnis sur Twitter, puis un compte Facebook et Twitter à ce nom-là[37]. L'association partage des visuels appelant à l'unité avec le hashtag, qui est repris par la Mairie de Paris et les institutions et devient trending topic[38],[39]. Il est projeté sur la tour Eiffel quelques jours plus tard[40],[41]. L'association reçoit le prix du meilleur influenceur positif de l'année 2016 de Twitter France[42].

Elle initie un appel à condamner le terrorisme sous la forme d'une tribune titrée « #NousSommesUnis ». Le texte est corédigé avec Jean-Paul Delevoye du CESE, Christine Lazerges de la CNCDH et Jean-Louis Bianco de l'Observatoire de la laïcité. Il est signé par quatre-vingts personnalités politiques, artistes, leaders associatifs et religieux et est publié le 15 novembre 2015 dans le quotidien Libération[43],[44],[note 2].

Coexister est critiqué lors de la polémique de janvier 2016 autour de l'Observatoire de la laïcité. La signature à titre personnel de Nabil Ennasri, président du Collectif des musulmans de France, du rappeur Médine et de représentants du Collectif contre l'islamophobie en France est pointé du doigt[45]. Le 18 janvier 2016, à l'occasion du dîner du CRIF, le Premier ministre Manuel Valls critique sévèrement cette tribune, pourtant cosignée également par le directeur exécutif du CRIF lui-même, Robert Ejnesque, ainsi que par Haïm Korsia, Grand-rabbin de France. Il déclare que « L'Observatoire de la laïcité - qui est placé sous ma responsabilité - ne peut pas être quelque chose qui dénature la réalité de cette laïcité. Il doit être clair sur les appels que l'on signe : on ne peut pas signer des appels, y compris pour condamner le terrorisme, avec des organisations que je considère comme participant d'un climat (nauséabond), ça n'est pas possible »[40],[46],[47].

Le 20 janvier 2016, l'essayiste Caroline Fourest publie une tribune dans Le Monde, dans laquelle elle accuse Coexister d'être niais et naïf vis-à-vis de l'islam politique (islamisme)[48]. Samuel Grzybowski, fondateur de l'association, reçoit de nombreux messages sur son compte Twitter, certains menaçants, et d'autres lui reprochant de ne pas être assez laïc[49],[45]. D'après Rue 89, l'association Coexister n'est pas réellement visée : à travers elle, ce serait le président de l'Observatoire de la laïcité Jean-Louis Bianco, également signataire de l'appel, qui serait ciblé[50]. Rue89 ajoute que Caroline Fourest, dans un article sur l'association Coexister publié dans Le Monde, « a chargé l'asso »[45].

En mars 2016, l'essayiste Fiammetta Venner, compagne de Caroline Fourest, publie dans la revue ProChoix, qu'elle dirige, un long article à charge sur Coexister où elle écrit notamment que l'association fréquente des Frères musulmans et a des liens avec des associations islamistes. Elle mentionne qu'une délégation de l'association était officiellement présente en 2015 au Bourget à la rencontre annuelle de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), et que cette organisation est considérée comme terroriste par les Émirats arabes unis. Elle note aussi que Samuel Grzybowski « nie ses liaisons dangereuses avec les Frères musulmans », et qu'il déclare « intéressante » leur pensée. Elle écrit enfin que Coexister participe à des campagnes médiatiques avec des islamistes contre des laïques[51]. En octobre 2016, Vladimir de Gmeline écrit dans le journal Marianne que Coexister a une vision de la laïcité « qui correspond en tout point à celle de l'Observatoire de la laïcité dirigé par Jean-Louis Bianco », « ouverte sur les religions avec une fascination pour le modèle anglo-saxon, américain ou canadien »[30].

Coexister répond à ces accusations par des tribunes dans Le Monde et Marianne[52],[53]. Elle publie sur son site internet un document pour répondre aux interrogations suscité par ces polémiques[54].

Développement depuis 2017[modifier | modifier le code]

En octobre 2016, Coexister et l'association Singa inaugurent leur siège commun à Kiwanda, un espace de coworking de l'économie sociale et solidaire dans le 11e arrondissement de Paris[55],[56]. Le lieu accueille des associations créatrices de lien, des initiatives de création d'entreprises sociales et soutien l'intégration des réfugiés[57],[58]. En 2017 décolle la 3e édition de l'Interfaith Tour, sur le thème de l'éducation[59]. En 2018, Coexister organise ses troisièmes assises nationales.

En 2019, l'association célèbre ses 10 ans avec une soirée en avril au Trabendo, intitulée « Fête la différence »[60]. En juillet, elle organise et un festival à Saint-Malo, « Le jeunes c'est aujourd'hui »[61],[62],[18]. En août décolle la 4e édition de l'Interfaith Tour. L'objectif est d'avoir étudié tous les pays du monde au bout de neuf éditions[63],[6].

Prix[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les sept principes fondamentaux de Coexister sont : reconnaître les diversités, construire l'unité, affirmer son identité, s'ouvrir à l'altérité, entretenir la sincérité, promouvoir la liberté, appliquer la laïcité.
  2. Parmi les 80 premiers signataires de la tribune #Noussommesunis à titre individuel : Guy Aurenche, président du CCFD-Terre solidaire, Christian Assaf, député de l'Hérault, Gérard Aschieri, président de l'Institut de Recherches de la Fédération syndicale unitaire, Pascal Balmand, secrétaire générale de l'Enseignement Catholique, Delphine Bataille, sénatrice du Nord, Thierry Beaudet, président du groupe MGEN, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, Ghaleb Bencheikh, président de Religions pour la Paix France, Khaled Bentounès, fondateur des Scouts musulmans de France, Christian de Boisredon, fondateur de Sparknews, Yann Boissière, rabbin du Mouvement juif libéral de France, Elsa Bouneau, présidente de la Fédération du scoutisme français et des Éclaireuses et Éclaireurs unionistes de France, Pasteur François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, Combo, artiste, Emmanuelle Cosse, conseiller régional d'Île-de-France, Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental, Sophie Dessus, député de la Corrèze, Patrick Doutreligne, président de l'UNIOPSS, Jean-Michel Ducomte, président de la Ligue de l'enseignement, Cécile Duflot, députée de Paris, Hermann Dune, artiste, Robert Ejnes, directeur exécutif du Conseil représentatif des institutions juives de France, Laurent Escure, secrétaire général de UNSA Éducation, Raymond Étienne, président Fondation Abbé-Pierre pour le logement des défavorisés, Jean-Baptiste de Foucauld, porte parole du Pacte Civique, Gaël Faye, écrivain, Véronique Fayet, présidente du Secours catholique, Valérie Fourneyron, ancienne ministre, députée de section-innerMaritime, Zuhair Gunhaim, secrétaire général de l'Union Internationale des Scouts Musulmans, Claire Hedon, présidente de ATD Quart Monde, Jean-Michel Hitter, président de la Fédération de l'entraide protestante, Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman, Nacer Kettane, président de Beur FM, Marc Konczaty, Président du MJLF, Haïm Korsia, Grand-rabbin de France, Rachid Lahlou, président du Secours islamique France, Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l'homme, Marko Petrovic, président du Lien International des Scouts Chrétiens Orthodoxes DESMOS, Dominique Potier, député de Meurthe-et-Moselle, président du cercle Esprit Civique, Jean-Marc Potdevin, président fondateur d'Entourage, Jean-Michel Quillardet, avocat, ancien grand maître du Grand Orient de France, Catherine Quéré, député de Charentes-Maritimes, Anas Saghrouni, président des Étudiants Musulmans de France, Laurent Schlumberger, président de l'Église protestante unie de France, Kwang Seok Yoo, président du Conseil mondial des Scouts Bouddhistes, Michel Serfaty, président de l'Amitié judéo-musulmane de France, Alain Silberstein, président du Forum international des Scouts Juifs, Marie Trellu-Kane, présidente d'Unis-Cité, Nicolas Truelle, directeur général des Apprentis d'Auteuil, Gilles Vermot-Desroches, président des Scouts et Guides de France, Eric Vinson, président d'Enquête, Saad Zian, délégué général des Éclaireuses Éclaireurs de France (scoutisme laïque)

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]