Ivan Rioufol

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Ivan Rioufol
Ivan Rioufol.jpg

Ivan Rioufol en 2009.

Biographie
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Ivan Antoine Emmanuel René RioufolVoir et modifier les données sur Wikidata
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Ivan Rioufol, né à Nantes le , est un journaliste, un éditorialiste et un essayiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ivan Rioufol suit sa scolarité au lycée de l’Immaculée-Conception (Laval) et au lycée Saint-Stanislas (Nantes), puis il obtient un diplôme d'études approfondies (DEA) en droit maritime et aérien à l'Université de Nantes[1].

Il commence une carrière de journaliste en 1976, au quotidien nantais Presse-Océan[2]. Il rejoint Le Figaro en 1985 au service La vie des médias, responsable de la rubrique Confidentiel. Il devient rédacteur en chef du service des informations générales, puis éditorialiste et membre du comité éditorial du journal en 2000. Il a été également éditorialiste au Figaro Madame.

Depuis 2002, succédant à Max Clos, il tient dans Le Figaro un Bloc-notes publié chaque vendredi. Il est également chroniqueur à l'émission On refait le monde, sur RTL.

Il se déclare catholique[3].

Par ailleurs, il est le frère de l'acteur Marc Rioufol (1962-2011).

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il se positionne comme conservateur et se proclame « néo-réactionnaire »[réf. nécessaire].

Il a soutenu l'intervention américaine en Irak en 2003, et plus généralement les positions de George W. Bush. Il est à l'inverse critique envers Barack Obama[4].

Le , dans Le Figaro il prend position contre la repentance coloniale : « Faire reposer la colonisation et l'esclavage sur la seule responsabilité de la France, en taisant les siècles d'implantation musulmane en Espagne ou dans les Balkans et les traites humaines organisées par les Africains ou les Arabes (notamment contre les Blancs), est un procédé proche du lavage de cerveau. Cette maltraitance de l'histoire, destinée à satisfaire les nouvelles communautés, ne peut qu'aviver les ressentiments[5]. »

À propos de la crise de l'État-nation français, il écrit en février 2012 : « Le phénomène le plus spectaculaire et le plus occulté est celui que l'écrivain Renaud Camus nomme Le Grand Remplacement ; c'est-à-dire les substitutions de population qui s'opèrent, avec la stupéfiante abdication de tous, dans certaines villes et certains territoires et qui tournent le dos au processus d'assimilation constitutif de l'unité nationale[6]. »

Il se dit contre « l'idéologie antiraciste [qui] est une plaie pour la démocratie. Elle détourne les mots et les regards au profit de minorités protégées qui tentent de subvertir la République avec l'appui de faiseurs d'opinion somnolents. »[7]

Dans son livre De l'urgence d'être réactionnaire (2012), il écrit : « Nombreux sont les Français qui en ont plus qu’assez de se faire malmener, ridiculiser, enfumer par des démocrates qui n’aiment pas le peuple, des humanistes qui n’aiment pas les gens, des journalistes qui n’aiment pas les faits, des antiracistes qui n’aiment pas les Blancs, des progressistes qui aiment tellement les pauvres qu’ils sont prêts à en faire venir toujours davantage. »[8]

En octobre 2013, il fait partie des 19 signataires de « Touche pas à ma pute ! Le manifeste des 343 "salauds" » pour protester contre les sanctions qui pourraient toucher les clients des prostituées[9].

Le 8 janvier 2015, dans une émission sur RTL, à la suite de l'attentat contre Charlie Hebdo, Ivan Rioufol demande « urgemment que manifestent aujourd'hui les Français musulmans qui, évidemment, ne se reconnaissent pas dans cet attentat terroriste, sinon on va craindre les amalgames ». La journaliste Rokhaya Diallo lui répond : « Quand j'entends dire qu'on somme les musulmans de se désolidariser d'un acte qui n'a rien d'humain, je me sens visée. J'ai le sentiment que toute ma famille et tous mes amis musulmans sont mis sur le banc des accusés ». Plus tard au cours de l'émission, Ivan Rioufol déclare : « nous sommes en guerre et il faut savoir quel est notre ennemi : ce n'est pas les musulmans, mais l'islam radical »[10].

Le 21 avril sur la chaîne TV CNews, Ivan Rioufol, se fondant, selon lui, sur un sondage de l’Institut Montaigne[11] suscite la polémique en affirmant que « 27 % des Français musulmans se réclamaient de l'idéologie de l’État islamique ». L'Institut Montaigne réagit en affirmant à l'encontre d'Yvan Rioufol : « En aucun cas, les conclusions de notre enquête ne peuvent nourrir votre propos ». Le CSA a indiqué le mardi 25 avril avoir ouvert l’instruction d’un dossier sur ces propos[12].

Participation à des institutions et des associations[modifier | modifier le code]

Ivan Rioufol était Senior fellow à l'Atlantis Institute[13].

Il est membre de l'Association des descendants de capitaines corsaires (Saint-Malo) et de l'Association des amis d'Alphonse Allais (Paris).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • La Tyrannie de l'impudeur, Éditions Anne Carrière, 2000.
  • La République des faux gentils, Éditions du Rocher, 2004
  • Chroniques d'une résistance, Éditions du Rocher, 2005
  • La Fracture identitaire, Fayard, octobre 2007
  • Où va la France?, Le Bloc-notes de la présidentielle, Éditions de Passy, 2008
  • Chronique d'une année de crises, Éditions de Passy, mars 2009
  • Attachez vos ceintures, Éditions de Passy, février 2010
  • A la recherche du peuple perdu, Éditions de Passy, janvier 2011
  • De l'urgence d'être réactionnaire, Éditions PUF, 2012
  • La Fin d'un monde, Éditions de Passy, avril 2012
  • Le Crépuscule du socialisme, Éditions de Passy, janvier 2013
  • Touche pas à ma France !, Éditions de Passy, janvier 2014
  • Poings sur les i, Éditions de Passy, janvier 2015
  • La Guerre civile qui vient, Pierre-Guillaume de Roux, 2016
  • La Nouvelle Révolution française, Éditions de Passy,avril 2016

Notes et références[modifier | modifier le code]

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