HuffPost

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Logo de HuffPost

Adresse www.huffingtonpost.com
Langue Anglais, français, espagnol, japonais, italien, allemand, portugais, coréen,arabe
Propriétaire Verizon Communications
Créé par Arianna Huffington, Kenneth Lerer et Jonah Peretti, Andrew Breitbart
Lancement Voir et modifier les données sur Wikidata
État actuel En activité

HuffPost, anciennement Huffington Post, est un site web d'information créé en 2005 aux États-Unis et décliné dans plusieurs pays.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Huffington Post est un journal d'information gratuit d'origine américaine publié exclusivement sur Internet. Cofondé en 2005 par Arianna Huffington, qui en a été la rédactrice en chef jusqu'au [1], Kenneth Lerer (en), Jonah Peretti (en) et Andrew Breitbart[2], il fait appel à de nombreuses collaborations et sources externes. Il emploie ainsi près de 20 000 blogueurs qu'il ne rémunère pas[3].

Le site originel The Huffington Post est racheté aux États-Unis en par America Online (AOL) pour 315 millions de dollars américains[4],[5],[6], puis connait une expansion internationale grâce à des versions développées le plus souvent avec des partenaires locaux, dans un premier temps (2011) en anglais (Royaume-Uni et Canada), puis, en 2012, en français avec Le Huffington Post (fondé en partenariat avec le groupe Le Monde) et Le Huffington Post Québec[7].

Ont suivi El Huffington Post en Espagne le (en partenariat avec le journal El País), L'Huffington Post en Italie (en partenariat avec L'Espresso) le [8], Huffington Post Japon avec Asahi Shinbun en , et enfin Al Huffington Post en français pour les pays du Maghreb en [9]. Depuis , le site du Huffington Post en allemand a été mis en ligne[10],[11]. Le , le Huffington Post est lancé au Brésil[12] en partenariat avec le groupe Abril.

En , Verizon acquiert AOL, incluant donc ses activités dans la publicité mobile Huffington Post, TechCrunch et Engadget pour 4,4 milliards de dollars[13].

La version américaine du Huffington Post se contente globalement de reprendre les informations parues d’autres organes de presse[14].

Éditions[modifier | modifier le code]

  • HuffPost Deutschland (allemand), associé à Focus, en Allemagne ;
  • HuffPost (portugais), associé au groupe Groupe Abril, au Brésil ;
  • HuffPost (anglais), au Canada ;
  • HuffPost (français), au Québec ;
  • HuffPost Post (coréen), en Corée du Sud ;
  • HuffPost (espagnol), associé à El País, en Espagne ;
  • HuffPost (anglais), aux États-Unis ;
  • HuffPost (anglais), au Royaume-Uni ;
  • Le HuffPost (français), associé au Monde, en France ;
  • HuffPost (italien), associé à L'Espresso, en Italie ;
  • HuffPost (japonais), associé à Asahi Shinbun, au Japon ;
  • Al HuffPost (français), au Maghreb (fermé le )[15] ;
  • HuffPost Arabi (arabe) (fermé le 30 mars 2018) [16],[17].

Ligne éditoriale[modifier | modifier le code]

Bien qu'Arianna Huffington dise vouloir « dépasser le clivage droite-gauche », les contributeurs du journal sont majoritairement classés politiquement à gauche[18].

Si le journal se présente lui-même dans une publication comme n'étant « ni de gauche ni de droite mais pas sans point de vue »[19], la ligne éditoriale du Huffington Post France est décrite comme de gauche[3] ou de gauche sociale-démocrate[réf. nécessaire], selon l'échiquier politique français, avec cette particularité d'être favorables aux personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres (LGBT), ainsi qu'aux féministes. Le journal publie en conséquence de nombreux articles engagés défendant les droits des femmes et des homosexuels[20].

Le Huffington Post est représenté[21] dans le Comité DSMA, chargé de censurer dans les médias les informations dont le gouvernement britannique considère la divulgation comme compromettant les opérations de l'armée ou des services secrets[22].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le Huffington Post est critiqué, notamment aux États-Unis, en raison de son goût pour le spectaculaire et de son l'utilisation de clickbaits consistant à ne s'intéresser qu'à des éléments sensationnels au détriment de la qualité ou de l'exactitude des informations, afin de produire des revenus publicitaires[23]. De son côté, Olivier Tesquet, de Télérama, définit le canal historique du journal comme étant « le potin à fort potentiel de clic »[19].

Le site accueille plusieurs milliers de blogueurs. Leur paiement est discrétionnaire et 95 % d'entre eux ne sont pas rétribués[18]. Une procédure judiciaire en nom collectif était d'ailleurs en cours en 2012 pour « travail non rémunéré »[18]. En revanche Arianna Huffington considère, de son côté, que ces blogueurs devraient la remercier, car « l'expression personnelle est devenue une source d'accomplissement pour les gens »[18].

Bill Keller, directeur de la rédaction du New York Times, reproche au Huffington Post de n'offrir aucun renseignement original et vérifié (ce qui est le plus coûteux pour un journal) et de se contenter de rassembler les nouvelles fournies par d'autres publications, en particulier les potins de la presse « people », dont il s'approprie impudemment le contenu[18]. Autrement dit, pour lui, cette feuille ne serait qu'un pilleur d'informations[18].

Signalons enfin qu'en , la version arabe du HuffPost (le HuffPostArabi) a été censurée en Égypte après plusieurs articles hostile au régime en place[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Arianna Huffington quitte Le Huffington Post, Le Monde, 11 août 2016.
  2. How Andrew Breitbart Helped Launch Huffington Post, BuzzFeed, 1er mars 2012.
  3. a et b Comment le Huffington Post veut conquérir la France, lexpansion.lexpress.fr, 10 octobre 2011.
  4. (en) Alexia Tsotsis, « We Have A New Uber Boss, And She's Greek: Aol Buys HuffPo For $315 Million », sur TechCrunch, .
  5. (en) « The Huffington Post Media Group Makes Key Announcements », sur The Huffington Post, (consulté le 2 avril 2011).
  6. (en) AOL, « AOL Agrees To Acquire The Huffington Post », sur The Huffington Post, (consulté le 7 février 2011).
  7. « Le Huffington Post Québec est lancé », Société Radio-Canada, .
  8. Pierre de Gasquet, « Huffington Post lance sa version italienne avec L'Espresso  », Les Échos, .
  9. HuffPost Maghreb.
  10. Arianna Huffington, « Liebe Grüße depuis Munich: Le HuffPost s'installe en Allemagne », sur HuffPost Maghreb, .
  11. (de) « « Huffington Post » gründet deutschen Ableger », Stern, .
  12. AFP, « Le Huffington Post se lance au Brésil », Le Monde, .
  13. (en) Jennifer Saba, Devika Krishna Kumar et Abhirup Roy, « Verizon to buy AOL in $4.4 billion mobile video push », Reuters, .
  14. Rodney Benson, « Métamorphoses du paysage médiatique américain », Le Monde diplomatique, (consulté le 19 mars 2018).
  15. Nadia Dejoui, « Huffington Post Maghreb met fin à la publication de leur contenu », sur L'Economiste Maghrébin, (consulté le 5 décembre 2019)
  16. a et b « L'Égypte bloque le site d’Al-Jazira et d’autres médias qui ne lui sont pas favorables », Le Monde, .
  17. (en) « Huffington Post shuts down its Arabic services », sur The National (consulté le 27 juillet 2020)
  18. a b c d e et f Sylvain Cypel, « Le Huffington Post : succès et controverse », .
  19. a et b Olivier Tesquet, « Lancement « amazing » du Huffington Post français », Télérama, .
  20. Florian Bardou, « Y a-t-il une malédiction sur la presse homo française ? », Libération, .
  21. Site du Comité DSMA.
  22. Site du Comité DSMA.
  23. Vince Coglianese, « Meet the HuffPost employees who don’t fall for their own clickbait », The Daily Caller, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]