Égalité des sexes

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Un des symboles représentant l'égalité des sexes.

L'égalité des sexes ou est le principe selon lequel les hommes et les femmes devraient recevoir un traitement égal et ne devraient pas être victimes de discriminations basées sur leur appartenance à l'un ou l'autre sexe, hormis les cas où une différence de traitement serait justifiée par une différence biologique valable.

L'égalité des sexes est un objectif de la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'Organisation des Nations unies, qui prévoit une égalité en droit et dans des situations sociales, comme le fait de recevoir un salaire égal pour un travail égal.

Égalité de droits, égalité de faits[modifier | modifier le code]

Si l'égalité entre sexes présuppose une égalité de droits, et notamment la transcription dans les lois nationales des droits des femmes, elle ne se limite pas à ces aspects légaux et visent des inégalités de fait, lorsque ces lois ne sont pas respectées.

Inégalités en entreprise : salaires et carrières[modifier | modifier le code]

Inégalités dans le sport[modifier | modifier le code]

  • freins historiques
  • épreuves moins nombreuses, visibilité moindre dans les médias et salaires moindres, quand ils existent

Freins à l'égalité[modifier | modifier le code]

La complémentarité, une théorie pour refuser l'égalité au nom de la nature[modifier | modifier le code]

L'idée de complémentarité entre hommes et femmes (qui pose l'idée de l'existence de rôles naturels ou d'origine divine pour les deux sexes, rôles polarisés permettant la coexistence des hommes et des femmes au sein des couples hétérosexuels ainsi que dans la société) est fréquemment invoquée pour lutter contre les initiatives visant à l'égalité entre les sexes. En France, en 2014, des opposants à un projet d'éducation scolaire à l'égalité pour lutter contre les préjugés et stéréotypes sexistes à l'école, l'ABCD de l'égalité, font échec à ce projet en réclamant « un ABCD de la complémentarité »[1],[2]. En Tunisie, lors d'un projet de réforme de la Constitution, le parti Ennahda, opposé à l'idée d'égalité, annonce en 2012 vouloir y introduire cette notion de complémentarité, provoquant une levée de boucliers, mais aussi une formulation très vague et donc jugée peu opérante de la formulation sur l'égalité finalement retenue[3].

Outils de mesure[modifier | modifier le code]

Lutter contre les inégalités présuppose d'en établir la réalité et de s'attaquer aux causes. L'absence d'outils de mesure, ou leur caractère défaillant est l'un des freins à une égalité effective.

En France, depuis 1983, les entreprises d'au moins 300 salariés doivent établir chaque année un rapport de situation comparée sur l'égalité homme-femme pour « comprendre et agir sur les inégalités ». Son abandon dans le cadre d'un projet de loi sur le dialogue social est dénoncé comme une régression en matière de lutte contre les inégalités (tout comme l'abandon de l'obligation de négocier)[4].

Législation relative à l'égalité des sexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Doutre, « « Inégalités et discrimination en Recherche & Développement : analyse de l’effet des stéréotypes de genre dans les représentations sociales et les attitudes des élèves ingénieurs » », L'orientation scolaire et professionnelle, no 41/1,‎ (DOI 10.4000/osp.3740, lire en ligne)