Le Trombinoscope

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Le Trombinoscope est un annuaire professionnel du monde politique français, en deux tomes, créé en 1981 par Félix Colin, alors journaliste parlementaire, et publié par Dods PLC (en).

Principe[modifier | modifier le code]

Mis à jour tous les ans, il contient les biographies de 7 500 personnalités et est tiré à 12 500 exemplaires[réf. nécessaire]. Le Trombinoscope décerne plusieurs prix annuels : personnalité politique de l’année, ministre de l’année, révélation politique de l’année, député de l’année, sénateur de l’année, élu local de l’année, européen de l’année.

Ces récompenses « saluent l’action et le professionnalisme de personnalités politiques qui se sont particulièrement illustrées durant l’année écoulée dans le cadre de leur mandat ou de leur fonction »[1]. Elles sont remises une fois par an à Paris à l’hôtel de Lassay, la résidence du président de l’Assemblée nationale.

Dods PLC publie également La Revue du Trombinoscope, une revue d'information professionnelle du monde politique, mensuelle, tirée à 3 500 exemplaires. Il existe aussi un Trombinoscope de l'Union européenne depuis 2000, avec 3 400 biographies, et un Trombinoscope de la santé depuis 2006, regroupant 600 biographies.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Année[2] Révélation politique de l'année Élu local de l'année Député de l'année Sénateur de l'année Ministre de l'année Personnalité politique de l'année Européen de l'année
1999
8e cérémonie
Michèle Alliot-Marie
2000
9e cérémonie
Valéry Giscard d'Estaing
2001
10e cérémonie
Bernadette Chirac Bertrand Delanoë Julien Dray Laurent Fabius Jean-Pierre Chevènement Drapeau : Royaume-Uni Tony Blair
2002
11e cérémonie
Olivier Besancenot
2003
12e cérémonie
Jean-Louis Debré
Malek Boutih
Philippe de Gaulle Dominique de Villepin Nicolas Sarkozy
2004
13e cérémonie
Hervé Gaymard Jean-Paul Huchon Nadine Morano
Gaëtan Gorce
Bariza Khiari Jean-Louis Borloo François Hollande Drapeau : Pologne Bronisław Geremek
2005
14e cérémonie
Ségolène Royal Manuel Valls Laurent Fabius Jean-Pierre Raffarin Michèle Alliot-Marie Dominique de Villepin Drapeau : Luxembourg Jean-Claude Juncker
2006
15e cérémonie
Nicolas Hulot François Rebsamen Philippe Houillon
André Vallini
Alain Lambert Xavier Bertrand Jacques Chirac Drapeau : Italie Massimo D'Alema
2007
16e cérémonie
Rachida Dati Alain Juppé
Jean-Marc Ayrault
Pierre Moscovici Robert Badinter Xavier Bertrand Nicolas Sarkozy Drapeau : Allemagne Angela Merkel
2008
17e cérémonie
Benoît Hamon Gérard Collomb Jean-François Copé Gérard Larcher Jean-Louis Borloo Martine Aubry Drapeau : France Nicolas Sarkozy
2009
18e cérémonie
Cécile Duflot
Chantal Jouanno
Stéphane Gatignon Didier Migaud Gérard Longuet Christine Lagarde Daniel Cohn-Bendit Drapeau : Belgique Herman Van Rompuy
2010
19e cérémonie
Jean-Luc Mélenchon Bruno Retailleau Jérôme Cahuzac Jean Arthuis Nathalie Kosciusko-Morizet François Fillon Drapeau : France Jean-Claude Trichet
2011[3]
20e cérémonie
Arnaud Montebourg Jean-Christophe Fromantin Gilles Carrez Nicole Bricq Alain Juppé François Hollande et Nicolas Sarkozy Drapeau : Italie Mario Monti
2012[4]
21e cérémonie
Najat Vallaud-Belkacem Samia Ghali Jean-Louis Borloo Philippe Marini Manuel Valls François Hollande Drapeau : Italie Mario Draghi
2013[5]
22e cérémonie
Bruno Le Maire Jean Lassalle Nicolas Dupont-Aignan François Rebsamen Jean-Yves Le Drian Christiane Taubira Drapeau : France Michel Barnier
2014[6]
23e cérémonie
Emmanuel Macron Steeve Briois Laurent Baumel Gérard Larcher Ségolène Royal Manuel Valls Drapeau : Italie Matteo Renzi
2015[7]
24e cérémonie
Valérie Pécresse Natacha Bouchart Eric Ciotti et Patrick Menucci Bruno Retailleau Laurent Fabius Jean-Yves Le Drian Drapeau : Grèce Alexis Tsipras
2016
25e cérémonie
Emmanuel Macron Xavier Bertrand Thierry Solère Didier Guillaume Bernard Cazeneuve François Fillon Drapeau : Italie Federica Mogherini

Composition du jury[modifier | modifier le code]

La revue sollicite chaque année les journalistes de la presse écrite et télévisuelle qui font part de leurs propositions. Le jury est constitué de sept journalistes politiques :
Jury 2012[8] :

Jury 2013[9] et 2014[10] :

Polémiques et critiques[modifier | modifier le code]

En 2015, la cérémonie est marquée par l'absence de plusieurs personnalités et les réticences de certains membres du jury lors la remise du prix de « l’élu local de l’année » au frontiste Steeve Briois. Pour Marc Endeweld, du magazine Marianne, il s'agit d'un « fiasco »[11]. Sur le site Boulevard Voltaire, Dominique Jamet dénonce dans le comportement des organisateurs « un festival de sectarisme, de lâcheté et de goujaterie »[12]. Dans un entretien donné au Figaro, Jean-François Kahn considère que « le principe même d'un prix du Trombinoscope est déjà très con »[13].

De même pour la remise des prix de 2016, malgré le contexte politique marqué par le « Pénélope Gate », l'ex-Premier ministre, député de Paris et surtout candidat Les Républicains à la présidentielle François Fillon reçoit le 2 février 2017 le 25e prix de « la personnalité politique de l'année ». Dans un communiqué repris par France Info[14], Le Trombinoscope justifie son choix en expliquant qu'avec une carrière « en constante progression depuis son élection à l'Assemblée nationale en 1981, François Fillon s'installe dans la posture de l'éternel second. Jusqu'à sa victoire à la primaire de la droite et du centre ». La clé d'un tel succès : « la conversion au travail, la conversion au libéralisme et enfin, la conversion identitaire », ajoute l'annuaire. Le lauréat n’est pas présent à la cérémonie, c’est l’un de ses proches, Bruno Retailleau, qui vient recevoir le prix à sa place. François Fillon avait déjà reçu ce prix en 2010 (il était alors Premier ministre sous Nicolas Sarkozy).

Autre incongruité relevée par ACRIMED[15], le jury de cette année 2017, encore présidé par Arlette Chabot, et dans lequel on retrouve notamment Christophe Barbier (L’Express), Françoise Fressoz (Le Monde) et Nathalie Saint-Cricq (France 2), décide de consacrer Emmanuel Macron en lui remettant le prix de la « révélation politique de l’année ». Or Emmanuel Macron a déjà été récompensé en 2014 par Le Trombinoscope, et déjà pour le prix de la « révélation politique de l’année ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Abel Mestre, « Des journalistes politiques consacrent un maire FN « élu local de l’année », sur lemonde.fr, Le Monde, (consulté le 29 janvier 2015)
  2. L'année fait référence à l'année considérée pour le prix, celui-ci étant attribué au début de l'année suivante.
  3. http://www.europe1.fr/Politique/Trombinoscope-Sarkozy-et-Hollande-ex-aequo-927361/
  4. http://www.trombinoscope.com/telechargement/Prix-Trombi2012.pdf
  5. http://www.lepoint.fr/politique/prix-du-trombinoscope-taubira-designee-personnalite-politique-de-2013-27-01-2014-1784977_20.php
  6. http://www.20minutes.fr/insolite/1527027-20150127-prix-trombinoscope-frontiste-briois-figure-palmares-bartolone-boycotte-ceremonie
  7. http://www.trombinoscope.com/telechargement/Palmares2015.pdf?id=3z1ejkI6je
  8. Jury 2012 sur la page officielle trombinoscope.com
  9. Jury 2013 sur la page Facebook du Trombinoscope
  10. Jury 2014 sur la page officielle trombinoscope.com
  11. « Le fiasco de la remise du prix de « l’élu local de l’année » au FN Steeve Briois », marianne.net, 28 janvier 2015
  12. « Trombinoscope 2015 : une tempête dans un verre de champagne ? », bvoltaire.fr, 29 janvier 2015
  13. « Jean-François Kahn : à 30%, Marine Le Pen vous dit merci », lefigaro.fr, 29 janvier 2015
  14. « François Fillon, prix de la personnalité politique de l'année du Trombinoscope, malgré le scandale », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  15. Julien Salingue, « Le « Trombinoscope » béatifie Emmanuel Macron », Acrimed | Action Critique Médias,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]