Lisa Azuelos

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Lisa Azuelos
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Biographie
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Œuvres réputées

Lisa Azuelos (ou Lisa Alessandrin), née le à Neuilly-sur-Seine, est une réalisatrice et une femme de lettres française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lisa Azuelos est la fille de la chanteuse et actrice Marie Laforêt et de Judas Azuelos, homme d'affaires marocain[1]. Son père aurait été très proche de l'homme politique Ben Barka, et son petit frère se serait appelé Mehdi en son honneur[2]. À douze ans, elle a une demi-sœur, Deborah[2].

Son prénom, Lisa, ayant été refusé par l'état civil, ses parents auraient alors déposé celui d'Élise[1]. Elle déclare avoir fait le nécessaire auprès de l'état civil pour officialiser son prénom d'usage, Lisa[3].

Ses parents se séparent quand elle a deux ans, et elle reste avec sa mère, dont elle considère n'avoir jamais été proche[1]. Elle est placée avec son frère dans une pension suisse, « Les Sept Nains », à propos de laquelle elle déclare que les enfants y étaient maltraités physiquement et moralement[1]. Les enfants sont ensuite envoyés vivre chez une femme habitant un petit village de la Sarthe[1].

À l'âge de douze ans, elle commence à vivre avec son père, et découvre sa culture séfarade[2].

Après son baccalauréat obtenu à seize ans, Élise Azuelos s'inscrit en sciences de la gestion à l'université Dauphine[1]. Elle devient gestionnaire de portefeuille[2] jusqu'au moment du Krach d'octobre 1987 où, voyant la fragilité du monde des affaires, elle décide d'arrêter[1]. Elle entre dans le monde du cinéma et travaille sur des tournages[1] où elle rencontre Luc Besson qui lui achète le scénario d'un film qui ne sera jamais tourné, et qui la conforte dans son choix professionnel. Il lui présente aussi son futur mari, le réalisateur Patrick Alessandrin. Ils ont trois enfants, Carmen, Illan et Thaïs[2]. Ils divorcent néanmoins onze ans plus tard.

En 2006, Élise Azuelos réalise Comme t'y es belle. Elle souhaite y rendre hommage à une communauté, celle des juifs séfarades de Paris, qu'elle connaît bien par ses attaches familiales, ainsi qu'« aux femmes de cette communauté », notamment à sa grand-mère et à ses tantes paternelles pour qui elle avait beaucoup d'affection et dont elle estime qu'elles lui ont beaucoup apporté[2].

Elle a choisi le prénom de son arrière-grand-mère, Bethsabée, pour appeler sa société de production Bethsabée Mucho[2].

Elle déclare aimer les films de Maurice Pialat et Raymond Depardon et vouloir passer à une esthétique différente après Une rencontre[1].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Productrice[modifier | modifier le code]

Œuvre écrite[modifier | modifier le code]

  • Lisa Azuelos, La guerre de toi n'aura pas lieu, Paris, éd. Intervista, , 255 p., 22 cm (ISBN 2-910753-12-3, notice BnF no FRBNF38860172)
    Le titre de ce livre est homonyme de la phrase « La guerre de toi n'aura pas lieu », figurant dans le refrain de la chanson La Guerre de toi, écrite par Guy Carlier, composée et interprétée par Phil Barney dans son album Partager tout (1995).
  • Lisa Azuelos, Manuel à l’usage des filles qui auraient dû dire non, Boulogne-Billancourt, éd. Pictorus, coll. « Réflexions », , 169 p., 19 cm (ISBN 2-9518463-7-1, notice BnF no FRBNF39210882)
  • Lisa Azuelos, Le Bras blanc : roman, Paris, éd. J.-C. Lattès, , 157 p., 21 cm (ISBN 2-7096-2716-7, notice BnF no FRBNF39966099)
  • Lisa Azuelos, Éloge du silence pendant l'amour : roman, Paris, éd. Plon, , 151 p., 20 cm (ISBN 978-2-259-20781-2, notice BnF no FRBNF4118972)
  • Lisa Azuelos, Mon journal intime, Paris, éd. J.-C. Lattès, , 141 p., 20 cm (ISBN 978-2-7096-3318-5, notice BnF no FRBNF41428215)
    Le sous-titre « roman » ne figure pas dans la notice bibliographique de cette édition originale. Le texte est censé être celui du journal intime du personnage de Lola, co-héroïne du film LOL, co-écrit et réalisé par Lisa Azuelos et sorti sur les écrans deux semaines avant la publication du livre.
  • Lisa Azuelos, Laissez-moi danser : roman, Paris, Stock, , 200 p., 22 cm (ISBN 978-2-234-08252-6)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Anne Diatkine, « lisa azuelos. la fille aux œufs d’or », Libération,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c, d, e, f et g Laurence Durieu, « Lisa Azuelos », VSD,‎ (lire en ligne)
  3. « Lisa Azuelos : « Le mariage est un contrat type qui ne devrait pas l’être », émission Tout et son contraire. », sur franceinfo.fr,‎ (consulté le 15 septembre 2014)
  4. « Ti Amo (2002) », sur www.unifrance.org (consulté le 7 février 2017)