Printemps républicain

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Le Printemps républicain
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généraliste citoyenneté défense de la République et de la laïcité
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Le Printemps républicain est un mouvement français de gauche fondé en par un appel pour un printemps républicain. Il défend une conception des valeurs de la République contre les défaiseurs identitaires (nationalistes, islamistes, indigénistes ou communautaristes), en insistant sur la défense de la laïcité.

Lancement, événements et personnalités[modifier | modifier le code]

Le Printemps Républicain a été cofondé notamment par Laurent Bouvet, Gilles Clavreul, Valérie Maupas, Yael Mellul et Amine El Khatmi [1].

Initié par un manifeste que signent de nombreuses personnalités (Karim Akouche, Élisabeth Badinter, Guillaume Balas, Gérard Biard, Serge Blisko, Roland Castro, Laurent Cohen, Denis Collin, Brice Couturier, Frédéric Cuvillier, Frédéric Encel, Olivier Faure, André Gattolin, Marcel Gauchet, Jérôme Guedj, Cindy Léoni, Richard Malka, Emmanuel Maurel, François Morel, Fleur Pellerin, Marjane Satrapi, Anne Sinclair, Abderrahmane Sissako...) le mouvement se lance lors d'une réunion publique à la Belleviloise[2], relayée dans les médias[3]. En 2019, Mediapart indique que certains des signataires de ce premier manifeste affirment avoir pris leurs distances, d’autres disent même avoir purement et simplement coupé les ponts, dont Olivier Faure, Guillaume Balas et Emmanuel Maurel, ce dernier [continuant] d’être globalement d’accord sur le fond, moins sur la forme[4].

Le , le Printemps républicain coorganise avec la Licra et le Comité Laïcité République, aux Folies Bergère, la journée Toujours Charlie pour défendre la liberté d'expression, notamment en présence d'Anne Hidalgo, maire de Paris[4].

Organisation[modifier | modifier le code]

Le Printemps républicain est composé quasi exclusivement de socialistes, ayant pour la plupart soutenu Manuel Valls[5],[6]. En 2018, Regards indique que les membres actifs au nom de l'association sur les réseaux sociaux sont rares et se limitent à Amine El Khatmi, Laurent Bouvet, Gilles Clavreul et Nassim Seddiki (membre du PS parisien)[5]. Laurent Bouvet revendique 800 à 1 000 adhérents en 2018[7]. En 2019, Gilles Clavreul évoque une trentaine de bénévoles et indique que l'association n'a ni locaux, ni permanents, ni moyens financiers[4].

En , le Printemps républicain annonce qu'il va devenir un parti politique[4] après les élections municipales françaises de 2020. Les dirigeants entendent attirer des personnalités telles que Valérie Pécresse, Xavier Bertrand, François Baroin ou Aurore Bergé[8].

Idées portées[modifier | modifier le code]

Se réclamant des valeurs de la gauche républicaine[pas clair], il vise à rassembler de manière élargie une majorité de citoyens autour des valeurs fondamentales de la laïcité et du pacte républicain, et entend refonder le commun de la République par la défense de la laïcité, la nation et l'universalisme, en combattant le racisme et toutes formes de discrimination et en affirmant l'égalité homme femme[9]. Selon l'AFP, le Printemps républicain s'oppose à un nouvel antiracisme dénoncé comme communautariste, un féminisme engagé à l'intersection de différentes luttes, les "entrepreneurs identitaires" réputés proches des Frères musulmans ou du salafisme...[7] Laurent Bouvet reconnaît des convergences entre le mouvement et Manuel Valls mais assure ne pas être d'accord sur tout, par exemple sur l'interdiction du voile à l'université[7]. Interrogeant Gilles Clavreul en 2019, Mediapart indique que le seul objet de l'association serait, à l’entendre, de lutter contre le Rassemblement national[4].

Réception et controverses[modifier | modifier le code]

Selon l'AFP, le Printemps républicain jouit d'emblée d'un fort intérêt médiatique, avec des relais à gauche, principalement l'hebdomadaire Marianne, comme à droite, dans les colonnes du mensuel Causeur. Mais d'autres médias pointent la propension de certains membres ou sympathisants à "chasser en meute" sur les réseaux sociaux contre des personnes dont ils réprouvent les idées[7]. Samuel Laurent, responsable des Décodeurs au quotidien Le Monde, estime qu'à leur corps défendant, leurs croisades sont souvent les mêmes que celles de la droite identitaire[7]. Selon Sophie Guérard de Latour, maîtresse de conférences en philosophie politique, le Printemps républicain fait partie de mouvements qui ne se contentent pas de dire qu’on ne peut pas faire société sans être une communauté politique, mais « donnent à cette communauté un contenu tellement substantiel qu’il en devient exclusif », au risque paradoxal de donner un tour communautariste, fût-il majoritaire, à leur républicanisme[10].

Laurent Bouvet indique que le Printemps républicain a joué un rôle de manière voulue sur l'affaire Mehdi Meklat et la controverse entre Mediapart et Charlie Hebdo autour de l'affaire Tariq Ramadan[7].

En 2019, le Printemps républicain se mobilise contre la commercialisation d’un hijab de course par Décathlon, qui finit par renoncer[10].

Le Printemps républicain met régulièrement en cause l'Observatoire de la laïcité[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Primaire à gauche: Qui sont les porte-flingues de la laïcité de Manuel Valls ?  », sur 20 Minutes, .
  2. https://printempsrepublicain.fr/lancement-du-printemps-r%C3%A9publicain-le-programme-17de430ba6b7#.24d4zwtsn
  3. https://printempsrepublicain.fr/revue-de-presse-avant-le-20-mars-2016-4669360b4ca0#.vfu2a1n35
  4. a b c d e et f Lucie Delaporte, Pauline Graulle et Ellen Salvi, « Le Printemps républicain, une «petite boutique» qui veut peser sur le jeu politique », sur Mediapart, (consulté le 1er décembre 2019).
  5. a et b Loïc Le Clerc, « Le Printemps républicain, ce boulet aux pieds du Parti socialiste », sur regards.fr, (consulté le 11 octobre 2018).
  6. Doan Bui et David Le Bailly, « Printemps républicain : enquête sur les croisés de la laïcité », sur nouvelobs.com, (consulté le 27 octobre 2018).
  7. a b c d e et f AFP, « Le Printemps républicain, deux ans de combats et de controverses », sur lexpress.fr, (consulté le 4 mai 2019).
  8. « Le Printemps républicain veut se lancer en politique et peser sur la présidentielle », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 2 décembre 2019).
  9. Cf. le Manifeste du Printemps républicain, §6 & 7, sur le site du Printemps républicain.
  10. a et b Fabien Escalona, « En dégainant le concept d’«insécurité culturelle», Macron prolonge l’hiver républicain », sur Mediapart, (consulté le 12 octobre 2019).

Lien externe[modifier | modifier le code]