Albarine

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l'Albarine
L'Albarine à Reculafol.
L'Albarine à Reculafol.
Caractéristiques
Longueur 59,4 km [1]
Bassin 313 km2 [2]
Bassin collecteur Bassin du Rhône
Débit moyen 6,91 m3/s (Saint-Denis-en-Bugey) [3]
Régime pluvio-nival
Cours
Origine zones humides
· Localisation Brénod
· Altitude 950 m
· Coordonnées 46° 06′ 25″ N, 5° 37′ 51″ E
Confluence Ain
· Localisation Châtillon-la-Palud
· Altitude 222 m
· Coordonnées 45° 57′ 55″ N, 5° 15′ 25″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Câline, Buizin, Mélogne, Bief Ravinet
· Rive droite Seymard, Mandorne, Brévon
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Ain
Cantons Brénod, Hauteville-Lompnès, Saint-Rambert-en-Bugey, Ambérieu-en-Bugey, Lagnieu, Chalamont
Régions traversées Auvergne-Rhône-Alpes
Principales localités Ambérieu-en-Bugey

Sources : SANDRE:« V29-0400 », Géoportail, Banque Hydro

L'Albarine est une rivière de France, dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes, et un affluent gauche de l'Ain donc un sous-affluent du fleuve le Rhône.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La source de l'Albarine, Adolphe Appian (1870) - Brooklyn Museum

Au cours des siècles, on trouve pour cette rivière les attestations[4] :

  • Aqua que dicitur Albarona (1096) ;
  • Fluvius que dicitur Albalona (1236) ;
  • Arbarona (1293) ;
  • Ripperia Albarone (1344) ;
  • Albarine (1650).

On peut avancer plusieurs hypothèses sur l'origine de l’hydronyme Albarine. Ce nom pourrait signifier :

  • « rivière blanche » ou « rivière divine, sacrée ». Il s'agit d'un composé du gaulois albos /albios signifiant « blanc » originellement (comme le latin albus), il semble avoir pris exclusivement le sens religieux de « monde lumineux, monde d´en haut » [5] et du gaulois onno « cours d´eau, fleuve », attesté dans le glossaire gaulois - latin d'Endlicher avec ce sens ou du suffixe des noms de rivières -o(n)na à valeur obscure. En fin de compte l'existence de onno en tant que nom commun en gaulois est douteuse[6] ;
  • « rivière des saule », de l'occitan albar « saule, peuplier blanc » (arbres des bords de rivière) et de la terminaison -ona par analogie avec d'autres noms de rivières.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le linéaire de l'Albarine représente 59,4 kilomètres[1] et la longueur cumulée des affluents principaux 130 kilomètres[7].

L'Albarine est une rivière ne traversant que des communes du département de l'Ain.

Elle prend sa source à Brénod puis arrose[8]:

L'Albarine prend sa source à 950 m d'altitude[9] dans le département de l'Ain, au sein d'un complexe de zones humides sur la commune de Brénod. Après s'être écoulée sur un plateau du massif du Bugey, elle plonge dans des gorges par une chute de 115 m au niveau de la cascade de la Charabotte. Elle traverse alors le canton de Saint-Rambert-en-Bugey avant de rejoindre la rivière d'Ain à 40 km au nord-est de Lyon, à Châtillon-la-Palud à 222 m d'altitude[10].

Communes et cantons traversées[modifier | modifier le code]

Dans le seul département de l'Ain, l'Albarine traverse dix-sept communes[1],[note 1], soit, de l'amont vers aval : Brénod (source), Corcelles, Champdor, Hauteville-Lompnès, Chaley, Tenay, Argis, Oncieu, Saint-Rambert-en-Bugey, Torcieu, Bettant, Ambérieu-en-Bugey, Saint-Denis-en-Bugey, Château-Gaillard, Leyment, Saint-Maurice-de-Rémens, Châtillon-la-Palud;

Image panoramique très large et peu haute
Albarine: la traversée de Saint-Rambert-en-Bugey

...et six cantons : l'Albarine prend source dans le canton de Brénod, traverse les canton d'Hauteville-Lompnès, canton de Saint-Rambert-en-Bugey, canton d'Ambérieu-en-Bugey, canton de Lagnieu et conflue dans le canton de Chalamont.

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Albarine a onze affluents[1] référencés :

Géoportail signale aussi dans ce bassin versant le Buizin[note 3] (rg) 12 km sur onze communes et passant en souterrain sur Saint-Denis-en-Bugey[15].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Drainant un bassin versant de 313 km2[2], et pour 6,91 m3/s de débit moyen à Saint-Denis-en-Bugey[3], la rivière se perd totalement par infiltration, tous les étés, sur le plateau à l'amont du fait des infiltrations dans le massif karstique. De plus, elle s'assèche aussi sur sa partie aval car elle s'enfonce dans sa nappe et disparaît alors totalement de la surface. L'été 2007 semble, de ce point de vue, être exceptionnel : le débit de la rivière est resté important, même au cœur du mois d'août.

Faune[modifier | modifier le code]

Héron pêchant dans l'Albarine

L'Albarine est très fréquentée par les pêcheurs à la mouche de l'Ain, du Rhône et de la Savoie, notamment pour son peuplement en truites fario et en ombres communs.

Pêche[modifier | modifier le code]

L'Albarine est une rivière reconnue à l'échelle nationale pour la qualité de ses peuplements piscicoles. Régulièrement, des manches de championnat de France de pêche à la mouche ont lieu sur le secteur de la vallée.

Gestion[modifier | modifier le code]

À la suite des crues importantes de 1990 et 1991, les élus ont pris conscience de l'importance d'une gestion globale de la rivière. Associées au sein du Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Bassin Versant de l'Albarine, les communes décident de mettre en œuvre un premier contrat de rivière qui ne verra le jour qu'après dix ans de gestation, le 24 juin 2002[7].

De 2002 et 2007, le contrat de rivière a permis de travailler sur tous les enjeux importants de l'Albarine à savoir :

  • la qualité de l'eau ;
  • la gestion des crues ;
  • les peuplements piscicoles ;
  • l'information et la sensibilisation.
  • la mise en valeur du patrimoine touristique et paysager ;
  • la restauration du lit des berges et de la ripisylve.

Énergie[modifier | modifier le code]

Au cours des siècles, l'Albarine a fourni son énergie à de nombreuses industries (moulins, scieries, industries, etc.).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. le SANDRE 2012 rajoute -?- six communes : Évosges, Cormaranche-en-Bugey, Le Petit-Abergement, Vaux-en-Bugey, Arandas, Hostiaz, sans doute en comptant les affluents.
  2. rd pour rive droite et rg pour rive gauche
  3. sans que le SANDRE 2012 ne le considère comme un affluent mais bien dans le bassin versant de cette même Albarine.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Albarine (V29-0400) » (consulté le 9 juillet 2012).
  2. a et b Syndicat Intercommunal d'Aménagement du Bassin versant de l'Albarine, « l'Albarine » (consulté le 9 juillet 2012).
  3. a et b Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Albarine à Saint-Denis-en-Bugey (V2934010) » (consulté le 28 mars 2013).
  4. [1], Henry Suter: "Noms de Lieux de Suisse Romande, Savoie et environs".
  5. Xavier Delamarre : Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental. Paris, éditions Errance, Collection des Hespérides, 2001, p. 37- 38
  6. Ibid., p. 241
  7. a et b Contrat de rivière.
  8. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 9 juillet 2012).
  9. Source de l'Albarine sur Géoportail (consulté le 9 juillet 2012)..
  10. Confluence de l'Albarine sur Géoportail (consulté le 9 juillet 2012)..
  11. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Mandorne (V2920540) » (consulté le 9 juillet 2012).
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Brévon (V2920560) » (consulté le 2 septembre 2013).
  13. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Câline (V2920580) » (consulté le 9 juillet 2012).
  14. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Seymard (V2900600) » (consulté le 9 juillet 2012).
  15. SANDRE, « Buizin à Saint Denis en Bugey - station 06580423 » (consulté le 9 juillet 2012).

Bases de données géographiques : GeoNames • SandreVoir et modifier les données sur WikidataNotices d'autoritéVoir et modifier les données sur Wikidata : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation