Lison (rivière)

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46° 57′ 56″ N 6° 00′ 41″ E / 46.9656, 6.01139

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le Lison
Source-résurgence du Lison - haut-Doubs - massif du Jura.
Source-résurgence du Lison - haut-Doubs - massif du Jura.
Caractéristiques
Longueur 25 km
Bassin 235 km2
Bassin collecteur le Rhône
Débit moyen 7,36 m3/s (Myon)
Régime pluvial
Cours
Source source
· Coordonnées 46° 57′ 58″ N 6° 00′ 40″ E / 46.966, 6.0112 (Source - le Lison)  
Confluence la Loue
· Coordonnées 47° 04′ 21″ N 5° 59′ 12″ E / 47.0724, 5.9866 (Confluence - le Lison)  
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Régions traversées Franche-Comté

Le Lison est une rivière française qui coule dans le département du Doubs, dans la région Franche-Comté. C'est un affluent en rive gauche de la Loue, donc un sous-affluent du Rhône par la Loue, le Doubs et la Saône.

Description du cours[modifier | modifier le code]

Sa source se trouve dans la commune de Nans-sous-Sainte-Anne, mais il est probablement une résurgence du ruisseau de Château-Renaud, qui prend sa source à Sainte-Anne et traverse Crouzet-Migette où il se perd. Le débit interannuel moyen du Lison à sa source est de 5,35 m3/s[1].

Après Nans-sous-Sainte-Anne, le Lison longe Saraz, traverse la commune d'Éternoz où il reçoit le ruisseau de la Vau, puis Myon où il reçoit le Todeur, Échay où se trouve une station d'épuration des eaux, Cussey-sur-Lison où il reçoit la Goulue, puis il longe Lizine et Châtillon-sur-Lison où il se jette dans la Loue.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Lison est une rivière très abondante, comme la plupart des cours d'eau issus du massif du Jura. Son débit a été observé sur une période de 40 ans (1968-2007), à Myon, localité située à 6 kilomètres de son confluent avec la Loue[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 217 km2 soit 90 % de la totalité de celui-ci.

Le module de la rivière à Myon est de 7,36 m3/s.

Le Lison présente des fluctuations saisonnières de débit modérées. La période des hautes eaux va de la fin de l'automne jusqu'au printemps, et se caractérise par des débits mensuels moyens situés entre 8,23 et 11,20 m3/s, de novembre à avril inclus (avec un maximum en décembre et février). Dès fin avril le débit diminue progressivement pour aboutir à la période des basses eaux qui se déroule de juillet à septembre inclus, amenant une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 2,42 m3 au mois d'août, ce qui reste très confortable. Mais les fluctuations de débit peuvent être plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

À l'étiage le VCN3 peut chuter jusque 0,250 m3, en cas de période quinquennale sèche, soit 250 litres par seconde, ce qui est assez bas, sans être très sévère. Mais ce cas est fréquent dans la région.

Les crues cependant peuvent être très importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 64 et 77 m3/s. Le QIX 10 est de 85 m3/s, le QIX 20 de 93 m3, tandis que le QIX 50 se monte à 100 m3/s. Ce qui signifie par exemple que l'on doit s'attendre à une crue de l'ordre de 64 m3 une année sur deux.

Le débit instantané maximal enregistré à Myon durant cette période, a été de 85,4 m3/s le 20 février 1999, tandis que le débit journalier maximal enregistré était de 89 m3/s le 23 février 1970. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, l'on constate que cette crue était d'ordre décennal et donc nullement exceptionnelle.

La lame d'eau écoulée dans le bassin versant du Lison est de 1 074 millimètres annuellement, ce qui est plus de trois fois supérieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, et surtout nettement plus élevé que la moyenne du bassin de la Saône (501 millimètres à Lyon) et du Doubs (765 millimètres au niveau de son confluent avec la Saône). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint dès lors le chiffre très élevé de 33,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Tourisme[modifier | modifier le code]

L'ensemble du tracé du cours d'eau est touristique, avec le sentier de grande randonnée GR 590 et ses variantes, des vestiges gaulois, des points de vue sur le cours parfois encaissé, notamment entre Saraz et Éternoz. La pêche sportive se pratique beaucoup dans le Lison, ainsi que la spéléologie dans les grottes qui sont nombreuses aux alentours. Toute cette activité touristique, en plus des activités agricoles, influence fortement le milieu naturel.

Histoire[modifier | modifier le code]

La source du Lison est à l'origine de la législation sur la protection de l'environnement. En 1899, le propriétaire d'un moulin aujourd'hui détruit, prévoyait de capter l'eau et de remplacer la cascade par une conduite forcée. La source étant propriété communale, les habitants de Nans-sous-Sainte-Anne se mobilisèrent et firent appel au député Charles Beauquier. Après deux procès, ils gagnèrent définitivement en 1902. Pour conforter la victoire juridique du Lison et protéger les sites pittoresques de France, Charles Beauquier fit voter le 21 avril 1906 la première loi de protection de l'environnement, dite « loi Beauquier ». Le site de la source du Lison est classé depuis le 2 mai 1912.

Biodiversité[modifier | modifier le code]

La diversité des milieux naturels présents le long du cours l'a fait classer dans le réseau Natura 2000 : rivière, tourbières, prairies, forêt caducifoliée, éboulis, grottes et falaises. Cette diversité permet la présence d'un grand nombre d'espèces végétales et animales :

dont pas moins de sept espèces de chauves-souris :

Le lison à la télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]