Valserine (rivière)

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la Valserine
La Valserine en hiver à Bellegarde-sur-Valserine.la Valserine sur Commons
La Valserine en hiver à Bellegarde-sur-Valserine.
Caractéristiques
Longueur 47,6 km [1]
Bassin 395 km2 [2] ou 361 km2[1]
Bassin collecteur Rhône
Débit moyen 17,3 m3/s (Bellegarde-sur-Valserine) [2]
Nombre de Strahler 4
Organisme gestionnaire Parc naturel régional du Haut-Jura[3]
Régime nivo-pluvial
Cours
Source dans le parc naturel régional du Haut-Jura
· Localisation Divonne-les-Bains au lieu dit "Le Planet"
· Altitude 1 170 m
· Coordonnées 46° 25′ 03″ N 6° 03′ 37″ E / 46.4175, 6.06028 (Source - la Valserine)
Confluence le Rhône
· Localisation Bellegarde-sur-Valserine
· Altitude 340 m
· Coordonnées 46° 06′ 26″ N 5° 49′ 49″ E / 46.10722, 5.83028 (Confluence - la Valserine)
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche quatre ruisseaux
· Rive droite la Semine et deux ruisseaux
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Ain, Jura
Arrondissements Gex, Saint-Claude et Nantua
Cantons Gex, Saint-Lupicin, Thoiry, Bellegarde-sur-Valserine
Régions traversées Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté
Principales localités Divonne-les-Bains, Bellegarde-sur-Valserine

Sources : SANDRE:« V1010500 », Géoportail, Banque Hydro

La Valserine est une rivière de l'est de la France, dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne-Franche-Comté, affluent de la rive droite du Rhône.

Elle se distingue pour la qualité de ses eaux et de sa faune piscicole et est reconnue à ce titre par le label Rivière Sauvage.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 47,6 kilomètres de longueur[1]. La rivière naît dans le parc naturel régional du Haut-Jura au nord du col de la Faucille, aux confins des départements de l'Ain et du Jura, sur la commune de Divonne-les-Bains, à l'altitude 1 158 mètres[4].

Elle coule de manière générale droit vers le sud, dans l'étroite Vallée de la Valserine, fortement alimentée par de nombreux petits cours d'eau issus des sommets du Jura qui la dominent (Crêt de la Neige 1 720 mètres entre autres). Elle ne traverse guère de localité importante.

Elle conflue avec le Rhône au niveau de la ville de Bellegarde-sur-Valserine, à l'altitude 340 mètres[4].

La qualité de ses eaux est reconnue par le label Rivière Sauvage[5].

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans les deux départements du Jura (deux communes Lajoux et Les Molunes) et de l'Ain, la Valserine traverse douze communes[1] et quatre cantons :

Soit en termes de cantons, la Valerine prend source dans le canton de Gex, traverse les anciens canton de Saint-Claude et canton de Collonges, maintenant les canton de Saint-Lupicin et canton de Thoiry, et conflue dans le canton de Bellegarde-sur-Valserine, le tout dans les arrondissement de Gex, arrondissement de Saint-Claude et arrondissement de Nantua.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

La Valserine traverse une seule zone hydrographique La Valserine (V101) de 361 km2 de superficie[1]. Ce bassin versant est constitué à 81,27 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 15,75 % de « territoires agricoles », à 2,91 % de « territoires artificialisés », à 0,09 % de « surfaces en eau », à 0,07 % de « zones humides »[1].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est désormais le Parc naturel régional du Haut-Jura[3].

Affluents[modifier | modifier le code]

La Valserine a sept affluents référencés[1] :

  • le ruisseau des Rivières (rg) 2,1 km sur la seule commune de Chézery-Forens avec un affluent :
    • le ruisseau de Roche France (rd) 2,5 km sur la seule commune de Chézery-Forens.
  • le ruisseau la Volférine (rd) 4,5 km sur la seule commune de Champfromier.
  • le ruisseau la Sandézanne (rd) 5,1 km sur les deux communes de Champfromier et Montanges.
  • La Semine, 25,8 km qui roule plus d'eau que la Valserine. (affluent de rive droite, à Châtillon-en-Michaille) avec onze affluents référencés et sept communes traversées et de rang de Strahler trois.
  • le ruisseau de Vaucheny (rg) 5,7 km sur les deux communes de Chézery-Forens et Confort.
  • le ruisseau du Nant de l'Hôpital (rg) 1,2 km sur la seule commune de Confort.
  • le ruisseau de Pissoux (rg) 0,8 km sur la seule commune de Lancrans.

Donc son rang de Strahler est de quatre.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Valserine a déjà vue cinq stations hydrologiques installées sur son cours :

  • V1015010 à Lélex (Niaizet) de 1966 à 2013 avec un bassin versant de 85 km2 à 846 m d'altitude et un module de, déjà, 2,19 m3/s[6]
  • V1015020 à Chézery-Forens (Les Hirondelles) de 1962 à 1997 avec un bassin versant de 105 km2 à 665 m d'altitude et un module de 4,04 m3/s[7]
  • V1015030 à Chézery-Forens (Chézery) de 1960 à 2013 avec un bassin versant de 119 km2 à 572 m d'altitude et un module de 4,51 m3/s[8]
  • V1015040 à Lancrans (Moulin de Métral) de 1961 à 1983 avec un bassin versant de 395 km2 à 347 m d'altitude[2]
  • V1015050 à Lancrans (Le Viret) de 1984 à 2008[9]

Le cours supérieur à Chézery-Forens[modifier | modifier le code]

Le débit moyen annuel de la Valserine dans son cours supérieur, calculé sur une période de 48 ans à Chézery-Forens (de 1960 à 2007), est de 4,62 m3/s pour une surface de bassin de 119 km2, soit 30 % seulement de la surface totale du bassin versant. La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit importantes, liées à son régime surtout nival, avec des hautes eaux de printemps portant le débit mensuel au niveau de 6,35 à 8,18 m3/s, de mars à mai inclus (avec un sommet en avril), et des maigres d'été, en juillet-août-septembre, entraînant une baisse du débit moyen mensuel jusqu'à 2,26 m3/s au mois d'août, ce qui reste bien confortable[8]. Mais ces moyennes mensuelles ne sont que des moyennes et occultent des fluctuations bien plus prononcées sur de plus courtes périodes.

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Le VCN3 peut chuter jusque 0,62 m3/s, en cas de période quinquennale sèche.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues sont assez importantes. Ainsi le débit instantané maximal enregistré a été de 116 m3/s le 15 février 1990, tandis que la valeur journalière maximale était de 100 m3/s le même jour. Le QIX 10 est de 72 m3/s, le QIX 20 de 82 m3/s et le QIX 50 de 94 m3/s. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 48 et 62 m3/s. D'où il ressort que les crues de février 1990, dont mention faite plus haut, étaient au moins centennales et tout à fait exceptionnelles.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans cette partie du bassin versant de la rivière est de 1 226 millimètres annuellement, ce qui est très élevé en France, mais reste inférieur à celle de son affluent majeur, la Semine (1 625 millimètres). Le débit spécifique (Qsp) se monte ainsi à 38,8 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Le cours inférieur près de Bellegarde[modifier | modifier le code]

À Lancrans, dans l'agglomération de Bellegarde, la Valserine a presque quadruplé son débit en quelques kilomètres, gonflée par les importants apports de la Semine et de divers affluents petits mais abondants. Son bassin versant total est de 395 kilomètres carrés et son module se monte désormais à 17,3 m3/s[2]).

La rivière a été observée à Lancrans durant une période de 23 ans (de 1960 à 1982). Elle présente toujours les mêmes fluctuations saisonnières de débit, liées à son régime en grande partie nival. Les hautes eaux de printemps se caractérisent par des débits mensuels allant de 20,8 à 29,3 m3/s, de février à mai inclus (avec un maximum en avril), et les basses eaux d'été-début d'automne (de juin à octobre), atteignent leur plus bas niveau de 8,2 m3/s au mois d'août, ce qui reste très appréciable. Dès novembre les pluies d'automne font remonter très rapidement le débit qui atteint un deuxième pic en décembre (21,7). Avec le froid de l'hiver, les précipitations dans le bassin se font en grande partie sous forme de neige ce qui provoque une baisse de l'écoulement en janvier (16 m3/s).


Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : V1015050 - La Valserione à Lancrans (Le Viret) pour un bassin versant de 390 km2 et à 358 m d'altitude[9]
(le 08-04-2013 sur 25 ans de 1984 à 2008)
Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Aux étiages, le VCN3 peut chuter à Lancrans jusque 1,3 m3/s en cas de période quinquennale sèche.

La confluence de la Valserine avec le Rhône à Bellegarde-sur-Valserine

Crues[modifier | modifier le code]

Les débits de crues probables se sont bien sûr amplifiés, en relation avec la forte hausse du débit moyen. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 200 et 240 m3/s. Le QIX 10 est de 270 m3/s, le QIX 20 de 290 m3/s et le QIX 50 de 330 m3/s.

Le débit instantané maximal enregistré à Lancrans, durant cette période de 23 ans, a été de 262 m3/s le 1er janvier 1982, tandis que la valeur journalière maximale était de 224 m3/s le 11 décembre 1961. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, on peut dire que cette crue était à peine d'ordre décennal et donc nullement exceptionnelle.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans la totalité du bassin versant de la rivière est plus importante que calculée seulement pour son bassin supérieur (1 226 mm/an) : elle se monte en effet désormais à 1 384 millimètres annuellement, ce qui devient extrêmement élevé, pour la France du moins. La Semine fait encore mieux avec 1 625 millimètres/an. Le débit spécifique ou Qsp atteint dès lors 43,8 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin. La rivière est connue pour ses grandes crues au niveau du barrage de Métral.

Ouvrages d'art[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Pont sur la Valserine.
La Valserine à Bellegarde-sur-Valserine et le dernier pont routier (le pont de Coupy) avant confluence.

La rivière est enjambée par plusieurs ponts ou passerelles. La majorité d'entre eux, sont des ouvrages piétons ou des dessertes forestières[réf. souhaitée]. De l'amont vers l'aval :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le chant des berges, de Guy Demange, préface d'Isabelle Autissier et de Gilles Martin (2013) sur le travail de restauration des berges de la Valserine, 47pages, [10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]