Cormaranche-en-Bugey

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Cormaranche-en-Bugey
Cormaranche-en-Bugey
Mairie.
Blason de Cormaranche-en-Bugey
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Hauteville-Lompnes
Intercommunalité Plateau d'Hauteville
Maire
Mandat
Philippe Emin
2014-2020
Code postal 01110
Code commune 01122
Démographie
Population
municipale
803 hab. (2015 en diminution de 6,52 % par rapport à 2010)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 57′ 13″ nord, 5° 36′ 44″ est
Altitude Min. 766 m
Max. 1 241 m
Superficie 18,92 km2
Localisation

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Liens
Site web cormaranche-en-bugey.com

Cormaranche-en-Bugey est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cormaranche-en-Bugey, situé sur le plateau d'Hauteville, à trois kilomètres au sud d'Hauteville-Lompnès, fait le lien entre le Haut-Bugey et le Bas-Bugey, à l'extrémité méridionale du Massif du Jura, dans l'axe nord-sud. Son point culminant se situe dans la combe de Mazière, à 1 240 mètres d'altitude.

Le village fait partie du syndicat intercommunal du Plateau d'Hauteville, qui comprend en outre huit autres communes : Aranc, Brénod, Champdor, Corcelles, Corlier, Hauteville-Lompnès, Prémillieu et Thézillieu. En fait, géographiquement parlant, il s'agit d'un val et non d'un plateau. Mais il a reçu cette appellation afin de ne pas être confondu avec le Valromey, situé plus à l'est, et avec la combe du Val, située plus à l'ouest, qui sont des vallées plus profondes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Hauteville-Lompnes Lompnieu Rose des vents
N Sutrieu
O    Cormaranche-en-Bugey    E
S
Thézillieu

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est ainsi dénommée depuis le 7 avril 1920, date à laquelle le conseil municipal décida de faire en sorte qu'elle ne puisse plus être confondue avec une autre commune du département, Cormoranche-sur-Saône.

Ce n'était pas la première fois que le village changeait de nom. En effet, le nom de Cormarinca apparaît pour la première fois dans un acte officiel (cession d'une maison) daté du 29 avril 1055. Au total, à ce jour, sept dénominations ont été répertoriées :

  • Cormarinca en 1055 ;
  • Cormarenchi en 1142 ;
  • Cormarenchia en 1146 ;
  • Cormarenchi (à nouveau) en 1122 ;
  • Cormarenche en 1665 ;
  • Cormaranche au XVIIIe siècle ;
  • Cormaranche-en-Bugey en 1920.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.


Armes de Cormaranche-en-Bugey

La commune de Cormaranche-en-Bugey porte:

Taillé : au premier d'azur à la louve contournée d'argent rampant sur la partition, au second losangé de sinople et d'argent de trois tires, chaque losange chargé d'un sapin de l'un dans l'autre[1].

Faits historiques[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques ont permis d'établir que le lieu est habité depuis au moins le IVe siècle, des poteries et des métaux remontant à cette époque ayant été découverts au cours de fouilles effectuées dans les sablières de Mélogne.

  • 1080 : Passage du Plateau d'Hauteville dans le Domaine de Savoie ;
  • 1601 : Rattachement du Bugey savoyard à la France, en même temps que la Bresse, le Pays de Gex et le Valromey ;
  • 1790 : Élection de la première municipalité républicaine de Cormaranche ;
  • 1800 : Rattachement de la commune de Vaux-Saint-Sulpice, hameau situé à deux kilomètres au sud-ouest ;
  • 1830 : Achèvement de la reconstruction de l'église, l'édifice antérieur ayant été fortement endommagé durant la période révolutionnaire ;
  • 1846 : Construction de la mairie et du groupe scolaire (filles et garçons) ;
  • 1848 : Première élection du Conseil municipal au suffrage universel masculin ;
  • 1992 : Implantation de l'école du Bois et de la maison familiale rurale.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 André Lyaudet   Réélu en 2001
2008 2014 Yann Cruiziat    
2014 En cours Philippe Emin LR Conseiller départemental
Président de la Communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[3].

En 2015, la commune comptait 803 habitants[Note 1], en diminution de 6,52 % par rapport à 2010 (Ain : +5,78 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
678509515620975707732730782
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
766743739700674670661602595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
599629619592586575599605601
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
557540472593704726835846857
2013 2015 - - - - - - -
801803-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité principale consiste en l'exploitation du bois. De nombreux artisans y maintiennent une activité artisanale dans les spécialités qui en découlent : charpenterie, menuiserie, tournerie, scierie, auxquelles on peut ajouter celles d'aménagement intérieur, plomberie-sanitaires.

La commune compte également deux établissements de formation professionnelle, l'École Technique du Bois et la Maison Familiale Rurale, qui assurent des formations dans les métiers du bois. Ils accueillent chaque année plusieurs centaines d'élèves et d'apprentis. Les diplômes préparés sont : CAP et BTS de charpentier ; Baccalauréat professionnel (Bac Pro) de : menuisier, agenceur, charpentier.

Cormaranche est aussi une petite station de ski (surtout nordique) et compte trois hôtels-restaurants, trois gîtes ruraux, une supérette et une agence postale.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin.

L'église est placée sous le patronage de saint Martin. La première construction de l'édifice remonte au XVIIe siècle (clocher daté 1669). Gravement endommagée durant la période révolutionnaire, elle fut reconstruite de 1827 à 1830, pour la partie maçonnerie, et de 1830 à 1835 pour les boiseries intérieures et portes d'accès. Les trois cloches datent de 1850, et l'horloge à triple cadran de 1871 (acquise à Lyon chez Charvet).

Son style architectural la rattache à la période de transition entre le roman et le gothique. Son clocher est octogonal, couvert en zinc.

La Croix et la statue de la Vierge de Servoin sont situées sur la colline voisine éponyme, au nord du village.

Le hameau de Vaux-Saint-Sulpice[modifier | modifier le code]

Situé à 2 km au sud-ouest du centre, le hameau a été un village autonome de 1404 à 1800, année de son « annexion » à Cormaranche, après des siècles de rivalité.

L'histoire du hameau est liée à celle de l'ancienne abbaye cistercienne de Saint-Sulpice-en-Bugey, édifiée au XIIe siècle. C'était alors une exploitation agricole. Celle-ci fut cédée, par les religieux, à six villageois des environs, qui s'établirent dans les dépendances, fermes et autres bâtiments agricoles, qui allaient former le village de Vaux. Aujourd'hui, il a su conserver son caractère rural[6].

Le tilleul de Sully[modifier | modifier le code]

Cet arbre, dont le tronc a atteint un diamètre de plusieurs mètres, est ainsi dénommé car il aurait été planté en 1601 par Sully, le ministre d'Henri IV, roi de France, à la suite du rattachement du Bugey à la France (Traité de Lyon du 17 janvier 1601). En fait, il est attesté que ce sont les villageois qui ont effectué la plantation non pas d'un, mais de trois tilleuls, dont un seul est encore vivant.

La faune et la flore[modifier | modifier le code]

Situé à cheval sur les deux communes de Cormaranche et d'Hauteville-Lompnès, un marais occupe une centaine d'hectares, à 760 mètres d'altitude. Il s'agit d'une des plus grandes zones naturelles du département de l'Ain. Entouré de prairies et de forêts, sa biodiversité en font un site très riche et protégé.

La flore compte près de 200 espèces végétales répertoriées, dont certaines, très rares, sont protégées par la loi : des orchidées, des œillets, des drosseras, etc.

La faune, quant à elle, est également diversifiée : milans royal, bécasses des marais, pies, chevaux tarpans (race originaire de Pologne récemment introduite dans la région) et bien d'autres espèces encore.

Citons également le Mont Planachat.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Cormaranche-en-Bugey est jumelé avec la commune bretonne de Saint-Jean-du-Doigt (29630), dans le Finistère, depuis le 25 juin 1989.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armes de Cormaranche-en-Bugey, sur labanquedublason2.com
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. cf.Vaux Saint-Sulpice-La mémoire des archives 1404-1904, par Bernadette Lavaure.
  7. Guy Domain, « Joseph Carrara : « J’ai du être vacciné avec des rayons de roues de vélo ! » », Le Progrès (édition de l'Ain), no 51944,‎ , p. 12 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]