Gervanne

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Gervanne
Cascade de la Druise.
Cascade de la Druise.
Caractéristiques
Longueur 29,9 km [1]
Bassin 155 km2 [1]
Bassin collecteur Rhône
Débit moyen 1,01 m3/s (Beaufort-sur-Gervanne) [2]
Nombre de Strahler 4
Régime pluvio-nival
Cours
Source col de la Bataille
· Localisation Omblèze
· Altitude 1 200 m
· Coordonnées 44° 53′ 44″ N, 5° 13′ 49″ E
Confluence Drôme
· Localisation Mirabel-et-Blacons
· Altitude 204 m
· Coordonnées 44° 42′ 32″ N, 5° 05′ 09″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Sépie, Vaugelette, Fonteuse
· Rive droite Corbière, Chantemerle, Rieu Sec, Romane
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Drôme
Arrondissements Die
Cantons Crest, Diois
Régions traversées Auvergne-Rhône-Alpes

Sources : SANDRE:« V4270500 », Géoportail, Banque Hydro

La Gervanne est une rivière française qui coule dans le département de la Drôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes. C'est un affluent droit de la Drôme, donc un sous-affluent du Rhône.

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau est de 29,9 km[1]. La Gervanne prend sa source dans les hauteurs du rebord occidental du massif du Vercors au niveau du col de la Bataille, à 1 200 m d'altitude[3].

Son bassin s'ouvre vers le sud sur la vallée de la Drôme. Il se dirige globalement du nord vers le sud et rejoint la Drôme en rive droite, au niveau de la localité de Mirabel-et-Blacons, à 204 m d'altitude, à six kilomètres en amont de la ville de Crest.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans le seul département de la Drôme, la Gervanne traverse les six communes[1] suivantes, de l'amont vers l'aval, de Omblèze (source), Plan-de-Baix, Eygluy-Escoulin, Beaufort-sur-Gervanne, Montclar-sur-Gervanne et Mirabel-et-Blacons (embouchure).

Soit en termes de cantons, la Gervanne prend source et conflue dans le même canton de Crest, mais traverse le canton du Diois, le tout dans l'arrondissement de Die.

Toponymes[modifier | modifier le code]

La Gervanne a donné son hydronyme aux deux communes suivantes de Beaufort-sur-Gervanne et Montclar-sur-Gervanne.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

icône image Image externe
selon le SMRD syndicat Rivière Drôme & ses affluents
La gervanne dans le bassin de la Drôme

La Gervanne traverse une seule zone hydrographique La Gervanne identifiée V427 de 155 km2 de superficie[1]. Ce bassin versant est constitué à 74,36 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 25,23 % de « territoires agricoles », à 0,36 % de « territoires artificialisés »[1].

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

Affluents[modifier | modifier le code]

La Gervanne a huit affluents contributeurs référencés[1].

Donc son rang de Strahler est de quatre.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Gervanne est une rivière assez abondante, comme la plupart des cours d'eau issus des hauteurs bien arrosées de la Drôme, mais moins que les affluents de la Drôme situés plus à l'est comme le Bez.

La Gervanne à Beaufort-sur-Gervanne[modifier | modifier le code]

Son débit a été observé depuis le (51 ans), à Beaufort-sur-Gervanne, à 325 m d'altitude, localité toute proche de son confluent avec la Drôme[2]. Le bassin versant de la rivière y est de 108 km2 soit 70 % de la totalité de celui-ci, 155 km2[1].

Le module de la rivière à Beaufort-sur-Gervanne est de 1,01 m3/s[2].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : V4275010 - La Gervanne à Beaufort-sur-Gervanne pour un bassin versant de 108 km2 et à 325 m d'altitude[2]
(le 08-09-2016 - données calculées sur 51 ans de 1966 à 2016)

La Gervanne présente des fluctuations saisonnières de débit assez marquées, avec une période de hautes eaux allant du début de l'hiver jusqu'au printemps, et portant le débit mensuel moyen à un niveau situé entre 1,15 et 1,76 m3/s, de novembre à mai inclus (avec un maximum en février-mars et surtout avril). Dès fin mai le débit diminue rapidement pour aboutir à la période des basses eaux qui se déroule de juillet à septembre inclus, amenant une baisse du débit moyen mensuel allant jusqu'à 0,128 m3/s au mois d'août[2], ce qui reste assez acceptable. Mais les fluctuations de débit peuvent être bien plus importantes selon les années et sur des périodes plus courtes.

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

À l'étiage le VCN3 peut chuter jusque 0,004 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, soit 4 litres par seconde[2], ce qui est très sévère, le cours d'eau étant ainsi presque à sec. Mais ce cas est fréquent dans la région.

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues peuvent être assez importantes, mais moindres que celles qui affectent les cours d'eau de l'autre rive du Rhône, la région cévenole. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 19 et 31 m3/s. Le QIX 10 est de 39 m3/s, le QIX 20 de 47 m3/s, tandis que le QIX 50 se monte à 57 m3/s[2].

Le débit instantané maximal enregistré à Beaufort-sur-Gervanne durant cette période, a été de 75,2 m3/s le , tandis que le débit journalier maximal enregistré était de 40,5 m3/s le même jour, ainsi que la hauteur maximale instantanée à 175 cm ou 1,75 m[2]. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, l'on constate que cette crue était bien plus importante que la crue cinquantennale définie par le QIX 50 et donc tout à fait exceptionnelle.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin versant de la Gervanne est de 303 millimètres annuellement, ce qui est un peu inférieur à la moyenne d'ensemble de la France tous bassins confondus, mais surtout nettement moins élevé que la moyenne du bassin de la Drôme (493 millimètres par an). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) affiche dès lors le chiffre de 9,6 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].

Curiosités - Tourisme[modifier | modifier le code]

La plus grande partie du bassin de la rivière fait partie du parc naturel régional du Vercors.

  • Omblèze : gorges d'Omblèze (site classé), cascades de la Druise et de la Pissoire, tuf. Nombreuses grottes et sources sur le plateau d'Ambel (1 400 m d'altitude). Sports : escalade sur la falaise du roc d'Anse et dans les gorges, randonnées. Église romane et chapelle d'Ansage du XIIe siècle, reste d'un ancien prieuré.
  • Plan-de-Baix : Église Notre-Dame, romane du XIIe siècle, ancien prieuré clunisien. Sports : Rocher du Vellan (870 m) randonnées y compris à dos d'âne, VTT, pêche. Grottes. Gîtes ruraux et chambres d'hôte. Au sommet du Vellan : vue sur les vallées du Rhône, de la Drôme et de la Gervanne.
  • Beaufort-sur-Gervanne : Village perché avec vestiges de remparts et fortifications. Nombreuses anciennes maisons et ruelles pittoresques. Jardin de plantes aromatiques et médicinales. Source des Fontaigneux, de Sarrier, de Bourne. Station climatique d'été, randonnées, chasse, pêche, bois. Gîtes ruraux et camping.
  • Mirabel-et-Blacons : Enceinte fortifiée du village haut-perché de Mirabel avec remparts et trois tours. Château du XVIIe à Blacons. Rives de la Drôme et de la Gervanne. Centre équestre, gîtes ruraux, chambres d'hôte.
  • Non loin de là : la petite ville de Crest possède un riche patrimoine architectural civil et religieux : donjon le plus haut de France (52 m) des XIIe et XVe siècles, églises du Saint-Sauveur et Sainte-Marie, plusieurs chapelles d'anciens couvents (Cordeliers, Capucins Ursulines, etc), nombreuses maisons et hôtels des XVe, XVIe et XVIIe siècles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Sandre, « Fiche cours d'eau - La Gervanne (V4270500) » (consulté le 22 avril 2014)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Gervanne à Beaufort-sur-Gervanne (V4275010) » (consulté le 22 avril 2014)
  3. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 16 septembre 2016)