Angillon (rivière)

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l'Angillon
L'Angillon près de sa source aux Nans
L'Angillon près de sa source aux Nans
Le canton de Champagnole dans l'arrondissement de Lons-le-Saunier du Jura
Le canton de Champagnole dans l'arrondissement de Lons-le-Saunier du Jura
Caractéristiques
Longueur 26,7 km [1]
Bassin 125 km2 [1]
Bassin collecteur le Rhône
Débit moyen 3,38 m3/s (Champagnole)
Nombre de Strahler 2
Régime nivo-pluvial
Cours
Source sources et grottes de la Doye
· Localisation Les Nans
· Altitude 693 m
· Coordonnées 46° 47′ 02″ N, 5° 58′ 51″ E
Confluence l'Ain
· Localisation entre Champagnole et Crotenay
· Altitude 476 m
· Coordonnées 46° 44′ 26″ N, 5° 50′ 05″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Jura
Arrondissement Lons-le-Saunier
Canton Champagnole
Régions traversées Bourgogne-Franche-Comté
Principales localités Champagnole

Sources : SANDRE, Géoportail, Banque Hydro

L’Angillon est une rivière française qui coule dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. C'est un affluent de l’Ain en rive droite, donc un sous-affluent du Rhône.

Géographie[modifier | modifier le code]

De 26,7 km de longueur[1], l'Angillon naît sur le territoire de la petite localité des Nans, qui occupe une petite combe du plateau jurassien. La source du ruisseau se trouve sur le flanc de l'escarpement de l'est qui sépare Les Nans de Charbonny et Onglières, au pied de la forêt de la Joux : on y accède par plusieurs grottes que les spéléologues ont explorées : il s'agit en particulier de la Grotte de la Doye, appelée aussi Grotte aux ours, qui comporte plusieurs ramifications (A, B, C)[2]

Le petit cours d'eau se dirige d'abord vers le nord et longe ainsi la bordure occidentale de la forêt domaniale de la Joux. Arrivé aux abord de Chapois, il effectue un demi-tour à 180° par la gauche et se dirige dès lors vers le sud, en direction de la ville de Champagnole. Peu avant cette dernière, il change une dernière fois d'orientation, vers l'ouest-sud-ouest cette fois, et se jette bientôt dans l'Ain sur le territoire de Crotenay, un peu en aval de la ville de Champagnole, à la limite nord-est de Pont-du-Navoy.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Dans le seul département du Jura, l'Angillon traverse les onze communes[1] suivantes, dans un seul canton, de l'amont vers aval, : Les Nans (source), Chapois, Le Larderet, Vers-en-Montagne, Le Latet, Le Pasquier, Vannoz, Ardon, Montrond, Champagnole et Crotenay (confluence).

Soit en termes de cantons, l'Angillon prend source et conflue sur le même canton de Champagnole, dans l'arrondissement de Lons-le-Saunier.

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Anguillon a cinq affluents référencés[1] :

  • le Bief des Mortes,
  • la Doye,
  • le Bief d'Andelot
  • la Témuse,
  • le Bief de l'Etang,

Donc le rang de Strahler est de deux.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le bassin versant de l'Angillon couvre une superficie de 129 km2[3] et treize communes. Huit affluents de l'Angillon sont recensés : Fontaine-Noire (Chapois), La Doye (Supt-Chapois), le Bief de la Fontaine (Andelot-en-Montagne;Vers-en-Montagne), le Bief d'Andelot (id.), la Témuse (Le Latet), le Bief du Chalet (Le Pasquier), le Bief de l'Etang (Le Moutoux-Le Pasquier), le Ruisseau de Vannoz (Vannoz).

L'Angillon est marquée depuis plusieurs années par divers problèmes abordés dans un rapport de la DIREN de Franche-Comté[4] Pour l'intégralité du rapport]).

Le premier est celui des déperditions d'eau sur la commune de Chapois. Les calcaires y affleurent au niveau même du lit de la rivière, occasionnant à l'étiage un assèchement total du cours d'eau en raison de l'existence de pertes diffuses. Sont évoqués de possibles réseaux sous-jacents, témoignant d'un ancien lien entre l'Angillon et le Lison. Malgré diverses tentatives de colmatage des brèches, l'eau continue de disparaître à partir du lieu-dit « le moulin ».

Le second est la faiblesse voire l'inexistence de tout retraitement des eaux usées dans les communes du bassin versant. L'absence quasi totale d'industrie en limite les conséquences mais l'élevage, notamment porcin (plus de 2500 porcs élevés sur quatre communes), pose des problèmes de pollution.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]