Château-Gaillard (Ain)

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Château-Gaillard
Château-Gaillard (Ain)
Mairie de Château-Gaillard.
Blason de Château-Gaillard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Canton Ambérieu-en-Bugey
Intercommunalité Plaine de l'Ain
Maire
Mandat
Joël Brunet
2014-2020
Code postal 01500
Code commune 01089
Démographie
Gentilé Chateaugaillardans
Population
municipale
2 053 hab. (2015 en augmentation de 12,93 % par rapport à 2010)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 22″ nord, 5° 18′ 13″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 253 m
Superficie 16,6 km2
Localisation

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Château-Gaillard
Liens
Site web chateaugaillard01.fr

Château-Gaillard est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Chateaugaillardans[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Château-Gaillard se trouve dans la plaine de l'Ain à trois kilomètres d'Ambérieu-en-Bugey. La commune se trouve au niveau de la sortie numéro 8 de l'autoroute A 42.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Priay Ambronay Rose des vents
Villette-sur-Ain
Saint-Maurice-de-Rémens
N Ambérieu-en-Bugey
O    Château-Gaillard    E
S
Leyment Saint-Denis-en-Bugey

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.


Armes de Château-Gaillard

La commune de Château-Gaillard porte:

Coupé de gueules et de sable, aux deux clefs d'argent passées en sautoir surmontant un château de trois tours du même, celle du centre plus petite, ouvert, ajouré et maçonné de sable, brochant sur la partition[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au début du XIVe siècle[3], la commune s'appelait Rémens, paroisse distincte de Saint-Maurice-de-Rémens, et dont le nom fut substitué au profit de celui du château, rebaptisé probablement en « Château-Gaillard ».

L'édification de ce château par les comtes de Savoie, dans la plaine près de la rivière Ain, se situe dans le contexte de la guerre delphino-savoyardes, opposant, au début du XIVe siècle, le Dauphiné et la Savoie et dans le but probable de couper la route du nord aux dauphinois et ainsi d'isoler les sires de Thoire-Villars, leurs alliés, formant ainsi une ligne de défense continue entre Saint-Germain-d'Ambérieu et la rivière Ain.

Avant l'édification du château ou de la Bâtie[Note 1], Rémens se trouvait dans la châtellenie de Saint-Germain-d'Ambérieu. Vers 1347[4], l'édification du château étant bien avancé, le château devint le siège d'une châtellenie et d'un mandement propres ; les travaux ayant débuté le 19 juillet 1345[4], sous la conduite de Jean de Croso de Montmélian[Note 2] « député par la seigneur Amédée comte de Savoie et le seigneur Amédée comte de Genève son tuteur, pour les travaux de la bâtie ou nouveau château de Rémens sous Saint-Germain ». Il en sera nommé châtelain le 24 juin 1346 et ce jusqu'au 2 mai 1351[4]. Lui succède à cette charge : Amblard de La Balme, dit de Fromentes, du 2 mai 1351 au 6 mars 1352[4] exclu ; Pierre de Rossillon, châtelain du 1er mai 1352 au 13 février 1353[4] exclu et Jean de Montferrand, damoiseau, châtelain, du 13 février 1353 au 3 février 1354[4] exclu.

En 1357[3], le comte Amédée VI de Savoie l'inféode à Jean de Longecombe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 1997 Raymond Chaudy    
1997 2001 Christian Jaspard    
2001 2008 Rolland Martin    
2008 En cours Joël Brunet DVD Réélu en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'ancien hôtel de ville et le monument aux morts

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2015, la commune comptait 2 053 habitants[Note 3], en augmentation de 12,93 % par rapport à 2010 (Ain : +6,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700533542602628622594621651
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635608580541566554573537512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
468443418401433457409421401
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
4284396988321 0271 3701 6051 7601 999
2015 - - - - - - - -
2 053--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Foy.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Construction en terre et en bois.
  2. Il tenait également le péage de Saint-Germain. En août 1357 on le paye pour les 8 jours qu'il a passé, avec le seigneur Amédée de Félin, bailli de Saint-Germain, à « visiter et donner les ordres pour la réparation et l'édification du château de Saint-Trivier qui menaçait ruine ».
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. Armes de Château-Gaillard, sur labanquedublason2.com
  3. a et b Paul Cattin, La construction d'un château au XIVe siècle : Château-Gaillard, Cahiers René de Lucinge, 4e série no  26, 1990, p. 4.
  4. a, b, c, d, e et f Paul Cattin, op. cit., p. 6.
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]