Château-Gaillard (Ain)

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Château-Gaillard
Château-Gaillard (Ain)
Mairie de Château-Gaillard.
Blason de Château-Gaillard
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Belley
Intercommunalité Communauté de communes de la Plaine de l'Ain
Maire
Mandat
Joël Brunet
2020-2026
Code postal 01500
Code commune 01089
Démographie
Gentilé Châteaugaillardanes, Châteaugaillardans
Population
municipale
2 253 hab. (2019 en augmentation de 16,13 % par rapport à 2013)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 22″ nord, 5° 18′ 13″ est
Altitude Min. 222 m
Max. 253 m
Superficie 16,6 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Ambérieu-en-Bugey
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Château-Gaillard
Liens
Site web chateaugaillard01.fr

Château-Gaillard est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants s'appellent les Châteaugaillardanes et les Châteaugaillardans[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Château-Gaillard se trouve dans la plaine de l'Ain à trois kilomètres d'Ambérieu-en-Bugey. La commune se trouve au niveau de la sortie numéro 8 de l'autoroute A 42.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Château-Gaillard est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[5],[6].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (68,9 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (70,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,3 %), forêts (9,5 %), zones urbanisées (7,4 %), mines, décharges et chantiers (2,6 %), zones agricoles hétérogènes (1,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %), prairies (0,1 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Héraldique[modifier | modifier le code]


Armes de Château-Gaillard

La commune de Château-Gaillard porte :

Coupé de gueules et de sable, aux deux clefs d'argent passées en sautoir surmontant un château de trois tours du même, celle du centre plus petite, ouvert, ajouré et maçonné de sable, brochant sur la partition[9].


Histoire[modifier | modifier le code]

La commune (Decanus Castri Gaudiosi, Castrum Galliardum), doit être fort ancienne, comme l'attestent les objets antiques que l'on y a rencontré, n'apparaît cependant qu'au XVIe siècle.

L'église, sous le vocable de sainte Foy, est une ancienne annexe d'Ambérieu et un ancien doyenné à la collation de l'abbé d’Ambronay. Suivant un concordat de la fin du XVe siècle, le doyen de Château-Gaillard devait payer, au mois de juillet, à l'économe de l'abbaye d’Ambronay, « cinq grands septiers de froment à la mesure du cloître et quatre sous viennois. »

Au début du XIVe siècle[10], la commune s'appelait Rémens, paroisse distincte de Saint-Maurice-de-Rémens, et dont le nom fut substitué au profit de celui du château, rebaptisé probablement en « Château-Gaillard ».

L'édification de ce château par les comtes de Savoie, dans la plaine près de la rivière Ain, se situe dans le contexte de la guerre delphino-savoyardes, opposant, au début du XIVe siècle, le Dauphiné et la Savoie et dans le but probable de couper la route du nord aux dauphinois et ainsi d'isoler les sires de Thoire-Villars, leurs alliés, formant ainsi une ligne de défense continue entre Saint-Germain-d'Ambérieu et la rivière Ain.

Avant l'édification du château ou de la Bâtie[Note 3], Rémens se trouvait dans la châtellenie de Saint-Germain-d'Ambérieu. Vers 1347[11], l'édification du château étant bien avancé, le château devint le siège d'une châtellenie et d'un mandement propres ; les travaux ayant débuté le [11], sous la conduite de Jean de Croso de Montmélian[Note 4] « député par la seigneur Amédée comte de Savoie et le seigneur Amédée comte de Genève son tuteur, pour les travaux de la bâtie ou nouveau château de Rémens sous Saint-Germain ». Il en sera nommé châtelain le et ce jusqu'au [11]. Lui succède à cette charge : Amblard de La Balme, dit de Fromentes, du au [11] exclu ; Pierre de Rossillon, châtelain du au [11] exclu et Jean de Montferrand, damoiseau, châtelain, du au [11] exclu.

En 1357[10], le comte Amédée VI de Savoie l'inféode à Jean de Longecombe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Château-Gaillard est membre de la communauté de communes de la Plaine de l'Ain, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Chazey-sur-Ain. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[12].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Belley, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[13]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton d'Ambérieu-en-Bugey pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[13], et de la cinquième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[14].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune compte entre 1 500 et 2 499 habitants, le conseil municipal est donc composé de 19 membres.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 1997 Raymond Chaudy    
1997 2001 Christian Jaspard    
2001 2008 Rolland Martin    
2008 En cours Joël Brunet DVD Chef d'entreprise en retraite
Conseiller départemental depuis 2021
Réélu en 2014 et en 2020
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'ancien hôtel de ville et le monument aux morts.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2019, la commune comptait 2 253 habitants[Note 5], en augmentation de 16,13 % par rapport à 2013 (Ain : +5,32 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
700533542602628622594621651
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
635608580541566554573537512
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
468443418401433457409421401
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4284396988321 0271 3701 6051 6681 760
2014 2019 - - - - - - -
1 9992 253-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité

En 2017, selon l'enquête de l'Insee, le revenu fiscal médian par ménage par foyer était en 2017 de 22 250 euros. 56,0 % des foyers fiscaux de la commune étaient alors imposables.

Emploi

En 2017, la population de Château-Gaillard se répartissait ainsi : 79,7 % d'actifs, et 7,0 % de retraités.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

• Église Sainte-Foy ;

• Tour en ruine de l'ancien château fort du domaine des Sires de Coligny.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Construction en terre et en bois.
  4. Il tenait également le péage de Saint-Germain. En on le paye pour les 8 jours qu'il a passé, avec le seigneur Amédée de Félin, bailli de Saint-Germain, à « visiter et donner les ordres pour la réparation et l'édification du château de Saint-Trivier qui menaçait ruine ».
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. Armes de Château-Gaillard, sur labanquedublason2.com
  10. a et b Paul Cattin, La construction d'un château au XIVe siècle : Château-Gaillard, Cahiers René de Lucinge, 4e série no 26, 1990, p. 4.
  11. a b c d e et f Paul Cattin, op. cit., p. 6.
  12. « communauté de communes de la Plaine de l'Ain - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  13. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Château-Gaillard », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]