Jabron (affluent de la Durance)

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le Jabron
Pont construit selon les techniques du Moyen Âge, sur le Jabron, à Peipin  en 1666. Trous de boulin du cintre de construction visibles ; agrafes de fer.
Pont construit selon les techniques du Moyen Âge, sur le Jabron, à Peipin en 1666. Trous de boulin du cintre de construction visibles ; agrafes de fer.
Situation de la Vallée du Jabron
Situation de la Vallée du Jabron
Caractéristiques
Longueur 36,5 km [1]
Bassin 205 km2 [1]
Bassin collecteur le Rhône
Débit moyen ?
Régime pluvial
Cours
Source le Jabron
· Localisation Les Omergues
· Altitude 960 m
· Coordonnées 44° 10′ 25″ N, 5° 34′ 07″ E
Confluence la Durance
· Localisation Sisteron
· Altitude 455 m
· Coordonnées 44° 09′ 45″ N, 5° 57′ 19″ E
Géographie
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Alpes-de-Haute-Provence, Drôme
Régions traversées Provence-Alpes-Côte d'Azur, Auvergne-Rhône-Alpes

Sources : SANDRE:« X1100500 », Géoportail

Le Jabron est un torrent du sud de la France, coulant dans les départements des Alpes-de-Haute-Provence et de la Drôme et dans les régions Provence-Alpes-Côte d'Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. C'est un affluent droit de la Durance, donc un sous-affluent du Rhône.

Géographie[modifier | modifier le code]

La longueur de son cours d'eau est de 36,5 km[1]. Le cours du Jabron est principalement situé dans les Alpes-de-Haute-Provence : il prend sa source dans la commune des Omergues, à l'altitude de 960 mètres, à proximité du col de la Pigière. Il conflue avec la Durance sur le territoire de la commune de Sisteron, à l'altitude de 455 mètres[2], ce qui lui donne une pente moyenne de 2,5 [smavd 1].

Le Jabron coule depuis le col de la Pigière jusqu'à la Durance en longeant le pied nord de la montagne de Lure, tout au sud des Baronnies, en ayant un tracé pratiquement rectiligne d'Ouest en Est.

La pente élevée du Jabron dans sa partie aval (9 , et même 6,5 au cône de déjection) lui donne une capacité de transport importante. On évalue à 10 000 m3/an la quantité de matériaux (alluvions, sables et graviers) transportée annuellement. Une crue centennale a à elle seule une capacité de transport bien plus élevée, estimée à 65 000 m3/s en une fois[smavd 2].

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Le Jabron traverse onze communes[1] et deux départements : les Alpes-de-Haute-Provence et la Drôme. Les communes traversées sont, dans le sens amont vers aval : Les Omergues ; Montfroc dans le département de la Drôme ; Curel ; Châteauneuf-Miravail ; Saint-Vincent-sur-Jabron ; Noyers-sur-Jabron ; Valbelle ; Bevons ; Peipin ; Sisteron.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Le Jabron traverse une seule zone hydrographique « Le Jabron » (X110) pour une superficie de 205 km2[1]. Ce bassin versant est constitué à 86,00 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 14,27 % de « territoires agricoles », à 0,09 % de « territoires artificialisés »[1]. Son bassin versant a une superficie d'environ 200 km2[smavd 3]

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

Affluents[modifier | modifier le code]

Le Jabron a dix-sept affluents référencés[1] :

  • le Ravin de la Tuillère (rd[note 1]), 1 km sur la seule commune des Omergues.
  • le ravin de Farcou,
  • le ravin de la Mort des Loups,
  • le Ravin de Frouveiri,
  • le ravin du Rieu,
  • le ravin de Rejaunieden,
  • la ravin de Paillar,
  • le ravin de la Praïne,
  • le torrent Druigne,
  • la Truillas,
  • le Beillon,
  • le ravin de Verduigne,
  • le torrent du Grand Vallat,
  • le ravin de Brison,
  • le ravin du Pas de la Combe,
  • le ravin Biaisse,
  • le torrent de Combe Fère,

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Crues[modifier | modifier le code]

Situé au nord de la montagne de Lure et parallèle à elle, il coule d'ouest en est. La pluviométrie de sa vallée est fortement influencée par la présence de cette montagne (point culminant à 1 826 m d'altitude) et provoque de très fortes précipitations[smavd 4] : les pluies décennales atteignent les 130 mm, et les pluies centennales, 200 mm (c'est-à-dire que statistiquement, on peut s'attendre à une journée de pluie où il tombe 130 mm une fois par décennie)[smavd 5]. Le débit de crue décennale ou Q10 se monte à 240 m3/s, et le débit de crue centennale ou Q100 à 480 <abbr class=abbr title="mètre puissance 3/s">m3/s[smavd 6].

De tels épisodes sont survenus les 26 et 27 octobre 1882 avec 168 mm en 48 heures à Châteauneuf-Miravail[smavd 7], provoquant une crue estimée à 610 m3/s au confluent avec la Durance[smavd 8]. Le 8 novembre 1886, le Jabron connaît une autre crue à 350 m3/s[smavd 9] ; on retrouve un niveau similaire le 7 janvier 1994 avec 310 m3/s[smavd 10]. La même année, sur un phénomène méditerranéen de sud-est, donc touchant marginalement la vallée du Jabron, la crue atteint encore les 146 m3/s[smavd 11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Jabron connaît une crue exceptionnelle en janvier 1994, occasionnant le déclenchement du plan Orsec[3].

Le Jabron charrie des volumes assez importants de limons et de graviers. Ces derniers étaient exploités par une petite carrière qui prélevait annuellement 4 500 m3 de granulats à proximité du confluent avec la Durance[smavd 12].

Hydronyme[modifier | modifier le code]

Le terme Jabron vient de la base préceltique * gava, qui sert à nommer les torrents de montagne[4].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article[PDF]« Étude générale de la Durance entre Serre-Ponçon et L'Escale, volet hydraulique et sédimentologie. », Bilan de l'état actuel - Syndicat mixte d'aménagement de la vallée de la Durance (SMAVD),‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. rd pour rive droite et rg pour rive gauche

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Jabron (X1100500) » (consulté le 4 septembre 2016)
  2. Géoportail, « Géoportail », IGN (consulté le 5 décembre 2010)
  3. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 25.
  4. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), (ISBN 978-2-87901-442-5), p. 33.

SMAVD ou Syndicat mixte d'aménagement de la vallée de la Durance[modifier | modifier le code]

  1. SMAVD2004, p. 62
  2. SMAVD2004, p. 65
  3. SMAVD2004, p. 18
  4. SMAVD2004, p. 19
  5. SMAVD2004, p. 20
  6. SMAVD2004, p. 60
  7. SMAVD2004, p. 32
  8. SMAVD2004, p. 33
  9. SMAVD2004, p. 35
  10. SMAVD2004, p. 37
  11. SMAVD2004, p. 39
  12. SMAVD2004, p. 16