Gier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gier
Le saut du Gier.
Le saut du Gier.
Caractéristiques
Longueur 40,3 km [1]
Bassin 417 km2 [1]
Bassin collecteur Rhône
Débit moyen 3,16 m3/s (Givors)
Régime pluvio-nival
Cours
Source Fontaine de Pilate
· Localisation La Jasserie
· Altitude 1 300 m
· Coordonnées 45° 23′ 20″ N, 4° 34′ 25″ E
Confluence Rhône
· Localisation Givors
· Altitude 153 m
· Coordonnées 45° 35′ 12″ N, 4° 46′ 31″ E
Géographie
Pays traversés France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Départements et métropole Loire, Rhône, Métropole de Lyon

Sources : SANDRE, Géoportail

Le Gier est une rivière française qui coule dans les départements de la Loire et du Rhône, ainsi que dans la Métropole de Lyon. C'est un affluent direct du Rhône en rive droite.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jarez.

Le mot Gier dérive du latin Jaresis qui a aussi donné le terme Jarez qui désigne les coteaux de la vallée du Gier et qui entre dans la désignation de nombreuses communes : Sainte-Croix-en-Jarez, Saint-Paul-en-Jarez, Saint-Romain-en-Jarez, La Tour-en-Jarez, Saint-Christo-en-Jarez, ainsi que Rive-de-Gier et Saint-Romain-en-Gier.

Le terme « Coteaux du Gier » désigne aujourd'hui le vignoble des coteaux de cette vallée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Haut-Gier, sur la commune de La-Valla-En-Gier.
Le Gier à L'Horme
Le Gier à la confluence avec le Rhône à Givors.

Il prend sa source à La Jasserie (1299 m) dans le Mont Pilat pour rejoindre le Rhône à Givors après un parcours de 44 kilomètres[1]. Il est en partie couvert à Saint Chamond et à Rive-de-Gier. Les 12 communes que traverse cette rivière totalisent 88974 habitants en 2008.


Affluents[modifier | modifier le code]

Rive gauche[modifier | modifier le code]

Ce sont des cours d'eau descendus des Monts du Lyonnais :

  • Le Janon
  • Le Collenon
  • La Durèze
  • Le Féloin
  • Le Frigerin
  • Le Bozançon

Rive droite[modifier | modifier le code]

Ce sont des torrents descendus du versant ouest du massif du Pilat

  • Le Dorlay
  • L'Egarande
  • Le Couzon
  • Le Mezerin

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le Gier à Givors[modifier | modifier le code]

Le débit du Gier a été observé sur une période de 45 ans (1964-2008) à Givors, située à son confluent avec le Rhône[2]. Le bassin versant de la rivière est de 406 km2.

Le module de la rivière est de 3,16 m3/s.

Le Gier présente des fluctuations saisonnières de débit moyennes et typiques des rivières du massif central français avec une alimentation partiellement nivale. Les hautes eaux se situent en hiver et au printemps, et portent le débit mensuel moyen à un niveau de 3,54 à 4,37 m3/s, de novembre à mai inclus (avec un maximum en novembre suivi d'un deuxième sommet en mai), et des basses eaux d'été, de juillet à septembre, avec une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au niveau de 1,14 m3 au mois d'août.

Débit moyen mensuel (en en l/s)
Station hydrologique : V3124010 - Le Gier à Givors pour un bassin versant de 406 km2[2]
(données calculées sur 45 ans)

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Le VCN3 peut chuter jusque 0,3 m3, en cas de période quinquennale sèche.

Crues[modifier | modifier le code]

D'autre part les crues peuvent être importantes et sont assez fréquentes. Le débit instantané maximal enregistré a été de 338 m3/s le 2 décembre 2003, tandis que la valeur journalière maximale était de 208 m3/s à la même date. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 59 et 100 m3. Le QIX 10 est de 130 m3/s. Quant au QIX 20, il vaut 160 m3/s, tandis que le QIX 50 est de 190 m3.

À titre de comparaison, le QIX 10 de l'Eure à Cailly-sur-Eure vaut 90 m3/s, tandis que son QIX 50 est de 120 m3. Le QIX 10 comme le QIX 50 du Gier, petite rivière dotée d'un petit bassin de 406 km2, dépassent de loin ceux de l'Eure, alors que le bassin versant de ce dernier est plus de onze fois plus étendu.

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La lame d'eau écoulée dans le bassin du Gier est de 248 millimètres annuellement, ce qui est médiocre, nettement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France. Le débit spécifique (ou Qsp) se monte à 7,9 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Les crues du Gier[modifier | modifier le code]

  • C' est par un témoignage rapporté par J.B. Chambeyron, le premier historien de Rive-de-Gier, que nous connaissons le récit de la crue de 1684.
  • Au cours de la nuit du 1er au 2 novembre 2008, le centre-ville de Rive-de-Gier a été dévasté ainsi que nombre de villes alentour telles que Saint-Romain-en-Gier et Givors. Le niveau des eaux a atteint entre 1 et 2 mètres dans certaines rues et de nombreux commerces ont été inondés.

Le Gier dans l'histoire[modifier | modifier le code]

Au temps des romains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jarez.

Ses eaux ont été utilisées par les Romains pour alimenter Lugdunum (ancienne Lyon) en eau grâce à l'aqueduc du Gier.

Un acteur de la Révolution industrielle[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle le percement du Canal (voie navigable) de Rive-de-Gier à Givors a contribué à l'industrialisation précoce de la vallée. Dès 1833 Ligne Saint-Étienne - Lyon, première Voie ferrée française ouverte aux voyageurs suit le chemin tracé par le Gier. Au XIXe siècle et XXe siècle, les eaux du Gier ont apporté l'énergie nécessaire à de nombreuses industries réparties des contreforts du Pilat jusque dans la vallée du Gier.

Un élément structurant de l'espace économique[modifier | modifier le code]

Vignoble[modifier | modifier le code]

Le vignoble des « Coteaux du Gier » est un ensemble comportant 1700 hectares au XIXe siècle et de nombreux cépages. Parmi eux, deux cépages sont natifs de la vallée, le Mornen noir (rouge) et le Chouchillon (blanc)[3].

L'identité d'un territoire[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Communes traversées :
  1. Dans la Loire
    1. La Valla-en-Gier, Saint-Chamond, L'Horme, La Grand-Croix, Lorette, Rive-de-Gier, Châteauneuf, Tartaras, Dargoire
  2. Dans le Rhône
    1. Saint-Jean-de-Touslas, Saint-Romain-en-Gier
  3. Dans la Métropole de Lyon
    1. Givors

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. a, b et c Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Gier (V31-0400) » (consulté le 7 mai 2013)
  2. a et b Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - Le Gier à Givors (V3124010) » (consulté le 7 mai 2013)
  3. « ARDVCG — Un patrimoine commun à découvrir », Association pour la restauration et le développement du vignoble des Coteaux du Gier (consulté le 2 janvier 2015)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ennemond Richard, Histoire de la rivière du Gier, Saint-Ètienne, Théolier, , 47 p., in 8° (notice BnF no FRBNF31210398).