Issole (Alpes-de-Haute-Provence)

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l'Issole
Illustration
Carte.
L'arrondissement de Castellane dans les Alpes-de-Haute-Provence.
Caractéristiques
Longueur 28,6 km [1]
Bassin 147 km2 [1]
Bassin collecteur le Rhône
Débit moyen 2,68 m3/s (Saint-André-les-Alpes) [2]
Nombre de Strahler 3
Régime nivo-pluvial
Cours
Source sommet de Denjuan (2 401 m)
· Localisation Thorame-Basse
· Altitude 1 892 m
· Coordonnées 44° 10′ 26″ N, 6° 30′ 58″ E
Confluence le Verdon
· Localisation Saint-André-les-Alpes
· Altitude 888 m
· Coordonnées 43° 58′ 04″ N, 6° 30′ 55″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Moulière, Riou Tort
· Rive droite Estelle, Séourne, Encure
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Castellane
Cantons Allos-Colmars, Saint-André-les-Alpes
Régions traversées Provence-Alpes-Côte d'Azur

Sources : SANDRE, Géoportail

L'Issole est une rivière française qui coule dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en region Provence-Alpes-Côte d'Azur. C'est un affluent du Verdon, donc un sous-affluent du Rhône par le Verdon puis la Durance.

Au Moyen Âge, la rivière était appelée Nutiola[3]

Son parcours[modifier | modifier le code]

L'Issole prend sa source sur la commune de Thorame-Basse, sous le sommet de Denjuan (2 401 m) et à 1 892 m d'altitude[4].

Elle coule du nord vers le sud, parallèlement au Verdon avec lequel elle conflue, en rive droite, tout près de Saint-André-les-Alpes, à 888 m d'altitude[5], juste avant le lac de Castillon. Par le vallon de l'Encure, l'Issole, empruntée par la D 2, met en communication cette commune avec le village de Lambruisse.

Son cours est orienté nord-sud[6]. À la sortie de Thorame-Basse elle borde le massif du Cordœil à l’ouest.

La longueur de son cours est de 28,6 km[1].

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

Située dans le seul département des Alpes-de-Haute-Provence, l'Issole traverse quatre communes[1] et deux cantons :

Affluents[modifier | modifier le code]

L'Issole a dix affluents référencés :

  • le Riou Blanc (rd), 1,7 km, sur la seule commune de Thorame-Basse.
  • le Riou Maurel (rd), 2,2 km, sur la seule commune de Thorame-Basse.
  • le Ravin de Merdélique (rd), 1,9 km, sur la seule commune de Thorame-Basse.
  • l'Estelle (rd), 8,3 km, à Thorame-Basse avec un affluent :
    • le Ravin de Favier (rd), 4,9 km, à Thorame-Basse.
  • le Riou Tort (rg), 4,4 km, sur les deux communes de Thorame-Basse et Thorame-Haute en provenance du Lac des Sagnes avec un affluent :
    • le Ravin de Rigaudrau (ou Rigoudrau) (rd), 2,3 km, sur la seule commune de Thorame-Basse.
  • le Ravin du Riou de Séoune (rd), 6,8 km, sur la seule commune de Thorame-Basse.
  • l'Encure (rd), 9,4 km, en provenance de Lambruisse et Tartonne avec un affluent :
    • Le Torrent de Chauchaous (rg), 1,3 km, sur la seule commune de Lambruisse.
  • le Ravin de Fouranne (rd), 3,1 km, sur les deux communes de Lambruisse et Saint-André-les-Alpes.
  • le Ravin de la Moulière (rg), 6,3 km, sur les trois communes de Thorame-Basse, Saint-André-les-Alpes et La Mure-Argens.
  • le Ravin de l'Aget (rd), 3,3 km, sur la seule commune de Saint-André-les-Alpes.
  • Géoportail ajoute le Canal de la Bâtie en rive droite sur la commune de Thorame-Basse.

Donc le rang de Strahler est de trois.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Le débit de l'Issole a été observé à Saint-André-les-Alpes sur une période de 110 ans (1904-2013)[2].

Le débit moyen annuel de la rivière y est de 2,68 m3/s, pour une surface prise en compte de 137 kilomètres carrés, soit la quasi-totalité de son bassin versant de 147 km2[1], et à 931 m d'altitude.

La rivière présente des fluctuations saisonnières de débit typiques des torrents de haute montagne, liées à son régime surtout nival. Les hautes eaux de printemps portent le débit mensuel à des valeurs allant de 3,10 à 4,79 m3/s, de mars à juin inclus (avec un sommet en avril et en mai). Elles sont dues essentiellement à la fonte des neiges, bien que des pluies se produisent également. À partir du mois de juin, le débit baisse rapidement pour atteindre l'étiage d'été dont le plancher se situe en août (1,03 m3/s). Dès octobre le débit remonte rapidement vers un second sommet en novembre, lié aux précipitations d'automne (3,50 m3/s), puis baisse légèrement de décembre à février sous l'effet des gels hivernaux (2,03 m3/s à son plancher de janvier), valeur qui reste toujours très abondante, notons-le. Mais ce ne sont que des moyennes qui cachent des fluctuations bien plus prononcées sur de plus courtes périodes, et selon les années.

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : X2114010 - L'Issole à Saint-André-les-Alpes (Mourefrey) pour un bassin versant de 137 kilomètres carrés et à 931 m d'altitude[2]
(08/12/2013 - Données calculées sur 110 ans de 1904 à 2013)
Étiage

Le VCN3 peut en effet chuter jusque 0,360 m3/s en cas de période quinquennale sèche (360 litres), ce qui n'est pas encore très sévère, compte tenu de la petitesse du bassin versant.

Crues

Les crues peuvent être assez importantes, compte tenu de la taille peu élevée bassin versant. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 36 et 54 m3/s. Le QIX 10 est de 67 m3/s, le QIX 20 de 78 m3/s, tandis que le QIX 50 se monte à 93 m3/s. Le QIX 100 est encore non calculé.

Toujours à Saint-André-les-Alpes, le débit instantané maximal enregistré a été de 90 m3/s le 1er novembre 1976, tandis que la valeur journalière maximale était de 89 m3/s le 12 novembre de la même année. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, l'on constate que cette crue était d'ordre cinquantennal, et donc relativement exceptionnelle. Le 5 novembre 1994 la hauteur maximale instantanée a été de 191 cm soit 1,91 mètre.

L'Issole est une rivière fort abondante, puissamment alimentée par les précipitations importantes qui tombent sur les hauts sommets de son bassin versant. La lame d'eau écoulée dans ce dernier est de 617 millimètres annuellement (moyenne de la France tous bassins confondus : 320 millimètres). Le débit spécifique (Qsp) se monte de ce fait à 19,5 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Pêche et AAPPMA[modifier | modifier le code]

L'Issole dépend de l'AAPPMA "La truite du Haut Verdon"[7].

Écologie[modifier | modifier le code]

Sur son cours, une ZNIEFF de type II est décrite depuis 1988 sur 2 469 hectares, sur les trois communes de Mure-Argens, Thorame-Basse, et Thorame-Haute, référencée no 930012718 Montagne de Cordeil - Bois du pré d'Issole[8]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Issole (X21-0400) » (consulté le 20 décembre 2013)
  2. a b et c Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - L'Issole à Saint-André-les-Alpes (Mourefrey) (X2114010) » (consulté le 20 décembre 2013)
  3. Daniel Thiery, « La Mure-Argens », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2010, mis à jour le 11 décembre 2011, consulté le 6 janvier 2014.
  4. Géoportail, « Source de l'Issole » (consulté le 20 décembre 2013).
  5. Géoportail, « Confluence de l'Isole en rive droite du Verdon » (consulté le 20 décembre 2013).
  6. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 8 mai 2011)
  7. « Présentation de l’association et liste de ses distributeurs de cartes de pêche », sur http://www.federationpeche.fr/04 (consulté le 20 décembre 2013)
  8. ZNIEFF 930012718 - Montagne de Cordeil - Bois du pré d'Issole sur le site de l’INPN et sa carte sur le site de la DIREN.