Michel Roussin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Roussin.
Michel Roussin
Image illustrative de l'article Michel Roussin
Fonctions
Ministre de la Coopération
Président François Mitterrand
Premier ministre Édouard Balladur
Gouvernement Gouvernement Édouard Balladur
Prédécesseur Marcel Debarge
Successeur Bernard Debré
Député de la 3e circonscription de Paris
Élection Élections législatives françaises de 1993
Législature Xe législature
Prédécesseur Édouard Frédéric-Dupont
Successeur Martine Aurillac
Biographie
Date de naissance (74 ans)
Lieu de naissance Rabat (Maroc)
Nationalité Française
Parti politique RPR

Michel Roussin, né le à Rabat (Maroc), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Officier de gendarmerie, directeur de cabinet d'Alexandre de Marenches, directeur du SDECE (maintenant DGSE) jusqu'à l'élection de François Mitterrand à la Présidence de la République en mai 1981, il est ensuite chef de cabinet puis directeur de cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris et à Matignon (chef de cabinet) pendant la première cohabitation entre 1984 et 1993. Nommé ministre de la Coopération au sein du gouvernement Balladur en 1993, il démissionne l'année suivante à la suite d'une mise en examen dans l'affaire des HLM de la ville de Paris, le juge d'instruction prononcera un non-lieu. En revanche, dans l'affaire des marchés publics d'Île-de-France, Michel Roussin a été condamné de façon définitive pour complicité et recel de corruption à quatre ans de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques, civils et familiaux.

Nommé à la présidence de SAE International, entreprise de construction dans l'orbite de la banque Paribas, Michel Roussin cumule en 1997 cette fonction avec la présidence du comité Afrique du MEDEF et la délégation de la francophonie à la mairie de Paris, avant de devenir vice-président du groupe Bolloré de 2000 à 2010. Il a créé et animé l'émission Paroles d'Afrique sur Direct 8, chaîne du groupe Bolloré, dont les premiers invités furent l'ambassadeur du Congo Brazzaville, Henri Lopès, et Louis Gardel, écrivain, scénariste de Fort Saganne ; Denis Sassou-Nguesso, président du Congo Brazzaville, fit l'objet d'un reportage au cours de cette émission[1]. Il est actuellement conseiller du président d'EDF.

Son appartenance supposée à la franc-maçonnerie a été évoquée par Patrice Burnat et Christian de Villeneuve[2], son affiliation supposée à la GLUA a été évoquée par Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre[3].

Chronologie[modifier | modifier le code]

Intégrité publique[modifier | modifier le code]

Dans l'affaire des marchés publics d'Île-de-France, Michel Roussin a été condamné en première instance en octobre 2005 pour « complicité et recel de corruption » à quatre ans de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende et cinq ans de privation des droits civiques, civils et familiaux. Mis en cause par une vingtaine de témoins, le tribunal lui a attribué des fonctions « multiples et centrales » dans l'organisation de la corruption.

Devant le tribunal, Michel Roussin a nié avoir eu un rôle dans la corruption. Il a néanmoins admis avoir eu connaissance du dispositif de corruption au cœur du procès, une stratégie qui ne lui a pas permis d'avoir la relaxe qu'il demandait. Michel Roussin s'est refusé à évoquer le rôle éventuel de son ancien mentor, Jacques Chirac. Roussin a ensuite fait appel de cette décision mais la condamnation est confirmée le 7 novembre 2006[5] et son pourvoi en cassation rejeté le [6].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les émissions - Paroles d'Afrique - Direct 8
  2. Les Francs-maçons des années Mitterrand, Grasset, 1994 (p.105)
  3. Interview donnée à L'Express n°2598, 19 avril 2001
  4. Fiche sur le site de l'Assemblée nationale
  5. Métro Paris, 9 nov. 2006
  6. « Condamnation définitive pour Michel Roussin », Nouvel Obs.com,‎ 20 février 2008 (consulté le 20 février 2008)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]