Jacques Legendre

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Jacques Legendre
Fonctions
Sénateur du Nord
En fonction depuis le 1er octobre 1992
Député de la 18e circonscription du Nord
2 avril 197329 mars 1977
Élection 11 mars 1973
Réélection 19 mars 1978
Prédécesseur Raymond Gernez (FGDS)
Successeur Claude Pringalle (UDR)
Secrétaire d'État, chargé de la Formation professionnelle auprès du Premier ministre
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Raymond Barre
Gouvernement Barre III
Prédécesseur aucun (poste créé)
Successeur Marcel Debarge (PS)
Secrétaire d'État auprès du ministre du Travail
29 mars 19772 avril 1978
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Raymond Barre
Gouvernement Barre II
Prédécesseur Paul Dijoud
Lionel Stoléru
Successeur Lionel Stoléru
Nicole Pasquier
Maire de Cambrai
13 mars 1977novembre 1992
Prédécesseur Raymond Gernez (PS)
Successeur François-Xavier Villain (RPR)
Député du Nord
(scrutin proportionnel par département)
2 avril 198614 mai 1988
Conseiller général du canton de Cambrai-Ouest
14 mars 197621 mars 1982
Prédécesseur Raymond Gernez (PS)
Successeur François-Xavier Villain (RPR)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais
19732002
Biographie
Date de naissance 2 décembre 1941 (72 ans)
Lieu de naissance Paris (Seine)
Nationalité Française
Parti politique UMP
Profession Professeur de lettres modernes

Jacques Legendre, né le 2 décembre 1941 dans le 15e arrondissement de Paris, est un homme politique français.

Gaulliste militant dès l'âge de 20 ans, il est actuellement membre de l'Union pour un mouvement populaire, dont il est secrétaire national et président de la Fédération du Nord.

Il a été élu député du Nord sous l'étiquette UDR en 1973, puis réélu avec l'étiquette RPR en 1978 (démission pour entrer au gouvernement) et 1986.

Secrétaire d'État auprès du ministre du Travail dans le gouvernement Raymond Barre II du 29 mars 1977 au 31 mars 1978, puis secrétaire d'État auprès du ministre du Travail et de la participation du 2 avril 1978 au 2 octobre 1980, et enfin secrétaire d'État chargé de la Formation professionnelle auprès du Premier ministre du 2 octobre 1980 au 13 mai 1981 dans le gouvernement Raymond Barre III.

Il a été élu sénateur du Nord le 27 septembre 1992, et réélu le 23 septembre 2001. Membre du groupe UMP, dont il a été vice-président, il a été élu président de la commission de la Culture, de l'Éducation et de la Communication du Sénat, en charge aussi de la Recherche, de la Jeunesse, des Sports, de la Vie associative et de la Francophonie, le 8 octobre 2008[1].

Il est président du groupe d'amitié sénatorial France Afrique de l'Ouest depuis 1995 et président délégué du groupe d'amitié France Pays baltes pour la Lettonie depuis 2008.

Élu secrétaire général de l'APF en 1995 et 9 fois réélu, il contribue activement au développement de la branche parlementaire de la Francophonie.

Professeur certifié de lettres modernes, puis agrégé d’histoire-géographie, il a exercé dans différents lycées du Nord : Fourmies, Tourcoing, Lille, Cambrai.

Il occupe sans interruption depuis 1973 d’importantes responsabilités locales dans le Nord :

– membre du conseil régional de 1973 à 2002 (membre de droit, puis élu en 1986, 1992, 1998) ;
– maire de Cambrai de 1977 à 1992 puis 1er adjoint et toujours membre du conseil municipal ;
– conseiller général du Nord (canton de Cambrai-Ouest) de 1976 à 1982.

Fondateur en 1992 de la communauté de villes, puis d’agglomération de Cambrai dont il a été président jusqu’en 1998, actuellement vice-président de la CAC.

Il siège en tant que représentant de son agglomération à la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI).

Carrière politique[modifier | modifier le code]


Une jeunesse pour de Gaulle[modifier | modifier le code]

Jacques Legendre s’éveille à la vie politique à la fin de la Quatrième République. Il ressent profondément le déclin du pays enlisé dans la Guerre en Algérie, les crises parlementaires à répétition. Aussi accueille-t-il avec enthousiasme l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle en mai 1958.

Dès son arrivée en fac de lettres, à Amiens puis à Lille il défend l’action du fondateur de la Cinquième République au sein du syndicalisme étudiant (UNEF) où se développe alors une contestation d’extrême gauche.

En mars 1962 il adhère à l’UNR et décide de créer à Lille un groupe d’étudiants gaullistes : l’Action étudiante gaulliste qui lutte contre la pénétration des idées communistes mais aussi contre l’extrême droite OAS.

L’Action étudiante gaulliste, dont il est le fondateur et devient le président national en 1963, crée des sections dans les principales villes universitaires françaises et se développe jusqu’à sa fusion avec les jeunes UNR-UDT au sein de l'UJP en 1965.

En 1963, Jacques Legendre est élu membre du Comité Centre de l’UNR-UDT, organe de direction de ce mouvement.

En 1965, ses études de Lettres modernes terminées, il choisit de faire son service militaire en coopération. C’est encore une façon de servir un aspect de la politique gaulliste qu’il soutient particulièrement : la coopération avec l’Afrique.

De 1965 à 1967, il est professeur coopérant en République centrafricaine (Berbérati, puis Bangui). Il y découvre la brousse africaine et la littérature africaine d’expression française. Il rédige alors un petit manuel de littérature négro-africaine d’expression française pour l’ENA de Bangui.

Jeune maire, jeune ministre[modifier | modifier le code]

Son service national achevé, il rentre en France et est affecté comme professeur certifié de lettres modernes au lycée de Fourmies. Il est toujours membre du Comité central de l’UDR où il soutient la nécessité de réformes scolaires et universitaires. Il est alors un des plus actifs animateurs de l’Association pour l’Université moderne, que préside Léo Hamon.

Il se mobilise en mai 1968 pour faire face à la crise sociale et politique, ressentie comme une menace de renversement de la légalité républicaine et participe à l’organisation des grands défilés gaullistes de la fin mai.

Nommé en 1969 professeur dans un collège lillois, il poursuit son militantisme et assiste en novembre 1970 aux funérailles du Général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises.

Il milite alors pour une réponse réformiste à la crise de 1968 et se sent proche de l’action menée par le Premier ministre Jacques Chaban-Delmas et sa « Nouvelle Société ».

En 1973, les militants gaullistes de Cambrai, bastion socialiste tenu par le même député SFIO depuis 1936 (Raymond Gernez), lui demandent de se présenter à la députation dans cette circonscription où il n’a alors aucune attache. Il est élu député de la 16e circonscription du Nord, à 31 ans, donnant à la Majorité de l’époque une de ses rares victoires.

Après le décès de Georges Pompidou, il participe avec ferveur à la campagne présidentielle de Jacques Chaban-Delmas.

Nommé secrétaire général adjoint de l’UDR par le secrétaire général, Alexandre Sanguinetti, il est candidat le 14 décembre 1974 au poste de secrétaire général contre Jacques Chirac, Premier ministre, dont il craint alors qu’il n’aligne l’UDR sur le président Valéry Giscard d'Estaing. Il souhaite que les gaullistes restent des alliés loyaux mais non-alignés.

Il quitte le Comité central et ses responsabilités nationales à l’UDR après l’élection à sa tête de Jacques Chirac et poursuit son implantation locale dans le Nord.

En 1976, il prend à Raymond Gernez (PS) le canton de Cambrai-Ouest.

En 1977, sa liste l’emporte aux élections municipales à Cambrai, mettant un terme à une direction socialiste de 31 années.

Raymond Barre lui propose alors d’entrer au Gouvernement en qualité de Secrétaire d’État auprès du ministre du Travail chargé de la Formation professionnelle. Il accepte sur le conseil de Jacques Chaban-Delmas.

Avec Christian Beullac, ministre du Travail, il met sur pied le Pacte national pour l’Emploi des Jeunes, premier dispositif massif destiné à faire entrer les jeunes en difficulté dans l’emploi.

Il fait aussi voter la première loi sur la formation en alternance (1980) et poursuit l’action initiée par Jacques Chaban-Delmas et Jacques Delors en faveur de la formation continue.

La fermeture des hauts-fourneaux de Denain (1978) lors de la crise de la sidérurgie le confronte à Cambrai même et dans toute la région à un drame social. Il défend auprès du gouvernement la nécessité d’investissements d’avenir (poursuite de la réalisation de l’autoroute A 26, transformation du centre universitaire de Valenciennes en université, implantation de l’usine SMAN). Il est aussi l’interlocuteur de certains syndicalistes en direction des ministres du Travail, Robert Boulin, puis Jean Mattéoli.

Lors de la présidentielle de 1981, il prend position dès le premier tour en faveur de Valéry Giscard d'Estaing, car il estime que le choix se fera surtout entre le président sortant et François Mitterrand, dont il ne veut absolument pas. Il déclare alors « les hommes qui ont construit ensemble la Ve République se sont divisés. Le risque de voir élu François Mitterrand n’a jamais été aussi grand ».

Il est battu aux législatives de juin 1981 par le socialiste Jean Le Garrec, parachuté à Cambrai par Pierre Mauroy, lui-même d’origine cambrésienne et devenu Premier ministre.

Des municipales aux sénatoriales[modifier | modifier le code]

Jacques Legendre est réélu au premier tour des municipales de Cambrai en 1983 avec près de 60% des voix. Il mène une action vigoureuse en faveur de l’équipement scolaire et sportif de la ville et la restauration de son patrimoine[réf. nécessaire].

Au niveau national il se rapproche de Jacques Chirac dont il considère qu’il est maintenant le chef incontestable de l’opposition.

Il est réélu député au printemps 1986 et conseiller régional (2e sur la liste conduite par Jacques Vernier, maire de Douai). De 1986 à 1988, il soutient le gouvernement. Il est rapporteur à l’Assemblée nationale sur les questions de formation professionnelle.

En 1988, il soutient Jacques Chirac aux présidentielles, tout en gardant estime et respect pour l’ancien Premier Ministre Raymond Barre.

Battu aux législatives de 1988 par Jean Le Garrec, il se consacre à nouveau à ses mandats de conseiller régional et de maire.

Il devient Secrétaire général puis président de l’Association des maires du Nord.

En 1989, il est réélu pour la 3e fois maire de Cambrai.

En 1992, il est choisi pour être tête de liste RPR-UDF aux élections régionales dans le Nord mais et battu par Marie-Christine Blandin.

En septembre 1992, à la demande des sénateurs sortants Schumann, Diligent et Bataille, Jacques Legendre prend la tête d’une liste sénatoriale d’Union RPR-UDF qui aura finalement trois élus : Jacques Legendre, Maurice Schumann et André Diligent.

Il entre à 50 ans au Sénat, s’inscrit au groupe RPR et devient membre de la Commission des Affaires culturelles.

Du Sénateur Legendre au Président Legendre[modifier | modifier le code]

Actif au sein de sa commission, il est désigné chaque année, de 1993 à 2008, rapporteur pour avis du budget de la Francophonie. Il intervient régulièrement sur tous les sujets relatifs à l’Éducation. Il est rapporteur de la loi sur la langue française présentée par le ministre de la Culture, Jacques Toubon et pose de nombreuses questions écrites et orales.

Le RPR n’ayant investi aucune liste en 2001, il constitue à nouveau une liste intitulée « une équipe pour le Nord au Sénat » face à la concurrence de 4 autres listes de droite ou du centre menées par MM. Lecerf, Turk, Wilmotte et Donnay.

Il est réélu, sa liste manquant de 22 voix un deuxième siège.

Toujours membre de la Commission des Affaires culturelles, il en devient Vice-Président et multiplie les rapports et travaux.

Il est l’auteur de 8 propositions de loi et cosignataires de 45.

Il est intervenu 134 fois en séance publique depuis janvier 2003 et 575 fois en commission.

Il est l’auteur de 13 rapports législatifs et de 18 rapports d’information.

Il a posé :

– 298 questions écrites ;
– 3 questions orales dans débat ;
– 4 questions au gouvernement ;
– 2 questions cribles.

Jacques Legendre a aussi été membre de l’importante mission commune d’information sur la désindustrialisation des territoires qu’il a fait venir dans le Hainaut-Cambrésis.

Il a régulièrement tenu informés les maires du département de ses activités en leur adressant soixante lettres d’information pendant la mandature, avec de nombreuses informations et des renseignements utiles.

Élu Vice-président de la Commission des Affaires culturelles en 2005, mais aussi Président de la Commission de la Culture de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, où il a représenté le Sénat de 1995 à 2008, il est devenu président de la Commission des Affaires culturelles, rebaptisée Culture, Éducation et Communication en 2008.

Son activité au Sénat a été mesurée par deux études indépendantes :

  • Classement des sénateurs à partir de 10 critères, réalisé par le magazine Lyon Capitale no 691, juillet août 2010 et classant les 343 sénateurs : Jacques Legendre 29e.
  • Classement des 25 meilleurs sénateurs, palmarès parlementaire établi par le Cabinet INTEREL, portant sur l’année 2010 : Jacques Legendre, 22e.

Autres engagements et responsabilités[modifier | modifier le code]

Jacques Legendre rappelle souvent qu’au XXIe siècle l’engagement politique doit être à la fois enraciné localement et ouvert sur le monde.

À ses mandats locaux et nationaux, il ajoute donc une ouverture internationale.

Coopérant en Afrique Noire pendant son service militaire en qualité de professeur en République centrafricaine ( 1965 - 1966) il a gardé un réel intérêt pour ce continent et la francophonie.

Il est depuis 2010 secrétaire national de l’UMP chargé de l’Afrique subsaharienne.

Il est au Sénat, depuis 1995, Président du Groupe d’amitié France Afrique de l’Ouest qui entretient des rapports suivis avec les parlements de la région.

Il a adhéré dès 1973 à l’Association Internationale des Parlementaires francophones (AIPLF) devenue en 1998 Assemblée parlementaire de la Francophonie. Il en a été le Secrétaire général de 1986 à 1988, puis à nouveau depuis 1995 sans interruption. Il a beaucoup développé l’audience de la branche parlementaire de la Francophonie et travaille en liaison avec le président Abdou Diouf à la consolidation de la démocratie parlementaire en Afrique.

Très attaché aussi à l’Europe, Jacques Legendre a représenté le Sénat à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe de 1995 à 2008. Il en a présidé la Commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication de 2005 à 2008.

Il a quitté cette fonction lors de son élection à la Commission homologue du Sénat.

Il a aussi été 6 fois membre de la délégation française à l’Assemblée générale de l’ONU à New York.

À la demande du président de la République et du président Giscard d’Estaing, Jacques Legendre, dont l’attachement au patrimoine est connu, a été nommé membre de la Commission présidée par VGE sur l’avenir de l’hôtel de la Marine.

Il est membre du conseil d’administration du Centre des Monuments Nationaux ainsi que du musée du Quai Branly.

Il préside la commission nationale des Centres Culturels de rencontre.

Il a été auditeur de la 46e session nationale de l’IHEDN et à la 15e session nationale de l’IHESI.

Mandats :

Dans le département du Nord :

  • Membre de la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI)
  • Membre de la Commission départementale de la présence postale
  • Membre du Conseil supérieur des programmes depuis le 10 octobre 2013.

Récapitulatif des fonctions politiques[modifier | modifier le code]

Mandats en cours[modifier | modifier le code]

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]