Christian Poncelet
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| Christian Poncelet | |
|---|---|
| Parlementaire français | |
| Naissance | 24 mars 1928 |
| Décès | |
| Mandat | Député 1962 - 1972 1973 Sénateur 1977 - en cours |
| Début du mandat | {{{début du mandat}}} |
| Fin du mandat | {{{fin du mandat}}} |
| Circonscription | Vosges |
| Groupe parlementaire | UNR-UDT (1962-1967) UD-Ve (1967-1968) UDR (1968-1972 ; 1973) RPR (1977-2002) UMP (depuis 2002) |
| Ve République | |
Christian Poncelet, né le 24 mars 1928 à Blaise (Ardennes), est un homme politique français, président du Sénat du 2 octobre 1998 au 1er octobre 2008.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Né dans une famille de modestes exploitants agricoles, Christian Poncelet devient orphelin de père à quinze ans. Il entre à l'École nationale professionnelle des PTT, dont il sort sous-ingénieur, et débute sa carrière en 1950[1]. Contrôleur des télécommunications aux PTT de 1953 à 1962[2], il assume parallèlement à son activité professionnelle, des responsabilités syndicales dans le cadre de la CFTC, dont il fut membre du Comité confédéral national.
En 1953, il rencontre Pierre Mendès France auquel il se lie, et qui l'initie à la politique. Gaulliste de gauche, il est élu en 1962 député UNR des Vosges dans la circonscription de Remiremont. Il s'implante dans cette commune en en devenant le conseiller général à partir de 1963, conseiller municipal en charge du budget en 1965, puis premier adjoint à partir de 1971. Maire de 1983 à 2001, il démissionne la même année pour respecter la règle du non-cumul des mandats.
Ainsi se vante-t-il de n'avoir jamais perdu une élection, ayant écarté ceux, à droite ou à gauche, qui ont tenté de le détrôner comme Lionel Stoleru, candidat aux législatives de 1978, Philippe Séguin, député-maire d'Épinal et Christian Pierret, maire de Saint-Dié, ou qui se sont opposés à son pouvoir[3].
Localement, il développe une image d'homme convivial et disponible[3]. Homme de pouvoir, il fait profiter son département et sa commune, faisant ainsi desservir Remiremont par le TGV et deux routes à deux fois deux voies. Il embellit sa commune, la dote d'un cinéma, d'un centre culturel, et d'un centre hippique[4].
En 1972, il est appelé par le premier ministre Pierre Messmer pour entrer dans son gouvernement en tant que secrétaire d'État chargé des Affaires sociales puis de la Fonction publique. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing et la nomination de Jacques Chirac à Matignon en 1974, il devient secrétaire d'État chargé du Budget, reconduit sous le gouvernement de Raymond Barre.
Ayant abandonné son mandat de député en 1972 et 1973 pour entrer au gouvernement, il est élu, le 28 mars 1976 président du conseil général des Vosges, puis sénateur l'année suivante, démissionnant de sa fonction ministérielle. Entré la même année au conseil régional de Lorraine, il est réélu jusqu'en 1992.
Président de la commission des finances du Sénat à partir de 1986, il dispose dès lors, du rôle clé du versement mensuel de la réserve parlementaire aux sénateurs. Le 2 octobre 1998, il crée la surprise en succédant à René Monory à la présidence du Sénat. Alors que le groupe centriste qui soutient René Monory est le plus puissant au Sénat, Christian Poncelet, grâce au « fruit de tant de services rendus, de tant de mains serrées, de tant de mots convenus, d'amitiés maçonniques et catholiques à la fois »[1], le devance de 16 voix au 1er tour, avec 118 voix, et après le retrait du président sortant, emporte 189 des 283 suffrages exprimés au 3e tour[5].
À sa tête, il cherche à moderniser l'image de la Haute Assemblée, en l'ouvrant davantage à travers le musée du Luxembourg rénové, des expositions de photographies le long des grilles du jardin du Luxembourg, et des événements comme les Tremplins entreprise ou les Rendez-vous citoyens[6].
Le 27 janvier 2003, candidat face au président du Conseil constitutionnel Yves Guéna, il est élu à l'Académie des sciences morales et politiques.
Alors qu'il souhaite conserver la tête du Sénat et qu'on cherche à l'en dissuader, plusieurs affaires judiciaires sortent dans la presse[5]. En juillet 2005, Le Monde, se déclarant hors procédure judiciaire et extérieur à la campagne pour le renouvellement de la présidence du Sénat, affirme que Christian Poncelet aurait été au début des années 1990, actionnaire d'une petite banque de Floride, South Florida Bank[7]. En novembre 2006, le parquet de Paris classe sans suite l'enquête préliminaire après qu'il a versé une indemnisation à son ancienne assistante personnelle qu'il aurait fait rémunérée pendant vingt-huit ans par l’administration des Postes et Télécommunications, puis par France Télécom. En juin 2007, une enquête préliminaire est ouverte sur « d’éventuels faits de trafic d’influence »[8] contre le président du Sénat qui serait intervenu à plusieurs reprises en France et à l’étranger en faveur de la Sogea et du Groupe Carrefour[9]. Dénonçant « une tentative de déstabilisation », il nie tout enrichissement et pression de sa part, expliquant avoir simplement « voulu aider des entreprises françaises à s'installer à l'étranger en toute transparence »[10].
À quelques jours de sa fin de présidence, la presse révèle qu'un appartement de 200 mètres carrés lui a été affecté à vie, en 2004, rue Bonaparte à Paris à partir de son départ de la présidence du Sénat. Face à la polémique naissante, il annonce y renoncer le jour de l'élection de son successeur[11].
[modifier] Mandats et fonctions
[modifier] Fonctions gouvernementales
- Secrétaire d'État auprès du Ministre d'État, chargé des Affaires sociales du gouvernement Pierre Messmer I du 6 juillet 1972 au 2 avril 1973
- Secrétaire d'État auprès du Ministre du Travail, chargé de l'Emploi et de la Population du gouvernement Pierre Messmer II du 5 avril 1973 au 27 février 1974
- Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la Fonction publique du gouvernement Pierre Messmer III du 1er mars au 28 mai 1974
- Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Économie et des Finances, chargé du Budget du gouvernement Jacques Chirac I du 28 mai 1974 au 27 août 1976
- Secrétaire d'État auprès du Ministre délégué à l'Économie et aux Finances, chargé du Budget du gouvernement Raymond Barre I du 27 août 1976 au 30 mars 1977
- Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement du gouvernement Raymond Barre II du 1er avril au 26 septembre 1977
[modifier] Mandats de député
- 1962 - 1972 ; 1973 : député de la 3e circonscription des Vosges
- 1967 - 1972 : vice-président de la Commission de la production et des échanges
- juin 1979 - septembre 1980 : député du groupe Démocrates européens de Progrès (DEP) à l'Assemblée européenne
[modifier] Mandats de sénateur
- Depuis 1977 : Élu sénateur des Vosges (réélu en 1986, 1995 et 2004)
- Janvier 1981 :
- Rapporteur de la commission sénatoriale d'enquête sur les difficultés de l'industrie textile
- Prise de fonctions au Conseil de l'Europe
- Avril 1983 : Rapporteur de la mission d'information chargée d'étudier le déroulement et la mise en œuvre politique de la décentralisation
- 1986 - 1998 : Président de la Commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation
- 1998 - 2008 : Président du Sénat (réélu en 2001 et 2004)
[modifier] Mandats régionaux
- 1977 - 1992 : conseiller régional de Lorraine
- 1982 - 1992 : président de la Commission des finances du Conseil régional de Lorraine
[modifier] Mandat locaux
- 1965 - 2001 : conseiller municipal de Remiremont
- 1971 - 1983 : premier adjoint de Remiremont
- 1983 - 2001 : maire de Remiremont
- Depuis 1963 : conseiller général du canton de Remiremont
- Depuis 1976 : président du Conseil général des Vosges.
[modifier] Fonctions politiques
[modifier] Partis
[modifier] Fonctions politiques
- Février 1971 : Secrétaire général adjoint de l'UDR
- Septembre 1979 : Membre du Conseil politique du RPR
- Février 1980 : Président de la Commission des affaires sociales du RPR
- Septembre 1986 : Élu conseiller national du RPR, chargé des problèmes financiers et budgétaires
[modifier] Notes et références
- ↑ a b Philippe Jarrasse, « "Ponpon", baron de Remiremont », L'Est républicain, 1er octobre 2008
- ↑ Pierre Roeder, « Les secrets du système Poncelet - Christian Poncelet au scanner », L'Express, 20 octobre 2005
- ↑ a b Pierre Roeder, « Les secrets du système Poncelet - La politique avant tout », L'Express, 20 octobre 2005
- ↑ Pierre Roeder, « Les secrets du système Poncelet - Remiremont richement dotée », L'Express, 20 octobre 2005
- ↑ a b François Bazin, « Petits meurtres au Sénat », Le Nouvel Observateur no2290, 25 septembre 2008
- ↑ Betty Ruby, « L’empreinte durable de Christian Poncelet », Le Petit journal, 25 septembre 2008
- ↑ Hervé Gattegno, « M. Poncelet, actionnaire masqué d'une banque en Floride », Le Monde, 14 juillet 2005
- ↑ « Un président du Sénat trop serviable ? », Le Monde, 11 avril 2008.
- ↑ Enquête relancée pour Christian Poncelet, 11 avril 2008, lefigaro.fr
- ↑ Sénat - Mis en cause, Poncelet contre-attaque, 06 juin 2007, lci.fr avec agence
- ↑ Dominique Richard, « Un fauteuil convoité », Sud-Ouest, 1er octobre 2008
[modifier] Voir aussi
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
- (fr) Sa fiche sur le site du Sénat
- (fr) Son curriculum vitae sur le site du Sénat
- (fr) Sa fiche sur le site de l'Académie des sciences morales et politiques
- (fr) Sa fiche (1962 - 1967) sur le site de l'Assemblée nationale
- (fr) Sa fiche (1967 - 1968) sur le site de l'Assemblée nationale
- (fr) Sa fiche (1968 - 1972) sur le site de l'Assemblée nationale
- (fr) Sa fiche (1973 - 1973) sur le site de l'Assemblée nationale
- (fr) Radioscopie de Christian Poncelet, 13 juillet 1977, sur le site de l'Ina
[modifier] Bibliographie
- Bertrand Munier, Le grand livre des élus vosgiens, 1796-2003, Éditions Gérard Louis, 2005 (ISBN 2914554346).

