Balazé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Balazé
La mairie.
La mairie.
Blason de Balazé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Vitré-Est
Intercommunalité Vitré Communauté
Maire
Mandat
Maryanick Méhaignerie
2014-2020
Code postal 35500
Code commune 35015
Démographie
Gentilé Balazéen
Population
municipale
2 205 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Population
aire urbaine
62 258 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 11″ N 1° 11′ 26″ O / 48.1697222222, -1.19055555556 ()48° 10′ 11″ Nord 1° 11′ 26″ Ouest / 48.1697222222, -1.19055555556 ()  
Altitude Min. 70 m – Max. 169 m
Superficie 36,66 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte administrative d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Balazé

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Voir sur la carte topographique d'Ille-et-Vilaine
City locator 14.svg
Balazé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Balazé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Balazé
Liens
Site web www.balaze.com

Balazé est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 2 205 habitants[Note 1] (les Balazéens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Le parc éolien de Balazé.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se trouve en Haute-Bretagne, à 6 kilomètres de la cité médiévale de Vitré, le long de la route départementale 798 qui mène à Fougères.

Trois rivières, la Cantache, la Pérouse et le Rabeau, coulent sur son territoire.

Elle fait partie de la couronne périurbaine de Vitré car une majeure partie des actifs vont travailler à Vitré.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Taillis Châtillon-en-Vendelais Montautour Rose des vents
N Saint-M'Hervé
O    Balazé    E
S
Montreuil-sous-Pérouse Vitré

Toponymie[modifier | modifier le code]

Balazé vient du nom gallo-romain Ballatius. Les autres appellations ont été en 1116 Ecclesia de Balazé, Ecclesia de Balazeio au XIVe siècle, Balazeum au XVIe siècle et Balazé depuis 1594.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église de Balazé appartient au commencement du XIIe siècle aux chanoines de la collégiale de Notre-Dame de Vitré. Mais lorsqu'en 1116 Marbode, évêque de Rennes, souhaite supprimer cette collégiale et donne Notre-Dame de Vitré à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes, Balazé suit le sort de Notre-Dame et devient ainsi la propriété des Bénédictins de Saint-Melaine. Le seigneur de Vitré approuve ce changement et assure solennellement aux moines la possession de l'église de Balazé et de la partie du bourg qui en dépend, « ecclesia de Balaze cum sua parte burgi » [1]. En 1170, Étienne, évêque de Rennes, en 1185 le pape Luce III, et en 1213 Pierre, autre évêque de Rennes, confirment successivement l'abbé de Saint-Melaine dans la jouissance de l'église de Balazé (cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine).

Par suite de cette donation, les religieux de Notre-Dame de Vitré lèvent les deux tiers des dîmes de la paroisse de Balazé, recueillent les prémices et les oblations faites à l'église, et construisent au bourg une grange pour ramasser leurs dîmes. Mais ils perdent peu à peu leur influence dans cette paroisse, où ils ne possèdent presque plus rien au XVIIIe siècle. Ils ont même à lutter parfois avec l'évêque de Rennes pour conserver leur droit de présentation au bénéfice de la cure de Balazé, droit provenant de la donation qu'on leur avait faite de l'église paroissiale[2].

Un grand nombre de recteurs de Balazé furent en même temps doyens de Vitré. Cependant rien ne prouve que cette dignité décanale fût unie à la rectorerie de Balazé ; deux choses semblent même contraires à ce sentiment : la présentation ordinaire du bénéfice de Balazé par l'abbé de Saint-Melaine, et la certitude que plusieurs doyens de Vitré ne furent point recteurs de Balazé. En 1790, le recteur de Balazé jouit des deux tiers des grosses et menues dîmes — des dîmes novales —, du presbytère, avec un jardin et un petit pré ; le tout estimé par René Le Marié, recteur d'alors, valoir 4 500 livres de rente. À la même époque, la fabrique jouit de 182 livres 16 sols de rente [3].

Le Châtelet succède au XVIIe siècle à la Bouëxière comme seigneurie de la paroisse. Le Châtelet est à la famille Sévigné en 1355, puis passe à la famille Hay. Le Châtelet est érigé en marquisat en 1682.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 décembre 1976 Alexis Méhaignerie MRP Député (1945-1968), conseiller général (1945-1976)
décembre 1976 mars 2008 Paul Méhaignerie   Agriculteur, fils du précédent, frère du député Pierre Méhaignerie
mars 2008 avril 2009 Louis Foucher[4]   Agriculteur
juin 2009 en cours Maryanick Méhaignerie[5]   Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 205 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3]. La population communale continue de croître avec la construction de nouveaux quartiers de lotissements.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 036 1 570 1 740 1 961 1 972 1 878 1 790 1 766 1 802
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 872 1 877 1 827 1 755 1 825 1 848 1 864 1 825 1 744
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 694 1 718 1 694 1 501 1 524 1 490 1 503 1 503 1 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 269 1 268 1 372 1 512 1 711 1 914 2 062 2 083 2 205
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.

La commune ne compte aucun monument historique. Parmi les éléments notables du patrimoine, on peut signaler :

  • Château de Châtelet (XVIIe-XIXe siècle).
  • L'église Saint-Martin (XVe-XVIe-XVIIe-XIXe-XXe siècle).
  • Ancien presbytère (1769-XIXe siècle)


La commune accueille un parc éolien depuis 2010. [8]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’or au lion de sable, accompagné de trois billettes du même.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 531, 630
  2. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 18 H, 15
  3. Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28
  4. « Ils ont été élus maires », Dimanche Ouest-France (éd. Ille-et-Vilaine), no 535,‎ 23 mars 2008, p. 10-13 (ISSN 1285-7688)
  5. « Municipales à Balazé. Second mandat pour Maryanick Méhaignerie », Ouest-France, 3 avril 2014.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. « L'éolien terrestre de Bretagne », sur Bretagne environnement, GIP Bretagne Environnement (consulté le 13 février 2013)