Albert Préjean

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Préjean.

Albert Préjean

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Henry Roussel (à gauche) et Albert Préjean
dans le film Les Nouveaux Messieurs (1929)

Nom de naissance Albert Hamond (légitimé Préjean)
Naissance 27 octobre 1894
Pantin
Nationalité France Française
Décès 1er novembre 1979 (à 85 ans)
Paris
Profession Acteur

Albert Préjean est un acteur et chanteur français, né le 27 octobre 1894 à Pantin (Seine-Saint-Denis)[1], mort le 1er novembre 1979 à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir été, durant la Première Guerre mondiale, membre de l'escadrille des Cigognes aux côtés de Guynemer, et décoré de la Croix de Guerre et de la Légion d'honneur, Albert Préjean tourne ses cinq premiers films avec Henri Diamant-Berger, entre 1921 et 1923. Il incarne vite le jeune premier issu du peuple, généreux, fort et sans complication. Il contraste ainsi avec Jean Murat ou Pierre Richard-Willm, qui représentent plutôt des jeunes gens aisés[2]. En 1929, il réalise un unique film, un moyen métrage, L'Aventure de Luna-Park[3], avec Danièle Parola.

En 1930, c'est tout naturellement qu'il tourne Sous les toits de Paris sous la direction de René Clair, où il chante la chanson titre. Chanteur très populaire, il chante aussi de nombreux autres succès des années 1930 : Comme de bien entendu, La Valse à Dédé de Montmartre, Une java, Amusez vous, Dans la vie faut pas s'en faire, La crise est finie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il continue à tourner et incarne notamment le commissaire Maigret. En mars 1942, il fait partie du groupe d'acteurs qui, à l'invitation des Allemands, visitent les studios cinématographiques de Berlin, aux côtés de René Dary, Junie Astor, Viviane Romance, Suzy Delair et Danielle Darrieux[4],[5]. En août 1943, avec quelques artistes français dont Loulou Gasté, Raymond Souplex, Édith Piaf, Viviane Romance, et d'autres, Albert Préjean pose devant la Porte de Brandebourg à Berlin, à l'occasion d'un voyage censé promouvoir la chanson française, organisé par la Propagandastaffel[6]. L'historien Marc Ferro, dans son livre Pétain (1987), cite Albert Préjean, avec d'autres : « Désormais les chanteurs et les comédiens partent en Allemagne se faire applaudir [...] . On voit encore sur les photographies de l'époque leurs visages radieux [...][7] ». Lors de l'Épuration, il est incarcéré pendant quelques semaines. Il continue à tourner après la guerre, mais sa carrière ne retrouvera jamais son lustre d'avant-guerre[8].

En 1957, il est Monsieur Loyal dans le premier cirque Jean Richard[9].

Il a confié ses souvenirs à son fils Patrick Préjean, dans un livre paru en 1979[10].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Albert Préjean (à gauche) et le metteur en scène Georg Wilhelm Pabst sur le tournage de L'Opéra de quat'sous, en 1931.

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. lesGensduCinema.com
  2. Jean Tulard, Dictionnaire du cinéma, tome 2, Laffont Bouquins, 1984, p. 760-761 (ISBN 2-221-04543-2).
  3. « Une bonne surprise que ce moyen métrage d'Albert Préjean, réalisateur et interprète d'une sorte de petite comédie morale où tel est pris qui croyait prendre : à travers le Paris des années vingt du fameux Luna-Park au bar Ping-Pong. » Écran 79 sur Google livres
  4. Raphaël Sorin, « Sous la botte, le cinéma français », sur lexpress.fr, L'Express,‎ 4 janvier 1996 (consulté le 24 février 2013).
  5. « Sous le signe de l'art, des vedettes de l'écran s'apprêtent à partir pour l'Allemagne », Les Actualités mondiales, 27 mars 1942, (à partir de 1 min 38 s) Ina.
  6. http://lhistgeobox.blogspot.com/2011/06/238-pierre-dac-tout-ca-ca-fait-1944.html
  7. Marc Ferro, Pétain, Paris, Fayard,‎ 1987 (réimpr. 2008), 789 p. (ISBN 978-2-213-01833-1), « chap. II : Le grand jeu – Double jeu ou collaboration ? – Pour le cinéma aussi, ce fut le bon temps... », p. 173.
  8. Cinéséquences
  9. L'extraordinaire histoire du Cirque Gruss-Jeannet
  10. Patrick Préjean, Albert Préjean, Éditions Candeau, 1979, ISBN 2-86298-005-6

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Cadars, Les Séducteurs du cinéma français : 1928-1958, Henri Veyrier, 1982.
  • Olivier Barrot et Raymond Chirat : Noir & Blanc, 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Éditions Flammarion, 2000.
  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, Éditions cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531139-0-7).
  • Jacques Richard, Dictionnaire des acteurs du cinéma muet en France, éd. de Fallois, 2011, 909 p. (ISBN 978-2-87706-747-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]