Gisèle Casadesus

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Gisèle Casadesus

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Gisèle Casadesus en 2012 au festival du film de Cabourg.

Naissance 14 juin 1914 (100 ans)
Paris (18e arr.)
Nationalité France Française
Profession Actrice
Sociétaire honoraire de la Comédie-Française
Films notables Les Enfants du marais
La Tête en friche
Elle s'appelait Sarah

Gisèle Casadesus est une comédienne française née le 14 juin 1914 à Paris 18e.

Elle est sociétaire honoraire de la Comédie-Française et grand officier de la Légion d'honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née dans une famille d'artistes rue de Steinkerque (18e arrondissement de Paris), Gisèle Casadesus est la fille du compositeur et chef d'orchestre d'origine espagnole Henri Casadesus et de la harpiste Marie-Louise Beetz, fervente protestante. Elle vit la Première Guerre mondiale en se réfugiant, jeune enfant avec son frère, dans la cave de leur domicile parisien afin d'échapper aux tirs d'artillerie allemande. À 14 ans, elle accompagne son père aux États-Unis pour une longue tournée[1].

Après un premier prix de comédie au Conservatoire national supérieur d'art dramatique à l'âge de vingt ans, elle entre en 1934 à la Comédie-Française. La même année, elle épouse le comédien Lucien Pascal (de son vrai nom Lucien Probst), avec lequel elle aura quatre enfants : Jean-Claude (1935), Martine (1939), Béatrice (1942) et Dominique (1954), tous artistes.

Elle devient la 400e sociétaire de la Comédie-Française le 1er janvier 1939, puis sociétaire honoraire le 15 avril 1967. Elle est sur le paquebot de retour d'une tournée de trois mois en Amérique du Sud avec la Comédie-Française lorsqu'elle apprend le début de la Seconde Guerre mondiale ; son mari est mobilisé[1].

Au cinéma, Pierre Billon l'engage en 1943 pour le rôle de Clotilde de Grandlieu dans Vautrin d'après Honoré de Balzac aux côtés de Michel Simon et en 1946 pour le rôle de Marie dans L'Homme au chapeau rond aux côtés de Raimu[1].

Elle quitte la Comédie-Française en 1962, est nommée sociétaire honoraire en 1967 mais revient y jouer en 1980 et pour des lectures en 1990 et en 2011[1].

En 1971, elle est la comtesse d'Eguzon dans La Belle Aventure, participe au Mouton enragé de Michel Deville, joue le rôle de Nicole Leguen, la femme de Jean Gabin, dans Verdict (1974) d'André Cayatte et la mère de Claude Jade dans Les Robots pensants (1976).

Encore avec Claude Jade, elle est Mamie Rose (1976) dans le téléfilm de Pierre Goutas et Catherine dans Un crime de notre temps (1977) de Gabriel Axel. Claude Lelouch l'engage en 1996 pour le rôle de Clara Blanc, mère de Bernard Tapie, dans Hommes, femmes, mode d'emploi. Dans Aïe (2000), elle est la mère d'André Dussollier. On la retrouve en 2005 dans la comédie de Valérie Lemercier, Palais Royal !. Elle est Margueritte (« avec deux t ») aux côtés de Gérard Depardieu dans le film de Jean Becker, La Tête en friche (2010). En 2012, à 98 ans, Gisèle Casadesus tourne sous la direction de Aytl Jensen dans le film Le Jeu de cette famille aux côtés de Michel Galabru et Anna Gaylor.

Son mari meurt le 12 août 2006, à 100 ans[1],[2].

À l'âge de 100 ans, en 2014, elle joue le rôle de Anna Simon, la grand-mère de Aytl Jensen dans le moyen métrage dramatique Plus jamais ça !, aux côtés de Anna Gaylor.

Décoration[modifier | modifier le code]

Gisèle Casadesus est élevée à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le 29 mars 2013[3]. Elle est aussi officier de l'ordre des Arts et des Lettres et grand croix de l'ordre national du Mérite. Elle a reçu un Molière d'honneur en 2003 pour l'ensemble de sa carrière.

Théâtre[modifier | modifier le code]

À la Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Entrée en 1934
Nommée 400e Sociétaire le 1er janvier 1939
Sociétaire honoraire le 15 avril 1967

Hors Comédie-Française[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Gisèle Casadesus, interviewée par Armelle Héliot et Marie-Noëlle Tranchant, « Gisèle Casdesus : "Une longue vie, ça passe vite !" », Le Figaro, encart « Culture », samedi 31 mai / dimanche 1er juin 2014, pages 28-29.
  2. Armelle Héliot et Marie-Noëlle Tranchant, « La plus étonnante des familles d'artistes », Le Figaro, encart « Culture », samedi 31 mai / dimanche 1er juin 2014, page 29.
  3. Décret du 29 mars 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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