Lucien Fabre

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Lucien Fabre

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Naissance 14 février 1889
Pampelonne
Décès 26 novembre 1952 (à 63 ans)
Paris XVe
Nationalité Drapeau : FranceFrançais
Diplôme
Profession
Activité principale
Autres activités
Distinctions

Lucien Siméon Fabre, né le 14 février 1889 à Pampelonne dans le Tarn en France, et mort le 26 novembre 1952 à Paris XVe, est un Industriel et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Lucien Fabre est un personnage important de la Troisième République, industriel et artiste, ami des poètes Paul Valéry et Léon-Paul Fargue, et du violoniste Jacques Thibaud[réf. souhaitée]. Il est un homme d'affaires cosmopolite qui sillonne l'Europe d'avant-guerre dans son avion privé, quittant un conseil d'administration pour rejoindre un salon de littérateurs, ayant l'image d'un amateur cultivé qui sait être un homme d'affaires et intervenir dans des domaines très variés qui vont de la science (théories de la relativité) à la poésie en passant par le théâtre, le roman (prix Goncourt 1923), la théologie et l'art de l'ingénieur[réf. souhaitée].

Ce bourgeois parisien fait un mariage doré en épousant une jeune femme issue d'une des familles les plus riches du Champ-de-Mars à Paris, ne perdant pas pour autant le contact avec ses racines languedociennes. Né près de Carmaux dans le Ségala tarnais, il garde toute sa vie une tendresse pour la vie paysanne qui berce son enfance. Plusieurs de ses livres restituent l'atmosphère et le caractère qui règnent dans cette terre austère et pauvre. C'est à Carmaux qu'il rencontre Jean Jaurès qui lui obtient une bourse pour préparer l'École centrale où il entre en 1908. Il garde toute sa vie des liens d’affection et de conviction avec les cercles socialistes - il adhère à la SFIO en 1931[1] (il est le candidat de ce parti aux élections législatives de 1932 à Limoux face à Jean Bousgarbiès) -, notamment avec Léon Blum. Son attachement à son terroir et la façon dont il marie la langue d'oc de ses origines avec la langue française, dominante à l'époque, en fait un régionaliste évitant le folklorisme naïf. Il combine l'écriture de textes de poésie inspirés de son maitre Paul Valéry (qui lui avait dédié La Dormeuse, un de ses poèmes les plus connus)[réf. souhaitée], de traités de science et de théologie et des romans où il dépeint son Languedoc natal.

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (88e division).

Carrière[modifier | modifier le code]

Lucien Fabre est engagé volontaire pour cinq ans comme sous-lieutenant au 52e régiment d'artillerie (1909-1914). Grièvement blessé aux deux jambes en 1914, il est cité à l'ordre de l'armée[2], décoré de la Croix de guerre avec palme de bronze et de la Légion d'honneur pour faits de guerre en 1915. Il est promu lieutenant et mis hors cadre en 1917 pour blessures de guerre, puis nommé officier honoraire en 1918. De 1916 à 1919, Lucien Fabre est chargé de missions pour le ministère de l'Armement (chef des travaux pour la construction de la poudrerie de Saint-Médard, des installations d'acide nitrique synthétique, des voies ferrées et organisation des tourbières du Finistère, organisation de la fabrication des pièces de moteurs d'avions dans les petits ateliers de France).

Après la guerre il est successivement administrateur de la compagnie de chemins de fer armoricains, directeur de la société Ponta, secrétaire-général de Lorraine-Dietrich et administrateur délégué de la société d'industrie aéronautique roumaine (1924-1930). Il est promu officier de la Légion d'honneur en 1933. Président-directeur général des établissements Multiplex, il est président de Pathé-Cinéma à la suite d’Émile Pathé (1937). Membre du Comité de la Société des gens de lettres, il en devient le vice-président en 1948. Lucien Fabre est promu commandeur dans l'ordre national de la Légion d'honneur et reçoit ses insignes le 18 mars 1952 des mains de Vincent Auriol, président de la République.

Inventions scientifiques[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de sa mission d'officier pendant la Première Guerre mondiale, on lui doit un certain nombre d'inventions scientifiques :

  • Formules de tir d'artillerie adaptées à la guerre.
  • Formes de résistance aux châteaux d'eau, appliquées aux constructions de l’État.
  • Formes de stabilité pour construire sur la vase, appliquées par les services publics à l’entrepôt du port de Bordeaux.
  • Formes de carène optima pour hydroglisseurs, adaptées par les ministères de la guerre français et alliés.
  • Perfectionnement aux machines-outils, organes et moteurs d'avion.
  • Gazogènes avec ou sans compresseur.

A l'exception du gazogène, Lucien Fabre à livré à l’État l’ensemble de ces inventions.

Publications[modifier | modifier le code]

  • 1920 : Connaissance de la déesse, préface de Paul Valéry. En frontispice, portrait de l'auteur par Édouard Vuillard gravé sur bois par G. Aubert, collection Une Œuvre, un Portrait, Gallimard (poésie).
  • 1921 : Les Théories d'Einstein : une nouvelle figure du monde ; préface. de M. Einstein, description matérielle, Paris, Payot, 242 p. ; et nouvelle édition épurée, accrue de notes liminaires et de trois notes de MM. Guillaume, Brillouin et Sagnac sur leurs propres idées, Paris, Payot, 256 p.
  • 1923 : Vanikoro. En frontispice, portrait de l'auteur par Foujita, collection Une Œuvre, un Portrait, Gallimard (poésie).
  • 1923 : Rabevel ou le mal des ardents, trois volumes, collection blanche, Gallimard (roman).
    Ouvrage couronné par l'Académie Goncourt.
  • 1924 : Bassesse de Venise, précédé de La Traversée de l'Europe en avion et de, Le légat. En frontispice, portrait de l'auteur par Man Ray gravé sur bois par G. Aubert, collection Une Œuvre, un Portrait, Gallimard (essai).
  • 1925 : Le Tarramagnou, collection blanche, Gallimard (roman).
  • 1925 : La démarche intellectuelle de Paul Valéry, Gallimard.
  • 1926 : La science et les origines de l'homme, A La Lampe d'Aladdin.
  • 1927 : Essai sur le génie de Copernic, Marcelle Lesage éditeur.
  • 1928 : Georges Ravène. Défense de Venise', colloque avec M. Lucien Fabre, éditions Bossard.
  • 1929 : Le Rire et les rieurs, collection blanche, Gallimard (essai).
  • 1931 : Le Paradis des amants, collection blanche, Gallimard (roman).
  • 1932 : La France travaille : Aux sources de l'énergie, Horizons de France.
  • 1934 : La France travaille : Journaux, bibliothèques, laboratoires, Horizons de France.
  • 1934 : : Le Ciel de l'oiseleur, Gallimard (essai).
  • 1945 : Tristan et Yseult, Nagel.
  • 1946 : On vous interrogera sur l'amour, Domat.
  • 1946 : Dieu est innocent, préface de Paul Valéry, Nagel (théâtre).
  • 1948 : Jeanne d'Arc, Tallandier.
    Ouvrage couronné par l'Académie française.
  • 1950 : Mahaut, Hachette.
  • 1951 : saint Augustin, Hachette.

Science[modifier | modifier le code]

Première édition du livre de Lucien Fabre.

Lucien Fabre publie en 1921 un ouvrage de vulgarisation scientifique, intitulé Les théories d'Einstein : une nouvelle figure du monde[3]. Ce livre, parmi les premiers en langue française sur la relativité, présente les découvertes du physicien.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Diplôme[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien Fabre 1889-1952. Homme de sciences et de lettres & les siens, in Revue du Tarn, n° 228, décembre 2012. Contributions de Jòrdi Blanc, Jacques Fabre (neveu de Lucien Fabre) et Alexandre Moatti.

Source[modifier | modifier le code]

  • Dossier de Légion d'honneur de Lucien Fabre aux Archives nationales, base de données Léonore : cote 19800035/140/17790, notice n° c-303360.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La saga des Fabre de Pampelonne, entretien avec Jòrdi Blanc, Le Tarn libre, 14 décembre 2012
  2. « a été grièvement blessé aux deux jambes le 8 septembre 1914 ; s'est mis dans l'impossibilité de reprendre du service actif. » In dossier de légion d'honneur, cote 19800035/140/17790, notice n° c-303360.
  3. Lucien Fabre, Une nouvelle figure du monde. Les Théories d’Einstein, Paris, Payot,‎ 1921 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]