La Ronde (film, 1950)

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La Ronde

Réalisation Max Ophüls
Scénario Jacques Natanson
Max Ophüls
Acteurs principaux
Sociétés de production Films Sacha Gordine
Pays d’origine Drapeau de la France France
Sortie 1950
Durée 110 min (1 h 50)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Ronde est un film français réalisé par Max Ophüls en 1950. Le scénario du film est tiré de La Ronde, une pièce de théâtre de l'écrivain autrichien Arthur Schnitzler.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un narrateur, le « meneur de jeu », présente une série d'histoires tournant autour de rencontres amoureuses ou « galantes ». La « ronde » passe de la prostituée au soldat, du soldat à la femme de chambre, de la femme de chambre au fils de famille, de celui-ci à Emma, la dame mariée, d'Emma à Charles son mari, de Charles à la grisette Anna qui tend la main au poète, qui l'abandonne pour la comédienne qui ne résiste pas au comte, lequel, retournant s'encanailler avec la prostituée, boucle le cercle.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Scènes de La Ronde[modifier | modifier le code]

  1. La fille et le soldat
  2. Le soldat et la femme de chambre
  3. La femme de chambre et le jeune homme
  4. Le jeune homme et la femme mariée
  5. La femme mariée et son mari
  6. Le mari et la petite grisette
  7. La grisette et le poète
  8. Le poète et la comédienne
  9. La comédienne et le comte
  10. Le comte et la fille.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • BAFTA du meilleur film en 1952.

Critique[modifier | modifier le code]

« Cette valse désenchantée, que Max Ophüls avait dû amputer de vingt minutes pour rassurer les puritains, connut un triomphe public malgré une violente campagne de dénigrement de la part de la critique. On reprochait à ce moraliste baroque d’avoir dressé un inventaire des diverses formes de libertinage et des amours illégitimes. Rien de scabreux pourtant, et pas une scène polissonne dans ce défilé virtuose de scènes d’alcôves. Le propos est amer, tragique, juste un rien teinté du cynisme cruel de Schnitzler, dont il s’inspire. Max Ophüls dresse un constat d’une infinie tristesse sous l’apparence frivole d’une fresque sur les discours et les comportements amoureux : le bonheur n’existe pas. Ce qu’il peint, fataliste, c’est l’impossibilité d’éterniser les élans les plus purs, le désespoir du sentiment amoureux bafoué par la fièvre du désir, la pureté piétinée par les rencontres éphémères, la blessure secrète de l’âme face à l’infidélité des ivresses. Le temps, implacable, ronge l’amour, oublie le don, attise le vertige des conquêtes, refroidit les cœurs. Cette frénésie désespérante et désespérée des « ruses, mensonges et périls constants » qui tissent la lutte des sexes, cette sinistre sarabande de femmes et d’hommes abusés par la comédie du plaisir est magistralement mise en scène. Les arabesques sensuelles de la caméra font partie du sujet du film : danse, transes et vertiges. »

— Jean-Luc Douin, Télérama N° 2308 – 6 avril 1994

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]