La Coqueluche de Paris

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La Coqueluche de Paris

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De gauche à droite : Mischa Auer, Danielle Darrieux et Douglas Fairbanks Jr.

Titre original The Rage of Paris
Réalisation Henry Koster
Scénario Bruce Manning
Felix Jackson
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Sortie 1938
Durée 78 minutes (1 h 18)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Coqueluche de Paris (The Rage of Paris) est un film américain de 1938, réalisé par Henry Koster.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Danielle Darrieux et Mischa Auer
(poster promotionnel)

Nicole de Cortillon, jeune française arrivée depuis peu à New York, cherche un emploi de modèle. Par erreur, elle se retrouve dans le bureau d’un homme d’affaires, Jim Trevor, le prenant pour un photographe professionnel. À la suite d'un malentendu, elle commence à se déshabiller pour poser. Trevor, un premier temps amusé, la flanque ensuite dehors, la prenant pour une spécialiste du chantage qui essaye de le compromettre. Nicole sans ressources est recueillie par son amie Gloria Patterson qui décide de prendre en main l’avenir de la petite française en même temps que le sien. Pariant sur son charme et sa beauté, Gloria élabore un plan pour que Nicole trouve un milliardaire à épouser. Elle s’associe avec son copain Mike Lavetovitch, maître d’hôtel désireux d’ouvrir sa propre affaire, et utilise les économies de ce dernier pour fournir à Nicole une somptueuse garde-robe et l’installer au Grand hôtel Savoy en la faisant passer pour une riche héritière. Le plan fonctionne très vite et le richissime Bill Duncan tombe sous le charme de la pétillante française. Au cours d’une soirée à l’opéra, Bill rencontre son meilleur ami auquel il présente Nicole. Mais cet ami n’est autre que Jim Trevor qui aussitôt reconnaît sa supposée « maître-chanteur ». Ne croyant pas les affirmations de Jim, Bill lui assène un direct au menton. Voulant protéger son ami, Jim enlève Nicole le soir de ses fiançailles avec Bill et la séquestre loin de New York dans son chalet de montagne. Après bien des affrontements, les deux adversaires vont finir par se rapprocher et Nicole lui avoue qu’elle est tombée amoureuse. Mais Jim bien qu’il se soit aperçu qu’elle n’est pas une aventurière lui reproche tout de même de s’intéresser à son argent. Nicole, furieuse réussit à s’échapper et à regagner New York en auto-stop. Ecœurée, elle décide de repartir en France en paquebot. Mais elle trouve à bord Jim qui s’est rendu compte qu’il ne peut plus se passer d’elle et conduit Nicole au commandant de bord pour se marier.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

The Rage of Paris Poster.jpg

Distribution[modifier | modifier le code]

De gauche à droite : Helen Broderick, Louis Hayward, Douglas Fairbanks Jr. et Danielle Darrieux

Et, parmi les acteurs non-crédités :

Autour du film[modifier | modifier le code]

Danielle Darrieux The Rage of Paris 2.jpg
Danielle Darrieux The Rage of Paris.jpg
  • Danielle Darrieux a tout juste dix-neuf ans quand elle rencontre le succès international avec le film d’Anatole Litvak, Mayerling[1].
    Les producteurs hollywoodiens s’intéressent alors à la jeune vedette[2]. Elle est contactée par les studios Universal Pictures en 1938[3] qui lui proposent de venir travailler à Hollywood. Après avoir discuté et étudié l’offre, avec l’aide de son mari le réalisateur Henri Decoin, la jeune ingénue du cinéma français accepte les propositions d’Universal. Elle signe un contrat de sept ans qui certifie à son mari un droit de regard sur les scénarios proposés et sur le choix de ses partenaires, avec la possibilité de tourner un film par an en France[4]. Decoin déclara : « Danielle ne doit aux Américains que huit semaines et deux films par an, tout en s’expatriant quelques mois chaque année, elle entend bien rester une actrice française et une vedette du cinéma français. Elle fera aux Etats-Unis des films destinés aux Américains et en France des films destinés aux Français. »[4]
    Le couple embarque à bord du Normandie le 22 septembre 1937, direction Hollywood[4].
    Danielle se prépare à jouer dans une comédie La Coqueluche de Paris où elle incarne la «  petite française » aux côtés de Douglas Fairbanks Jr. sous la direction d’Henry Koster. Pendant que sa femme répète son rôle et perfectionne son anglais, Henri Decoin va s’intéresser aux rouages des studios américains et étudier le fonctionnement des comédies américaines en analysant le rythme, le mouvement, les gags…[5] Un apprentissage qui portera ses fruits plus tard avec les réussites éclatantes de ses comédies comme Battement de cœur ou Premier Rendez-vous, tournées à « l’américaine[6] ».
    Mais le séjour à Hollywood sera de courte durée, Danielle Darrieux s’ennuie, sa famille lui manque et elle a le mal du pays[7]. À la sortie du film, Danielle Darrieux est plébiscitée par la critique et le public américains[8], mais malgré ce succès[9] elle casse son contrat[3] au bout de huit mois et retourne en France où elle sera accueillie triomphalement par une foule d’admirateurs[10]. « Paris est bluffé qu’une femme si jeune, si enfantine en apparence, ait su résister au rêve américain et qu’elle soit revenue avec six ans et quatre mois d’avance[11]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Cinémathèque Française
  2. Danielle Darrieux, avec le concours de Jean-Pierre Ferrière, Ramsay Cinéma, Paris, 1995, (ISBN 2-84114-113-6), p.33.
  3. a et b Danielle Darrieux, Ramsay Cinéma, p.43.
  4. a, b et c Henri Decoin - Yves Desrichard - Collection Ciné-Regards, Bibliothèque Du Film, 2003 (ISBN 2-95-09488-2[à vérifier : ISBN invalide]), p. 29.
  5. Noir & blanc - 250 acteurs du cinéma français 1930-1960, Danielle Darrieux, Flammarion, (ISBN 2-08-067877-9), p. 157.
  6. Henri Decoin - Yves Desrichard, p. 33.
  7. Les Trois Glorieuses, Henry-Jean Servat, Pygmalion, 2008 (ISBN 978-2-7564-0193-5), p. 67.
  8. La Fabuleuse Histoire de Universal International – Clive Hirschhorn - Celiv, 1985 (ISBN 0-7064-1873-5), p. 104.
  9. La Fabuleuse Histoire de Universal International – Clive Hirschhorn, p. 96.
  10. Les Trois Glorieuses, Henry-Jean Servat, p. 68.
  11. Henri ou Henry le roman de mon pèreDidier Decoin - Stock – 2006 (ISBN 2-234-05681[à vérifier : ISBN invalide])

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